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samedi 10 octobre 2026

MAUGES PIT FEST V - J2

 


Ma première venue au Mauges Pit Fest et pourtant c’est déjà la 5ème édition. A quelques kilomètres de Cholet, en plein centre de St Macaire en Mauges, le lieu est sympa avec beaucoup de places pour se garer et une surface étendue pour les à-côtés. Parce qu’une fois rentré, se dresse un petit village de stands, un espace restauration, beaucoup de tables pour se poser et un bar extérieur. Le lieu est bien organisé et c’est cool de pouvoir y flâner entre deux groupes. Parmi les stands on retrouve un peu de tout mais j’ai été ravi de retrouver celui des Poulettes L’assaut, excellent collectif, engagé et plein de belles valeurs. Belle découverte aussi avec les dessins de Régis Bezannier.

Parlons bière aussi car c’est primordial dans un fest. IPA de la brasserie de Noirmoutier N’O qui fait l’affaire, et pour la blonde, la locale La Rombière de Beaupreau.

Dans la salle, le son s’en sort plutôt bien pour une salle de sport et les lights étaient bien gérés.

 




Les groupes de la deuxième journée.

KOD ZERO avait la lourde tâche de démarrer la deuxième journée, mission d’autant plus ardue que le groupe remplaçait au pied levé Bunkum, plutôt attendu. Le groupe Nantais m’a surpris avec un mélange de métal et de chant rap original et intéressant. Le chant est en français avec un vrai positionnement rap et, derrière, ça balance fort. L’ensemble m’a rappelé quelques vieux morceaux de Mass Hysteria et No One Is Innocent. Une bonne entrée en matière.

 

lundi 5 octobre 2026

MARVIN HEEMEYER – A new low

 


MARVIN HEEMEYER – A new low

Deviance Rds/ Crapoulet Rds / Maloka / Shlag Rds / BlackOut Prod

Voici le premier album du groupe Nancéen Marvin Heemeyer. Formé en 2019 et déjà auteur d’une démo 4 titres remarquée en 2024 et 2 Eps au préalable. Je vous conseille la lecture de la chronique de cette dernière pour connaître l’origine du nom du groupe. Pour cet album, Marvin Heemeyer a posé ses instruments au studio L’Autre Oreille, avec Fabien Pilard et Julien Rosenberger aux manettes. Le mixage, lui, a été confié à Will Killingsworth (Dead Air Studio), une collaboration qui porte ses fruits car le son est impeccable.

L’album s’ouvre sur une longue introduction qui fait monter la tension, comme une mise en bouche parfaite. Puis, c’est l’explosion : Old Stuff déferle avec un punk hardcore au chant crié, rythmé par des modulations percutantes. Enchaîne You’re so right qui dégage aussi beaucoup d’énergie. Le groupe affiche clairement sa ligne de conduite avec un message clair dans le livret : Fuck Racism, fuck sexism, fuck homophobia and fuck any other form of discrimination.

Et quand il s’agit d’aborder des sujets graves, Marvin Heemeyer ne recule pas. Betharram en est l’exemple parfait, avec un texte puissant : « Homophobic bigots, so afraid of faggots, follow what I say and never what I’ve done, dumb… ». J’adore particulièrement la première partie de ce morceau, où l’échange guitare/basse est d’une efficacité redoutable.

 

Plus tard, Stone vient ensuite calmer le jeu avec une rythmique plus lente, mais surtout plus lourde, avant que le déluge ne reprenne de plus belle (Stand Still, Gross). Le groupe sait aussi nous embarquer avec des rythmiques prenantes et dansantes (No One), tout en rappelant, sur d’autres titres (Banged Up, Layers), leur attachement au hardcore, dans la veine de groupes comme Bunkum ou Go It Alone.

Clairement, les morceaux et le groupe vont être particulièrement intéressants à voir sur scène car c’est là que ce style, qui est emplein d’énergie et de rage, prend toute sa dimension. À suivre de près, donc, pour ne pas rater leurs prochaines dates de tournée !

