mercredi 30 septembre 2026

NDA – Low Ton

 


NDA – Low Ton

Autoproduction

Ce vent frais et ensoleillé, celui qui fleure bon le punk rock mélodique de la fin des années 90, souffle à nouveau avec force. Les sorties dans le style se multiplient à l’ouest de la France : Left Bank!, Ashen Shore, Heads Up… Et cette fois, c’est au tour des Nantais de NDA de se faire entendre. Ce jeune groupe, né en 2023 et composé d’anciens membres d’Angry Days, Toxxic TV, Clayton ou encore Les Jacks Sonnent 4, a enregistré ses 13 titres au studio Playtime avec Jonas Guedon, avant de les confier à Korentin Mens du Spearhead Studio pour le mixage.

L’album Low Ton s’ouvre brillamment avec Stoïcism, où les chœurs, puissants et omniprésents, captent immédiatement l’attention. Le morceau n’est pas sans évoquer les mythiques Homeboys (qui, au passage, selon les dernières informations se reformeraient), avec son chant haché et sa rythmique énergique. L’influence de Millencolin transparaît aussi, que ce soit à travers le riff obsédant de Craft Fear, Inc qui aurait pu apparaître dans Life On A Plate ou bien sur Naïve Music, titre direct et mélodique qui rappelle la période Pennybridge Pionneers des Suédois. La basse, particulièrement inventive, apporte des variations très efficaces. Not Fifty, rapide et addictif, confirme cette filiation.

Avec Alien, le groupe passe à la vitesse supérieure : basse ultra-rapide et solos de guitare enflammés en font la petite bombe de l’album. The Gang, porté par des chœurs fédérateurs, fait quant à lui office d’hymne collectif dans un registre différent. Quant à I’m Not Down, qui se conclut au piano, il s’impose comme l’un des titres les plus captivants du disque, à la fois mélancolique et entraînant.

Un petit défaut ? Je trouve que l’artwork, signé Potit Lu, peine à me convaincre, un peu à l’image de celui des Heads Up, leurs voisins des Herbiers. Manque de peps, de couleurs qui claquent, j’aime le côté dessiné mais clairement il est trop terne. Mais bon, comme on dit, les goûts et les couleurs…

Comme les gars sont un peu des malades, ils ont aussi sorti l’album en format jeu Gameboy ! Un jeu, mais aussi une version des morceaux en 8 bits. Un truc un peu incroyable. Et c’est à écouter ici.


NDA vient ajouter son à la liste des groupes de punkrock mélodique / skate punk hyper intéressants. On va suivre avec une grande attention les Nantais !

J. NeWSovski

 

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samedi 26 septembre 2026

CARMEN CARBON – Fire [EP]

 


CARMEN CARBON – Fire [EP]

Autoproduction

Carmen Carbon est un trio angevin, issu de l’atelier « Monte Ton Groupe » du Chabada. Un groupe 100% féminin dans lequel on retrouve notamment Kroquette qui jouait auparavant dans Neuf Volts et dont on a pu entendre la voix dans quelques morceaux de Circles. Elles ont commencé sous le nom de Rosa Radium, une fusion entre une figure féminine emblématique et un élément chimique, il semble que la recette soit la même pour ce nouveau nom.

 

Ce deuxième EP commence par She wants to drive, rock indie au tempo posé mettant en avant une voix plaisante. Get On se révèle plus nerveux, bien appuyé par des chœurs bien placés sur le refrain le morceau pousse et amène de l’énergie, puis Fire se dévoile après une longue et lente introduction, le morceau joue sur les tensions, montée, alternance du chant, riffs lourds. Un morceau intéressant. Le rock indie ressort aussi beaucoup sur Evident things, dont le refrain sonne très Sahara Hotnights, ce qui est un joli compliment car les suédoises sont très fortes sur ce registre.

Bad world joue le contre-pied, avec sa première partie calme sur laquelle la guitare se fait plaisir derrière puis le refrain déclenche une montée d’énergie. L’EP se termine avec My Own Enemy, qui est, selon moi, le morceau le plus efficace. Très punk sur son traitement, le rythme est rapide rappelant MADAM, ça joue vite tout en proposant des mélodies bien pensées.

 

Fire est un EP qui confirme le talent de ce trio angevin, à mi-chemin entre MADAM et PUSSY MIEL. À découvrir absolument.

 

J. NeWSovski

 

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mardi 22 septembre 2026

Playlist de l'automne

 


Une nouvelle playlist qui fait la part belle aux découvertes, je l'espère. Car derrière la locomotive Burning Heads qui s'approche de ses 40 années d'activité on retrouve de jolis groupes notamment les nantais de NDA pour le renouveau du skate-punk ou Fervents dans la veine post-hardcore.

