BURNING
HEADS – All Fired Up
Kicking
Records
Rentrons
directement dans le sujet, All Fired Up commence comme un
clin d’œil au magnifique album Escape avec SOS 2, la suite de SOS, 27 ans après. Le morceau est rapide
et accrocheur, l’ADN Burning Heads
est toujours présent et facilement identifiable malgré les années et les
changements de line-up. Ce morceau était important pour rappeler que, 27 ans
après, la situation ne s’est pas améliorée bien au contraire. L’extrême droite
continue de monter et de se banaliser. Ce morceau est là pour pousser à la
révolte. Smombies, deuxième
morceau à être clipé, big up à la famille Loussouarn au passage, est aussi
efficace et montre une véritable maîtrise dans l’écriture de chansons qui
tiennent la route, avec ses breaks, ses chœurs décalés… Le texte ? Il faut
déchiffrer le titre : contraction de smartphone et zombies. Le reste s
‘entend tout de suite.
Alors
que le groupe fête très bientôt ses 40 ans de carrière, cet album n’est rien d’autre
que leur seizième. Une telle longévité est rare, on pourrait citer les Sheriff
ou Washington Dead cats mais ils ont fait une pause dans leur carrière. Il
faut alors se tourner vers les USA et prendre l’exemple de NoFX ou Bad
Religion. La flamme des Burning
Heads n’a jamais faibli, même si elle a parfois vacillé. All
Fired Up est clairement dans la continuité d’Embers Of
Protest avec, tout d’abord, un artwork du même graphiste avec une
dominante jaune cette fois, puis musicalement on est sur la même construction
avec des morceaux rapides dont certains accrochent clairement l’oreille.
A ce
titre Back Home est un titre assez
rapide et entraînant. Le chant est superbement bien posé, avec un gros refrain
à la Pennywise et des petits riffs de guitare alléchants.
Dans
la catégorie morceaux un peu plus lents mais particulièrement mélodiques on
retrouve l’excellent How Many Tears
aux couplets posés contrebalancés par des refrains très power pop, avec des
chœurs qui décoiffent. Mais mon titre préféré demeure Fire Walks With Her, un morceau à tiroirs,
très bien construit, avec des chœurs prenants et des guitares incisives. La
chanson est construite comme une histoire. J’aime beaucoup !
Dans
les morceaux directs et particulièrement efficaces on peut citer Not My Business à la rythmique soutenue, Consequences qui possède la même structure
ou Big Lies très rapide chanté
en partie à deux entre Fra et Thomas, son refrain rappelle les vieux morceaux
des Orléanais.
L’album se termine sur High Times,
tout comme Escape se terminait par Babylon
By Skate. Le morceau est plaisant et offre un moment de répit
sympathique en fin d’écoute.
Ce seizième album des Burning Heads se veut dans la parfaite continuité
de son prédécesseur. Pas de fioritures, pas de révolution, Burning Heads fait
ce qu’il sait faire de mieux depuis 40 ans : du punkrock mélodique d’excellente
facture. Certes ce n’est pas leur meilleur album mais il reste un très bon
moment d’écoute que je ne peux que vous conseiller. À ne pas rater l’année
prochaine lors de leur tournée anniversaire !
J. NeWSovski