 

J. NeWSovski

 

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mercredi 30 septembre 2026

NDA – Low Ton

 


NDA – Low Ton

Autoproduction

Ce vent frais et ensoleillé, celui qui fleure bon le punk rock mélodique de la fin des années 90, souffle à nouveau avec force. Les sorties dans le style se multiplient à l’ouest de la France : Left Bank!, Ashen Shore, Heads Up… Et cette fois, c’est au tour des Nantais de NDA de se faire entendre. Ce jeune groupe, né en 2023 et composé d’anciens membres d’Angry Days, Toxxic TV, Clayton ou encore Les Jacks Sonnent 4, a enregistré ses 13 titres au studio Playtime avec Jonas Guedon, avant de les confier à Korentin Mens du Spearhead Studio pour le mixage.

L’album Low Ton s’ouvre brillamment avec Stoïcism, où les chœurs, puissants et omniprésents, captent immédiatement l’attention. Le morceau n’est pas sans évoquer les mythiques Homeboys (qui, au passage, selon les dernières informations se reformeraient), avec son chant haché et sa rythmique énergique. L’influence de Millencolin transparaît aussi, que ce soit à travers le riff obsédant de Craft Fear, Inc qui aurait pu apparaître dans Life On A Plate ou bien sur Naïve Music, titre direct et mélodique qui rappelle la période Pennybridge Pionneers des Suédois. La basse, particulièrement inventive, apporte des variations très efficaces. Not Fifty, rapide et addictif, confirme cette filiation.

Avec Alien, le groupe passe à la vitesse supérieure : basse ultra-rapide et solos de guitare enflammés en font la petite bombe de l’album. The Gang, porté par des chœurs fédérateurs, fait quant à lui office d’hymne collectif dans un registre différent. Quant à I’m Not Down, qui se conclut au piano, il s’impose comme l’un des titres les plus captivants du disque, à la fois mélancolique et entraînant.

Un petit défaut ? Je trouve que l’artwork, signé Potit Lu, peine à me convaincre, un peu à l’image de celui des Heads Up, leurs voisins des Herbiers. Manque de peps, de couleurs qui claquent, j’aime le côté dessiné mais clairement il est trop terne. Mais bon, comme on dit, les goûts et les couleurs…

Comme les gars sont un peu des malades, ils ont aussi sorti l’album en format jeu Gameboy ! Un jeu, mais aussi une version des morceaux en 8 bits. Un truc un peu incroyable. Et c’est à écouter ici.


NDA vient ajouter son à la liste des groupes de punkrock mélodique / skate punk hyper intéressants. On va suivre avec une grande attention les Nantais !

J. NeWSovski

 

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samedi 26 septembre 2026

CARMEN CARBON – Fire [EP]

 


CARMEN CARBON – Fire [EP]

Autoproduction

Carmen Carbon est un trio angevin, issu de l’atelier « Monte Ton Groupe » du Chabada. Un groupe 100% féminin dans lequel on retrouve notamment Kroquette qui jouait auparavant dans Neuf Volts et dont on a pu entendre la voix dans quelques morceaux de Circles. Elles ont commencé sous le nom de Rosa Radium, une fusion entre une figure féminine emblématique et un élément chimique, il semble que la recette soit la même pour ce nouveau nom.

 

Ce deuxième EP commence par She wants to drive, rock indie au tempo posé mettant en avant une voix plaisante. Get On se révèle plus nerveux, bien appuyé par des chœurs bien placés sur le refrain le morceau pousse et amène de l’énergie, puis Fire se dévoile après une longue et lente introduction, le morceau joue sur les tensions, montée, alternance du chant, riffs lourds. Un morceau intéressant. Le rock indie ressort aussi beaucoup sur Evident things, dont le refrain sonne très Sahara Hotnights, ce qui est un joli compliment car les suédoises sont très fortes sur ce registre.

