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samedi 29 mars 2025

DIRTY FONZY – Classic Stories, Best Memories [EP]

 


DIRTY FONZY – Classic Stories, Best Memories [EP]

Kicking Records

 

Le dernier et excellent album Full Speed Ahead à peine digéré, Dirty Fonzy remet sa tournée avec un EP enregistré lors de la session du dit album. C’est à une période charnière pour le groupe qui a pas mal évolué et est, selon moi, à son apogée, en ce moment, en proposant un punkrock mélodique hyper attachant.

Classic Stories, Best Memories s’inscrit alors parfaitement dans la continuité de Full Speed Ahead mais l’originalité tient dans le fait que les quatre premiers morceaux sont liés et forment une seule et même pièce.

Life Journey commence doucement entre guitare acoustique et chœurs en parfaite harmonie avant de dérouler un punkrock rapide et bien saccadé. On peut sentir un petit riff à la NoFX en plein milieu. Along the way fait figure de transition dans le morceau, la longue montée en pression est intéressante avant que No Flowers No Crown ne reparte sur une lignée plus agressive et énergique. To The Unknown (au passage c’est le deuxième titre qui rappelle la carrière de Bad Religion après Along the way), touche la corde sensible pour finir la pièce. Une partie très mélodique voire mélancolique sur son introduction qui reprend, sur ses chœurs, le titre de full speed ahead. Une fois combinés ces quatre morceaux forment une superbe chanson. Et c’est intéressant d’avoir tenté ce concept.

Waiting for a call est alors forcément plus classique, c’est un long morceau punkrock plein de mélodies accrocheuses qui me laisse penser à l’époque Uncommonmenfrommars. Ready to go, qui termine, a aussi des accents de NOFX et fonctionne parfaitement.

A noter aussi la pochette dans la même veine que Full Speed Ahead qui lui fait un joli clin d’œil.

 

Dirty Fonzy, dans la continuité de Full Speed Ahead innove en proposant un EP six titres dont quatre sont liés et forment une seule chanson. Cette démarche est originale et mérite d’être soulignée. Musicalement c’est aussi super efficace.

 

J. NeWSovski

https://kickingrecords.bandcamp.com/album/classic-stories-best-memories

https://www.facebook.com/dirtyfonzy/



dimanche 16 mars 2025

COFFRET DE BIJOUX - Intablej'U'Ana [EP]

 


COFFRET DE BIJOUX - Intablej'U'Ana [EP]

Et encore un projet enthousiasmant et surprenant venu du Québec ! Aucune fixette sur ce territoire mais force est de constater que la scène locale regorge de pépites, dans des genres bien différents : de POPULATION II à CHOU en passant par FUUDGE et bien d'autres encore... Leur point commun : sortir le plus souvent des sentiers battus et ne pas opter pour l'anglais. COFFRET DE BIJOUX va encore plus loin dans le grand écart musical. Alice Simard, la one-woman-band à la tête de cet étrange projet, réussit le pari de mélanger agressivité et indie-pop. Le plus souvent, au sein d'un même morceau. Le plus incroyable, c'est que ce mariage schizophrène entre agressivité et mélodie fonctionne très bien. 

