jeudi 20 août 2026

PUSSY MIEL – Bee Raged [EP]

 


PUSSY MIEL – Bee Raged [EP]

A tant Rêver du Roi / Dispear Records

 

Quatuor d’Hossegor et de Capbreton, 100% féminin, Pussy Miel incarne une scène féminine en pleine ébullition. Tout comme la scènes basquo-landaise, dont elle est originaire, qui est sacrément en forme en ce moment avec des formations comme The Drugsters, Kuma No Motor, ATS 1994… Et des lieux incontournables comme le Black Flag, Le Circus ou encore le Magneto.

Pussy Miel tire son nom du film Les 4 saisons d’Espigoule et joue son thème de l’abeille à fond, car passé son nom, il se décline sur la jolie pochette puis ensuite sur le nom de l’EP, tout aussi ironique : Bee Raged.

Le groupe de Landaises bouscule les codes. Définitivement punk, leur musique apporte aussi des boucles stoner et vient conjuguer le côté brut du grunge. Un beau mélange sur un Ep qui se veut détonnant.

 

Lack Of understanding avec ses sonorités stoner et son chant à plusieurs voix me fait penser aux Sahara Hotnights. Tandis que Wasted est un morceau punk à grosses guitares aux faux airs de Madam, ce côté punk devient ensuite un peu plus garage sur Don’t Change Me, un titre aux sonorités définitivement pop.

Le dernier morceau, délivré, est chanté en français. Le chant passe bien, un peu posé à la Pogo Car Crash Control, qui a dû être, de toute évidence, une influence sur ce morceau. Don’t know, qui ouvre l’EP, se veut quant à lui bien plus lourd sur son introduction avec des guitares bien abrasives. Le contraste avec le chant très mélodique est intéressant. Puis le morceau part dans une longue dérive un peu psyché pour finir à près de 5 minutes 30. Culotté pour une entrée en matière !

 

Bee Rage, première production du groupe Pussy Miel est une belle cuvée, pleine de surprise et de caractère. Ne cherchant pas à singer tel ou tel groupe, le quatuor s’affirme avec des titres personnels et efficaces. Personnellement j’ai été séduit par leur audace.
Une belle découverte qu’il me tarde de découvrir sur scène.

J. NeWSovski

 

 

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samedi 15 août 2026

BLUE GRIZZLY – S/t

 


BLUE GRIZZLY – S/t

Autoproduction

 

Voici un groupe qui assume pleinement son identité. Entre miel sonore et douceur mélodique, Blue Grizzly propose un rock gourmand, aussi savoureux qu’inattendu. Le trio rennais signe ici son deuxième album, après Makesong (2024) et l’EP Malone (2023).

Avec des sonorités résolument grunges, les Rennais prouvent qu’ils sont de vieux briscards du genre. Never Thought You Would envoie une bouffée d’air seattlien, tout en évoquant aussi les Suisses d’Hathors. Ce morceau d’ouverture, percutant, donne le ton, même s’il peut sembler trompeur : Blue Grizzly excelle surtout dans des mélodies power pop (Spell and Write, Tug, Conquistador), qu’ils distillent avec brio tout au long des 14 titres.

Côté douceur, Abuela et Kragle livrent une dose de tendresse sans renoncer à leur ancrage années 90. Let Him Down, simple et efficace, rappelle même les Breeders. L’inclusion d’un morceau instrumental comme Pikiwiki, nerveux et revigorant, est une excellente idée pour dynamiser l’écoute. Le groupe revient ensuite à un grunge plus lourd avec Found The Law That I Wanted, marqué par un riff puissant et des sonorités noise sur le refrain, puis America, au chant filtré, l’un des titres les plus percutants de l’album.

Sonorités rock tendance grunge, les Rennais sont des vieux briscards qui maîtrisent parfaitement leur style. Never Thought You Would sent fort l’odeur de Seattle mais me fait aussi penser aux Suisses d’Hathors. Un morceau rentre-dedans pour débuter mais qui peut paraître tout de même un peu trompeur car Blue Grizzly se révèle être très fort sur les mélodies powerpop (Spell and Write ; Tug ; conquistador) au point d’en distiller tout au long des 14 morceaux.

Malgré de bonnes idées, quelques fragilités subsistent, notamment au niveau du chant : les aigus manquent parfois de stabilité (Tug, Vince and Marco), et les harmonies (Picture in My Mind) pourraient gagner en précision. Pourtant, ces morceaux séduisent par leurs mélodies envoûtantes et des arrangements bien pensés, comme la basse, qui mériterait d’être davantage mise en valeur.
Autre regret : un mixage un peu étouffé sur les voix, dommage pour un album aussi riche. J’ignore si l’enregistrement a été réalisé en autonomie par le groupe, mais cela pourrait expliquer ce manque de clarté.

Derrière le personnage de l’ours se cache un trio passionné, qui puise son inspiration dans les sonorités des années 90 et les mélodies accrocheuses. Et le pari est réussi : on se laisse rapidement emporter par leur univers.


