Affichage des articles dont le libellé est EP. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est EP. Afficher tous les articles

jeudi 22 janvier 2026

FUCK IT – Blind [EP]

 


FUCK IT – Blind [EP]

Old Chicks Records

 

Mon premier contact avec FUCK IT, c’était à travers guts (2023), leur EP précédent, et leur interview dans Good Friends (un clin d’œil à Jean-Louis pour le coup de projecteur). Trio féminin de Clermont Ferrand, très punk, il signe ici son 3ème EP en 5 ans.

L’identité visuelle de FUCK IT mérite le détour : une pochette sobre en noir et blanc, zébrée d’un éclair jaune qui tranche comme un coup de poing. Ce choix graphique, à la fois brut et efficace, crée une cohérence et une continuité entre leurs trois EPs, comme une signature visuelle de leur univers. C’est plutôt rare de voir ça et je trouve ça cool.

Blind ouvre le bal avec une énergie punk garage qui claque : le chant, puissant et charismatique, n’est pas sans évoquer Lisa Kekaula (The Bellrays). L’EP enchaîne sans temps mort avec In And Out, un titre dans la pure tradition Riot Grrrl, où la rage et la mélodie s’équilibrent à la perfection.

Not an animal aborde le sujet des femmes et la toxicité masculine, le rythme est plus lent et derrière Dig Me Out en rajoute une couche avec des dissonances noise appuyées par un tempo encore abaissé. Mais FUCK IT remonte en puissance avec Every Morning très punk avec cette voix si singulière. Le final se fait de belle manière avec Tears in my heart mélange de punk et de post-rock, définitivement original et fortement plaisant.

 

 

Toujours totalement DIY, le groupe sort cet EP sur sa propre structure, Old Chicks Asso.

 

Il me tarde des les découvrir sur scène car le groupe doit y être explosif. En attendant, ce 3ème EP est une nouvelle réussite en affirmant son propre style.

 

J. NeWSovski

Facebook

Bandcamp

Linktree



vendredi 2 janvier 2026

CUSHDRIVE – Kaiju [EP]

 


CUSHDRIVE – Kaiju [EP]

Autoproduction

 

Formé en 2022 à Lyon, CUSHDRIVE revient avec Kaiju, son troisième EP, et une formule réduite : le trio a troqué le punkrock rapide de ses débuts pour un son plus lourd, peut-être plus mature. Dès l’ouverture avec As I Slide, la basse imposante et les riffs tranchants donnent le ton. Le groupe semble avoir tourné une page, abandonnant partiellement le punk-rock mélodique qui caractérisait Walk On The Warm Sand (2023) pour embrasser un rock plus abrasif, sans pour autant sacrifier ses mélodies accrocheuses.

Kill Your Idols confirme cette évolution : le morceau, énergique et direct, mise sur des rythmiques serrées et des vocaux incisifs. Fakery, plus rapide, joue sur des contrastes entre vitesse et mélancolie, tandis que Kaiju (le titre éponyme) évoque étrangement The Deadly Shakes, que j’avais chroniqué en tout début d’année. Une filiation de plus avec le rock brut et mélodique.

La surprise vient de la reprise de Next To You (The Police), un choix audacieux dans un paysage où les reprises se font de plus en plus rares, et c’est d’ailleurs fort dommage. Fidèle à l’esprit original, CUSHDRIVE y injecte sa patte : une épaisseur sonore et une lourdeur qui rappellent que le trio a les épaules pour porter un héritage.

Passer d’un quatuor à un trio est toujours un pari risqué. Ici, le résultat est convaincant, même si j’avoue un pincement de nostalgie pour le punk-rock mélodique de Walk On The Warm Sand. Pourtant, ce Kaiju marque une étape décisive : CUSHDRIVE y affirme une identité plus sombre, plus puissante, et surtout, très cohérente. Le groupe a trouvé un équilibre entre brutalité et mélodie, une base solide pour la suite.

