samedi 10 octobre 2026

MAUGES PIT FEST V - J2

 


Ma première venue au Mauges Pit Fest et pourtant c’est déjà la 5ème édition. A quelques kilomètres de Cholet, en plein centre de St Macaire en Mauges, le lieu est sympa avec beaucoup de places pour se garer et une surface étendue pour les à-côtés. Parce qu’une fois rentré, se dresse un petit village de stands, un espace restauration, beaucoup de tables pour se poser et un bar extérieur. Le lieu est bien organisé et c’est cool de pouvoir y flâner entre deux groupes. Parmi les stands on retrouve un peu de tout mais j’ai été ravi de retrouver celui des Poulettes L’assaut, excellent collectif, engagé et plein de belles valeurs. Belle découverte aussi avec les dessins de Régis Bezannier.

Parlons bière aussi car c’est primordial dans un fest. IPA de la brasserie de Noirmoutier N’O qui fait l’affaire, et pour la blonde, la locale La Rombière de Beaupreau.

Dans la salle, le son s’en sort plutôt bien pour une salle de sport et les lights étaient bien gérés.

 




Les groupes de la deuxième journée.

KOD ZERO avait la lourde tâche de démarrer la deuxième journée, mission d’autant plus ardue que le groupe remplaçait au pied levé Bunkum, plutôt attendu. Le groupe Nantais m’a surpris avec un mélange de métal et de chant rap original et intéressant. Le chant est en français avec un vrai positionnement rap et, derrière, ça balance fort. L’ensemble m’a rappelé quelques vieux morceaux de Mass Hysteria et No One Is Innocent. Une bonne entrée en matière.

 

lundi 5 octobre 2026

MARVIN HEEMEYER – A new low

 


MARVIN HEEMEYER – A new low

Deviance Rds/ Crapoulet Rds / Maloka / Shlag Rds / BlackOut Prod

Voici le premier album du groupe Nancéen Marvin Heemeyer. Formé en 2019 et déjà auteur d’une démo 4 titres remarquée en 2024 et 2 Eps au préalable. Je vous conseille la lecture de la chronique de cette dernière pour connaître l’origine du nom du groupe. Pour cet album, Marvin Heemeyer a posé ses instruments au studio L’Autre Oreille, avec Fabien Pilard et Julien Rosenberger aux manettes. Le mixage, lui, a été confié à Will Killingsworth (Dead Air Studio), une collaboration qui porte ses fruits car le son est impeccable.

L’album s’ouvre sur une longue introduction qui fait monter la tension, comme une mise en bouche parfaite. Puis, c’est l’explosion : Old Stuff déferle avec un punk hardcore au chant crié, rythmé par des modulations percutantes. Enchaîne You’re so right qui dégage aussi beaucoup d’énergie. Le groupe affiche clairement sa ligne de conduite avec un message clair dans le livret : Fuck Racism, fuck sexism, fuck homophobia and fuck any other form of discrimination.

Et quand il s’agit d’aborder des sujets graves, Marvin Heemeyer ne recule pas. Betharram en est l’exemple parfait, avec un texte puissant : « Homophobic bigots, so afraid of faggots, follow what I say and never what I’ve done, dumb… ». J’adore particulièrement la première partie de ce morceau, où l’échange guitare/basse est d’une efficacité redoutable.

 

Plus tard, Stone vient ensuite calmer le jeu avec une rythmique plus lente, mais surtout plus lourde, avant que le déluge ne reprenne de plus belle (Stand Still, Gross). Le groupe sait aussi nous embarquer avec des rythmiques prenantes et dansantes (No One), tout en rappelant, sur d’autres titres (Banged Up, Layers), leur attachement au hardcore, dans la veine de groupes comme Bunkum ou Go It Alone.

Clairement, les morceaux et le groupe vont être particulièrement intéressants à voir sur scène car c’est là que ce style, qui est emplein d’énergie et de rage, prend toute sa dimension. À suivre de près, donc, pour ne pas rater leurs prochaines dates de tournée !

 

J. NeWSovski

 

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mercredi 30 septembre 2026

NDA – Low Ton

 


NDA – Low Ton

Autoproduction

Ce vent frais et ensoleillé, celui qui fleure bon le punk rock mélodique de la fin des années 90, souffle à nouveau avec force. Les sorties dans le style se multiplient à l’ouest de la France : Left Bank!, Ashen Shore, Heads Up… Et cette fois, c’est au tour des Nantais de NDA de se faire entendre. Ce jeune groupe, né en 2023 et composé d’anciens membres d’Angry Days, Toxxic TV, Clayton ou encore Les Jacks Sonnent 4, a enregistré ses 13 titres au studio Playtime avec Jonas Guedon, avant de les confier à Korentin Mens du Spearhead Studio pour le mixage.