Bad world joue le contre-pied, avec sa première partie calme sur laquelle la guitare se fait plaisir derrière puis le refrain déclenche une montée d’énergie. L’EP se termine avec My Own Enemy, qui est, selon moi, le morceau le plus efficace. Très punk sur son traitement, le rythme est rapide rappelant MADAM, ça joue vite tout en proposant des mélodies bien pensées.

 

Fire est un EP qui confirme le talent de ce trio angevin, à mi-chemin entre MADAM et PUSSY MIEL. À découvrir absolument.

 

J. NeWSovski

 

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vendredi 18 septembre 2026

EMMA RUTH RUNDLE – These killing Times

 


EMMA RUTH RUNDLE – These killing Times

Errant Child

Sortons un peu du punkrock pour parler d’une artiste que j’apprécie particulièrement depuis des années : Emma Ruth Rundle. Originaire de Los Angeles, elle a débuté au sein du groupe The Nocturnes, puis on la retrouve ensuite dans Red Sparowes, projet post-rock très intéressant. En 2011, elle fonde Marriages qui restera actif quelques années seulement (1 EP et 1 album), mais constituera une étape importante dans l'évolution musicale d’Emma Ruth Rundle vers son travail solo. Elle enchaînera alors cinq albums en 15 années (et pléthore d’Eps), définissant les contours d’un style qui oscille entre post-métal, post-rock et dark-folk. Elle aime aussi s’entourer d’autres artistes que ce soit avec Chelsea Wolfe, dont elle est très proche aussi musicalement, Thou, groupe de sludge ou encore Jaye Jayle, musicien expérimental.

Emma Ruth Rundle est donc de retour en 2026 avec son nouvel album These killing times, sorti sur son propre label (Errant Child) et dont l’approche me rappelle un peu le troublant Engine of hell, sorti en 2021. Ce dernier marquait une césure dans sa discographie par une approche totalement dépouillée et à fleur de peau, seulement avec voix, piano et guitare acoustique. Ce nouvel opus conserve cette sensibilité mais en retournant à la puissance électrique de ses instruments. Pour l’occasion elle s’est entourée de Jess Gowrie (Chelsea Wolfe, Mrs Piss) à la batterie et Troy Zeigler (Serj Tankian) à la basse.   

Et l’émotion est effectivement au rendez-vous dès les premières notes au piano de Powerless, qui monte en puissance avec une guitare lourde. God’s Picture se veut dans la continuité d’Engine Of Hell. Emma chantonne, pose sa voix avec douceur, on entend ses doigts sur les cordes, le piano prend le lead, le saxophone amène des sonorités nouvelles. Un morceau doux mais intense. On retrouve aussi cet esprit sur Don’t Delay Heaven, sobre et prenant. Anvil enchaîne sur les mêmes bases tout en apportant un final envoûtant avec des modularités impressionnantes sur le chant.

Catherine Wheel est un morceau plus rythmé avec un ambiance originale. Un morceau à l’esprit pop totalement maîtrisé et assumé. Les distorsions de guitares se mêlant aux nappes de violons. Excellent morceau.

Le final avec Human Kingdom me rappelle Chelsea Wolfe dans cette douce folk gothique de plus de 8 minutes. Alors qu’Oceans Of Time conclue avec émotion et sensibilité juste au piano et voix accompagnés par des chœurs réconfortants.

Les invités se succèdent, que ce soit Patrick Shiroishi au saxophone sur Enough et God’s Picture, Gina Gleason, guitariste de Baroness sur Catherine Wheel, Amelia Baker de Cinder Well et le duo de Storefront Church sur Oceans Of Time, le guitariste de Tera Melos sur plusieurs morceaux.

 

Les textes se révèlent toujours aussi engagés, abordant le thème de la montée en puissance du nationalisme chrétien, les discours politiques abjectes tout en amenant des touches positives sur l’amour notamment.

