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dimanche 23 novembre 2025

Interview - SPLIT


 Avec Violence Breeds Violence, SPLIT s’immisce dans le paysage hardcore français en fracturant la porte d’entrée grâce à un son et une approche très brutale. Le groupe Rouennais mené par Marvin Borges Soares (ex- Structures) répond à nos questions aux côtés de son bassiste, Lucas.

 

SPLIT est un nouveau groupe qui émerge sur la scène hardcore avec un univers très sombre et engagé. Pouvez-vous vous présenter (membres, parcours, formation du groupe) et nous expliquer ce qui vous a poussé à créer SPLIT ?

Marvin : Nous sommes 5 dans le groupe : Lucas à la basse, Jeremy à la batterie, Romain et Raphaël tous deux guitaristes et moi au chant. J’ai créé le groupe en avril ou mai 2024 puis on a enregistré l’album dans la foulée, les titres étaient pour la plupart prêts, je les ai écrits dans les 6-8 mois précédent le studio sur garage band que j’apprenais à utiliser (je suis toujours mauvais d’ailleurs). Ce qui m’a poussé à créer le groupe c’est tout d’abord l’envie de m’émanciper et l’urgence de faire quelque chose en accord avec moi-même et le monde qui nous entoure, ça me tenait réellement à cœur, l’envie d’y mettre tout ce que j’avais en moi à ce moment-là et surtout un engagement, pas juste faire de la musique pour faire de la musique, ça ne m’intéresse plus, je n’y vois plus aucun intérêt aujourd'hui.  

Lucas : Quand Marvin m'a fait écouter ses démos, je bossais dans un studio d'enregistrement (One Two Pass It à Bagnolet). Je lui ai directement proposé mes services pour l'aider à enregistrer et produire cet album. Par la suite, il m'a rapidement proposé de prendre la basse dans le groupe, étant donné que je connaissais les morceaux par cœur ! Dès les premières répétitions, on a tissé une relation assez fusionnelle avec Jeremy, notre batteur. On a un peu tâtonné pour trouver les guitaristes, mais à présent Romain et Raph, qui ont rejoint le groupe en Juin dernier sont vraiment au top, on est très heureux de ce line-up. 

 

Violence Breeds Violence s’annonce comme un manifeste sonore sombre et brut. Quelles sont les influences qui l’ont façonné ? Y a-t-il des œuvres, des artistes ou des événements qui ont particulièrement inspiré les thèmes abordés (violences sociales, dépression, addiction) ?

Marvin : Oui, c’est un album sombre et brut d’autant plus qu’il a été fait dans l’urgence et sans concessions, j’y ai mis tout ce que j’avais en moi à ce moment-là, sans revenir dessus pendant des plombes. D’un point de vue purement musical, Le New York Hardcore m’a pas mal inspiré, car je suis allé à New York entre les prises de l’album, tout comme les groupes que j’écoutais à l'époque et que j’écoute toujours aujourd'hui (Gulch, Scalp, Total Abuse, Nails, Extortion, Cell Rot, Regional Justice Center, Sex prisoner, World Peace, Xiao, Hoax) pas mal de powerviolence, de crust, du Punk Hardcore au sens large jusqu’au sludge comme Thou, Primitive Man, le dernier Uniform, parfois de l’indus avec Godflesh en passant par des groupes plus noise comme Ken Mode ou Couch Slut. Le Punk Hardcore était pour moi la meilleure manière de retranscrire ce que je ressentais car c’est avant tout une musique d’urgence, de combats, de rage et contestataire. 

Il n’y a pas forcément d’œuvres qui m’ont inspiré car mon inspiration est venue tout simplement du vécu, des phénomènes sociétaux, des répercussions de la politique et du climat global sur ma santé mentale, de l’anxiété, d’états dépressifs, d’injustices, d’addictions, d’une profonde rage qui ne demandait qu’à être extériorisée, tout ça dicté par la seule envie de faire quelque chose qui avait enfin du sens pour moi, ce que je n’avais jamais réellement fait avant. 

 

Vous avez travaillé avec des personnes comme Marc Lebreuilly (Unschooling) pour l’enregistrement, et des réalisateurs comme Basile Marion et Rémy Barbe pour les clips. Comment ces collaborations ont-elles influencé le rendu final de l’album ?

Marvin : Pour nous il était important de s’entourer de personnes issues du même univers, avec les mêmes convictions, comme s’ils étaient l’extension du groupe. J’ai toujours accordé une grande importance à chaque support, art, qui permet de rendre hommage à la musique et la sublimer d’une quelconque manière, il aurait été impossible qu’un clip ou une collaboration artistique ne se fasse sans cet état d’esprit. Nous avons fait les bons choix et avons travaillé avec des personnes talentueuses et formidables et continuerons à suivre cette ligne directrice. 

 

Les paroles de l’album abordent des sujets forts : violences policières, précarité, addiction. Pourquoi avoir choisi de traiter ces thèmes ?

Marvin : Comme je l’ai dit précédemment, pour moi il était vital et urgent d’aborder ces thèmes, nous vivons dans un monde violent où l'art est souvent trop lisse, ou du moins ce que certaines personnes décident de mettre en avant dans les médias ou sur les radios. Il n’a jamais été question avec SPLIT de faire de la musique juste pour faire de la musique et il n’en sera jamais question. Nous avons une forte conviction de traiter de sujets qui nous tiennent à cœur et nous continuerons à le faire. 

