mardi 20 octobre 2026

BIG TIME – Old Fashioned

 


BIG TIME – Old Fashioned

Engineer Records

Découverte aujourd’hui à Montpellier avec BIG TIME. Punkrock à fond, grosses influences 90’s - parfaitement ma came !  Le trio s’est formé en 2023 autour de Cyril (Lessen, Vesuve) et Vincent (Wake The Dead, Eight Years, Vegan Fox). Un changement de batteur a eu lieu en 2025 avec l’arrivée Jordan (Cowards, Man Is Not A Bird, Bufford Tannen) et la formation se stabilise depuis. Le trio sort son premier album, Old Fashioned, sur Engineer Records qui a déjà sorti des disques d’Antillectual ou Wake The Dead.

Alexandre de 2 Doigts dans la Prise (aussi batteur de Raincheck, ex-Guerilla Poubelle, Leptik Ficus…) est aux manettes. Le résultat : un son propre et efficace. La batterie a un son très No Use For A Name, un peu métalique, je trouve. La pochette, signée par le groupe et Jokoule, affiche des tournesols en fin de vie, une belle image de décomposition douce.

The Wrong Way, avec le featuring de Chomby de Raincheck se place comme l’un des morceaux phares de ce premier album. Sous des airs de punkrock californien il arrive à faire passer de belles mélodies et prend vraiment le temps de poser les choses en étirant ses lignes jusqu’à approcher les 5 minutes. Burnout et Winners sont plus directs dans leur traitement et tablent sur la vitesse mais accrochent, encore une fois, grâce à des mélodies efficaces.

J'adore les petits interludes, avant (D)Rimjob ou après Monster : ils apportent de la variation, coupent l'album et laissent respirer. D’ailleurs ce dernier morceau apporte le second featuring avec Thomas des excellents Cold Stress. Très rapide, le morceau penche vers un punkrock plus brutal et incisif.

BIG TIME aime décidemment jouer sur de longues lignes mélodiques car c’est de nouveau le cas sur Buried Boxes où le refrain est vraiment très bon avec les chœurs puissants derrière. Old Fashioned clôt l'album : longue pièce dont la seconde partie développe une atmosphère enivrante, à la manière de certains morceaux des cultissimes — et trop sous-estimés — Diesel Boy.


BIG TIME nous livre avec Old Fashioned un premier album très réussi qui ravira les afficionados du punkrock façon Epitaph et Fat Wreck. Pas toujours original mais certifié efficace !

 

J. NeWSovski

 

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jeudi 15 octobre 2026

BETWEEN BODIES – Hands to hold each other

 


BETWEEN BODIES – Hands to hold each other

Zeitstrafe Records

Entre Cologne et Toronto, Between Bodies est un groupe à part sur la scène européenne. Remarqué et mis en avant par Krod Records s’est émancipé et est parti sur le label Zeitstrafe rds. Je connais bien le groupe pour avoir chroniqué ses précédentes productions, et sa capacité à composer des morceaux accrocheurs ne se dément pas.

Dans un registre proche de Spanish Love Songs, les allemands arrivent à faire passer beaucoup d’intensité dans leurs morceaux. Waves sonne justement comme le groupe américain. Puissant rapide et plein de mélodies, la voix de Christopher rappelle celle de Dylan Slocum, le vibrato de ce dernier en moins. Les échanges entre les différentes voix fonctionnent à merveille et amènent une vraie variété dans le morceau. Chandelier est aussi une très belle chanson, bien mise en avant par ses nappes de clavier et ses mélodies ciselées. Le chant monte haut et fait preuve d’une très grande intensité.

Leur écriture mérite aussi qu’on s’y attarde. Milli Writes On Hotel Walls est un texte percutant, où l’anarchiste Milli se débat dans une société conformiste, à la recherche d’une place qui n’existe pas.

Annie (21st century working class) et Bathroom Floor reprennent une recette gagnante : des mélodies entraînantes, un tempo effréné, et des influences qui rappellent Blink 182 pour l’un, Alkaline Trio (époque From Here To Infirmary.) pour l’autre.

L’album ne laisse aucun répit. Entre King’s Head, hymne enflammé destiné à électriser les concerts, et New Ways to stay on earth, morceau long et intense, les Allemands enchaînent douze titres d’une qualité irréprochable. Mention spéciale à I wanted to tell you, qui commence en douceur avant de s’embraser, explorant avec justesse les thèmes de l’héritage familial et des démons intérieurs.

 

Hands to hold each other est tout simplement un coup de cœur. Bien écrit, mélodique et percutant, il possède tous les ingrédients pour me faire chavirer. L’idéal serait maintenant de réussir à les croiser en France !