 

These Killing Times, digne successeur d’Engine Of Hell, conserve cette douceur et cette sensibilité propre à Emma Ruth Rundle, tout en retrouvant des touches électrisantes qui manquaient sur le dernier opus. Il en ressort un album (8 titres – 44 min) tout simplement beau et envoûtant.

 

J. NeWSovski

 

 

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lundi 14 septembre 2026

REDSTONE – The Stone [EP]

 


REDSTONE – The Stone [EP]

Autoproduction

Nouvel EP pour Redstone que j'ai eu la chance de voir en concert au Westill Festival de Vallet en octobre 2025. Je me souviens d'un excellent concert et d’une chouette interview pour l'émission Ça dégouline dans le cornet. Redstone, d’Angers, est issu de plusieurs formations locales : Hiwik, Slaïdup, Barbak et Irukandji (de Caen, pour le coup).


Leur nouveau disque The Fall démarre sur les chapeaux de roue avec le morceau Raise Your Voice qui aborde le thème de ne pas être un esclave, de ne pas avoir peur ...
Cet EP est composé de sept morceaux qui approchent divers thèmes sociétaux comme la vengeance, la descente aux enfers, la résilience, les stigmates de la guerre à travers l'histoire…
En tous cas, leur métal imbibé de Stoner est très bon.

La production du disque est nickel, l'EP précédent m'avait déjà bien tapé dans les oreilles, et avec ce nouveau disque, on sent une belle évolution sonore. Il a d’ailleurs été enregistré au Dôme Studio avec David Potvin.

Le morceau Witness of The Fall démarre tranquillement et le chant de Nico est bien posé, avec la guitare acoustique qui accompagne les paroles. Et ensuite, de grosses guitares bien rentre-dedans pour un excellent moment.

Si j'ai une recommandation à vous faire, c’est le morceau à écouter en priorité.

Best Served Cold envoie rapidement un stoner fortement teinté de métal avec un chant dur tandis que the Silent Mess sert d’interlude calme avant de reprendre une dose de puissance avec Pointless, très sombre et inquiétant puis avec Anything, le morceau final qui se révèle plus mélodique.


The Fall de Redstone est un des disques que je vais écouter régulièrement, sans chauvinisme même si Redstone est Angevin. Bonne écoute à vous !

 

Fred lpmr

 

 

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jeudi 10 septembre 2026

LAC~ - III

 


LAC~ - III

Autoproduction

 

Derrière le nom de LAC~ se cache Sylvain, ex-Cassius Belli et ex-bassiste des Turbo Panda, ce groupe manceau qui a marqué les esprits avec des EPs remarqués et des concerts électrisants, joués au cœur du public. En décembre 2025, le groupe tirait sa révérence, laissant Sylvain relancer son projet solo, mis en pause pendant six ans.

Avec III, il revient à l’essentiel : composer avec un minimum de matériel, retrouver la simplicité et le plaisir des débuts : quand il grattait sa guitare branchée sur un ampli dans un garage. C’est d’ailleurs là, avec un équipement minimaliste, qu’il a enregistré cet album. Au fil du projet, son complice Arnaud (batteur des Turbo Panda) l’a rejoint pour l’épauler.

Ce qui frappe dès les premières notes, c’est la voix de Sylvain, douce et mélodieuse, teintée d’un bel accent qui lui donne encore plus de charme. Le morceau d’ouverture, The Hobo, avec son passage saturé, presque tourmenté, est réellement captivant. Il me rappelle un peu ce que faisait J. Robbins avec Burning Airlines. Thelma est tout aussi intéressant surtout avec les chœurs derrière à la Pixies. Un sample du film Thelma et Louise vient agrémenter la chanson avec notamment la phrase “When a woman’s crying like that, she isn’t having any fun”, que Sylvain voulait mettre et qui résonne encore plus dans notre période actuelle.