 

J. NeWSovski

 

https://cushdrive.bandcamp.com/album/kaiju

https://www.facebook.com/cushdriveband/



jeudi 18 décembre 2025

CARNAGE PIKNIK – Love Loving [EP]

 


CARNAGE PIKNIK – Love Loving [EP]

Reverse Tapes

Cela fait du bien d’entendre émerger de nouveaux groupes du Mans. Après Powell, No Time To Lose et Turbo Panda, la barre était haute, et depuis mon départ de la Sarthe il y a près de 20 ans, j’avoue avoir un peu perdu de vue la scène mancelle. Alors quand Carnage Piknik débarque, avec une amitié affichée avec Rest Up, impossible de ne pas ressentir un pincement au cœur et l’envie d’écouter attentivement ce second EP, Love Loving.

Le groupe, encore jeune, apporte une fraîcheur revigorante et une palette sonore variée, comme en témoigne Punk is love, morceau à la fois aérien, ethnique, et osons le mot, chamanique. Un choix audacieux pour un EP de noise-rock, mais qui paie. On retrouve des échos de Rest Up, notamment dans Signing Session et ses sonorités brutes. Le chant d’Eve, bien que lointain, séduit par sa douceur et sa répétition hypnotique, rendant le titre obsédant. 6AM, qui ouvre l’EP, regorge de trouvailles subtiles et évite soigneusement les clichés. « Self/Crowd » reprend une structure similaire, en misant davantage sur les distorsions. Enfin, « Pink Machine » synthétise le tout : une première partie post-rock, aérienne, qui bascule vers une seconde moitié plus rugueuse et nerveuse. Un morceau captivant, dont on imagine aisément la puissance en live. D’ailleurs Angers n’est pas si loin du Mans…

Au-delà de la musique, Carnage Piknik porte un message fort : l’amour comme résistance dans un monde peu enclin à l’optimisme. L’artwork, sobre et épuré, renforce cette identité : minimaliste, mais marqué.

En résumé, Carnage Piknik est un jeune groupe prometteur, au son brut et sans concession. Ils fuient les sentiers battus pour explorer, tâtonner, et c’est précisément ce qui les rend attachants. Certaines maladresses subsistent, mais le talent est indéniable — et l’avenir leur sourit.

J. NeWSovski

https://www.facebook.com/profile.php?id=61550577914352#

https://reversetapes.bandcamp.com/album/love-loving



mercredi 10 décembre 2025

UNTITLED WITH DRUMS – Symbols [EP]

 


UNTITLED WITH DRUMS – Symbols [EP]

Juggernoise / Atypeek Music / Araki Records / MA Saret Records / Stellar Frequencies

Untitled With Drums est enfin de retour après l’album Hollow sorti juste avant le confinement. Cinq longues années durant lesquelles on a tout de même pu croiser le groupe en première partie des Deftones en 2002, puis l’année d’après au DesertFest de Londres. Deux très belles dates.

Ce court EP de 4 titres était seulement destiné à être distribué en version numérique via Juggernoise (leur propre structure) mais quelques labels se sont associés pour nous l’offrir en CD (Araki Records et MA Saret Records) et en cassette (Stellar Frequencies).

 

Candle ouvre le bal avec un mur de guitare qui pourrait faire penser à Watertank. Le chant est très plaisant et le groupe pose de belles mélodies sur son refrain. Malgré la lourdeur des riffs le morceau dégage un aspect aérien intéressant, des restes de leurs précédents productions davantage tournées post-rock. Un côté que Obsolete va entretenir sur son introduction, puis le groupe de Clermont déroule un peu à la manière de Rival Schools balançant quelques passages hyper bien sentis « Now everybody noticed we’re going on repeat » totalement accrocheurs et addictifs. Power est nerveux et direct, il dégage une belle puissance qui cette fois ci me rappelle le dernier album de Jack And The Bearded Fishermen. Far termine l’EP en développant davantage le côté mélodique que ce soit dans la musique mais aussi sur le chant qui monte haut sur son final, ce qui est assez rare dans ce style de musique.

