Le
CHATEAU COSCO – Hortense [EP]
Calvaire
Divin
Auteur il y
a deux ans d’un premier EP « Sortilèges », le
CHATEAU COSCO remet le couvert avec cinq titres intenses qui s’écoutent
comme un bloc compact. Le trio montpelliérain affine encore un peu plus son
noise-rock instrumental teinté de math-rock évoquant à la fois TOTORRO, PENICHE
mais également les Belges de LA JUNGLE pour les rythmes technoïdes qui
jalonnent cette nouvelle production.
Avec le
CHATEAU COSCO, dont le patronyme évoque presque un titre perdu de Hayao
Miyazaki, le ton est donné dès les premières secondes du pétaradant « H.E.E.T. ». Portée par une section
rythmique hypnotique et répétitive, cette première salve multiplie les breaks
et joue avec les nerfs. Le morceau mêle avec brio incursions math-rock et
déflagrations sonores dignes des grandes heures du post-rock, comme une collision
entre TOTORRO et EXPLOSIONS IN THE SKY. Plus
groovy, « Sortilège IV »
s’appuie sur un riff entêtant et convoque une transe quasi tribale, rappelant
la furie répétitive de LA JUNGLE. Une musique physique,
viscérale, qui donne autant envie de danser que de pogoter dans la fosse. « Azote Liquide » calme un peu le jeu dans
avec une entame plus aérienne dominée par des parties de guitares planantes.
Mais la tension est cependant palpable. La basse surgit, massive, bientôt
épaulée par des guitares plus abrasives et une batterie au diapason pour un
morceau débordant d’énergie et de fausses pistes. Avec « Arbok », le trio s’aventure sur un terrain
encore plus expérimental et noisy. Sur plus de six minutes, Le CHATEAU COSCO
étire sa matière sonore sans jamais perdre en intensité, prouvant sa capacité à
construire des architectures complexes tout en conservant une approche ludique
et instinctive. « Les Poules », titre le plus court de l’EP qui
clôture l’album, impressionne par l’intensité de son jeu de batterie. Les
guitares, d’abord cristallines, finissent par baisser la garde pour un final
bruitiste aussi chaotique que jubilatoire.
Avec
« Hortense », Le CHATEAU COSCO transforme l’essai du premier EP et
impose sa signature. Son noise-rock 100% instrumental est une décharge
d’énergie brute qui ne demande qu’à exploser sur scène.
Mr Caribou
Titre préféré : H.E.E.T