 

J. NeWSovski

 

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samedi 10 octobre 2026

MAUGES PIT FEST V - J2

 


Ma première venue au Mauges Pit Fest et pourtant c’est déjà la 5ème édition. A quelques kilomètres de Cholet, en plein centre de St Macaire en Mauges, le lieu est sympa avec beaucoup de places pour se garer et une surface étendue pour les à-côtés. Parce qu’une fois rentré, se dresse un petit village de stands, un espace restauration, beaucoup de tables pour se poser et un bar extérieur. Le lieu est bien organisé et c’est cool de pouvoir y flâner entre deux groupes. Parmi les stands on retrouve un peu de tout mais j’ai été ravi de retrouver celui des Poulettes L’assaut, excellent collectif, engagé et plein de belles valeurs. Belle découverte aussi avec les dessins de Régis Bezannier.

Parlons bière aussi car c’est primordial dans un fest. IPA de la brasserie de Noirmoutier N’O qui fait l’affaire, et pour la blonde, la locale La Rombière de Beaupreau.

Dans la salle, le son s’en sort plutôt bien pour une salle de sport et les lights étaient bien gérés.

 




Les groupes de la deuxième journée.

KOD ZERO avait la lourde tâche de démarrer la deuxième journée, mission d’autant plus ardue que le groupe remplaçait au pied levé Bunkum, plutôt attendu. Le groupe Nantais m’a surpris avec un mélange de métal et de chant rap original et intéressant. Le chant est en français avec un vrai positionnement rap et, derrière, ça balance fort. L’ensemble m’a rappelé quelques vieux morceaux de Mass Hysteria et No One Is Innocent. Une bonne entrée en matière.

 

lundi 5 octobre 2026

MARVIN HEEMEYER – A new low

 


MARVIN HEEMEYER – A new low

Deviance Rds/ Crapoulet Rds / Maloka / Shlag Rds / BlackOut Prod

Voici le premier album du groupe Nancéen Marvin Heemeyer. Formé en 2019 et déjà auteur d’une démo 4 titres remarquée en 2024 et 2 Eps au préalable. Je vous conseille la lecture de la chronique de cette dernière pour connaître l’origine du nom du groupe. Pour cet album, Marvin Heemeyer a posé ses instruments au studio L’Autre Oreille, avec Fabien Pilard et Julien Rosenberger aux manettes. Le mixage, lui, a été confié à Will Killingsworth (Dead Air Studio), une collaboration qui porte ses fruits car le son est impeccable.

L’album s’ouvre sur une longue introduction qui fait monter la tension, comme une mise en bouche parfaite. Puis, c’est l’explosion : Old Stuff déferle avec un punk hardcore au chant crié, rythmé par des modulations percutantes. Enchaîne You’re so right qui dégage aussi beaucoup d’énergie. Le groupe affiche clairement sa ligne de conduite avec un message clair dans le livret : Fuck Racism, fuck sexism, fuck homophobia and fuck any other form of discrimination.

Et quand il s’agit d’aborder des sujets graves, Marvin Heemeyer ne recule pas. Betharram en est l’exemple parfait, avec un texte puissant : « Homophobic bigots, so afraid of faggots, follow what I say and never what I’ve done, dumb… ». J’adore particulièrement la première partie de ce morceau, où l’échange guitare/basse est d’une efficacité redoutable.

 

Plus tard, Stone vient ensuite calmer le jeu avec une rythmique plus lente, mais surtout plus lourde, avant que le déluge ne reprenne de plus belle (Stand Still, Gross). Le groupe sait aussi nous embarquer avec des rythmiques prenantes et dansantes (No One), tout en rappelant, sur d’autres titres (Banged Up, Layers), leur attachement au hardcore, dans la veine de groupes comme Bunkum ou Go It Alone.

Clairement, les morceaux et le groupe vont être particulièrement intéressants à voir sur scène car c’est là que ce style, qui est emplein d’énergie et de rage, prend toute sa dimension. À suivre de près, donc, pour ne pas rater leurs prochaines dates de tournée !

 

J. NeWSovski

 

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mercredi 30 septembre 2026

NDA – Low Ton

 


NDA – Low Ton

Autoproduction

Ce vent frais et ensoleillé, celui qui fleure bon le punk rock mélodique de la fin des années 90, souffle à nouveau avec force. Les sorties dans le style se multiplient à l’ouest de la France : Left Bank!, Ashen Shore, Heads Up… Et cette fois, c’est au tour des Nantais de NDA de se faire entendre. Ce jeune groupe, né en 2023 et composé d’anciens membres d’Angry Days, Toxxic TV, Clayton ou encore Les Jacks Sonnent 4, a enregistré ses 13 titres au studio Playtime avec Jonas Guedon, avant de les confier à Korentin Mens du Spearhead Studio pour le mixage.