L'artiste québécoise, très prolifique, a donc sorti un EP de 4 titres nommé "Intablej'u'ana" (est-ce du québécois ?). "Nielpa u mel rei' alsona" commence d'abord comme un bon vieux morceau shoegaze avec un son de basse très indie 90's. Puis, une voix d'outre-tombe typée black métal fait son apparition. Première surprise. Arrivent ensuite un synthé cheap et des harmonies vocales presque enfantines. Puis une enfilade de blast-beats pour un final de black métal atmosphérique. Avec toujours en arrière-plan cette boucle synthétique qui aura d'ailleurs le dernier mot sur ce morceau d'ouverture. Plus speed, "Floranam" mélange noisy pop et black métal, le courant musical dominant sur la première partie du titre. Le chant hurlé et la batterie au tempo élevé sont au diapason. Jalonné de nombreux breaks, "Floranam" prend progressivement une tournure plus pop grâce à ses synthés mélancoliques. Changement d'ambiance sur le planant "Yaj uiqplaine hill cuete gens bahajade". Après une longue intro très ambient (les nappes de synthé filent le bourdon immédiatement), une boucle synthétique lance les hostilités : chant guttural et choeurs juvéniles alternent parfaitement. La guitare, très indie-rock, n'apparait qu'en milieu de piste relayée ensuite par des blast-beats assez discrets et un gimmick de synthé vintage. Un savant mélange d'influences bien diverses pour un résultat assez fluide. "Wy usten alss lasett fay hens jarakelees baha" plus rythmé conclut cet EP ovni en conviant à la fête DARKTHRONE (celui des débuts) et the RENTALS.

COFFRET DE BIJOUX alias Alice Simard est vraiment une artiste inclassable qui se moque des étiquettes. Elle prouve en tout cas que musiques extrêmes, shoegaze et indie-pop peuvent faire bon ménage. Une réussite !

Mr Caribou

 Titre préféré :                                           Niepa u mel rei’alsona

 

 

https://coffretdebijoux.bandcamp.com/album/intablej-u-ana



mardi 4 mars 2025

PALES - Crush

 



PALES - Crush [EP]

 Autoproduit


Parmi les nombreux jeunes groupes prometteurs, les Strasbourgeois de PALES avaient déjà retenu toute notre attention à l'occasion de leur premier EP "In Our Hands" sorti en 2022. Leur post-punk énergique fort bien troussé démontrait déjà qu'on avait affaire à un groupe au gros potentiel. Trois ans plus tard, les jeunes Alsaciens reviennent avec un nouvel EP qui s'éloigne un peu de la ligne musicale de leurs débuts. Plus bruitiste et audacieux, PALES intègre sur ces 5 nouveaux titres des sonorités plus noise et industrielles sans jamais perdre son côté pop. Un savant cocktail particulièrement addictif que l'introductif "Piece of Meat" met en exergue. D'abord dominé par le spoken word de Célia Souarit dont les intonations rappellent, dans des styles bien différents, Laurie Anderson ou la québécoise Marie Davidson, le titre voit s'installer une tension grandissante au fil des minutes. La guitare devient plus noisy alors que la batterie et le chant gagnent en intensité. Ce morceau crescendo est une réussite qui donne parfaitement le ton. Plus tendu dès son entame, "Uppercut" porte son nom à merveille. Les riffs percutants tranchent d'abord avec le chant assez doux. Puis les déflagrations sonores se font plus nombreuses si bien que cet "Uppercut", qui met tout le monde à terre, se termine dans une sorte de transe noise portée par une basse martiale. Changement d'ambiance ensuite avec l'intro assez catchy de "Superstar". Le calme avant la tempête. Car le titre prend ensuite une tournure nettement moins pop. Les guitares deviennent de plus en plus dissonantes avant que le mur du son laisse place à une fin plus dansante et synthétique dans un final évoquant les expérimentations des PSYCHOTIC MONKS. "1518" renoue avec un son plus post-punk et un chant plus affirmé encore de Célia Souarit. Le titre se termine magnifiquement sur un rythme technoïde et dans une ambiance plus indus. Mené sans répit en 25 minutes chrono, le nouvel EP de PALES arrive déjà à son terme avec la pièce la plus longue "Dangerous Dance". Un titre fleuve qui débute tranquillement avec un son de guitare minimaliste. La batterie puissante et la basse font corps ensuite pour lancer la machine PALES. Ce morceau de conclusion est sans doute celui qui met le plus en avant les qualités vocales de Célia Souarit, du chuchotement aux cris. Très expérimental, "Dangerous Dance" alterne les passages très bruyants et les accalmies. C'est d'ailleurs dans la douceur et l'apaisement que se termine ce superbe morceau. 