L’album Low Ton s’ouvre brillamment avec Stoïcism, où les chœurs, puissants et omniprésents, captent immédiatement l’attention. Le morceau n’est pas sans évoquer les mythiques Homeboys (qui, au passage, selon les dernières informations se reformeraient), avec son chant haché et sa rythmique énergique. L’influence de Millencolin transparaît aussi, que ce soit à travers le riff obsédant de Craft Fear, Inc qui aurait pu apparaître dans Life On A Plate ou bien sur Naïve Music, titre direct et mélodique qui rappelle la période Pennybridge Pionneers des Suédois. La basse, particulièrement inventive, apporte des variations très efficaces. Not Fifty, rapide et addictif, confirme cette filiation.

Avec Alien, le groupe passe à la vitesse supérieure : basse ultra-rapide et solos de guitare enflammés en font la petite bombe de l’album. The Gang, porté par des chœurs fédérateurs, fait quant à lui office d’hymne collectif dans un registre différent. Quant à I’m Not Down, qui se conclut au piano, il s’impose comme l’un des titres les plus captivants du disque, à la fois mélancolique et entraînant.

Un petit défaut ? Je trouve que l’artwork, signé Potit Lu, peine à me convaincre, un peu à l’image de celui des Heads Up, leurs voisins des Herbiers. Manque de peps, de couleurs qui claquent, j’aime le côté dessiné mais clairement il est trop terne. Mais bon, comme on dit, les goûts et les couleurs…

Comme les gars sont un peu des malades, ils ont aussi sorti l’album en format jeu Gameboy ! Un jeu, mais aussi une version des morceaux en 8 bits. Un truc un peu incroyable. Et c’est à écouter ici.


NDA vient ajouter son à la liste des groupes de punkrock mélodique / skate punk hyper intéressants. On va suivre avec une grande attention les Nantais !

J. NeWSovski

 

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samedi 26 septembre 2026

CARMEN CARBON – Fire [EP]

 


CARMEN CARBON – Fire [EP]

Autoproduction

Carmen Carbon est un trio angevin, issu de l’atelier « Monte Ton Groupe » du Chabada. Un groupe 100% féminin dans lequel on retrouve notamment Kroquette qui jouait auparavant dans Neuf Volts et dont on a pu entendre la voix dans quelques morceaux de Circles. Elles ont commencé sous le nom de Rosa Radium, une fusion entre une figure féminine emblématique et un élément chimique, il semble que la recette soit la même pour ce nouveau nom.

 

Ce deuxième EP commence par She wants to drive, rock indie au tempo posé mettant en avant une voix plaisante. Get On se révèle plus nerveux, bien appuyé par des chœurs bien placés sur le refrain le morceau pousse et amène de l’énergie, puis Fire se dévoile après une longue et lente introduction, le morceau joue sur les tensions, montée, alternance du chant, riffs lourds. Un morceau intéressant. Le rock indie ressort aussi beaucoup sur Evident things, dont le refrain sonne très Sahara Hotnights, ce qui est un joli compliment car les suédoises sont très fortes sur ce registre.

Bad world joue le contre-pied, avec sa première partie calme sur laquelle la guitare se fait plaisir derrière puis le refrain déclenche une montée d’énergie. L’EP se termine avec My Own Enemy, qui est, selon moi, le morceau le plus efficace. Très punk sur son traitement, le rythme est rapide rappelant MADAM, ça joue vite tout en proposant des mélodies bien pensées.

 

Fire est un EP qui confirme le talent de ce trio angevin, à mi-chemin entre MADAM et PUSSY MIEL. À découvrir absolument.

 

J. NeWSovski

 

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mardi 22 septembre 2026

Playlist de l'automne

 


Une nouvelle playlist qui fait la part belle aux découvertes, je l'espère. Car derrière la locomotive Burning Heads qui s'approche de ses 40 années d'activité on retrouve de jolis groupes notamment les nantais de NDA pour le renouveau du skate-punk ou Fervents dans la veine post-hardcore.

On découvre aussi le nouveau projet de Wattie Dead End : Blanx

La scène angevine est, évidemment présente, fanzine local oblige ! Carmen Carbon tout d'abord, ce trio féminin est vraiment une belle découverte puis Kurvaa et LAC. 

Je vous laisse découvrir la suite en cliquant plus bas !





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vendredi 18 septembre 2026

EMMA RUTH RUNDLE – These killing Times

 


EMMA RUTH RUNDLE – These killing Times

Errant Child

Sortons un peu du punkrock pour parler d’une artiste que j’apprécie particulièrement depuis des années : Emma Ruth Rundle. Originaire de Los Angeles, elle a débuté au sein du groupe The Nocturnes, puis on la retrouve ensuite dans Red Sparowes, projet post-rock très intéressant. En 2011, elle fonde Marriages qui restera actif quelques années seulement (1 EP et 1 album), mais constituera une étape importante dans l'évolution musicale d’Emma Ruth Rundle vers son travail solo. Elle enchaînera alors cinq albums en 15 années (et pléthore d’Eps), définissant les contours d’un style qui oscille entre post-métal, post-rock et dark-folk. Elle aime aussi s’entourer d’autres artistes que ce soit avec Chelsea Wolfe, dont elle est très proche aussi musicalement, Thou, groupe de sludge ou encore Jaye Jayle, musicien expérimental.