Tom Wealers est une belle balade, douce et poétique, avec une fin qui rappelle Daria. Mais c’est Labyrinth qui m’a vraiment scotché. Ce titre me rappelle les vieux morceaux de Monster Munsch ou Higgins, avec un équilibre parfait entre le chant aérien de Sandra et les passages plus intenses de Sylvain, portés par la guitare et la ligne de basse.
White Office, rapide et efficace, le chant est sympa quand il monte. Je me disais que c'est peut-être, par contre ce qui me manque un peu : un chant un peu plus gueulé par moments quand les morceaux s'accélèrent et se déchaînent.

Lullaby m’évoque Hey Hey My My, une pop indie bien ficelée, avec un refrain entêtant. Sunday Morning m’a moins convaincu avec ses sons synthétiques en introduction, mais c’est la montée en puissance qui m’a séduit. Ce morceau psyché mériterait presque de s’étirer encore davantage.

Et puis, en final, il y a Broken Nails, 6 minutes de pur bonheur : un refrain ultra-accrocheur, entre défouloir à la batterie et chant haut perché. Un vrai régal.

 

Avec III, Sylvain s’éloigne de ses groupes précédents mais c’est ce qui est intéressant. A l’instar de musiciens comme Quentin Sauvé, Sylvain, LAC désormais, vient de sortir un magnifique projet de pop indé douce et enivrante.

 

J. NeWSovski

 

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samedi 5 septembre 2026

Vidéo - MUSCU

MUSCU s'est reformé il y a peu et part sur la route pour quelques dates. Pour l'occasion voici la vidéo d ela live session de Desperate Fire.





jeudi 3 septembre 2026

ZALEM – Ananta

 


ZALEM – Ananta

Autoproduction

Le dernier album de Zalem est sorti en mars 2026. Pour mémoire leur dernier disque Stigma est sorti en 2011. Le groupe était en sommeil après un changement de line-up et une longue pause. Aujourd’hui, il revient avec un nouvel album (5 titres, 73 minutes) : Ananta.

Zalem n’a pas perdu son sens de la musique bien au contraire, inutile de comparer l’ancien line-up et l’actuel car une pointe de nouveauté est arrivée dans les compositions de leur dernier effort discographique.

Ananta a été enregistré au studios Tostaky sur Angers et mixé par Nicolas Houssin dans son home studio de St Georges sur Loire. Le travail de production est énorme, écoutez au casque et vous comprendrez ce que je veux dire.

Icarus ouvre le disque et je vous conseille de visionner le clip tourné à Ecouflant. Le chant est une nouveauté chez Zalem, et il apporte une fraîcheur dans les nouvelles compos.

Crossroads arrive en deuxième sur l’album et j’ai vraiment aimé ce qui m’est arrivé dans les oreilles, un son massif avec des montées de guitares bien planantes qui vous fera voyager, j’en suis sûr. On sent bien les influences d’Isis, avec une maîtrise des instruments, les guitares qui répondent au clavier et le duo basse-batterie s’accorde à merveille.

Imaginez-vous, en vélo avec un casque sur la tête et un autre sur les oreilles en campagne, loin du tumulte de la ville et traverser les chemins à l’écoute du morceau.

The Maze m’a un peu surpris, dans le bon sens bien sûr, je n’ai pas l’habitude d’entendre « Nietzsche » mais je pense que l’utilisation de sa voix pour le morceau le plus, disons sombre de l’EP à l’écoute, me concernant, est une bonne trouvaille. Ce n’est peut-être pas un hasard, je m’interroge juste sur ce qui est dit par le monsieur cité ci-dessus. Pourtant The Maze m’a pris aux tripes, son côté sombre ne m’a pas empêché de l’apprécier. Je m’y retrouve juste un peu moins en rapport avec le reste du disque.

Néanmoins, Zalem est de retour et c’est bien là le principal.

Si vous aimez Isis, Explosion in The Sky ou que vous vouez un culte à la Lune, bon elle est facile à placer celle-là, je pense que Ananta, le dernier Ep de Zalem, est fait pour vous.