 

Avec ce nouvel EP, PALES a clairement franchi un cap en étoffant son post-punk originel de sonorités plus rugueuses et aventureuses. Leur musique est encore plus passionnante. On attend l'album avec impatience. 


Mr Caribou


 Titre préféré :                                           Uppercut

 

 

https://pales-band.bandcamp.com/album/crush

https://www.facebook.com/pales.band.pales



vendredi 28 février 2025

LOREM IPSUM – Même quand ta main quittera la mienne [EP]

 


LOREM IPSUM – Même quand ta main quittera la mienne [EP]

Voice of the unheard

 

J’ai reçu ce court EP il y a quelques semaines avec l’intitulé screamo acoustique, qui attise énormément ma curiosité. Avec en tête l’idée d’un chant hurlé sur un fond de guitare acoustique…

 

A l’origine Lorem Ipsum est un trio Lillois sans batterie qui a sorti 2 albums (2017 et 2021). Ce nouvel Ep est le moyen d’annoncer la venue de Bastien (de TANG) à la batterie. Pour information, le lorem Ipsum, pour ceux qui utilisent des logiciels de mise en page, est une suite de mots sans signification qui sert à combler des zones de textes

 

Tes Yeux clos démarre et c’est sur une musique assez éloignée de ce que l’on pourrait attendre du screamo, avec ce duo piano – batterie vite rejoint par un violon joyeux. Le morceau semble raconter une histoire avec plusieurs parties bien distinctes et notamment un début joyeux. Il faut attendre la moitié du morceau pour voir l’atmosphère évoluer et entendre la voix, le morceau prend alors une belle dimension avec ce violon emballant.

Le chant façon slam ou spoken word sur tes jours sans moi est plein d’intensité et la montée en puissance s’accompagne d’une mutation en chant hurlé soutenu par un violon amplificateur d’émotions. Un très beau morceau dont les textes résonnent particulièrement en moi en ce moment.

L’énergie est présente dès le début de Et le mal avec une grosse intensité, le violon associé à la guitare fonctionne parfaitement. Le morceau est court (moins de deux minutes) et montre le côté post-rock du groupe.


L’EP est disponible sur un vinyle simple face avec la face B sérigraphiée d’un visuel zootrope qui a été créé par Vincent Hocquet. Le visuel est aussi très réussi.


LOREM IPSUM est un groupe rare qui joue une musique atypique, mélange de classique et de post-rock moderne. Une belle découverte.

 

J. NeWSovski

 

 

https://voiceoftheunheard.bandcamp.com/album/votu078-m-me-quand-ta-main-quittera-la-mienne

https://www.facebook.com/voturecords



vendredi 17 janvier 2025

DEADLY SHAKES – Fields of gold [EP]

 


DEADLY SHAKES – Fields of gold [EP]

Lone Apache Records

 

C’est de Mulhouse que vient Deadly Shakes, le trio a déjà un EP 2 titres à son actif (Left Behind) sorti 2019.

Le groupe s’applique à jouer un rock au son lourd qui sent bon le sud des Etats-Unis avec une tendance à partir sur des inspirations stoner / sludge (What you gotta say). Evil Charmer apporte des notes plus funk avec un refrain accrocheur, pas mon truc mais je pense que sur scène le morceau doit faire son effet. Quant à Mercy, sur son refrain, il possède des faux airs de Suicidal Tendencies période Suicidal For Life avec un chant inspiré par Mike Muir. Deadly Shakes repart sur un son lourd mais groovy sur keep me alive avec une basse omniprésente avant que le grunge 90’s de wicked soul embrase cet EP. Fields of gold se termine avec Something insane plus power-rock-mélodique, le morceau est énergique

Fields of Gold se révèle être un EP varié avec une dominante rock au son lourd, il manque peut-être encore un peu de personnalité pour le distinguer de la masse des sorties mais c’est un groupe à suivre.