On découvre aussi le nouveau projet de Wattie Dead End : Blanx

La scène angevine est, évidemment présente, fanzine local oblige ! Carmen Carbon tout d'abord, ce trio féminin est vraiment une belle découverte puis Kurvaa et LAC. 

Je vous laisse découvrir la suite en cliquant plus bas !





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vendredi 18 septembre 2026

EMMA RUTH RUNDLE – These killing Times

 


EMMA RUTH RUNDLE – These killing Times

Errant Child

Sortons un peu du punkrock pour parler d’une artiste que j’apprécie particulièrement depuis des années : Emma Ruth Rundle. Originaire de Los Angeles, elle a débuté au sein du groupe The Nocturnes, puis on la retrouve ensuite dans Red Sparowes, projet post-rock très intéressant. En 2011, elle fonde Marriages qui restera actif quelques années seulement (1 EP et 1 album), mais constituera une étape importante dans l'évolution musicale d’Emma Ruth Rundle vers son travail solo. Elle enchaînera alors cinq albums en 15 années (et pléthore d’Eps), définissant les contours d’un style qui oscille entre post-métal, post-rock et dark-folk. Elle aime aussi s’entourer d’autres artistes que ce soit avec Chelsea Wolfe, dont elle est très proche aussi musicalement, Thou, groupe de sludge ou encore Jaye Jayle, musicien expérimental.

Emma Ruth Rundle est donc de retour en 2026 avec son nouvel album These killing times, sorti sur son propre label (Errant Child) et dont l’approche me rappelle un peu le troublant Engine of hell, sorti en 2021. Ce dernier marquait une césure dans sa discographie par une approche totalement dépouillée et à fleur de peau, seulement avec voix, piano et guitare acoustique. Ce nouvel opus conserve cette sensibilité mais en retournant à la puissance électrique de ses instruments. Pour l’occasion elle s’est entourée de Jess Gowrie (Chelsea Wolfe, Mrs Piss) à la batterie et Troy Zeigler (Serj Tankian) à la basse.   

Et l’émotion est effectivement au rendez-vous dès les premières notes au piano de Powerless, qui monte en puissance avec une guitare lourde. God’s Picture se veut dans la continuité d’Engine Of Hell. Emma chantonne, pose sa voix avec douceur, on entend ses doigts sur les cordes, le piano prend le lead, le saxophone amène des sonorités nouvelles. Un morceau doux mais intense. On retrouve aussi cet esprit sur Don’t Delay Heaven, sobre et prenant. Anvil enchaîne sur les mêmes bases tout en apportant un final envoûtant avec des modularités impressionnantes sur le chant.

Catherine Wheel est un morceau plus rythmé avec un ambiance originale. Un morceau à l’esprit pop totalement maîtrisé et assumé. Les distorsions de guitares se mêlant aux nappes de violons. Excellent morceau.

Le final avec Human Kingdom me rappelle Chelsea Wolfe dans cette douce folk gothique de plus de 8 minutes. Alors qu’Oceans Of Time conclue avec émotion et sensibilité juste au piano et voix accompagnés par des chœurs réconfortants.

Les invités se succèdent, que ce soit Patrick Shiroishi au saxophone sur Enough et God’s Picture, Gina Gleason, guitariste de Baroness sur Catherine Wheel, Amelia Baker de Cinder Well et le duo de Storefront Church sur Oceans Of Time, le guitariste de Tera Melos sur plusieurs morceaux.

 

Les textes se révèlent toujours aussi engagés, abordant le thème de la montée en puissance du nationalisme chrétien, les discours politiques abjectes tout en amenant des touches positives sur l’amour notamment.

 

These Killing Times, digne successeur d’Engine Of Hell, conserve cette douceur et cette sensibilité propre à Emma Ruth Rundle, tout en retrouvant des touches électrisantes qui manquaient sur le dernier opus. Il en ressort un album (8 titres – 44 min) tout simplement beau et envoûtant.

 

J. NeWSovski

 

 

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lundi 14 septembre 2026

REDSTONE – The Stone [EP]

 


REDSTONE – The Stone [EP]

Autoproduction

Nouvel EP pour Redstone que j'ai eu la chance de voir en concert au Westill Festival de Vallet en octobre 2025. Je me souviens d'un excellent concert et d’une chouette interview pour l'émission Ça dégouline dans le cornet. Redstone, d’Angers, est issu de plusieurs formations locales : Hiwik, Slaïdup, Barbak et Irukandji (de Caen, pour le coup).


