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lundi 6 avril 2026

ECHO SAYS ECHO – Aithaleia

 


ECHO SAYS ECHO – Aithaleia

Voice Of The Unheard

 

Pour commencer à parler de cet album, je me dois de parler du superbe artwork réalisé par Ariane Patenaude. Sorte de sablier, de mondes inversés avec des fractales numériques par-dessus. Au-delà de la beauté, il est intrigant et annonce l’immersion sonore qui suit. L’album en vinyle, s’offre sur un superbe splatter du plus bel effet. Certainement l’un des plus beaux objets entrecroisés depuis quelques années.

Echo Says Echo est un groupe de Paris qui joue du post-rock instrumental. Il y a beaucoup de sorties actuellement dans ce style ou beaucoup qui s’en approchent en proposant du shoegaze ambiant mais j’avais envie de parler de cet album précisément car il sort véritablement du lot.

Aithaleia est un mot qui évoque les cendres et le feu, c’est aussi le nom donné à l’île d’Elbe dans l’Antiquité et sa terre volcanique. Cet album s’écoute comme un voyage, six titres qui forment une seule et unique œuvre immersive à souhait.

Dès l’ouverture avec Noisy Cave, on sent de l’énergie, maîtrisée, calculée, façon Explosions In The Sky mais qui joue avec les contrastes pour offrir différents temps sur le même morceau. Les touches électroniques sont légères et apportent une ambiance intéressante. The Landing offre un autre visage, marqué sur des ruptures et une batterie dominante. La tension est grandissante et la puissance se libère. Volta Celeste est le morceau qui m’accroche le plus, le riff de guitare est obsédant sur la première partie et l’ambiance puissante et rapide est totalement captivante. En live ce morceau doit être super fort et intense. HHID alterne les ambiances durant ses sept minutes joue avec les contrastes, les temporalités, et une tension latente, puis Stuck In Eternity amène sa poésie. Le morceau était déjà sorti avant l’album complet et se visionne aussi en clip rappelant la pochette du dernier Tardis mais plus directement Interstellar. Le parallèle entre le film et la musique d’Echo Says Echo est d’ailleurs intéressant.

Le voyage sonore se termine avec le long et magnifique Dissensus sur lequel on retrouve ce climat enivrant. Les touches électroniques et synthétiques sont à nouveau présentes pour amener une touche originale.

 

Aithaleia est donc un très bel album, envoûtant et immersif. Il se révèle très riche et ne cesse de distiller ses charmes écoute après écoute. Hâte de découvrir sa transposition sur scène.

 

J. NeWSovski


 

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jeudi 2 avril 2026

TANT QUE C’EST ENCORE POSSIBLE : OLIVIER DE DRAGO

 


TANT QUE C’EST ENCORE POSSIBLE : OLIVIER DE DRAGO

Entretiens avec Sam Guillerand

Chaque Jour Est un Dimanche

 

La collection Les Derniers Des Mohicans revient sur les figures marquantes de la scène musicale française dite underground. Voici le troisième tome consacré à Olivier Drago et intitulé « Tant que c’est encore possible ».

Le tome précédent consacré à Franck Frejnik, pilier du fanzinat et de la presse musicale, s’est révélé d’une richesse d’informations incroyable. L’entretien révélait une personne discrète mais profondément engagée. J’ai adoré la quantité d’anecdotes et de situations décrites. Déjà fan du personnage, cet ouvrage n’a fait que confirmer l’impression ressentie à travers tous ses travaux.

 

Je me suis donc jeté sur ce nouveau tome dédié au fondateur et rédacteur en chef d’une revue qui a évolué sous plusieurs noms tout en gardant le même ADN : New Noise.

L’entretien revient sur le parcours d’Olivier : son enfance à Limoges, sa découverte de la musique, les premiers concerts. Son projet d’étude qui devient le site No Brain No Headache et qui sera le détonateur vers son passage à la presse écrite. On y découvre ses premiers pas dans le magazine VELVET, vous savez ce mag très joli avec un dvd empli de live et de clip. Je ne sais pas si ma mémoire me joue des tours mais il me semble même qu’au troisième ou quatrième Fury Fest, au Mans, une scène portait le nom du magazine. Ce n’est, d’ailleurs, pas abordé dans le livre. Le magazine connaît quelques déboires aussi il s’échappe et monte Versus avec une ligne éditoriale assez proche qui se transforme quelques années plus tard en Noise et puis un peu plus tard en New Noise.

