BALEK PANIC – Zoo City
Autoproduction
Déjà auteurs de deux EPs les quatre lascars de BALEK PANIC
viennent tout juste de sortir leur premier album, Zoo City, en
autoproduction. Les 14 morceaux ont été enregistrés et mixés par Joshua Hudes
au studio Résonnance 93, avec un super son. L’artwork, dessiné se veut dans le
style du précédent. Un joli dessin signé Benjo San qui illustre bien le titre
de cet album : Zoo City.
Let’s party démarre fort
en utilisant les codes du punk mélodique, avec un petit riff de guitare qui rappelle
Millencolin. Zoo City, quant à lui,
évoque Learn To Fly des Foo Fighters.
On sent bien les références punkrock des années 90 notamment
dans les structures de refrains accrocheurs, l’utilisation des chœurs et les
mélodies accrocheuses et, si l’on joue le jeu du Name Dropping, on peut citer de
nombreuses références dont Bracket (My Monster) voire même
la vitesse des Satanic Surfers et la façon de placer le refrain sur Human Plastic Waste. On
retrouve le côté fun et déconne des Uncommonmenfrommars sur Me and my electric Bike, parfait
pour accompagner l’été, le morceau est accompagné par une trompette, qui amène
une touche festive et originale. On retrouve d’ailleurs cette dernière sur 49.3 cm of love avant que le
morceau parte en punk mélodique parfaitement maîtrisé.
Vous l’aurez compris, le groupe ne révolutionne pas le genre
mais sa musique est rafraîchissante, énergique et techniquement maîtrisée. Pour
rappel c’est un premier album et je suis enchanté de voir des groupes comme Heads
Up, Your Favorite New Tape ou Left Bank jouer du punkrock
mélodique comme on en faisait dans les années 90 en pleine hype du style. Mon
coup de cœur de l’album se porte sur le morceau Screwed, qui est
rapide et propose une belle intensité mais Broken Paths n’est pas
très loin en proposant une belle personnalité avec un chant posé différemment
et des passages mid-tempo très intéressants. Peut-être une piste pour les prochaines
compositions ?
Balek Panic est un jeune groupe prometteur et ce premier
album offre de belles promesses. Entre références nostalgiques et touches
personnelles, cet album est une belle surprise et ce groupe mérite qu’on le
suive avec attention.
J. NeWSovski