 

J. NeWSovski

 

 

https://www.facebook.com/DeadlyShakes/

https://deadlyshakes.bandcamp.com/album/left-behind

https://linktr.ee/deadlyshakes

 

dimanche 5 janvier 2025

BEN LENO – Reboot [EP]

 


BEN LENOReboot [EP]

Autoproduction


Ben Leno est un ancien membre de We Want Sound, groupe de punkrock énervé, qui s’est arrêté après deux albums et un EP acoustique en 2020. Ben a ensuite décidé il y a quelques années de débrancher son ampli et se mettre aux compositions acoustiques. Au sortir de concerts avec Pit Samprass et Mike Noegraf, il se décide à sortir son premier EP de 5 titres intitulé reboot.

Ben Leno possède un grain de voix que je pourrais rapprocher de Gil (le chanteur des Dirty Hands et accessoirement speaker du SCO d’Angers), autant sur les morceaux chantés en anglais (old ennemies) ou ceux en français (Black Nuit). Old ennemies est d’ailleurs une très jolie chanson folk au refrain somptueux avec une belle douceur dans la voix. Il se dégage une mélancolie intrigante de Dignity, qui peut même se rapprocher de la tristesse. Même constat sur Alice, encore un peu plus lent et sombre dans les émotions que le morceau dégage.

Enregistré par Pit Samprass qui prête aussi sa voix sur des chœurs notamment Drix – cool as you et Alice, le son est parfait.

 

Un premier EP et un artiste à découvrir pour tous les fans de folk acoustique au passé punk.

 

J. NeWSovski

 

 

https://benleno.bandcamp.com/album/reboot

https://www.instagram.com/benleno/p/B6_oNciimCs/

https://www.facebook.com/profile.php?id=100011685654259



lundi 2 décembre 2024

IN DER WELT – Sungazing [EP]

 


IN DER WELT – Sungazing [EP]

Autoproduction 


In Der Welt, est un des groupes qui m’a le plus marqué en 2023, un son puissant et intense sur son premier album. Le groupe a tourné entre temps, a même partagé la scène avec Mass Hysteria et j’ai eu la chance de les voir sur scène avec un concert, pour le moins atypique, avec Sick Sad World, où il y avait certainement (un peu) moins de monde qu’à la coopérative de Mai... Et je dois avouer que j’ai trouvé les gars très sympas.

Presque deux après les voilà de retour avec un EP de trois titres. La première impression qui ressort c’est que je trouve que le groupe explore davantage le côté métal de sa musique, ça ressort sur Hung in a harness, avec un gros son de guitares bien saturées et des breaks au cordeau. On pourrait se faire avoir par le titre de Détruire dit-elle, mais le morceau est bien en anglais et il dégage une très grosse intensité avec des mélodies et une ambiance qui rappellent les Deftones, on est donc toujours sur ce côté métal mais sur le spectre plus mélodique derrière un mur de guitares. Sungazing se veut encore davantage Post-metal avec des passages très mélo dans lequel des voix aériennes viennent appuyer le chant puissant d’Arnaud.

Les trois morceaux sont entrecoupés de deux interludes (vexations et transcendances) qui contribuent et amplifient même l’atmosphère inquiétante de cet EP.

 

In Der Welt confirme tout le bien que je pense déjà d’eux, cet EP, hélas bien trop court, vient encore mettre une claque et j’espère les retrouver à nouveau en live pour en reprendre une autre !