Cet entretien permet de découvrir l’envers du décor. Loin de l’image romantique d’un open-space animé, Olivier Drago révèle une réalité plus solitaire : certains rédacteurs n’ont jamais été rencontrés, les échanges se font très souvent à distance.

La référence R.A.G.E., magazine pionnier, revient très régulièrement et montre qu’il reste une référence et une influence importante.

L’entretien aborde l’épineux sujet des difficultés de New Noise qui ont démarré en 2022 et qui ont mis à mal sa publication. C’est à nouveau le cas cette année. La discussion tient à trouver les raisons des baisses de vente, je suis surpris qu’à aucun moment le sujet du prix du magazine ne soit approché, pourtant crucial, car d’un point de vue lecteur j’ai vu une sacrée différence entre le prix d’un numéro en 2015 (6.90€) et un actuel (12.90€). Bien entendu elle se justifie par une hausse des coûts d’impression mais l’achat d’un New Noise n’est plus à la portée de tout le monde.

La deuxième partie du livre est une discussion complète entre Sam Guillerand et Olivier Drago sur un sujet qui les oppose. Olivier étant toujours avide de nouveautés ce qui n’est pas le cas de Sam. Je résume un peu mais l’idée se situe par-là. Cette partie qui m’a fait penser à l’excellent zine HuGui(Gui) les Bons Tuyaux, mais, hélas, je n’ai pas vraiment apprécié. Le côté name-dropping et la volonté oppressante de vouloir convaincre est pesante à lire. Et puis il y a un réel décalage de temps d’expression entre les deux protagonistes qui s’est révélé gênant pour moi. J’ai par contre apprécié la richesse des propos souvent pertinents. Mais peu importe ce n’est que mon humble avis.

 

Tant que c’est encore possible est bien plus qu’un entretien : c’est une plongée dans les coulisses de la presse musicale, un témoignage sur les défis et les difficultés de l’indépendance. Que vous soyez lecteur de New Noise, passionné de fanzines ou simplement curieux des aventures éditoriales, ce livre vous parlera. À lire, donc, tant que c’est encore possible !

J. NeWSovski

dimanche 29 mars 2026

.CHIRE – Notre Dame Des Tentes [EP]

 


.CHIRE – Notre Dame Des Tentes [EP]

Autoproduction

 

Montréal ne cesse de confirmer son rôle de place forte du rock canadien. Après Vulgaires Machins, Population II, Nobro ou Lost Love, voici .CHIRE et son punk « gériatrique » – un terme qui, rassurez-vous, ne reflète en rien l’énergie de ce quintet. Leur EP Notre Dame Des Tentes est une claque aussi bien musicale que sociale, où la rage et l’engagement se marient à des riffs tranchants et des voix éraillées. Bon, en voyant les photos des gars, je me rends compte qu’on a à peu près le même âge. Je vais donc considérer Les Rêveries comme un fanzine gériatrique aussi !

L’EP démarre fort avec Révolution (y’en aura pas) punkrock très efficace avec une grosse voix façon Gruff Punk et un chant en français teinté du subtil accent québécois si reconnaissable. Ça joue fort et ça joue vite, un vrai défouloir, les chœurs fonctionnent à merveille et la section rythmique est vraiment sympa, j’aime beaucoup la basse. Enchaîne ensuite C’est le premier tour de roue le plus rough, avec le deuxième chanteur qui prend le lead. Sa voix est originale et, avec ce texte, ça passe crème ! Le texte aborde le sujet de l’écologie et comment enrailler le mouvement de surconsommation, c’est intéressant.

Il y a toujours un engagement dans les textes, c’est le cas aussi sur Brûle ! Coderre, Brûle !, un morceau que j’affectionne particulièrement. Il va vite, la voix éraille de FO dessus fonctionne à merveille et la guitare est joueuse et balance quelques riffs bien sentis. Un très très bon morceau.