Leur nouveau disque The Fall démarre sur les chapeaux de roue avec le morceau Raise Your Voice qui aborde le thème de ne pas être un esclave, de ne pas avoir peur ...
Cet EP est composé de sept morceaux qui approchent divers thèmes sociétaux comme la vengeance, la descente aux enfers, la résilience, les stigmates de la guerre à travers l'histoire…
En tous cas, leur métal imbibé de Stoner est très bon.

La production du disque est nickel, l'EP précédent m'avait déjà bien tapé dans les oreilles, et avec ce nouveau disque, on sent une belle évolution sonore. Il a d’ailleurs été enregistré au Dôme Studio avec David Potvin.

Le morceau Witness of The Fall démarre tranquillement et le chant de Nico est bien posé, avec la guitare acoustique qui accompagne les paroles. Et ensuite, de grosses guitares bien rentre-dedans pour un excellent moment.

Si j'ai une recommandation à vous faire, c’est le morceau à écouter en priorité.

Best Served Cold envoie rapidement un stoner fortement teinté de métal avec un chant dur tandis que the Silent Mess sert d’interlude calme avant de reprendre une dose de puissance avec Pointless, très sombre et inquiétant puis avec Anything, le morceau final qui se révèle plus mélodique.


The Fall de Redstone est un des disques que je vais écouter régulièrement, sans chauvinisme même si Redstone est Angevin. Bonne écoute à vous !

 

Fred lpmr

 

 

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jeudi 10 septembre 2026

LAC~ - III

 


LAC~ - III

Autoproduction

 

Derrière le nom de LAC~ se cache Sylvain, ex-Cassius Belli et ex-bassiste des Turbo Panda, ce groupe manceau qui a marqué les esprits avec des EPs remarqués et des concerts électrisants, joués au cœur du public. En décembre 2025, le groupe tirait sa révérence, laissant Sylvain relancer son projet solo, mis en pause pendant six ans.

Avec III, il revient à l’essentiel : composer avec un minimum de matériel, retrouver la simplicité et le plaisir des débuts : quand il grattait sa guitare branchée sur un ampli dans un garage. C’est d’ailleurs là, avec un équipement minimaliste, qu’il a enregistré cet album. Au fil du projet, son complice Arnaud (batteur des Turbo Panda) l’a rejoint pour l’épauler.

Ce qui frappe dès les premières notes, c’est la voix de Sylvain, douce et mélodieuse, teintée d’un bel accent qui lui donne encore plus de charme. Le morceau d’ouverture, The Hobo, avec son passage saturé, presque tourmenté, est réellement captivant. Il me rappelle un peu ce que faisait J. Robbins avec Burning Airlines. Thelma est tout aussi intéressant surtout avec les chœurs derrière à la Pixies. Un sample du film Thelma et Louise vient agrémenter la chanson avec notamment la phrase “When a woman’s crying like that, she isn’t having any fun”, que Sylvain voulait mettre et qui résonne encore plus dans notre période actuelle.

Tom Wealers est une belle balade, douce et poétique, avec une fin qui rappelle Daria. Mais c’est Labyrinth qui m’a vraiment scotché. Ce titre me rappelle les vieux morceaux de Monster Munsch ou Higgins, avec un équilibre parfait entre le chant aérien de Sandra et les passages plus intenses de Sylvain, portés par la guitare et la ligne de basse.
White Office, rapide et efficace, le chant est sympa quand il monte. Je me disais que c'est peut-être, par contre ce qui me manque un peu : un chant un peu plus gueulé par moments quand les morceaux s'accélèrent et se déchaînent.

Lullaby m’évoque Hey Hey My My, une pop indie bien ficelée, avec un refrain entêtant. Sunday Morning m’a moins convaincu avec ses sons synthétiques en introduction, mais c’est la montée en puissance qui m’a séduit. Ce morceau psyché mériterait presque de s’étirer encore davantage.

Et puis, en final, il y a Broken Nails, 6 minutes de pur bonheur : un refrain ultra-accrocheur, entre défouloir à la batterie et chant haut perché. Un vrai régal.

 

Avec III, Sylvain s’éloigne de ses groupes précédents mais c’est ce qui est intéressant. A l’instar de musiciens comme Quentin Sauvé, Sylvain, LAC désormais, vient de sortir un magnifique projet de pop indé douce et enivrante.

 

J. NeWSovski

 

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samedi 5 septembre 2026

Vidéo - MUSCU

MUSCU s'est reformé il y a peu et part sur la route pour quelques dates. Pour l'occasion voici la vidéo d ela live session de Desperate Fire.