Lucas : Le thème de la violence est intéressant parce qu'on est dans un moment où beaucoup de violences nous sont opposées : violence d'état, violences policières, violence sociale (précarité), crimes de guerre, l'actualité est chaque jour plus violente j'ai l'impression. Aborder ces thèmes et jouer une musique violente est donc pour nous une manière de tester et de canaliser une certaine violence qu'on a tous intériorisée au fur et à mesure que ces attaques des pouvoirs ont pris de l'ampleur. On est au moment parfait pour jouer cette musique et la vivre pleinement.

 




Comment percevez-vous la place de SPLIT dans la scène hardcore française actuelle ? Quels sont les groupes avec lesquels vous partagez des affinités ? 

Marvin : SPLIT est un groupe récent, il est difficile quand vous êtes le petit nouveau de la classe de se faire une place, là c’est pareil. On n’a fait peu de concerts pour le moment et avons hâte de rencontrer des gens sur la route. On ne cherche pas forcément à faire partie d’une scène même si on trouve ça essentiel car nous ne trainons tout simplement pas qu'avec des gens qui font du hardcore, quand nous partageons la scène avec d’autres groupes on créé des liens, on s’entraide, c’est pour moi le plus important et ce qui caractérise aussi "une scène" tout comme on l’a fait avec Insurgent pour parler Hardcore, ca viendra avec d’autres et pas forcément qu’avec des groupes Normands, du nord de la France ou de Paris. On se sent aussi proche de la scène "rock" : We Hate You Please Die, Servo, School, Rendez-Vous, You Said Strange, Hoorsees ou des Bryan’s Magic Tears que des groupes qui font partie du même univers musical que nous. En France depuis quelques temps il y a de plus en plus de groupes qui font du hardcore ou des musiques "extrêmes" surtout à Paris ou des groupes comme Sorcerer, Headbussa, Cavalerie ou Calcine, s’exportent plutôt pas mal sur la scène hardcore européenne. Moi je suis née à Amiens et réside à Rouen donc je peux te parler plus facilement de L’idylle, Pilori, Benef ou de Detresse qui sont tous des groupes que j’apprécie et supporte. 

 

Après ce premier ALBUM, quels sont les projets à venir pour SPLIT ? J’ai vu que vous jouiez bientôt avec Coilguns et MSS FRNCE …

Marvin: Un deuxième disque, le plus de concerts possible, des collaborations, des rencontres, d’autres thèmes importants pour nous à aborder. Oui nous allons partager la scène avec quelques groupes cet automne et avons hate de partager ces moments avec eux et les rencontrer. 

 

Si vous deviez résumer Violence Breeds Violence en une phrase à destination de vos auditeurs et de nos lecteurs, quel serait-il ?

Marvin : Violence Breeds Violence est un album violent, crade, sombre, brut et engagé, qui aborde des thèmes qui peuvent parler à chacun de nous. 

Lucas : Y’a plein de disto dedans... 

 

Un mot sur la pochette de l’album et son symbolisme ? 

Marvin : un geste simple du quotidien qui peut être selon le contexte et les protagonistes d’une violence inouïe.

Lucas : Oui, ces vieilles mains blanches et ridées là.

 




Interview réalisée en septembre 2025             Photos : Remy Barbe

 

J. NeWSovski

https://split-hc.bandcamp.com/album/violence-breeds-violence

https://www.facebook.com/profile.php?id=61566070858055

 

jeudi 20 mars 2025

Interview - BERMUD


BERMUD  a créé la sensation le mois dernier en sortant son premier album, Oceans On The Moon, petit bijou dans un style hybride oscillant entre grunge et shoegaze. Le groupe s'est offert une super release party au Joker's Pub en première partie de We Hate You Please Die. Rencontre avec Elliot, aussi sympa qu'intéressant, pour en apprendre davantage sur l'album et le groupe.

 

 

Peux-tu revenir sur la création de Bermud, cela s’est fait suite à la fin de Jumaï je crois ?

Je me suis lancé sur BERMUD suite à la fin de Jumaï en effet, ce projet s'est arrêté un peu de façon naturelle et j'avais pas mal de morceaux en chantier. Au début je me suis juste dit qu'il fallait que j'enregistre quelques morceaux et les sortir et puis ça s'est transformé en album qu'on a enregistré à quatre et que j'ai sorti avec Reverse Tapes (ndlr : label de Tours).

 

D’ailleurs pourquoi as-tu choisi le nom de Bermud ?

BERMUD est un nom qui évoque quelque chose à n'importe qui. Ça fait écho à la science-fiction, à un lieu qui résonne dans l'imaginaire de chacun, tout le monde peut associer ce nom à une référence de l'imaginaire collectif. Et comme m'a dit un pote : ça fait voyager et ça raccourcit les pantalons.

 



Toujours en termes de noms, que signifie Oceans On The Moon, ou plutôt que représente ce titre ?

C'est en écrivant les paroles du dernier morceau Ghost Cry que cette image m'est venue. Les océans sur la lune existent d'une certaine façon puisque c'est comme ça que l'on nomme les régions lunaires. J'ai pensé que cette image d'un lieu à la fois lointain et imaginaire mais aussi bien réel (puisqu'on peut les apercevoir toutes les nuits) et que l'on pourrait fantasmer comme un refuge ou en tous cas un lieu vers lequel on pourrait s'échapper correspondait bien l'album.