 

 

J. NeWSovski

https://inderwelt.bandcamp.com/album/in-der-welt

https://www.facebook.com/inderweltmusic/



dimanche 27 octobre 2024

VERNE – No One ? [EP]

 


VERNE – No One ? [EP]

Autoproduction

Verne est encore une belle surprise de ce dernier trimestre. Il s’agit d’un groupe établi entre Vannes et Nantes et dans lequel on retrouve Francky l'ancien bassiste fondateur de Sexypop, groupe mythique angevin. Il est parti après l’album Acces to the second floor. Puis après une longue pause musicale, l’envie de rejouer est revenue et on a pu le croiser dans Clayton, le voilà aujourd'hui de retour à la guitare et au chant accompagné d'Axel (ex-Piss Me Off) et Laurent dans Verne, dont le nom et l’artwork sont un hommage au Nantais le plus célèbre : Jules Verne.

 

Cet EP est composé de seulement six titres, je dis « seulement » parce que dès le premier morceau, Reshape the world, je découvre un groupe avec lequel j’accroche tout de suite. Le titre a des faux airs de Hot Water Music avec un chant vraiment sympa et des chœurs très efficaces.

 

Dans le registre coup de cœur j’aime beaucoup The Ring aux faux airs d’Aïna qui développe de superbes mélodies. Une nouvelle fois le petit grain éraillé de Francky fait des merveilles. We Know The Way est plus direct, davantage punkrock avec un chant qui monte haut. On reconnait quelques influences et notamment un peu de Samiam comme sur Uncomfortable In My Skin ou des vieux groupes nationaux comme The Bushmen ou Shaggy Hound sur Turn Off Your screen.

 

No One ? est un excellent EP qui permet de mettre Verne sous les radars et saura marquer les esprits avec un punkrock mélodique très bien exécuté.

J. NeWSovski

 

 

https://weareverne.bandcamp.com/album/no-one

https://www.facebook.com/verne.punkrock/



jeudi 3 octobre 2024

SUMMERFALL - #1 [EP]

 


SUMMERFALL - #1 [EP]

Autoproduction

 

Les 4 musiciens de Summerfall disent se retrouver autour de leur amour commun pour Chokebore. Cela tombe bien j’adore le groupe hawaïen, j’ai eu la chance de le voir plusieurs fois sur scène pour des concerts épiques qui resteront longtemps ancrés dans ma mémoire. Troy Van Balthazar est une bête de scène et j’ai été très impressionné par ses essais de pirouettes avec sa guitare. Je suis d’ailleurs super heureux que leurs albums aient été réédités en vinyle. Les influences de Summerfall sont aussi très larges car ils citent Blonde Redhead, Slint, Fugazi, Karate. En même temps les membres de Summerfall sont passés par des groupes assez divers tels que Ravi (j’adore), Cemented Minds et Swiss Corporal Search. Ce premier EP a été enregistré et produit par Julien Roger au studio l’Etourneur et sort en autoproduction.

Effectivement l’influence Blonde Redhead ressort sur certains passages et notamment sur le morceau Blurry Pictures, particulièrement sur la grande mélancolie qui se dégage de la deuxième moitié du morceau qui peut laisser aussi penser à Chokebore sur ces derniers albums, le chant se révèle d’une belle fragilité. On retrouve aussi cet aspect sur Dead End, la façon dont est posée la voix ainsi que la rythmique très fractionnée rappellent évidemment le groupe italien. La basse est très présente et souvent prédominante, c’est le cas sur le refrain de Dead End qui fait par-là penser à Slint notamment sur la fin du morceau qui part dans un voyage sonore bien épaulé par une superbe batterie. Don’t get cold me rappelle beaucoup un groupe que j’ai beaucoup écouté à une époque et qui s’appelle The Promise Ring, il y a un mélange de fragilité, de mélodies douces et d’une basse très tranchante sur ce morceau.

 

SUMMERFALL est une nouvelle excellente découverte que j’ai à cœur de vous partager. Derrière ce trop court EP de 3 titres il faudra suivre avec attention le parcours de groupe extrêmement prometteur.