 

J. NeWSovski

 

 

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lundi 10 août 2026

CRIMES ET CAMIONS – La vague [EP]

 



CRIMES ET CAMIONS – La vague [EP]

Dispear Records

Nouveau venu sur la scène punk, Crimes et Camions n’est pourtant pas composé d’inconnus : on y retrouve Fabien, figure du projet, ancien membre de Face Up To It, groupe bordelais de punk hardcore qui a marqué les années 2000.

L’EP s’ouvre avec La vague, titre éponyme qui donne le ton : une charge frontale contre la montée du RN. Derrière son nom décalé, le groupe affiche un engagement sans détour, avec des textes percutants en français. In the Navy, en anglais, propose une approche plus basique et linéaire, sur laquelle j’ai eu du mal à accrocher. Mais l’énergie revient vite avec Trop facile, intense et brut, suivi de Plus Rien N’A De Sens, un morceau résolument punk, aussi bien dans sa forme que dans son fond social.

Troisième guerre confirme cette dynamique : direct et sans fioritures. Le son clair et rythmé de Crimes et Camions rappelle par moments Youth Avoiders, avec une vitalité qui fait mouche. L’EP se clôt sur Media de Merda, chanté en espagnol, et toujours aussi incisif.

Bref, un jeune groupe à suivre de près, qui s’inscrit dans la lignée d’un punk rock engagé, à l’image des Toulousains de Nightwatchers. À découvrir sans hésiter !

 

J. NeWSovski

 

 

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mercredi 5 août 2026

BALEK PANIC – Zoo City

 


BALEK PANIC – Zoo City

Autoproduction

Déjà auteurs de deux EPs les quatre lascars de BALEK PANIC viennent tout juste de sortir leur premier album, Zoo City, en autoproduction. Les 14 morceaux ont été enregistrés et mixés par Joshua Hudes au studio Résonnance 93, avec un super son. L’artwork, dessiné se veut dans le style du précédent. Un joli dessin signé Benjo San qui illustre bien le titre de cet album : Zoo City.

Let’s party démarre fort en utilisant les codes du punk mélodique, avec un petit riff de guitare qui rappelle Millencolin. Zoo City, quant à lui, évoque Learn To Fly des Foo Fighters.

On sent bien les références punkrock des années 90 notamment dans les structures de refrains accrocheurs, l’utilisation des chœurs et les mélodies accrocheuses et, si l’on joue le jeu du Name Dropping, on peut citer de nombreuses références dont Bracket (My Monster) voire même la vitesse des Satanic Surfers et la façon de placer le refrain sur Human Plastic Waste. On retrouve le côté fun et déconne des Uncommonmenfrommars sur Me and my electric Bike, parfait pour accompagner l’été, le morceau est accompagné par une trompette, qui amène une touche festive et originale. On retrouve d’ailleurs cette dernière sur 49.3 cm of love avant que le morceau parte en punk mélodique parfaitement maîtrisé.

Vous l’aurez compris, le groupe ne révolutionne pas le genre mais sa musique est rafraîchissante, énergique et techniquement maîtrisée. Pour rappel c’est un premier album et je suis enchanté de voir des groupes comme Heads Up, Your Favorite New Tape ou Left Bank jouer du punkrock mélodique comme on en faisait dans les années 90 en pleine hype du style. Mon coup de cœur de l’album se porte sur le morceau Screwed, qui est rapide et propose une belle intensité mais Broken Paths n’est pas très loin en proposant une belle personnalité avec un chant posé différemment et des passages mid-tempo très intéressants. Peut-être une piste pour les prochaines compositions ?

 

Balek Panic est un jeune groupe prometteur et ce premier album offre de belles promesses. Entre références nostalgiques et touches personnelles, cet album est une belle surprise et ce groupe mérite qu’on le suive avec attention.

 

 

J. NeWSovski

 

 

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vendredi 31 juillet 2026

BAYLINE – State of despair [EP]

 


BAYLINE – State of despair [EP]

White Russian Records

Bayline est un groupe hollandais qui s’est formé récemment (2022), il a déjà sorti un album en 2023 (I choose love) et vient de sortir son nouvel EP 4 titres, State of Despair, chez le mythique label batave : White Russian Records. La formation s’est stabilisée avec l’arrivée de son nouveau batteur (le 3ème quand même !).

Cet EP fonctionne sous forme de concept en explorant de façon chronologique la lente descente d’une relation qui s’effondre, depuis la prise de conscience de l’incompatibilité jusqu’à la panique étouffante de se retrouver prisonnier d’une vie qui ne nous correspond plus.

Tout commence avec Wither (se faner en français) qui se révèle être un morceau d’Emo – Post-hardcore avec un chant qui alterne le saturé et le clair. Il me rappelle un peu, toutes proportions gardées, la vague de groupes comme Boysetsfire ou Grade. Il évoque la lente disparition de l'espoir, à mesure que la réalité de la situation s'impose.

Vient ensuite Comfort’s a coffin qui évoque lui la peur de quitter ce qui nous est familier. C’est un morceau rapide et très efficace, tellement que je l’ai placé il y a quelques semaines sur la playlist estivale du fanzine.