 

Sur Oceans On The Moon est-ce toi qui a tout composé ? La musique, les lignes de tous les instrus, les textes ?

J'ai composé la majeure partie des morceaux de l'album seul, à part un (Wherever it's Brightest) et quelques lignes qui se sont composées en jouant les morceaux en groupe en vue d'enregistrer les pré-prods. La compo de cet album a commencé quasi un an avant l'enregistrement et a continué jusqu'à pendant celui-ci pour le dernier titre (Ghost Cry). C'est ce que je trouve hyper intéressant avec le fait d'avoir son propre studio (La Cuve), ça offre la liberté de pouvoir être dans un processus de composition pendant toute les phases de créations d'un album (même presque jusqu'au mix ....).



 D’ailleurs comment composes-tu un morceau ? Commences-tu par la musique, le texte, en acoustique…

mercredi 19 février 2025

Interview - Daria

 

Photo par Rémi Sourice

Daria signe son retour fin 2024 avec Fall Not, cinquième album aussi brillant que ses prédécesseurs. Dans une scène Angevine plus active que jamais (Fragile, Do Not Machine, Limboy, Bermud, Tiny Voices, San Carol...) il est temps de prendre des nouvelles du groupe fondé au début des années 2000.


L’actualité de Daria c’est votre retour huit ans après avec un nouvel album, Fall Not. Qu’est ce qui a entraîné cette longue pause ?

La pause est survenue assez simplement. Après la tournée 2016-2017 pour défendre Impossible Colours (sorti en 2016), nous ne sommes pas retournés au local de façon fréquente pour composer de nouvelles chansons… Sans doute que nos vies et nos obligations à cette période nous ont éloigné de la musique de Daria et assez simplement, sans le verbaliser, que nous nous sommes mis en pause… Ce qui a permis à chacun de faire pleins d’autres choses :) 

 

Il y a eu des changements de line-up entre Impossible Colours et Fall Not. Le tout premier concerne la batterie, Matgaz n’a fait qu’enregistrer le précédent album je crois ? Comment s’est fait le retour d’Arnaud ?

Oui c’est ça. Matgaz avait enregistré Impossible Colours et fait les premiers concerts qui ont suivi. Puis par manque de temps (il joue notamment dans Mars Red Sky), il a cédé sa place à Charly (batteur originaire de Limoges, dans les Bushmen entre autres…) pour toutes les autres dates. Puis la pause est survenue. 

Et le retour d’Arnaud s’est fait en 2021/2022. D’abord sur le mode « eh les gars, est ce qu’on n’irait pas jouer quelques morceaux au local ? » puis de fil en aiguille l’idée a fait son chemin que l’on pourrait jouer de nouveaux trucs… 

 


Pour la basse, le changement avec l’arrivée de Pierre-Yves s’est fait durant l’enregistrement ? J’ai lu que Germain était crédité de 4 morceaux… ?

Oui c’est ça. Germain avait repris avec nous lors des sollicitations d’Arnaud. Puis l’aventure a cessé durant l’enregistrement. Nous avons enregistré l’album en 3 sessions de 3 jours durant 2023 : février, avril et octobre. Germain a joué sur celles de février et avril. Et par la suite, la vie perso et pro a fait que cela n’était plus possible pour lui de poursuivre. PY est arrivé dans la foulée à l’issue de la session d’octobre (c’est Cam qui s’est chargé, en plus, des basses lors de cette session).

 

L’artwork contraste vraiment avec le précédent avec un côté sombre, était-ce volontaire ce contraste ?

Effectivement, c’est plus NB que full color comme le précédent. Non ce n’était pas du tout prémédité. On fonctionne au coup de cœur sur des visuels. Et nous avons tout de suite flashé sur ce visuel. La peinture de la pochette est le travail d’un artiste qui s’appelle Kieran Antill. 

 

L’enregistrement s’est fait par vos soins, Camille notamment, qu’est-ce que cela change par rapport aux enregistrements précédents en studio ?

Comme on le disait précédemment, nous avons fait en 3 sessions, mais c’était bien des sessions en studio. Pour le groupe ce qui était différent c’est que cela offrait le temps (court quand même) d’une réflexion sur certains sons, certains arrangements. Pour Cam, ça multipliait les casquettes. Chapeau (sic!) à lui de l’avoir fait ainsi ! 

 

Est-ce que s’enregistrer n’amène pas une pression supplémentaire par rapport à un enregistrement avec un producteur du calibre de J. Robbins

Oui dans le sens où l’on veut être sûr de fournir à celui qui va mixer des pistes correctes, avec des choix de sons cohérents par rapport à la fois à l’esthétique de celui qui mixe mais aussi avec ce que l’on va attendre de lui. Cam n’en est plus à son coup d’essai et nos collaborations avec J. Robbins nous renforce aussi sur ce terrain-là. 

 

Comment se passe la création d’un titre chez Daria? Par exemple pouvez-vous expliquer comment est née une chanson comme Cognac ? Le texte, la musique ?