 

Fred lpmr

 

 

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samedi 29 août 2026

JB HANAK - Bâtards


 

JB HANAK - Bâtards

Le Mot et le reste

Ma rencontre avec l’univers de JB Hanak a été un électrochoc. Sales Chiens, son premier roman, m’avait littéralement scotché : un récit brut, sans concession, qui m’a immédiatement accroché. C’est wFenec et Guillaume Circus qui m’ont fait découvrir cet auteur, et je ne les en remercierai jamais assez. Hanak y dépeignait avec justesse les coulisses, parfois chaotiques, de la tournée de dDamage en France et en Italie, un voyage jalonné de péripéties aussi drôles qu’absurdes. Son style direct, sans fioritures, m’a tout de suite séduit. 

Avec Bâtards, JB Hanak nous embarque cette fois au Japon, toujours aux côtés de dDamage, mais pour une aventure aux saveurs et aux tournures bien différentes. Accompagné d’artistes locaux, le duo électro y explore les coutumes nippones, la répression impitoyable envers les drogues, et multiplie les rencontres aussi improbables que mémorables. Les concerts s’enchaînent, les embrouilles aussi, et on ne s’en plaindra pas. Ourko, ce chien virtuel aussi énigmatique que symbolique, revient hanter les pages du livre. Il incarne tout à la fois la colère, la douleur, la maladie… et bien plus encore. 

L’écriture de JB Hanak est une nouvelle fois rythmée, incisive et pleine d’humour. Il parvient à restituer avec un réalisme saisissant l’énergie électrique des concerts, tout en gardant cette touche punk qui le caractérise. 

Mais Bâtards va bien au-delà du simple récit de tournée. JB Hanak y explore la relation complexe et profonde entre les deux frères de dDamage, ce lien indéfectible qui les unit malgré tout. Certains passages, d’une intensité forte, sont de véritables coups de poing dans l’estomac. Le roman rend un hommage poignant à Fred, son frère disparu, et c’est là, aussi, que réside sa force. On ressent l’émotion, la tendresse et la mélancolie qui traversent ce récit. 


Un roman très fort, totalement punk dans son récit qui se lit comme on écoute un disque : à fond, en profitant de chaque instant. Un grand moment de lecture que je conseille vivement à tous, surtout si la lecture de Sales Chiens vous a marqué.


J. NeWSovski



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jeudi 20 août 2026

PUSSY MIEL – Bee Raged [EP]

 


PUSSY MIEL – Bee Raged [EP]

A tant Rêver du Roi / Dispear Records

 

Quatuor d’Hossegor et de Capbreton, 100% féminin, Pussy Miel incarne une scène féminine en pleine ébullition. Tout comme la scènes basquo-landaise, dont elle est originaire, qui est sacrément en forme en ce moment avec des formations comme The Drugsters, Kuma No Motor, ATS 1994… Et des lieux incontournables comme le Black Flag, Le Circus ou encore le Magneto.

Pussy Miel tire son nom du film Les 4 saisons d’Espigoule et joue son thème de l’abeille à fond, car passé son nom, il se décline sur la jolie pochette puis ensuite sur le nom de l’EP, tout aussi ironique : Bee Raged.

Le groupe de Landaises bouscule les codes. Définitivement punk, leur musique apporte aussi des boucles stoner et vient conjuguer le côté brut du grunge. Un beau mélange sur un Ep qui se veut détonnant.

 

Lack Of understanding avec ses sonorités stoner et son chant à plusieurs voix me fait penser aux Sahara Hotnights. Tandis que Wasted est un morceau punk à grosses guitares aux faux airs de Madam, ce côté punk devient ensuite un peu plus garage sur Don’t Change Me, un titre aux sonorités définitivement pop.

Le dernier morceau, délivré, est chanté en français. Le chant passe bien, un peu posé à la Pogo Car Crash Control, qui a dû être, de toute évidence, une influence sur ce morceau. Don’t know, qui ouvre l’EP, se veut quant à lui bien plus lourd sur son introduction avec des guitares bien abrasives. Le contraste avec le chant très mélodique est intéressant. Puis le morceau part dans une longue dérive un peu psyché pour finir à près de 5 minutes 30. Culotté pour une entrée en matière !