A noter que les quatre titres ont été enregistrés par Alex Hourvari à la Voûte et masterisés par l’inévitable Alan Douches auquel on doit notamment des albums des Deftones et autres Cave-In.

 

Belle surprise que ce nouvel EP d’Untitled With Drums que je croyais en pause. Un peu court mais il laisse la porte ouverte à un futur album qui sera à n’en pas douter tout aussi excellent.

 

J. NeWSovski

 

 

https://untitledwithdrums.bandcamp.com/album/symbols

https://www.facebook.com/untitledwithdrums/



mercredi 3 décembre 2025

WAVEPOOL - Crayola [EP]

 


WAVEPOOL - Crayola [EP]

Howlin Banana

 

On ne présente plus le label indie HOWLIN BANANA et son impeccable catalogue : TH DA FREAK, JOHNNIE CARWASH, JOHNNY MAFIA... Dernière pépite en date dégotée par le label francilien, le quintet rouennais WAVEPOOL. Actif depuis 2024, cette joyeuse bande pourrait s'imposer comme l’une des révélations les plus prometteuses de la scène indie hexagonale. Leur premier EP "Crayola" aux accents shoegaze, dream-pop et indie-rock est en tout cas une réussite.

Les Normands déploient tout au long de ces six titres un sens de la mélodie hors pair. Le morceau d'ouverture "Blue Moon" pose le ton. Rythme mid-tempo, harmonies vocales, ligne de basse accrocheuse, alternance de guitares cristallines ou nerveuses, refrain imparable. Bref, la bande-son parfaite pour une virée en voiture, les vitres ouvertes en fin d'été. Ambiance plus automnale et mélancolique sur le délicat "Assumptions". Mention spéciale sur ce titre au chant féminin très classe et à l'utilisation inspirée d'un clavier vintage. Une voix nous invite à la plus grande attention sur "Blurry World", pépite indie-pop dont le gimmick de synthé fait des étincelles. Le chant vaporeux peut faire penser notamment à MELODY'S ECHO CHAMBER. Plus shoegaze, "Tiny Cowboy" évoque lui le meilleur des COCTEAU TWINS. Ce titre, porté par sa rythmique chaloupée, installe une atmosphère presque hypnotique. "Shell" très minimaliste et doux dans sa première moitié monte subitement en pression pour un final plus bruitiste à la SLOWDIVE. L'EP des cinq Normands touche déjà à sa fin avec "In Thrall" qui laisse plus de place en chant masculin. Un titre plus tonique qui introduit une diversité musicale intéressante pour le combo rouennais. 

Bénéficiant d'une production de qualité, "Crayola" est une belle promesse shoegaze / dream-pop. Avec son goût pour la langueur mélancolique et sa maitrise des contrastes entre saturation et douceur WAVEPOOL est promis à un avenir radieux.  

 

Mr Caribou

Titre préféré :                      Tiny Cowboy

 

https://wavepoolfr.bandcamp.com/album/crayola

https://www.instagram.com/wavepool.band



mardi 2 décembre 2025

CROOKED MINDS – The hurricane Sessions [EP]

 


CROOKED MINDS – The hurricane Sessions [EP]

Tsukune Label

 

Après Off The Planet (2023), un premier album aussi court que percutant (7 titres en 26 minutes), Crooked Minds revient avec The Hurricane Sessions, un EP de trois morceaux qui confirme leur talent pour distiller un rock énergique et sans compromis. Trois titres, trois ambiances.

D’emblée Big Pig frappe fort avec une rythmique très rock’n’roll et des faux airs de Clutch sur son refrain. Ça joue vite et c’est hyper entraînant, bien gras comme il faut ! Blast ne ralentit pas vraiment le rythme mais ajoute un côté mélodique, un peu grunge façon Therapy?, le jeu de la basse est très bon et les mélodies y sont bien posées. J’aime bien le chant qui est puissant.