Notre Dame Des Tentes, morceau éponyme, est une plongée dans le Montréal des laissés-pour-compte. Le texte, poignant, décrit un campement de fortune face à l’explosion des loyers – un thème universel, mais ancré dans le réel (-30°C l’hiver, ça ne pardonne pas). Musicalement, les riffs en cascade et les changements de tempo évoquent l’urgence, comme si Hot Water Music avait croisé la route des Vulgaires Machins. Un excellent morceau.

Fuck Gagner me fait vraiment penser à un morceau de Guerilla Poubelle, un brûlot punk rapide et direct. Un texte qui aborde, une nouvelle fois, un sujet sociétal.

 

Notre Dame Des Tentes est un EP sans concession, où le punk retrouve sa fonction première : dénoncer, rassembler, et surtout, faire bouger. .CHIRE prouve qu’on peut être « gériatrique » sans rien perdre de son mordant, et qu’à Montréal, la scène punk francophone a encore de beaux jours devant elle. À suivre de près, donc.

J. NeWSovski

 

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samedi 21 mars 2026

Playlist du printemps

 Voici déjà le printemps et, il allait de soit qu'une petite playlist très punkrock accompagne le soleil et l'éclosion des fleurs.

Onze groupes, onze gros morceaux. Des featurings, des inédits, du français mais pas que...

Petit clin d'œil aussi à l'artwork de cet album mythique des Burning Heads sorti il y a tout juste... 30 ans.









lundi 9 mars 2026

LA DEBÂCLE – Manquer d’air [EP]

 


LA DEBÂCLE – Manquer d’air [EP]

Araki Records / Cœur Sur Toi / Kravache

 

Voici le premier EP de ce nouveau groupe Toulousain qui avait déjà préparé le terrain en sortant une démo en 2024. Cette fois-ci la production est plus soignée avec Julia Soula qui s’en est chargée.

Trois titres seulement mais de belles promesses avec une base de son très punkrock façon Charlie Fiasco, référence locale pas si anodine car la voix de Mathieu ressemble beaucoup à celle de Romain des Charlie.

L’EP s’ouvre sur La Tangente, un morceau qui pose immédiatement les bases : un punk-rock mélodique, des chœurs bien placés et une énergie bien présente. Mille Éclairs enchaîne avec intelligence, alternant entre passages punk-rock et mélodies post-hardcore, le tout servi par des textes en français bien sentis. Enfin, Manquer d’air clôt l’EP en appuyant davantage sur les contrastes. Le morceau démarre rapidement avant de se poser et développer des moments doux et aériens, puis une longue montée en puissance pour un final explosif.

Trois titres, c’est court, mais suffisant pour donner envie d’en entendre plus. La Débâcle vient de sortir ici, un premier EP qui servira de support idéal pour démarcher les salles et se faire une place sur scène. À suivre de près, donc.

 

J. NeWSovski

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jeudi 5 mars 2026

DIRTY CLOUD – New Flesh

 


DIRTY CLOUD – New Flesh

Flippin’ Freaks Records

Décidément, la scène rock rouennaise regorge de groupes passionnants : MNNQNS, SERVO, YOU SAID STRANGE ou encore WE HATE YOU PLEASE DIE. Et la liste est loin d’être close. Elle s’allonge aujourd’hui avec une nouvelle pépite locale : DIRTY CLOUD. Repéré il y a trois ans par Raphaël Balzary, ex-frontman de WE HATE YOU PLEASE DIE, le trio revient avec « New Flesh », un premier album qui impressionne autant par sa fougue que par sa maturité. À peine majeurs, les trois énergumènes livrent une musique dense qui oscille entre urgence punk et échappées expérimentales. Leur style s’est largement affiné depuis leur premier coup d’essai (le EP « Straight-Jacket »).