Assez classiquement je crois. D’une part, on démarre sur une idée que l’on fait tourner au local, qu’on étoffe, qu’on travaille. Et si tout se passe bien et que cela commence à ressembler à un morceau alors Cam commence à travailler une mélodie de voix. Ou d’autre part, il arrive que certaines idées soient bien abouties, que le titre soit entièrement composé par l’un de nous. Par exemple, Cam a écrit Cognac puis l’a enregistré en mode démo sur son ordi. Tous séduits, on a plus qu’à apprendre à le jouer au local. Evidemment dans tous les cas, ça laisse la place aux discussions pour faire évoluer les choses à des moments. Une démo VS l’énergie/le volume du groupe en vrai ça change parfois les perceptions et fait évoluer les choses. 

 

L’écriture d’un morceau varie-t-elle suivant que vous êtes dans Daria, Lane ou Do Not Machine ? Par exemple si un riff de guitare vous vient en tête avec quel groupe l’associez-vous ?

Oui forcément car de loin c’est du rock mais de près ce sont 3 groupes différents :) 

Et de façon très pratique, Machine utilise un accordage guitare très spécifique donc y’a pas de question à se poser. Et LANE a existé alors que Daria ne jouait plus donc finalement pas de question non plus. 

 


Quel regard portez-vous sur l’évolution de Daria depuis Silencer ?

C’est une question compliquée car ce n’est jamais simple de regarder dans le rétro. Je crois que la principale évolution tient dans la manière qu’on a de faire passer les émotions. Depuis le début la sincérité des émotions est là mais elle ne s’exprime plus pareille aujourd’hui. À l’époque de Silencer, c’était beaucoup « tout dans le rouge », à fond les instrus et la voix. Aujourd’hui, on cherche beaucoup plus la dynamique au sein d’un morceau ou d’un disque, et ce dans la musique mais aussi dans le chant pour transmettre ces émotions. 

 

Je ne vous ai jamais posé la question mais d’où vient le nom Daria à l’origine ?

C’est un prénom d’origine slave que l’on a toujours beaucoup aimé. Et à l’époque de la naissance du groupe naissait aussi le dessin animé du même nom que l’on appréciait. 

 


Petite question de curiosité pour Camille et Etienne, on vous croise toujours dans les mêmes groupes, avez-vous et jouez-vous dans d’autres formations, séparés l’un de l’autre ?

Effectivement ! Par le passé, Cam a joué dans Ride The Arch sans Etienne. Et Etienne a joué dans Hatebonz sans Cam… mais avec Arnaud :) 

 

Y’a-t-il beaucoup de dates de prévues pour soutenir l’album ?

Oui nous allons essayer de défendre au maximum Fall Not par la scène. Nous avons annoncé d’ores et déjà une vingtaine de dates jusqu’à l’été… En France mais aussi en Espagne :) 



Merci à Herr Krombacher pour les photos et les vidéos.


https://www.facebook.com/dariatheband/

https://wiseband.lnk.to/Daria-Fall-Not



mercredi 29 janvier 2025

Interview - Johnnie Carwash

En fin d’année dernière, avec Mr Caribou nous rencontrions l’un de nos coups de cœur en la personne de Johnnie Carwash. Le groupe était en tête d’affiche de l’anniversaire des 11 ans du Jokers. Rencontre avec ce trio très sympathique pour parler de leur dernier opus, de Johnny Mafia, de More Women On Stage, de Lyon, de la Chine… De tout plein de choses !

 

@_aaronbenjamin



Hello les Johnnie Carwash, pouvez-vous nous présenter le groupe ?

Bastien : On vient de Lyon, le groupe existe depuis 2018, on jouait déjà dans d’autres groupes ensemble avant, pas des groupes qui ont tourné, plutôt des projets amateurs. Avec Johnnie Carwash on a deux EPs et donc, deux albums.

 

Vous êtes sur Howlin’ Banana, comment ça s'est fait ?

Manon : On avait repéré depuis un moment qu'ils faisaient des groupes qu'on aimait bien, donc forcément on s'était dit ça serait super. Je crois qu’on avait envoyé un mail mais sans réponse. Et après, on a rencontré les Johnny Mafia, Fabio a envoyé un message directement à Tom et aussi à Touano de Th Da Freak. Donc c’est du copinage ! (rires)

 

Vous êtes proches de Johnny Mafia ?

Manon : Oui on est fan, c'est une petite scène, on se sent affiliés, en tout cas proches d’eux et de plein d’autres groupes de la scène française. Tout ce qui n'est pas sur Howlin Banana, on ne recommande pas ! (rires)

Vous jouez d’ailleurs ensemble la semaine prochaine à la soirée de Johnny à Tours !

 

Cette idée de nom de groupe c'est venu d'où ?

Bastien : Parce que ça sonnait bien surtout, puis à l’époque on répétait dans un petit local à côté d’un carwash (une station de lavage) sur un terrain vague.

jeudi 12 décembre 2024

Interview - The PLAYMATICS


               


 

Clairement Dive In, sorti cet été, est l’un de mes albums préférés de cette année. Inspiré par la scène des années 90 le quatuor Rennais est un des groupes à découvrir absolument.  L'occasion nous est donnée d'en savoir plus sur le groupe avec cette courte interview.

 

 

 

Dive in est votre premier album, vous venez de Rennes, pouvez-vous m’en dire plus sur le groupe et ce que vous faisiez avant ?