Hurricane transpire le désert rock à la Kyuss, avec de longues boucles enivrantes, la guitare est joueuse, et c’est un stoner cool, vraiment plaisant, qui me rappelle aussi quelque part certains morceaux du dernier album des Rochelais de Walnut Grove DC.

 

Ce court Ep permet de découvrir un groupe Nazairien bien emballant et énergique. Il rappelle de nombreuses références élogieuses sans jamais tomber dans la copie. Une chose est sûre : ce groupe est taillé pour la scène. A découvrir en concert donc et à écouter en boucle en attendant !

 

J. NeWSovski

 

https://www.facebook.com/4CrookedMinds/

Lien instagram

https://soundcloud.com/tsukune-label/02-crooked-minds-blast?si=e2861181cd3f4878833e29049fa556f5&utm_source=clipboard&utm_medium=text&utm_campaign=social_sharing

dimanche 30 novembre 2025

VIOLENT SADIE MODE – Incelcore [EP]


 

VIOLENT SADIE MODE – Incelcore [EP]

Howlin Banana Records, Flippin' Freaks Records, Two Goldfishes Music, Kick Your Asso, Burdigala Records


Spoiler alert ! Voici mon EP coup de cœur de cette année. La partie est pliée, désolé. Le groupe ?  Violent Sadie Mode. Sadie, c’est le prénom de la chanteuse de ce combo bordelais complètement déjanté qui sent trop bon le punk hardcore des années 80. J’ai l’impression d’entendre plein de vieux groupes que j’adorais et surtout, je retrouve une énergie incontrôlable, un vrai bonheur à écouter.

Tout commence dans un véritable défouloir punk, son old school, énergie brute, chant dynamique. Avec Stupid Little Rich Fucking Fuck Face, Violent Sadie Mode démarre très très fort, ça joue vite, ça gueule sans retenue et c’est clairement très bon. Twist en milieu de morceau, je pense à la folie de Heb Frueman, la façon d’alterner punkrock direct et phases spoken-word, Heb Frueman c’est ma référence ultime et ça vaut le coup de la citer pour parler de Violent Sadie Mode. Le groupe a un petit côté streetpunk aussi façon Scattergun à mon sens, certainement en raison de leurs multiples influences qui ont aidées à construire le groupe. L’enchaînement avec 1 Condition 0 Conversation est parfait et c’est à Amyl And The Sniffers que je pense aussitôt. Toujours cette grosse énergie mélangée à un grain de folie dans le chant. C’est frais, entraînant et tout simplement parfait. Incelcore, le titre éponyme, joue sur les changements de rythme avec des passages totalement débridés. Demonic Paranoïa va faire des ravages en concert avec ses riffs de métalliques, tandis que Gutter se démarque par le chant de Rémi sur sa première partie. Le ton est plus posé mais aussi plus lourd. Enfin, Mr Bunny clôt ce premier EP de très belle manière : le morceau prend son temps pour décoller, plus expérimental il révèle une autre facette du punk de Sadie.

Côté paroles le groupe est clairement engagé féministe et pose les choses avec fracas et la pochette va aussi dans ce sens. Violent Sadie Mode, à l’instar de Maria Tarey ou Wake The Dead met en avant cette scène punk hardcore portée par des filles et c’est franchement une excellente nouvelle. J’espère qu’elle sera source de motivation pour des nombreuses futures musiciennes.

 

Vous l’aurez compris, cet EP est tout simplement incontournable. Punk hardcore au son des années 80 avec une énergie incroyable et un chant original. Je vais attendre les prochaines dates de concerts avec une grande attention et surtout le faire tourner en boucle pendant encore de très longues sessions. Longue vie à Violent Sadie Mode.