L’étrangeté ouvre le bal avec “Soft Machine”. Deux minutes d’ambient et de bidouillages sonores, presque abstraites. Une introduction déroutante, parfaite rampe de lancement pour la bombe “Tiny Shoes Cause Blister”. Porté par une rythmique martiale, le morceau navigue entre punk, noise-rock et post-punk avant d’opérer, à mi-parcours, une bascule inattendue vers des textures plus shoegaze, presque atmosphériques.

Autre évidence, la palette vocale de Julien est incroyable. Puissante, modulable, capable de descentes abyssales comme de fulgurances stridentes. On pense aux regrettés tRuckks et au chant possédé de Leny, capable lui aussi d’embrasser des territoires proches du death-métal. DIRTY CLOUD flirte d’ailleurs avec ces extrêmes sur la fin de l’expéditif “Stimfapping” où le chant guttural surgit sans prévenir.

Limbic System” (1 minute 20 à peine), maintient la cadence et rappelle les débuts d’ICEAGE. La tension reste palpable sur « Straight Men » et ses guitares débraillées. Mais le trio ne se contente pas d’aligner les uppercuts. Il aime brouiller les pistes. Les cinq minutes de “Skin Crawling” en sont la preuve. La basse minimaliste et le spoken words inquiet de Julien subissent progressivement quelques dissonances. Puis la batterie et les guitares noisy font irruption. DIRTY CLOUD joue beaucoup sur le tempo, les changements de rythme sont légion jusqu’au final agressif.

Voix plus grave et ambiance plus post-punk sur les premières notes de “777555/Scum”. Un morceau au titre bien mystérieux qui prend ensuite des chemins plus punk et noise-rock (dans sa 2ème moitié). Plus posé et lancinant, « Travis the Chimp » est dominé par le chant habité et changeant de Julien. L’album touche déjà à sa fin avec l’étonnant « Garmonbozia ». Une simple guitare acoustique reprend en boucle quelques accords pour un final 100% instrumental. Le calme après la tempête.

Le premier album de DIRTY CLOUD est un disque tendu, incarné et parfois inconfortable. Avec « New Flesh », le groupe rouennais frappe un grand coup et affirme déjà une identité singulière. Et laisse présager un avenir prometteur.

 

Mr Caribou

 

Titre préféré : « Tiny Shoes Cause Blister »

 

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dimanche 1 mars 2026

YOUTH AVOIDERS – Defiance

 


YOUTH AVOIDERS – Defiance

Dispear Records / Destructure records

Huit ans séparent Défiance de Relentless, le second album des Parisiens. Une longue période durant laquelle le groupe a vécu beaucoup de hauts avec des concerts partout à travers le monde mais aussi des bas qui les ont obligés à changer de line-up et notamment se séparer de leur bassiste, suite à une agression sexuelle. Ce nouvel album est donc une surprise. Une excellente surprise même. Et dès les premières notes on reconnait les marqueurs du groupe avec un son caractéristique et un chant original.

Endless Fight démarre avec une énergie communicative, punkrock pleine balle, hardcore old school. Le groupe joue vite, à la manière des Nantais de Circles avec lesquels ils partagent de nombreux points communs.

Le tempo est frénétique sur Fed Up Of Their Lies qui montre que Youth Avoiders est toujours un groupe avec des paroles engagées. Les mélodies ne sont pas oubliées comme sur Solidarity with the oppressed ou Nowhere to go où la voix de Christopher se pousse dans ses retranchements. Les titres s’enchaînent, pas moins de 10 pour 20 minutes, la messe est vite dite, mais on notera quelques excellents brûlots comme Real Life Awaits Us ou Short Fuse. J’apprécie particulièrement la guitare de Christoph, d’une efficacité implacable sans distorsion et le jeu de batterie ultra efficace de Marlon.

 

L’enregistrement a été réalisé en deux temps entre Aout 2024 et Novembre 2025 signé Nicolas, qui assure aussi la basse, est d’une justesse remarquable. Quant à la pochette signée par Gaspard Le Quiniou d’Arrache-toi un Œil, elle est vraiment magnifique, c’est une des plus belles que j’ai pu voir ces derniers temps, bravo !

 

Defiance est l’un de ces albums incontournables de ce début d’année. Il marque le retour de Youth Avoiders et c’est une excellente nouvelle ! Il s’écoute en boucle et je ne peux que le conseiller vivement !