Nous venons de Rennes et ses environs proches et nous avons tous joués dans diverses formations locales (By All Means, Higgins, Halfcab, Navir, Chère Catastrophe, Radiolution, Marty Mad Fly , Faith Off). The Playmatics, c’est : Fred (Batterie), Lisa (Chant), Sébastien (Guitare) et Thomas (Basse).

The Playmatics s’est formé sur les cendres de Navir, un trio post punk/noise dans lequel Thomas et Fred officiaient déjà aux postes de bassiste et batteur. Navir ayant perdu son guitariste, nous avons fait appel à Sébastien pour tenir la guitare dans notre nouveau projet. La formule musicale et le postulat de départ était radicalement différente et clairement établie dès le départ : nous voulions jouer une musique facile d’accès, aux chansons courtes et aux mélodies accrocheuses. Tout un programme J

Pour cela le chant devait être la pièce centrale du projet et nous avons eu la chance de rencontrer Lisa, qui sortait d’un projet punk hardcore (Marty Mad Fly) et cherchait, comme nous, à adoucir le ton.

La ligne directrice étant partagée et acceptée de tous, nous avons pu composer rapidement et Dive In s’est mis en place en à peine 1 an.

D’où vient le nom du groupe et que signifie-t-il ?

The Playmatics d’un vieux flipper qui traine dans l’atelier de Fred où nous l’on répète. C’est une marque espagnole aujourd’hui disparue. Rien à voir avec les Plasmatics ;)


Photo DR


Votre musique balance entre punkrock, pop-punk et le garage. D’où viennent vos influences ?

Les styles que tu cites traversent les époques tout comme nos influences. Nous pourrions donc citer pour les plus anciennes, les Ramones ou les Descendents, mais aussi Social Distortion, Bad Religion, Murder City Devils, NRA, Weezer. Et plus actuels, des groupes que l’on adore comme Youth Avoiders, Rotten Minds, Radioactivity, The Marked Men


Où êtes-vous allés l’enregistrer et avec qui ?

Nous avons été très sélectifs pour le son de ce premier album et l’option retenue, La Double Boîte Studio (44) de Dimitri Dupire a été un excellent choix. Dimitri partage avec nous l’amour du son des années 90 et nos goûts musicaux sont les mêmes. À notre demande il a capté nos 12 morceaux en live et s’est chargé du mix et du mastering. Le feeling étant tellement bien passé dès nos premiers échanges que nous souhaitions collaborer avec lui aussi bien comme ingé son que comme producteur.


Six labels se partagent l’album, comment se répartissent les tâches ? Pourquoi autant de labels d’ailleurs et comment c’est fait le contact ?

Comme la composition est allée vite, nous avons rapidement rodé nos petites chansons en live. Nous avons la chance à Rennes d’avoir un tissu associatif et une scène musicale très active. Ces premières scènes nous ont permis de financer une bonne partie de l’enregistrement du disque, c’est pourquoi nous avons pu démarcher les labels et distros avec un album prêt à sortir. Sébastien et Thomas se sont chargés de démarcher énormément de structures et nous avons la chance d’avoir suffisamment de réponses positives pour sortir Dive In sur tous les supports imaginables (Vinyles, CD, K7 et plateformes de streaming), ce qui n’était pas notre première intention : nous visions avant tout une sortie vinyle. Nous sommes également fiers d’avoir été épaulé par Wrecking Crew Records, label canadien, qui distribue l’album au Québec. Dispear Records a sorti l’album en K7 et HViV Records s’est chargé de la sortie numérique du disque. À Rennes, nous avons été soutenus par Mass Production et Yellow Pillow qui ont participé à la sortie vinyles et CD. Enfin, diverses distros et magasins nous ont pris quelques copies de l’album en France et en Angleterre. Nous sommes extrêmement reconnaissant envers tous ces gens qui, chacun à leurs niveaux, ont participé à la sortie de Dive In.




 Votre son est un peu à part actuellement, est-ce facile pour vous de trouver des dates pour jouer ?

Si notre son te parait « à part » c’est peut-être parce que nous appartenons à la génération des 90’s et que nous jouons une musique qui nous animait il y a 20 ans ;)

Nous ne cherchons pas coller à une étiquette sinon à un mot d’ordre, le fun ! On a la chance de jouer souvent (une trentaine de concert en moins de 2 ans), c’est à chaque date, l’occasion de faire de nouvelles rencontres et de lier de nouveaux contacts. Nous rentrons tout juste de notre première mini tournée dans le Sud-Ouest qui s’est achevée par un concert organisé par notre label Dispear Records.


Photo DR



Quels retours avez-vous de l’album ?

Les retours sont très bons et ça fait chaud au cœur ! Nous sommes toujours très émus à la lecture des chroniques que nous pouvons lire comme celle publiée dans les Rêveries. On sait combien l’offre est immense en termes de musique indé de nos jours et savoir que la nôtre retient l’attention et qu’elle plait est une satisfaction à laquelle on ne s’attendait pas en composant nos petites mélodies.


Quels sont les projets à venir ?

Ce premier disque et nos concerts nous encouragent plus que jamais à continuer de nous amuser. On est en pleine composition, en préparation d’un second enregistrement et pourquoi pas d’un split avec un autre groupe.

On a aussi pas mal de dates de concerts à venir en 2025, notamment à Paris et à Tours.