 

Bee Rage, première production du groupe Pussy Miel est une belle cuvée, pleine de surprise et de caractère. Ne cherchant pas à singer tel ou tel groupe, le quatuor s’affirme avec des titres personnels et efficaces. Personnellement j’ai été séduit par leur audace.
Une belle découverte qu’il me tarde de découvrir sur scène.

J. NeWSovski

 

 

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samedi 15 août 2026

BLUE GRIZZLY – S/t

 


BLUE GRIZZLY – S/t

Autoproduction

 

Voici un groupe qui assume pleinement son identité. Entre miel sonore et douceur mélodique, Blue Grizzly propose un rock gourmand, aussi savoureux qu’inattendu. Le trio rennais signe ici son deuxième album, après Makesong (2024) et l’EP Malone (2023).

Avec des sonorités résolument grunges, les Rennais prouvent qu’ils sont de vieux briscards du genre. Never Thought You Would envoie une bouffée d’air seattlien, tout en évoquant aussi les Suisses d’Hathors. Ce morceau d’ouverture, percutant, donne le ton, même s’il peut sembler trompeur : Blue Grizzly excelle surtout dans des mélodies power pop (Spell and Write, Tug, Conquistador), qu’ils distillent avec brio tout au long des 14 titres.

Côté douceur, Abuela et Kragle livrent une dose de tendresse sans renoncer à leur ancrage années 90. Let Him Down, simple et efficace, rappelle même les Breeders. L’inclusion d’un morceau instrumental comme Pikiwiki, nerveux et revigorant, est une excellente idée pour dynamiser l’écoute. Le groupe revient ensuite à un grunge plus lourd avec Found The Law That I Wanted, marqué par un riff puissant et des sonorités noise sur le refrain, puis America, au chant filtré, l’un des titres les plus percutants de l’album.

Sonorités rock tendance grunge, les Rennais sont des vieux briscards qui maîtrisent parfaitement leur style. Never Thought You Would sent fort l’odeur de Seattle mais me fait aussi penser aux Suisses d’Hathors. Un morceau rentre-dedans pour débuter mais qui peut paraître tout de même un peu trompeur car Blue Grizzly se révèle être très fort sur les mélodies powerpop (Spell and Write ; Tug ; conquistador) au point d’en distiller tout au long des 14 morceaux.

Malgré de bonnes idées, quelques fragilités subsistent, notamment au niveau du chant : les aigus manquent parfois de stabilité (Tug, Vince and Marco), et les harmonies (Picture in My Mind) pourraient gagner en précision. Pourtant, ces morceaux séduisent par leurs mélodies envoûtantes et des arrangements bien pensés, comme la basse, qui mériterait d’être davantage mise en valeur.
Autre regret : un mixage un peu étouffé sur les voix, dommage pour un album aussi riche. J’ignore si l’enregistrement a été réalisé en autonomie par le groupe, mais cela pourrait expliquer ce manque de clarté.

Derrière le personnage de l’ours se cache un trio passionné, qui puise son inspiration dans les sonorités des années 90 et les mélodies accrocheuses. Et le pari est réussi : on se laisse rapidement emporter par leur univers.


 

J. NeWSovski

 

 

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mercredi 5 août 2026

BALEK PANIC – Zoo City

 


BALEK PANIC – Zoo City

Autoproduction

Déjà auteurs de deux EPs les quatre lascars de BALEK PANIC viennent tout juste de sortir leur premier album, Zoo City, en autoproduction. Les 14 morceaux ont été enregistrés et mixés par Joshua Hudes au studio Résonnance 93, avec un super son. L’artwork, dessiné se veut dans le style du précédent. Un joli dessin signé Benjo San qui illustre bien le titre de cet album : Zoo City.

Let’s party démarre fort en utilisant les codes du punk mélodique, avec un petit riff de guitare qui rappelle Millencolin. Zoo City, quant à lui, évoque Learn To Fly des Foo Fighters.