 

 

J. NeWSovski

 

https://summerfall14.bandcamp.com/album/1

https://www.facebook.com/profile.php?id=61558760609802

 


lundi 23 septembre 2024

FIRST DRAFT – Declines are long gone [EP]

 


FIRST DRAFT – Declines are long gone [EP]

Autoproduction 


J’ai de la fascination pour les duos surtout lorsqu’il s’agit du combo Basse / Batterie. Cela me rappelle les légendaires bordelais de Belly Button aussi étincelants sur scène que sur album. First Draft est tout aussi épatant avec Marine à la batterie mais aussi au chant façon Stefanie de Brutus et Clément se charge de la basse avec un son incroyable qui donne envie de les découvrir rapidement en live ne serait-ce que pour voir la taille de son pédalier. Le groupe est originaire de Tours et joue depuis 2016, son premier EP Irony & smiles date de 2018 tandis que celui-ci date de février 2022.

 

L’artwork est joli et signé de Lohengrin Papadato et il a été animé par Sébastien Vion lors de vidéos illustrant chaque morceau et c’est une vraie réussite. L’album a été enregistré par Fred Norguet, légende des années 90-2000 avec son implication dans la scène punkrock mélodique (Burning Heads, Seven Hate, Greedy Guts…), qui leur délivre un son irréprochable.

 

First Draft joue un subtil post-rock lumineux malgré un thème global assez sombre qui aborde les changements climatiques.

Les morceaux semblent élaborés un peu comme Beastly avec de longues séquences de jams qui ont été crées lors de sessions d’improvisation. Sur ses cinq morceaux le duo explore différents aspects de sa musique. Aussi tout commence par Declines Are Long Gone, résolument rock dans sa construction, que l’on peut maintenant (en 2024) rapprocher de Brutus, le groupe y opère une belle maîtrise de la gestion de son intensité tandis que la voix de Marine est vraiment belle, son texte est quant à lui, se veut dur et alarmant. A Chapter On Each Page commence bien plus doucement et amène avec lui des mélodies très touchantes et propose des passages d’une grande sensibilité. Cet effet est amplifié dans Times Hails No Sun qui y associe en plus une tension grandissante.

Kneel Down In Silence apporte davantage d’énergie notamment sur son refrain et ses riffs de basse accrocheurs. Obey The Rhyme, qui clôture, se veut plus doux et mélancolique avant de libérer une énergie salvatrice sur sa deuxième partie.

 

FIRST DRAFT est un groupe bluffant sur lequel il faut prendre en compte le fait que c’est un duo et qu’à la première écoute il est compliqué de s’en rendre compte. Cette information prise, First Draft apporte des mélodies puissantes et une sensibilité rare qui en fait un groupe avec une identité forte. Cet EP construit autour d’un concept est une très belle surprise qui fera chavirer de nombreux adeptes de post-rock.

J. NeWSovski

 

https://firstdraft.bandcamp.com/album/declines-are-long-gone

https://www.facebook.com/wearefirstdraft

https://firstdraftmusic.com/



mercredi 18 septembre 2024

WE LEFT IN JUNE – Hidden Place [EP]

 


WE LEFT IN JUNE – Hidden Place [EP]

Anti-perfect Records

We Left In June (WLIJ) est un nouveau groupe nantais formé en 2021 par d’anciens membres d’Oversmurf. Hidden Place est leur premier EP et se compose de quatre titres enregistrés par Christophe Hogommat qui a déjà bossé avec Watertank et Mad Foxes, et masterisé par Thibault Chaumont du Deviant Lab qui, lui a travaillé sur les albums de Birds In Row et It It Anita. Derrière cette froide et sommaire présentation je me dois d’annoncer aussi que WLIJ est un groupe de post-rock quasi instrumental.