 

Par J. Newsovski Novembre 2024

 

https://theplaymatics.bandcamp.com/album/dive-in

https://www.facebook.com/theplaymatics/



Photos issues de la page facebook du groupe


vendredi 16 août 2024

Interview - Mike Noegraf

 



Mike Noegraf, guitariste sur le premier album de The Traders, a choisi, il y a de nombreuses années, de se consacrer à son projet solo. Son quatrième album vient tout juste de sortir sur le label autrichien Sbäm Records. L'occasion d'en apprendre plus sur ce très sympathique artiste.

Ton nouvel album Polarities vient tout juste de sortir, peux-tu nous donner des informations sur son titre ?

L’idée première au travers de ce titre d’album était pour moi de réussir à imager la manière dont le mouvement fait partie de nos vies, dont la polarité, le sens du mouvement s’intègre dans nos vies de manière générale mais aussi dans la musique et l’écriture.

 

L’artwork se démarque des autres albums dont le style était plutôt axé sur le graphisme et les tatouages. Celui-ci est plus technique, numérique. Il relie le cœur au cerveau. Peux-tu nous en dire plus ?

 Oui je voulais cette idée de cœur relié à un cerveau pour souligner une réalité qui est la suivante :

Lorsqu’on écrit une chanson, il y a une alchimie entre le cœur et le cerveau qui pousse à écrire, à composer une chanson. Lorsque celle-ci est jouée, elle sort de notre corps pour, au travers d’ondes sonores, arriver aux oreilles de l’auditeur, pour au final se redispatcher dans le cœur et l’esprit de celui qui la reçoit.

Pour le graphisme, je voulais quelque chose de différent mais qui garde une petite touche de tatoo, d’où le fait que le cœur ressemble à un sacré cœur (qu’on peut retrouver dans le tatouage traditionnel). J’ai demandé de l’aide à mon pote Pample, puis j’ai fini de mettre tout ça place. Comme je suis très mauvais dans l’utilisation de Photoshop, ça m’a pris un petit moment :)

 

C’est ton deuxième album sur Sbäm records, comment s’est fait le lien avec eux et comment cela se passe dans vos relations ?

 Écoute, ça se passe très bien et la signature chez Sbam s’est faite de manière on ne pleut plus simple et naturelle. Je leur ai envoyé Outrospection qu’ils ont décidé de sortir. J’ai réitéré avec polarities, ça leur a plu et hop. C’est d’autant plus flatteur de sortir un deuxième album chez eux quand on voit le joli catalogue qu’ils proposent :) C’est une chouette équipe qui s’occupe très bien de ses artistes. C’est très agréable de les laisser gérer un max de choses autour de l’album.

 

J’ai cru comprendre que l’écriture de l’album avait été compliquée au départ mais que tu as su retrouver l’inspiration. Comment cela s'est passé ?

En fait après la sortie d’Outrospection, je me suis mis une espèce de pression pour tenter de faire un prochain album qui serait mieux que son prédécesseur (j’ai toujours eu un peu cette idée en tête que chaque album se doit d’être meilleur que le précédent). J’ai passé 3 ans et demi donc à écrire et composer un tas de chansons sans réussir à les finir. J’ai enregistré énormément de mémos (plusieurs centaines) avec cette problématique de ne pas réussir à vraiment écrire les textes autour. Je crois qu’on appelle ça communément le syndrome de la page blanche.

Puis un événement extérieur pas très fun est arrivé dans ma vie mais surtout dans celle d’amis proche et a relancé la machine. J’ai eu envie d’écrire autour de cette polarité et de tenté de construire un album autour du chemin de nos vies et de ce qu’il en restera après. Les deux sujets sont pas mal en lien, la vie a, en quelque sorte, une forme de polarité aussi similaire à chacun (avec malheureusement des parcours plus ou moins longs et cabossés)

 

Tu as mis en images le titre Under an Oak, c’est mon morceau préféré, peux-tu nous dire ce qu’il raconte ?

Merci beaucoup, ce morceau me tient beaucoup à cœur aussi, il retrace 15 ans de vie commune avec ses déboires, ses erreurs mais surtout l’idée qu’au travers la distance, les liens qu’on tisse sont plus fort que tout.


 Il y a une chanson qui s’appelle Malone, dans tes remerciements tu remercies justement Malone, s’agit-il de ton fils ?

Ouais j’ai deux garçons Malone et Scott. Je vais te raconter une petite anecdote que je raconte parfois en live :

J’ai écrit une chanson pour Malone au tout début du projet (ceux et celles qui ont pu déjà écouter le tout premier split avec mon pote Roma Wreckman de Russie la connaissent) 

C’est une chanson cool mais c’est une chanson de début de projet quoi… puis Malone lui-même m’a demandé d’écrire une chanson pour son frère Scott il y a quelques années. Donc j’ai écrit Scott, Malone avait 6 ans. Je l’ai sortie sur Outrospection.

Puis à force d’entendre la chanson de son frère et pas la sienne, il est revenu vers moi en me disant : « dis donc papa tu joues plus ma chanson ? »

Ce à quoi je lui ai répondu : « ben mec elle n’est pas folle, je vais t’en réécrire une que je pourrai jouer en live et dont nous serons tous les deux fiers »

Voilà :)

 

As-tu une tournée de prévue pour promouvoir l’album ?

