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jeudi 18 décembre 2025

CARNAGE PIKNIK – Love Loving [EP]

 


CARNAGE PIKNIK – Love Loving [EP]

Reverse Tapes

Cela fait du bien d’entendre émerger de nouveaux groupes du Mans. Après Powell, No Time To Lose et Turbo Panda, la barre était haute, et depuis mon départ de la Sarthe il y a près de 20 ans, j’avoue avoir un peu perdu de vue la scène mancelle. Alors quand Carnage Piknik débarque, avec une amitié affichée avec Rest Up, impossible de ne pas ressentir un pincement au cœur et l’envie d’écouter attentivement ce second EP, Love Loving.

Le groupe, encore jeune, apporte une fraîcheur revigorante et une palette sonore variée, comme en témoigne Punk is love, morceau à la fois aérien, ethnique, et osons le mot, chamanique. Un choix audacieux pour un EP de noise-rock, mais qui paie. On retrouve des échos de Rest Up, notamment dans Signing Session et ses sonorités brutes. Le chant d’Eve, bien que lointain, séduit par sa douceur et sa répétition hypnotique, rendant le titre obsédant. 6AM, qui ouvre l’EP, regorge de trouvailles subtiles et évite soigneusement les clichés. « Self/Crowd » reprend une structure similaire, en misant davantage sur les distorsions. Enfin, « Pink Machine » synthétise le tout : une première partie post-rock, aérienne, qui bascule vers une seconde moitié plus rugueuse et nerveuse. Un morceau captivant, dont on imagine aisément la puissance en live. D’ailleurs Angers n’est pas si loin du Mans…

Au-delà de la musique, Carnage Piknik porte un message fort : l’amour comme résistance dans un monde peu enclin à l’optimisme. L’artwork, sobre et épuré, renforce cette identité : minimaliste, mais marqué.

En résumé, Carnage Piknik est un jeune groupe prometteur, au son brut et sans concession. Ils fuient les sentiers battus pour explorer, tâtonner, et c’est précisément ce qui les rend attachants. Certaines maladresses subsistent, mais le talent est indéniable — et l’avenir leur sourit.

J. NeWSovski

https://www.facebook.com/profile.php?id=61550577914352#

https://reversetapes.bandcamp.com/album/love-loving



mercredi 31 juillet 2024

TURBO PANDA – Julia [EP]

 


TURBO PANDA – Julia [EP]

Autoproduction

 

Derrière un nom bien étrange qui pourrait laisser penser que le trio serait fan de la petite voiture italienne se cache un groupe manceau qui a bouleversé la fin 2023 avec un trop court EP.

Ayant habité un temps sur Le Mans, je sais que les groupes ne sont pas légion mais ont toujours eu un petit truc qui les différenciait. Je me rappelle No Time To Lose et son hardcore-punk revendicatif, Outrage et son ska-punk explosif, Powell et ses mélodies puissantes. Aussi, il n’est pas étonnant de retrouver des points communs entre ce dernier et Turbo Panda.

Turbo Panda joue vite mais surtout Turbo Panda joue fort. Julia qui débute l’EP commence de façon très dure avec une belle énergie, un son très noise et une grosse rythmique. Je ne cache pas que c’est mon morceau préféré, j’aime beaucoup le chant qui sent l’urgence. On retrouve cet attrait pour les mélodies sur No Heroe à l’intro qui fait très Dischord, notamment Fugazi. Pas si facile d’accès Turbo Panda semble sortir d’une autre époque, les 90’s. Check tape fort avec sa grosse basse redondante qui emmène tout le morceau avec elle tandis que Remove The Reject balance des lignes mélodiques qui ne sont pas sans me rappeler les Thugs.

Le trio s’offre même le luxe d’une pause instrumentale avec Jellyfish, moment aérien et suspendu, calme avant la tempête qu’est Curse et son énergie bien mise en avant par cette basse diabolique et inquiétante, le morceau a un côté Unsane voire Human Impact très intéressant.

 

Grosse sensation que ce nouvel EP de Turbo Panda, leur 4ème, que je découvre tout juste. Un son noise tout droit sorti des années 90 qui sent bon la scène hardcore de Washington. Plus qu’un groupe à suivre Turbo Panda est un groupe à ne surtout pas lâcher !