 

J. NeWSovski

 

https://violentsadiemode.bandcamp.com/

https://www.instagram.com/violent.sadie.mode


jeudi 27 novembre 2025

3615 FRANCIS – Playboys [EP]

 



3615 FRANCIS – Playboys [EP]

Autoproduction

3615 Francis c’est le piège parfait : un nom qui fleure bon la nostalgie des années 80, mais une musique qui se joue des codes avec une grande modernité. Derrière ce côté rétro, il déploie une énergie électrique avec un joli sens de l’hybridation. En plus de ses influences 90’s, le quatuor Niçois ose injecter à son punkrock mélodiques des éclats d’électro pour un mélange aussi détonnant que surprenant.

Et c’est justement sur des airs d’électro-punk et le morceau Playboy que 3615 Francis introduit son EP avant que les guitares ne prennent le pas, la rythmique binaire revient sur le refrain alors que le chant rappelle les groupes Fat Wreck des années 90. On connaissait déjà aussi Don’t share your DNA qui était le deuxième single (sorti fin mai, playboy en avril), le morceau était d’ailleurs sur la playlist estivale. Très efficace, un peu déjanté avec des sonorités originales venant du clavier. Le chant amène, une nouvelle fois, une touche de folie bien compensée par le refrain avec la douce voix féminine qui l’accompagne. L’influence Hateful Monday ou peut-être tout simplement la ressemblance est flagrante sur Heart has gone qui reprend les codes du punkrock mélodique : rapide et terriblement accrocheur sur le refrain avec un chant particulièrement intéressant. Le quatuor se lance dans la chanson française avec Je vous emmerde, rapide défouloir de 29 secondes délibérément provocateur. Puis tout se termine avec Scream It louder, qui monte haut et se révèle être très plaisant.

 

Un premier EP qui se révèle original de par ses sonorités électro sur quelques morceaux ainsi que le passage en français sur un titre. C’est efficace et mélodique à souhait. Une bonne découverte.

 

 

J. NeWSovski

https://3615francis.bandcamp.com/track/playboy

https://www.facebook.com/p/3615-Francis-61575084989133/



vendredi 7 novembre 2025

THE VROOM VROOMS - Hashtag Machine [EP]

 


THE VROOM VROOMS - Hashtag Machine [EP]

Slowrag Production

 

 

Non, THE VROOM VROOMS n’a pas réalisé la BO du dernier Formula One ou de Need For Speed…Quoique, Hashtag Machine est un EP dont les titres décoiffent dans la globalité. Il s’agit du projet de Frederico, ce virtuose de la guitare dont on peut apprécier le talent et l’inspiration dans pas mal de projets (NOT SCIENTISTS, THE POOKIES, FOREST POOKY QUARTET ou bien encore SLOWRAG).

 

Et ça commence fort avec un “Dance Dance Dance” qui symbolise bien l’esprit de cette production. L’homme aime bien explorer pas mal d’univers musicaux mais sur cet EP on appréciera le mélange d’un petit côté punk avec une grosse dose de pur rock 'n’roll.

 

On peut apprécier également une inspiration punk/pop anglaise sur un morceau comme “This is new” avec des couplets qui pourraient nous faire penser aux TOY DOLLS. Il en est de même pour “Panic Monster” avec son intro à la sonorité d’une ballade irlandaise et son refrain qu’on a envie de chanter à gorge déployée.

 

Puis, comme par hasard… ou pas, sur “Rock 'n’roll Police” apparait un feat avec FOREST POOKY, ce vieux compagnon de route, pour un titre très Elvisien, avec un refrain pop très cool.

Le titre “Hastag Machine”, quant à lui, explore le format d’un rock’n’roll pur et dur avec une réelle efficacité.

 

Après nous avoir tenu en haleine avec 5 morceaux très rythmés, on termine avec “Out Of Love”. Un très joli contre-pied au caractère bluesy et accompagné d’une pointe de sonorités Tremolo/Flanger qui sembleraient nous plonger près d’Albuquerque dans le désert du Nouveau-Mexique.

 

THE VROOM VROOMS nous embarquent dans l’aventure d’un premier EP basé sur des sonorités punk/rock’n’roll édulcorées par des parties de guitares inspirées et des refrains accrocheurs. A souligner aussi, les parties vocales tout aussi soignées avec la variété des tessitures.