J’ai eu pas mal de dates en France et en Corse depuis Juin, je dirais pas loin d’une quinzaine.

Je pars jouer en Italie du 18 au 20, j’ai été invité sur un festival que j’adore à Rimini consacré entre autres à Bruce Springsteen.  Puis j’enchaîne avec 10 jours en Belgique.

En parallèle, on a démarré une formule trio avec mes compères Ed Wood à la basse et Tommy Rizzitelli à la batterie sous le nom de Mike Noegraf and the Outlaws. On a déjà fait quelques dates et quelques festivals. L’idée est de faire une tournée fin octobre début novembre en Europe en passant par le Sbäm Fest. Et de tourner ensuite un maximum avec ce projet. J’en suis assez fier pour être honnête. C’est un set combinant électrique et acoustique (ça me permet de retrouver mon premier amour qu’est la guitare électrique). J’aimerais aussi développer plus le projet au travers de cette formule. Des vidéos live sessions doivent sortir d’ici fin août / mi-septembre. C’est un bonheur de revisiter les titres une troisième fois (solo, album et live)

 

Il y a de nombreuses années tu jouais de la guitare dans The Traders, joues-tu dans d’autres groupes que ton projet solo ?

On a attaqué en parallèle depuis des années un projet avec mon ami Trint ex-Umfm sous le nom de Minte. Mais on est pas mal occupé avec nos projets et c’est pour l’instant en stand by. Je fais aussi de la production et des enregistrements. On a notamment bossé sur l’ep de trint qui s’appelle Almost Minte où on a composé, enregistré et produit des chansons ensemble ainsi que des reprises d’unco.

J’ai bossé cette année aussi avec Ed Wood sur son Ep. J’adore cette partie-là : l’arrangements de chansons. Si d’ailleurs vous voulez bosser avec moi là-dessus…

Sinon non, j’essaie vraiment de me consacrer à ce nouvel album et de finir l’écriture du prochain sur les mois à venir.

Avec The Traders en 2012



mercredi 22 mai 2024

Interview - TURBO PANDA


Sensation de la fin de l'année 2023, Turbo Panda a surpris son monde avec la sortie de l'excellent EP Julia, en autoproduction. Rencontre avec le trio manceau à la suite de leur passage au Garage à Angers.



Quand a commencé le groupe et qui le compose ?

TURBO PANDA, c'est Dimitri aux guitare et chant, Sylvain à la basse et Arnaud à la batterie. On a commencé à jouer ensemble en juillet 2012. Dimitri et Arnaud répétaient à deux ce jour de juillet. Sylvain, alors présent dans les locaux de répétition, en tongs et bermuda, a branché sa basse pour s'amuser avec eux. Donc sans préméditation, tout est parti de là.

 

Je crois que certains d’entre vous jouaient dans Powell il y a quelques années ? Dans quels groupes jouaient les autres ?

Dimitri et Arnaud ont commencé leurs premiers groupes ensemble à la fin des années 80. TURBO PANDA doit être leur 7ème ou 8ème groupe ensemble. Dimitri a joué dans POWELL, mais aussi FIGHT DA SUCKAS. Sylvain dans CASSIUS BELLI. Arnaud entre autres dans HIPPIES OF TODAY, COBALT 62, AMBULANCES, LES FEUX DE L'AMOUR etc. Il est aussi le batteur de LLAMAME LA MUERTE.

 


vendredi 19 avril 2024

Interview - BIRDS IN ROW






C'est lors du Festival les Zéclectiques saison hiver que j'ai pu rencontrer Birds In Row qui jouait ce soir-là avec Mad Foxes et Swirls. L'occasion de faire le point sur la sortie le jour même du split avec Coilguns mais aussi de leur prise de position au Hellfest l'an passé...


Quels ont été les retours sur Gris Klein, votre dernier album ?

Bart : Très positifs surtout qu’on l’a sorti après une période de merde, le Covid, beaucoup de remises en question, des trucs hyper violents à vivre et tout ça… Et quand on l’a sorti, on était en mode « tu ne sais plus », à un moment donné je ne savais plus si c’était bien ou pas, si c’est ce que j’avais toujours envie de faire, parce que c’était des conditions exceptionnelles. Et les gens se le sont grave approprié, on avait déjà eu des retours intenses par rapport au précédent (NDLR we already lost the world) et là ça s’est encore décuplé avec des gens qui viennent te voir en disant que l’album les a beaucoup touchés, les a aidés dans un moment compliqué. Là tu te dis que c’est utile de faire de la musique et ça fait vraiment plaisir.

S’en est suivi une grosse période de tournées ?

En fait on a beaucoup plus tourné en France que ce qu’on fait d’habitude, mais parce qu’on a pris une orientation où on s’axe beaucoup plus sur l’Europe avec cet album-là notamment en raison de notre changement de label. C’est aussi beaucoup plus compliqué d’aller aux Etats Unis maintenant qu’avant le Covid. On a voulu réduire le nombre de dates pour en faire de meilleures, dans des conditions meilleures.

 

L’actualité c’est le split avec Coilguns, c’est venu suite au 45t sur Mowno ?