 

J. NeWSovski

 

 

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jeudi 26 février 2026

THE TACT – Fizzy Life

 


THE TACT – Fizzy Life

Tic & Tact Records


The Tact signe ici son deuxième EP, Fizzy Life, une bouffée d’air frais qui sent bon le printemps. Atypique à plus d’un titre : non seulement le duo se limite à une guitare et une batterie, mais il est aussi formé d’un père et de son fils. Originaires de Corbelin, un village niché au pied des Alpes, ils ont commencé leur aventure en 2022.

L’EP s’ouvre sur Don’t Care, un single déjà rodé depuis plusieurs mois. Un choix judicieux : ce morceau détonne, alliant une énergie rock’n’roll pure et un côté accrocheur qui en fait un tube en puissance. Proud Of Your Genes poursuit sur cette lancée puis Fizzy Life avec son riff de guitare percutant et un filtre vocal renforce l’aspect groovy. Le jeune chanteur avec son accent et son phrasé haché, laisse entrevoir une marge de progression. Une idée à creuser : pourquoi ne pas tenter quelques titres en français pour varier ?

Part Of The Game marque un virage mélodique, moins rock et plus aérien, avec une touche psychédélique qui surprend et séduit. Quant à At One, son tempo plus lent et ses sonorités indie-pop en font un morceau à part, presque contemplatif et rappelle l’influence The Strokes.

 

The Tact est un groupe solaire. Au-delà de leur formule atypique, père et fils livrent un rock’n’roll teinté de garage et d’indie-pop, frais et embarquant. Un EP à découvrir sans attendre – et à suivre de près !

J. NeWSovski

 

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dimanche 22 février 2026

RANDOM HEARTS – Love PTSD

 


RANDOM HEARTS – Love PTSD

MA Såret Rec, Araki Records, Asso MIGHTY WORM, Dingleberry Records, Affliction Records, Emergence Records.

 

Love PTSD de RANDOM HEARTS était l’une des sorties les plus attendues de mon agenda 2026. Les deux extraits dévoilés fin 2025, quelques mois avant la sortie officielle, avaient suffi à confirmer mon intuition : ce premier album promettait de tout renverser. Et le moins que l’on puisse dire, c’est qu’il tient ses promesses.

Formé en 2022 à Besançon, RANDOM HEARTS rassemble des têtes connues de la scène locale : Jean-Philippe (ex-Nothing To Prove) et Rémi (ex-Wendy’s Surrender), rejoints par Thomas et Hervé, tous deux issus de Jack And The Bearded Fishermen. Une alchimie qui se ressent dès les premières notes.

À l’écoute, l’influence de Jack ATBF est immédiate — et pour cause, la proximité entre les deux groupes est indéniable. Mais là où Jack ATBF mise sur une énergie brute et directe (comme en témoigne leur Naked sorti quelques mois plus tôt), RANDOM HEARTS creuse un sillon plus atmosphérique, plus mélancolique. Les guitares, à la fois massives et subtiles (Before We Met), laissent une large place aux mélodies, tandis que le chant, volontairement en retrait, sert avant tout la puissance collective. Un équilibre rare, qui rappelle par moments l’esprit de Watertank — notamment sur des titres comme Fences ou Slow Burn, où les atmosphères prennent le pas sur la frénésie.

L’album oscille entre deux âmes : d’un côté, la lourdeur post-hardcore d’un Recede Into Shadows, typique de la scène bisontine (lourd, puissant, mélodique) ; de l’autre, une mélancolie plus introspective, comme sur Past Tears, qui n’est pas sans évoquer Second Rate. Un mélange qui donne à Love PTSD une identité forte, entre rage et nostalgie.

Et puis, il y a ce parfum inégalable des années 90, celui d’un Quicksand en pleine possession de ses moyens, quand le post-hardcore flirtait aussi avec le punk et le grunge sans jamais s’y noyer.

RANDOM HEARTS signe ici un premier album solide, homogène, et surtout, profondément sincère. La claque de ce début d’année qu’il me tarde de découvrir sur scène !