Le morceau d’ouverture Ephemeral parvient très rapidement à nous plonger dans l’atmosphère du quartet avec une ambiance assez lourde et mélancolique qui baisse de rythme dès le premier tiers et où l’apparition d’un chant léger et très aérien amène une subtilité vraiment pertinente. Le morceau est long mais tellement prenant que sa durée n’impacte pas le plaisir. Spirals enchaîne et laisse quelque part penser à des groupes comme Year Of No Light voire SPAM en raison d’une rythmique très rock et d’un univers sombre. Symmetry se démarque par une durée relativement courte avec seulement trois minutes trente et commence réellement sur sa seconde moitié.  En termes de comparaison on peut aussi penser à Sigur Ros sur Mirage, très long et envoutant et ce chant haut perché. La fin est aussi brutale que ce voyage a pu être doux.


Un premier EP d’une grande qualité dans un style où il est souvent difficile de se démarquer. Je me suis fait happer par ce groupe nantais qu’il me tarde de découvrir sur scène.

 

J. NeWSovski

 

 

https://www.facebook.com/weleftinjune/

https://weleftinjune.bandcamp.com/



dimanche 15 septembre 2024

BIKINIS & ICECREAM – All and nothing (but love) [EP]

 


BIKINIS & ICECREAM – All and nothing (but love) [EP]

Autoproduction

Cela fait des années désormais que je suis Bikinis & Icecream et, comme beaucoup de groupes, il a su évoluer avec le temps. Récemment devenu quatuor avec l’arrivée de Jean à la batterie et de Sylvain à la basse, qui était déjà le bassiste en live, le groupe livre ici un nouvel EP de six titres qui est clairement dans la continuité de The Experiment. La formule tourne autour d’un pop-punk très mélodique et aérien qui s’inspire de Angels and Airwaves.

Faster démarre tranquillement et révèle un petit côté exotique et ensoleillé avant de gagner en puissance sur sa deuxième partie. L’harmonie des voix sur Time Goes By est intéressante tandis que l’intensité progressive sur Get Forward est un des meilleurs moments de l’EP.

Slow It Down est attachant sur son refrain accrocheur mais un peu trop foutraque sur les couplets avec quelques petits soucis sur les tonalités des voix. Lookback a un petit côté Nerf Herder et joue le rôle de défouloir avec une batterie plus rapide aux sonorités punkrock. Quant à All and nothing, il y a de bonnes idées notamment sur le refrain fédérateur, le morceau doit bien tourner en concert mais il se révèle tout de même un peu brouillon sur les voix et l’apport des sons électroniques, comme s’il y avait trop de choses en même temps, par contre j’aime bien les enchaînements de roulements.

 

Bikinis & Icecream poursuit son petit bonhomme de chemin avec son côté solaire et sa pop-punk aérienne. Sa musique s’affine production après production et, malgré quelques défauts, se révélant de plus en plus accrocheuse.

 

J. NeWSovski

https://bikinisandicecream.bandcamp.com/album/all-and-nothing-but-love

https://www.facebook.com/bikinis.icecream

 


mardi 10 septembre 2024

TRAILER PARK – Never Too Old To [EP]

 


TRAILER PARK – Never Too Old To [EP]

Autoproduction

 

Trailer Park est un groupe de Lyon qui existe depuis douze années. Son nouvel EP a été enregistré au Warmaudio par Alex Borel et mixé ensuite en interne par le groupe et plus précisément Phil Park. On se rappellera de Let’s talk about chicken, EP de 4 titres sorti en 2012.

Je ne sais pas si c’est volontaire mais la pochette ainsi que le nom du groupe me semblent être un gros clin d’œil à Dead Pop Club, en effet leur troisième opus s’intitulait Trailer Park et la pochette de Autopilot Off a beaucoup de points communs avec celle de Never too old to.

Mais la ressemblance se prolonge aussi sur le côté musical avec cette passion commune pour les mélodies, car tout commence avec Never Too sorte de longue intro bercée par des chœurs qui pourrait faire penser à une intro de Weezer. Ce court morceau se finit dans une ambiance sonore sombre qui fait le lien direct avec Carry Me On, le deuxième titre, qui se révèle rapide, coloré de pop et faisant la part belle aux longues mélodies. Chose marrante : on y découvre au début des extraits des Goonies. Enchaîne ensuite Imaginary Disease qui poursuit encore le concept avec des breaks intéressants et laisse entrevoir des influences du côté de The Ataris, New Found Glory voire Green Day époque Kerplunk.