B : Il y a deux morceaux qui sont sortis et qui étaient en exclusivité sur Mowno (dans la revue) car ils nous avaient soufflé l’idée de faire un split avec Coilguns. Nous on leur a dit que peut-être plutôt que de faire un split on pourrait faire une collab ensemble. Donc on s’est retrouvés avec trois morceaux, on en a sorti deux avec Mowno et donc le troisième se retrouve sur le 45t avec Coilguns.

Quentin : Mowno a lancé l’idée. On s’est enfermés durant une semaine, le but c’était de tout composer sur le moment.  Par peur de la page blanche, Jonah (guitariste de Coilguns) avait composé quelques riffs de guitare qui nous ont servi de départ à certains morceaux.

B : On a fait une répète la veille et on a sorti des trucs qui ont servi de départ pour l’un des morceaux. L’idée c’était de s’enfermer sept jours entre potes, de faire de la musique et de voir ce qui en sort. De composer et enregistrer dans la foulée.

Vous les connaissiez bien, avant ?

vendredi 9 février 2024

Interview - DO NOT MACHINE

 La douceur angevine semble propice à l’inspiration musicale, ces derniers mois les sorties d’albums s’y sont succédées (Fragile, Tiny Voices, Bermud, Lane, Beastly…). C’est aujourd’hui le tour de Do Not Machine de nous présenter son deuxième opus qui sort cette-fois-ci dans un contexte bien meilleur avec une belle release partie au Chabada.





On s’était rencontrés à la sortie de Heart beat nation, en 2020 en plein COVID, avez-vous réussi tout de même à défendre l’album sur scène ?

C’est exact. Le premier album est sorti en nov. 2020 pendant le second confinement. L’année 2021 a ensuite été marquée par nos doutes, comment défendre ce premier disque et comment rebondir. Du coup, on a peu joué pour ce premier disque au profit de temps passé à composer notre second disque. 

 

Pour celui-ci, il commence à y avoir quelques dates et notamment une à Paris avec La Faiblesse, est-ce important pour vous de retrouver la scène ?


Evidemment. C’est par la scène qu’une musique comme celle que l’on joue prend une part importante de son sens. Les concerts, les rencontres, les heures de camion, etc… ça fait aussi parti du délire et ça nous fait du bien de faire cela avec Do not machine


          


Quel a été votre processus de composition pour ce deuxième album ? êtes-vous partis dans la continuité du précédent ou avez-vous composé différemment ?

La réponse ne sera pas très originale :) Comme beaucoup de groupes, chacun arrive au local avec une idée, un riff, une mélodie de chant, et ensemble on fait tourner, on construit, on étoffe jusqu’à être tous satisfaits du rendu. On avait fait comme ça pour le premier, on a fait comme ça pour ce second disque… Et l’on fait comme ça avec tous nos autres projets aussi:)

 

Sur les premières écoutes j’ai l’impression que, notamment sur sa deuxième partie, Celebrations of the end sonne davantage aérien et post-punk que Heart beat nation, est-ce juste une sensation ?

Tout à fait d’accord avec toi. Sans que cela soit quelque chose que l’on se soit imposé, on a sans doute inconsciemment écouté nos envies lors de la composition, et ça tendait parfois vers des parties plus aériennes, plus ambiantes comme tu le décris. 

 




Vous êtes partis sur le même principe d’enregistrement que pour le précédent, à savoir enregistré par Camille et mixé ensuite par J.Robbins. D’ailleurs où et comment l’avez-vous enregistré ?

C’est ça. On l’a fait en plusieurs sessions. D’abord le basse-batterie en studio. Puis quelques temps plus tard, en plusieurs fois encore, les guitares dans le local de répétition. Et enfin les voix, là aussi dans le local. Le tout piloté par Cam avant qu’on envoie à J. Robbins, à qui l’on fait confiance depuis longtemps maintenant pour mixer une musique comme la nôtre. 

 

Pouvez-vous nous éclairer sur le nom de ce nouvel album ?

C’est une ligne d’un des morceaux, sur « a new love ends ». A la réflexion, ça faisait écho à la période que l’on avait vécu avec tout ce bazar covid… Et la sensation d’un renouveau. 

Qu’abordez-vous comme sujets dans vos textes ?

Les messages sont divers et variés : constat mélancolique du monde mais aussi des échos ou des réflexions sur des choses vues ou vécues. 

 




Comment s’est fait le choix de l’artwork ?

Avec des gens de confiance… Les mêmes artistes (Julie Cice et Pascal Darosa) que pour le visuel du premier. On y voit même un lien assez direct, dans la continuité.

 




Avec deux albums au compteur désormais, comment se fait votre choix des titres pour les concerts ? Y a-t-il des morceaux que vous écartez très rapidement car plus difficiles à jouer ?

On choisit surtout ceux qui nous plaisent, sans trop réfléchir. Ensuite on voit si on s’en sort pour les interpréter. Et si ça colle, alors on les inscrit sur la setlist :) 

 

Qu’en est-il de vos groupes respectifs ? Last Time Vodoo ? Zenzile ? Il me semble que le nouvel album de Daria ne devrait pas tarder ?

Zenzile s’apprête à fêter ses 30 ans en 2025… Ça va être énorme !! Et Daria s’apprête à sortir son 5ème album à la rentrée 2024. 

 





Liens :

https://www.facebook.com/donotmachine/

https://donotmachine.bandcamp.com/

https://nineteensomething.bandcamp.com/album/do-not-machine-celebrations-of-the-end-lp