Emma Ruth Rundle est donc de retour en 2026 avec son nouvel album These killing times, sorti sur son propre label (Errant Child) et dont l’approche me rappelle un peu le troublant Engine of hell, sorti en 2021. Ce dernier marquait une césure dans sa discographie par une approche totalement dépouillée et à fleur de peau, seulement avec voix, piano et guitare acoustique. Ce nouvel opus conserve cette sensibilité mais en retournant à la puissance électrique de ses instruments. Pour l’occasion elle s’est entourée de Jess Gowrie (Chelsea Wolfe, Mrs Piss) à la batterie et Troy Zeigler (Serj Tankian) à la basse.   

Et l’émotion est effectivement au rendez-vous dès les premières notes au piano de Powerless, qui monte en puissance avec une guitare lourde. God’s Picture se veut dans la continuité d’Engine Of Hell. Emma chantonne, pose sa voix avec douceur, on entend ses doigts sur les cordes, le piano prend le lead, le saxophone amène des sonorités nouvelles. Un morceau doux mais intense. On retrouve aussi cet esprit sur Don’t Delay Heaven, sobre et prenant. Anvil enchaîne sur les mêmes bases tout en apportant un final envoûtant avec des modularités impressionnantes sur le chant.

Catherine Wheel est un morceau plus rythmé avec un ambiance originale. Un morceau à l’esprit pop totalement maîtrisé et assumé. Les distorsions de guitares se mêlant aux nappes de violons. Excellent morceau.

Le final avec Human Kingdom me rappelle Chelsea Wolfe dans cette douce folk gothique de plus de 8 minutes. Alors qu’Oceans Of Time conclue avec émotion et sensibilité juste au piano et voix accompagnés par des chœurs réconfortants.

Les invités se succèdent, que ce soit Patrick Shiroishi au saxophone sur Enough et God’s Picture, Gina Gleason, guitariste de Baroness sur Catherine Wheel, Amelia Baker de Cinder Well et le duo de Storefront Church sur Oceans Of Time, le guitariste de Tera Melos sur plusieurs morceaux.

 

Les textes se révèlent toujours aussi engagés, abordant le thème de la montée en puissance du nationalisme chrétien, les discours politiques abjectes tout en amenant des touches positives sur l’amour notamment.

 

These Killing Times, digne successeur d’Engine Of Hell, conserve cette douceur et cette sensibilité propre à Emma Ruth Rundle, tout en retrouvant des touches électrisantes qui manquaient sur le dernier opus. Il en ressort un album (8 titres – 44 min) tout simplement beau et envoûtant.

 

J. NeWSovski

 

 

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lundi 14 septembre 2026

REDSTONE – The Stone [EP]

 


REDSTONE – The Stone [EP]

Autoproduction

Nouvel EP pour Redstone que j'ai eu la chance de voir en concert au Westill Festival de Vallet en octobre 2025. Je me souviens d'un excellent concert et d’une chouette interview pour l'émission Ça dégouline dans le cornet. Redstone, d’Angers, est issu de plusieurs formations locales : Hiwik, Slaïdup, Barbak et Irukandji (de Caen, pour le coup).


Leur nouveau disque The Fall démarre sur les chapeaux de roue avec le morceau Raise Your Voice qui aborde le thème de ne pas être un esclave, de ne pas avoir peur ...
Cet EP est composé de sept morceaux qui approchent divers thèmes sociétaux comme la vengeance, la descente aux enfers, la résilience, les stigmates de la guerre à travers l'histoire…
En tous cas, leur métal imbibé de Stoner est très bon.

La production du disque est nickel, l'EP précédent m'avait déjà bien tapé dans les oreilles, et avec ce nouveau disque, on sent une belle évolution sonore. Il a d’ailleurs été enregistré au Dôme Studio avec David Potvin.

Le morceau Witness of The Fall démarre tranquillement et le chant de Nico est bien posé, avec la guitare acoustique qui accompagne les paroles. Et ensuite, de grosses guitares bien rentre-dedans pour un excellent moment.

Si j'ai une recommandation à vous faire, c’est le morceau à écouter en priorité.

Best Served Cold envoie rapidement un stoner fortement teinté de métal avec un chant dur tandis que the Silent Mess sert d’interlude calme avant de reprendre une dose de puissance avec Pointless, très sombre et inquiétant puis avec Anything, le morceau final qui se révèle plus mélodique.


The Fall de Redstone est un des disques que je vais écouter régulièrement, sans chauvinisme même si Redstone est Angevin. Bonne écoute à vous !

 

Fred lpmr

 

 

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