J. NeWSovski

 

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mercredi 11 février 2026

Live Report : Les Inouïs 2026 Région Pays de la Loire



Jeudi 29 janvier avait lieu la sélection des Pays de La Loire pour le festival du Printemps de Bourges. 162 artistes avaient été préselectionné.es et 6 apparaissaient sur la grande scène du Chabada.

Difficile de démarrer dans une salle qui tarde à se remplir mais c’est une mission pour ODA., le duo angevin devenu trio, nous a soufflé une folk-pop avec des morceaux aériens intéressants. Il faisait partie, jusqu’à la l’année dernière, de l’équipe espoir du Chabada. Une équipe à laquelle appartient toujours CJ BETH qui enchaîne. La jeune artiste Angevine possède une voix rare et somptueuse, proche de celle d’Amy Winehouse. On a le droit à un set de 30 minutes (comme tous les artistes présents) avec des morceaux qui retiennent mon attention notamment deux à l’esthétique rock affirmée (jailousy et You don’t care).

lundi 9 février 2026

Interview : CARNAGE PIKNIK


Carnage Piknik, ou l’énergie brute d’une jeunesse qui assume ses racines et ses rêves. À peine 18-19 ans, ces trois-là, Eve, Hélio et Milan, ont transformé leur passion précoce pour la musique en un projet radical. Entre influences noise, rencontres déterminantes et une vision de l’amour comme arme politique, leur deuxième EP Love Loving incarne une maturité artistique qui défie les attentes. Rencontre avec le trio lors de leur passage au Chabada (Angers) lors du tremplin pour le Printemps de Bourges.

Bonjour Carnage Piknik, je voulais que vous me parliez de l'origine du groupe, quand avez-vous commencé, de quelle façon vous êtes-vous rencontrés ?

 Milan (batterie, chant) : Avec Hélio on est amis depuis très longtemps, on a commencé à faire de la musique ensemble en CM1-CM2 puis après au collège. Le groupe a vraiment commencé quand on a rencontré Eve au lycée, avec qui on partageait les mêmes influences musicales et la même énergie. Comme ça matchait on a fait un groupe tous les trois, et depuis ça ne fait que grossir.

Hélio (guitare, chant) : Je pense que plus on a joué ensemble, plus on a eu envie de développer le projet. C'est une passion qui s'est un peu révélée avec l'expérience, j’ai senti que ça me procurait des émotions que je n’arrivais pas à toucher d’une autre manière et du coup c'était hyper plaisant.

On a pu bénéficier aussi d'accompagnement, à l'époque on avait fait TDM dans les débuts du groupe, peu après la rencontre avec Eve, ça nous a permis un peu de nous trouver musicalement, et de comprendre qu'on avait en la capacité et la possibilité de créer des trucs qui nous plaisent et qu'on aurait envie.

 

dimanche 4 janvier 2026

Fanzine Les Rêveries numéro 23

 


Bonne année à tous !

Voici le 23ème numéro des Rêveries, 6 mois après la sortie du précédent, une sorte de petit rythme s'installe ! Toujours une version numérique qui sort avant la version papier.

Vous retrouverez la fine fleur angevine : Rest Up, Fragile et Lunar Lock. Ainsi que pas mal de groupes Tourangeaux : First Draft, Patient Zéro et Beyond The Styx. J'ai aussi ramené de mes vacances hollandaises deux très bons groupes composés d'anciens NRA : les Soul Motels et Third Ego. Et puis on tape dans les coups de cœur de l'année : Jack ATBF, Split, Dead In LA, Madam, Mule Jenny, Dawn Dealers, Cushdrive, Karaba FC, Pain Magazine et Bank Myna.

On parle aussi de l'Omega Sound Fest, d'artworks, de bilan 2025 et de prévisions 2026.

Bonne lecture !

LIEN pour lire ou télécharger





La version papier sortira durant le mois, elle sera disponible sur Angers dans certains points stratégiques (Le Chabada, Exit Music, Joker's Pub...) ou sur simple demande. Par correspondance c'est possible en prenant en charge les frais de port.