 

J. NeWSovski

 

https://turbopanda.bandcamp.com/album/julia

https://www.facebook.com/p/Turbo-panda-100063538833884/

 


mercredi 22 mai 2024

Interview - TURBO PANDA


Sensation de la fin de l'année 2023, Turbo Panda a surpris son monde avec la sortie de l'excellent EP Julia, en autoproduction. Rencontre avec le trio manceau à la suite de leur passage au Garage à Angers.



Quand a commencé le groupe et qui le compose ?

TURBO PANDA, c'est Dimitri aux guitare et chant, Sylvain à la basse et Arnaud à la batterie. On a commencé à jouer ensemble en juillet 2012. Dimitri et Arnaud répétaient à deux ce jour de juillet. Sylvain, alors présent dans les locaux de répétition, en tongs et bermuda, a branché sa basse pour s'amuser avec eux. Donc sans préméditation, tout est parti de là.

 

Je crois que certains d’entre vous jouaient dans Powell il y a quelques années ? Dans quels groupes jouaient les autres ?

Dimitri et Arnaud ont commencé leurs premiers groupes ensemble à la fin des années 80. TURBO PANDA doit être leur 7ème ou 8ème groupe ensemble. Dimitri a joué dans POWELL, mais aussi FIGHT DA SUCKAS. Sylvain dans CASSIUS BELLI. Arnaud entre autres dans HIPPIES OF TODAY, COBALT 62, AMBULANCES, LES FEUX DE L'AMOUR etc. Il est aussi le batteur de LLAMAME LA MUERTE.

 


lundi 15 janvier 2018

Morceau - The Dead Mantra

The Dead Mantra vont, après 10 ans, arrêter l'aventure. Mais avant cela un nouvel album doit sortir le 23 février. Je ne Dormirai Jamais est le premier morceau issu de Saudade Forever.

vendredi 3 février 2017

NINE ELEVEN – Sentinels



NINE ELEVEN – Sentinels
Bad Mood rcds, Désordre Ordonné, Dingleberry rcds, Don't Trust The Hype, Emergence rcds, Epidemic rcds, Grain of Sand rcds, Guerilla Asso, Hardcore 4 Losers, I Corrupt, I For Us, Sieve & Sand rcds, Trivel rcds, Ugly & Proud rcds, Unlock Yourself rcds, World Appreciated Kitsch rcds & Nine Eleven Conspiracy 
9 /10

Nine Eleven est juste un groupe hors norme, un groupe énorme par sa générosité et son ouverture qui en 10 ans a exploré et innové. Durant tout ce temps il a su conserver une ligne de conduite des plus remarquables et ce malgré de nombreux changements de line up.

Et voilà la bête de retour fin 2016 avec un album concept d’un seul morceau de plus de 33 minutes. Principe original (on se souvient aussi de The Decline de NoFX) mais aussi casse-gueule, le groupe n’en est pas à son coup d’essai car 24 years le précédent album, qui remonte à plus de 3 ans et qui portait déjà aussi la signature originale du duo Nine Eleven / Amaury Sauvé, était inspiré de la pièce de théâtre Faust de Goethe.

Sentinels se révèle en très peu de temps d’une richesse impressionnante, l’apport de violons par exemple qui subliment certains passages de cet album ; il sent aussi fortement la patte d’une très grande pointure : Amaury Sauvé et son Apiary Studio.

Clairement la scène française, dans ce registre, est créative et talentueuse, ainsi on rapprochera les manceaux de Birds In Row mais aussi Past pour cette expression d’une musique lourde, puissante et pénétrante.

Il n’y a pas grand-chose à reprocher à Sentinels, peut-être quelques passages difficiles d’accès et les contraintes du concept qui fait qu’il n’y a qu’un seul titre ce qui fait qu’on le commence toujours au début et qu’on part pour une expérience d’une demi-heure. Mais quelle claque !
Au-delà de tout ça, le groupe s’implique aussi politiquement puisque les bénéfices vont vers un groupe autonome français d’aide pour ceux qui s’engagent dans des luttes.  La grande classe quoi !

J. NeWSovski

A classer entre Birds In Row et Aussitôt Mort