ECHO SAYS
ECHO – Aithaleia
Voice Of
The Unheard
Pour commencer
à parler de cet album, je me dois de parler du superbe artwork réalisé par Ariane
Patenaude. Sorte de sablier, de mondes inversés avec des fractales numériques
par-dessus. Au-delà de la beauté, il est intrigant et annonce l’immersion
sonore qui suit. L’album en vinyle, s’offre sur un superbe splatter du plus bel
effet. Certainement l’un des plus beaux objets entrecroisés depuis quelques
années.
Echo Says
Echo est un groupe
de Paris qui joue du post-rock instrumental. Il y a beaucoup de sorties
actuellement dans ce style ou beaucoup qui s’en approchent en proposant du shoegaze
ambiant mais j’avais envie de parler de cet album précisément car il sort
véritablement du lot.
Aithaleia est un mot qui évoque les cendres et
le feu, c’est aussi le nom donné à l’île d’Elbe dans l’Antiquité et sa terre
volcanique. Cet album s’écoute comme un voyage, six titres qui forment une
seule et unique œuvre immersive à souhait.
Dès l’ouverture
avec Noisy Cave, on sent de l’énergie, maîtrisée,
calculée, façon Explosions In The Sky mais qui joue avec les contrastes
pour offrir différents temps sur le même morceau. Les touches électroniques
sont légères et apportent une ambiance intéressante. The Landing
offre un autre visage, marqué sur des ruptures et une batterie dominante. La
tension est grandissante et la puissance se libère. Volta Celeste
est le morceau qui m’accroche le plus, le riff de guitare est obsédant sur la
première partie et l’ambiance puissante et rapide est totalement captivante. En
live ce morceau doit être super fort et intense. HHID
alterne les ambiances durant ses sept minutes joue avec les contrastes, les
temporalités, et une tension latente, puis Stuck
In Eternity amène sa poésie. Le morceau était
déjà sorti avant l’album complet et se visionne aussi en clip rappelant la
pochette du dernier Tardis mais plus directement Interstellar. Le parallèle
entre le film et la musique d’Echo Says Echo est d’ailleurs intéressant.
Le voyage
sonore se termine avec le long et magnifique Dissensus
sur lequel on retrouve ce climat enivrant. Les touches électroniques et
synthétiques sont à nouveau présentes pour amener une touche originale.
Aithaleia
est donc un très bel album, envoûtant et immersif. Il se révèle très riche et
ne cesse de distiller ses charmes écoute après écoute. Hâte de découvrir sa transposition
sur scène.
J. NeWSovski