Sinking in slowmotion en remet une couche dans le style émo-hardcore. Le rythme est encore très véloce avec de bons riffs de guitares, à la fois joueurs puis lourds. Il aborde le moment où l'on comprend qu'il faut abandonner le navire pour survivre.

State Of Despair est le morceau phare de l’EP, le dernier à avoir été dévoilé. Il démarre fort, avec un chant mélo sur les refrains et fini en véritable défouloir. Il retranscrit les conséquences physiques des crises d'angoisse ainsi que le courage nécessaire qu'il faut pour choisir une nouvelle direction.

Je noterai aussi les superbes artworks qui ont accompagné les sorties des trois premiers morceaux puis l’EP. Un très beau travail du studio Daggers Design.

 

Rappelant avec nostalgie la vague émo-hardcore de la fin des années 90, Bayline nous offre un petit EP marquant, efficace et original sur son sujet.

J. NeWSovski

 

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dimanche 26 juillet 2026

ATS 1994 - Infernus Manet [EP]

 


ATS 1994- Infernus Manet [EP]
Autoproduction

ATS 1994, ce nom mystérieux cache un nouveau groupe venu de Tarnos et Bayonne. On y retrouve Julien (ex-The Drugsters, The Enterprise, Missile) à la batterie, le quatuor a déjà marqué les esprits avec un premier EP 8 titres sorti en décembre 2025. Leur nouvelle production, Infernus Manet, en reprend l’esprit tout en y injectant une touche punk anglais des plus rafraîchissantes. Auto-proclamé Glam Rock/Punk, le groupe surprend dès les premières notes par une guitare au caractère bien trempé.

Infernus Manet, qui ouvre ce 4 titres, explose avec une énergie brute, rappelant MSS FRNCE par son groove, mais avec un chant en anglais à la voix chaude et expressive. Le morceau, nerveux à souhait, séduit par des mélodies accrocheuses et une guitare qui ose : entre riffs percutants et mini-solos, elle apporte une touche atypique et rafraîchissante.

Brain Dead confirme cette influence punk anglais : le débit vocal saccadé et le riff du refrain évoquent Les Clash, tandis que la structure rappelle les Buzzcocks. Mais c’est la réverbération et les sonorités planantes du clavier qui transforment ce titre en un morceau unique, entre punk rock et rock psychédélique.

Meatball joue la carte de la lenteur trompeuse : après une intro douce, le riff accrocheur explose et emmène le morceau vers un power-pop énergique. Les chœurs, bien placés, renforcent ce côté mélodique et entraînant.

 

Le dernier morceau, Hybrid moments, est une reprise des Misfits. Assez fidèle à l’originale c’est amusant car ce groupe est pas mal repris ces derniers temps (Black Mantra notamment sur son dernier EP). Preuve que ce groupe est intemporel et continue d’inspirer les nouvelles générations.

 

ATS 1994 est une pépite à suivre de près. Au-delà d’un punk rock classique, le groupe apporte une originalité rare : des mélodies travaillées, une guitare inspirée, et une énergie contagieuse. À mettre sur vos radars sans hésiter !

J. NeWSovski

 

 

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mardi 21 juillet 2026

ASTROMILK – Nobody Knows How Sad It Is To Be The Sun [EP]

 


ASTROMILK – Nobody Knows How Sad It Is To Be The Sun [EP]

 Autoproduction


Découverte réjouissante au détour des recommandations de Bandcamp : ASTROMILK, trio toulousain mené par Steve Ziane (ex-Lindbergh, Subcity Stories). Né en 2011 comme un projet solo, le groupe s’est progressivement étoffé avec Stéphan à la basse et Florent à la batterie. Après un premier album, Bad Songs For Sad People (2013), voici Nobody Knows…, leur premier EP… 13 ans plus tard.

L’ouverture de l’EP rappelle la vague émo de la fin des années 90, évoquant même Sense Field. Mélodique, presque pop, Throwing Cases pose une ambiance envoûtante. The Entertainer ajoute une touche Blonde Redhead, notamment grâce à une section rythmique où la basse domine. La voix douce de Steve contraste avec l’énergie croissante du morceau, créant un équilibre captivant.

Richard Gere’s Complex se distingue par son introduction soignée et ses mélodies percutantes, rappelant les Canadiens d’All Systems Go. Une power-pop musclée, riche en accroches, qui ne renierait pas Baby Chaos. Et si les références fusent pour décrire ASTROMILK, c’est parce que leur musique, inspirante, mérite qu’on s’y attarde.

Le titre éponyme (Nobody Knows), lui, évoque Favez, avec un chant posé et une douceur enveloppante.

À noter : un projet 100 % DIY, de l’enregistrement (au studio Nuance Records) à la pochette, signée par Steve lui-même.

 

Astromilk fait donc partie de ces belles découvertes avec un EP brillant emplein de belles mélodies. Un trio qu’il faudra suivre avec la plus grande attention !

 

J. NeWSovski

 

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