L’album Low Ton s’ouvre brillamment avec Stoïcism, où les chœurs, puissants et omniprésents, captent immédiatement l’attention. Le morceau n’est pas sans évoquer les mythiques Homeboys (qui, au passage, selon les dernières informations se reformeraient), avec son chant haché et sa rythmique énergique. L’influence de Millencolin transparaît aussi, que ce soit à travers le riff obsédant de Craft Fear, Inc qui aurait pu apparaître dans Life On A Plate ou bien sur Naïve Music, titre direct et mélodique qui rappelle la période Pennybridge Pionneers des Suédois. La basse, particulièrement inventive, apporte des variations très efficaces. Not Fifty, rapide et addictif, confirme cette filiation.

Avec Alien, le groupe passe à la vitesse supérieure : basse ultra-rapide et solos de guitare enflammés en font la petite bombe de l’album. The Gang, porté par des chœurs fédérateurs, fait quant à lui office d’hymne collectif dans un registre différent. Quant à I’m Not Down, qui se conclut au piano, il s’impose comme l’un des titres les plus captivants du disque, à la fois mélancolique et entraînant.

Un petit défaut ? Je trouve que l’artwork, signé Potit Lu, peine à me convaincre, un peu à l’image de celui des Heads Up, leurs voisins des Herbiers. Manque de peps, de couleurs qui claquent, j’aime le côté dessiné mais clairement il est trop terne. Mais bon, comme on dit, les goûts et les couleurs…

Comme les gars sont un peu des malades, ils ont aussi sorti l’album en format jeu Gameboy ! Un jeu, mais aussi une version des morceaux en 8 bits. Un truc un peu incroyable. Et c’est à écouter ici.


NDA vient ajouter son à la liste des groupes de punkrock mélodique / skate punk hyper intéressants. On va suivre avec une grande attention les Nantais !

J. NeWSovski

 

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samedi 26 septembre 2026

CARMEN CARBON – Fire [EP]

 


CARMEN CARBON – Fire [EP]

Autoproduction

Carmen Carbon est un trio angevin, issu de l’atelier « Monte Ton Groupe » du Chabada. Un groupe 100% féminin dans lequel on retrouve notamment Kroquette qui jouait auparavant dans Neuf Volts et dont on a pu entendre la voix dans quelques morceaux de Circles. Elles ont commencé sous le nom de Rosa Radium, une fusion entre une figure féminine emblématique et un élément chimique, il semble que la recette soit la même pour ce nouveau nom.

 

Ce deuxième EP commence par She wants to drive, rock indie au tempo posé mettant en avant une voix plaisante. Get On se révèle plus nerveux, bien appuyé par des chœurs bien placés sur le refrain le morceau pousse et amène de l’énergie, puis Fire se dévoile après une longue et lente introduction, le morceau joue sur les tensions, montée, alternance du chant, riffs lourds. Un morceau intéressant. Le rock indie ressort aussi beaucoup sur Evident things, dont le refrain sonne très Sahara Hotnights, ce qui est un joli compliment car les suédoises sont très fortes sur ce registre.

Bad world joue le contre-pied, avec sa première partie calme sur laquelle la guitare se fait plaisir derrière puis le refrain déclenche une montée d’énergie. L’EP se termine avec My Own Enemy, qui est, selon moi, le morceau le plus efficace. Très punk sur son traitement, le rythme est rapide rappelant MADAM, ça joue vite tout en proposant des mélodies bien pensées.

 

Fire est un EP qui confirme le talent de ce trio angevin, à mi-chemin entre MADAM et PUSSY MIEL. À découvrir absolument.

 

J. NeWSovski

 

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mardi 22 septembre 2026

Playlist de l'automne

 


Une nouvelle playlist qui fait la part belle aux découvertes, je l'espère. Car derrière la locomotive Burning Heads qui s'approche de ses 40 années d'activité on retrouve de jolis groupes notamment les nantais de NDA pour le renouveau du skate-punk ou Fervents dans la veine post-hardcore.

On découvre aussi le nouveau projet de Wattie Dead End : Blanx

La scène angevine est, évidemment présente, fanzine local oblige ! Carmen Carbon tout d'abord, ce trio féminin est vraiment une belle découverte puis Kurvaa et LAC. 

Je vous laisse découvrir la suite en cliquant plus bas !





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