On sent bien les références punkrock des années 90 notamment dans les structures de refrains accrocheurs, l’utilisation des chœurs et les mélodies accrocheuses et, si l’on joue le jeu du Name Dropping, on peut citer de nombreuses références dont Bracket (My Monster) voire même la vitesse des Satanic Surfers et la façon de placer le refrain sur Human Plastic Waste. On retrouve le côté fun et déconne des Uncommonmenfrommars sur Me and my electric Bike, parfait pour accompagner l’été, le morceau est accompagné par une trompette, qui amène une touche festive et originale. On retrouve d’ailleurs cette dernière sur 49.3 cm of love avant que le morceau parte en punk mélodique parfaitement maîtrisé.

Vous l’aurez compris, le groupe ne révolutionne pas le genre mais sa musique est rafraîchissante, énergique et techniquement maîtrisée. Pour rappel c’est un premier album et je suis enchanté de voir des groupes comme Heads Up, Your Favorite New Tape ou Left Bank jouer du punkrock mélodique comme on en faisait dans les années 90 en pleine hype du style. Mon coup de cœur de l’album se porte sur le morceau Screwed, qui est rapide et propose une belle intensité mais Broken Paths n’est pas très loin en proposant une belle personnalité avec un chant posé différemment et des passages mid-tempo très intéressants. Peut-être une piste pour les prochaines compositions ?

 

Balek Panic est un jeune groupe prometteur et ce premier album offre de belles promesses. Entre références nostalgiques et touches personnelles, cet album est une belle surprise et ce groupe mérite qu’on le suive avec attention.

 

 

J. NeWSovski

 

 

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vendredi 31 juillet 2026

BAYLINE – State of despair [EP]

 


BAYLINE – State of despair [EP]

White Russian Records

Bayline est un groupe hollandais qui s’est formé récemment (2022), il a déjà sorti un album en 2023 (I choose love) et vient de sortir son nouvel EP 4 titres, State of Despair, chez le mythique label batave : White Russian Records. La formation s’est stabilisée avec l’arrivée de son nouveau batteur (le 3ème quand même !).

Cet EP fonctionne sous forme de concept en explorant de façon chronologique la lente descente d’une relation qui s’effondre, depuis la prise de conscience de l’incompatibilité jusqu’à la panique étouffante de se retrouver prisonnier d’une vie qui ne nous correspond plus.

Tout commence avec Wither (se faner en français) qui se révèle être un morceau d’Emo – Post-hardcore avec un chant qui alterne le saturé et le clair. Il me rappelle un peu, toutes proportions gardées, la vague de groupes comme Boysetsfire ou Grade. Il évoque la lente disparition de l'espoir, à mesure que la réalité de la situation s'impose.

Vient ensuite Comfort’s a coffin qui évoque lui la peur de quitter ce qui nous est familier. C’est un morceau rapide et très efficace, tellement que je l’ai placé il y a quelques semaines sur la playlist estivale du fanzine.

Sinking in slowmotion en remet une couche dans le style émo-hardcore. Le rythme est encore très véloce avec de bons riffs de guitares, à la fois joueurs puis lourds. Il aborde le moment où l'on comprend qu'il faut abandonner le navire pour survivre.

State Of Despair est le morceau phare de l’EP, le dernier à avoir été dévoilé. Il démarre fort, avec un chant mélo sur les refrains et fini en véritable défouloir. Il retranscrit les conséquences physiques des crises d'angoisse ainsi que le courage nécessaire qu'il faut pour choisir une nouvelle direction.

Je noterai aussi les superbes artworks qui ont accompagné les sorties des trois premiers morceaux puis l’EP. Un très beau travail du studio Daggers Design.

 

Rappelant avec nostalgie la vague émo-hardcore de la fin des années 90, Bayline nous offre un petit EP marquant, efficace et original sur son sujet.

J. NeWSovski

 

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