THE PLAYMATICS – This party sucks
Dispear Records / Hell Vice i Vicious / Massprod / Abracadaboum
/ Kick Your Asso / Wrecking Crew / High And Denim
En 2024, les
Rennais de The Playmatics avaient marqué les esprits avec Dive-In,
leur premier album. Un mélange de pop-punk énergique et de chant féminin
mélodique, pour un résultat fun, ensoleillé, et surtout : l’une des plus belles
surprises de l’année. Depuis, le groupe a écumé les routes, accumulé
l’expérience, et mûri l’envie de se réinventer. Ce deuxième opus en est la
preuve, avec son lot de petits et grands ajustements.
D’emblée, The Tale of a Loser donne le la : tempo effréné, mélodies soignées, riffs
percutants et un refrain impeccablement construit. L’ajout du clavier, confié à
Baptiste, apporte une couleur sonore inédite et pertinente — une
alternative judicieuse à l’hypothèse d’une seconde guitare, initialement
envisagée pour épaissir le son. Road
Trip poursuit dans cette veine,
avec une rythmique punk-rock endiablée et une basse, signée Thomas,
d’une agilité remarquable.
Invisible Lines
s’inscrit dans la tradition du genre, porté par des chœurs façon Bad Religion. Equal Rights,
plus mélodique, évoque les vieux Seven Hate (The Weaning Day ou
Homegrown), avec des lignes vocales étirées qui rappellent aussi,
sans surprise, les Thugs. Seb 7Hate, fan assumé du groupe rennais,
appréciera.
On connaissait déjà Handle the truth, le morceau
avec Sabrina de Maria Tarey, je trouve qu’il est vraiment
excellent, j’adore la combinaison des voix entre la puissance et la rage d’un
côté et la douceur mélodieuse d’autre part. Hyper efficace. Mais le groupe n’en
délaisse pas moins son goût prononcé pour les mélodies et à ce jeu on peut
noter By My Side, d’une fraîcheur désarmante.
Same Old sort des sentiers
battus : plus lent, plus lourd, ce titre exige plusieurs écoutes pour révéler
son potentiel addictif. Son pont, où batterie et clavier prennent les
commandes, est un moment fort. Et que dire du refrain, porté par le chant
envoûtant de Lisa ? Une jolie trouvaille tout simplement !
Awkward Situation permet de
découvrir Thomas au chant, Lisa assurant
les chœurs. Leurs
voix s’entrelacent à la perfection. Autre pépite : With a Taser, rapide et ciselé, où la
basse déchaîne et le clavier ajoute une touche mélodique bienvenue.
Côté
nouveautés, Au Large marque le premier titre en français du groupe. À
l’heure où j’écris ces lignes, il ne m’a pas encore convaincu. Non par principe, je suis loin d’être allergique au français, mais parce que le morceau
manque, à mon sens, de fluidité et de caractère. À réécouter, donc.
On conclura par l’excellent son signé Dimitri Dupire,
enregistré au studio DB. Il s’était déjà chargé du premier opus et on
connait son travail avec The Ascending et Clavicule notamment. La
pochette est aussi une belle réussite avec un collage efficace et un code
couleur marqué et marquant.
Ce
deuxième album se distingue du premier grâce à l’arrivée du clavier, qui
enrichit la palette sonore du groupe. Les compositions explorent de nouvelles
directions, et le pari est réussi. Sans hésiter, voici un album des plus marquants depuis ce début d'année !
J. NeWSovski