On parlait précédemment de Weezer et clairement l’influence ressort de façon évidente sur One More Time, en raison des vagues au synthé mais aussi du chant qui monte comme Rivers Cuomo le fait si bien, mais dans ce style on baigne aussi sur le refrain dans l’influence Green Day et je pense rapidement à Chump sur Dookie. Tout se termine avec le morceau que je préfère Better Days sur lequel intervient Yotam Ben Horin de Useless ID, c’est d’ailleurs un featuring prestigieux. Phil Park et Yotam se sont retrouvés plusieurs fois sur la route avec aussi Mike Noegraf, une amitié est née et c’est ainsi que l’Israélien se retrouve sur l’EP de Trailer Park.

 

Trailer Park vient de sortir un EP intéressant très pop-punk ou powerpop qui, même s’il a parfois du mal à se démarquer de ses influences sur ses cinq morceaux, se révèle très plaisant et laisse entrevoir des perspectives intéressantes.

 

J. NeWSovski

 

 

https://trailerpark2.bandcamp.com/album/never-too-old-to

https://www.facebook.com/p/TRAILER-PARK-100063497682738/



samedi 10 août 2024

MORNIFLE – Egratignures [EP]

 


MORNIFLE – Egratinures [EP]

Autoproduction

Voici un groupe dont le nom interpelle et ne peut laisser indifférent. Une mornifle c’est une bonne vieille baffe des familles. Aussi on peut s’attendre à ce que le groupe d’Annecy cartonne niveau son. Formé en 2017, Egratignures est le deuxième EP du trio. Mornifle, EP éponyme est sorti en 2020 et était totalement instrumental.

Avant de me lancer dans l’écoute de ce six titres, juste en voyant la pochette et  le nom du groupe, je pensais entendre du punkrock rapide façon Nina’school avec le chant en français, mais quelle surprise d’entendre un son lourd façon noise des années 90. Ainsi sur Piqûre, Mornifle me rappelle les Montpelliérains de Tantrum avec un combo basse / batterie puissant et omniprésent. L’ambiance est prenante et on sent une grosse énergie.

Griffure joue davantage dans la finesse si je puis dire, un morceau pouvant rappelant Totorro avec des belles mélodies qui s’étalent sur plus de six minutes, encore une fois le morceau est bien porté par la section rythmique alors que la guitare amène une touche très aérienne. L’intensité monte progressivement alors que le chant apparaît par bribes pour un texte assez poétique.

Toujours cette sensation de lourdeur sur Coupure, avec une puissance bien maîtrisée avec des riffs hardcore, le chant se veut cependant un peu répétitif par rapport aux morceaux précédents, et c’est peut-être le point qui me gêne le plus sur cet EP avec un manque de diversité sur cette partie.

Ce n’est certainement pas un hasard mais tous les morceaux d’égratignures se finissent en URE, et parmi ceux-ci Morsure est certainement mon favori avec ses riffs à la Helmet et sa grosse rythmique qui emporte tout avec elle. Fracture balance un texte très actuel sur notre contexte politique actuel. Brûlure est aussi un bon morceau avec des refrains assez lents tandis que les parties intermédiaires jouent la carte de la vitesse, et, au sortir de cet album je peux aussi lui trouver quelques points communs avec le son lourd et puissant des déjantés anglais d’Headcleaner.

 

Encore une belle découverte, Mornifle fait partie de ces groupes qui peuvent passer sous les radars mais qui offre une musique originale dans notre scène actuelle.

 

J. NeWSovski

https://mornifle.bandcamp.com/album/egratinures

https://www.facebook.com/mornifle.band

https://lesmercenaires.com/mornifle/