On adhère donc à ce premier essai musical réussi et agréable à l’écoute en attendant une suite sur un format plus long.

 

Herr Krombacher

 

 

https://thevroomvrooms.bandcamp.com/album/hashtag-machine

https://www.facebook.com/p/The-Vroom-Vrooms-61564274824430/



dimanche 19 octobre 2025

PATIENT ZERO – Souvenir Noir [EP]

 


PATIENT ZERO – Souvenir Noir [EP]

Dirty Slap Records

Avec Souvenir Noir, Patient Zéro signe un EP aussi bref (15 minutes) que percutant. Originaires de Tours et nourris à la scène punk depuis plus de deux décennies (avec des ex-Verbal Razors, Daily Mind Distorsion, Sueurs Froides, C.I.D. et Saints And Sinners), les gars distillent ici un son hybride, où l’urgence du punk rock se marie à post-punk très actuel. Le résultat ? C'est un subtil mélange entre énergie, son brut et mélodies envoûtantes, le tout porté par un chant en français à la fois vindicatif et poétique.

Dès Yeux Fermés, le ton est donné : des riffs secs, une rythmique implacable, et une voix qui crache ses mots comme des coups de poing. La production de Jacky (Syndrome 81), enregistrée dans son studio à At The Movie Studio (Brest), y est pour beaucoup : elle conserve l’âpreté et l’énergie du punk tout en y soufflant des nuances. Seul dans la nuit illustre cette alchimie, avec son chant au débit saccadé et ses arpèges nerveux qui rappellent autant Syndrome 81 que certains très vieux morceaux de The Hives.

Mais c’est dans la fusion de ses influences que Patient Zéro se révèle. Souvenir Noir bascule dans un post-punk sombre, où la basse hypnotique et les guitares peuvent évoquer Not Scientists. Pourtant, jamais le groupe ne sacrifie sa puissance mélodique : Sortilège et Offrande prouvent qu’ils maîtrisent l’art du refrain accrocheur, entre désillusion et douceur amère. Cela se ressent aussi à travers les paroles, désabusées mais précises, qui ajoutent une profondeur supplémentaire aux morceaux.

 

Le seul reproche à faire à cet EP est sa brièveté car c’est évidemment trop peu pour nous rassasier tant Patient Zéro est une sacrée découverte. Bien entendu, on attend avec impatience de les voir sur scène et qu’un futur album voit le jour !

J. NeWSovski

 

https://patientzerotours.bandcamp.com/album/souvenir-noir



mardi 7 octobre 2025

PLUIE CESSERA – We’ve been alone [EP]

 


PLUIE CESSERA – We’ve been alone [EP]

Spleencore Records / Tout Doux Records

Joli nom, et belle promesse tenue pour ce jeune groupe parisien de screamo/post-hardcore, formé en 2023. We’ve Been Alone, leur premier EP, surprend par sa maturité : pas un instant on n’y devine les balbutiements d’un premier essai. Pluie Cessera puise son inspiration chez des tauliers du genre comme La Dispute ou Touché Amoré, mais s’en détache avec une identité propre, oscillant entre rage et réconfort.

L’EP s’ouvre sur A song for my dead dog, une morceau qui incarne bien cette dualité avec des mélodies très mélancoliques avant qu’une cassure en milieu de morceau ne vienne briser cette douceur naissante pour offrir un final bien plus explosif. Mosh part enchaîne avec des sonorités tout aussi captivantes, mêlant rythmiques entraînantes et mélodies envoûtantes. La formule est réutilisée avec brio sur And Then the Rain Fell dont le début est vraiment très doux avant que le chant ne pousse le curseur de l’intensité pour un beau final.

Montagnes commence doucement, très immersif, il monte en puissance avec l’arrivée du chant avant de s’offrir avec un interlude fait de spoken word qui une dimension plus poétique. J’aime beaucoup le défouloir qu’est Love Is Blind, véritable morceau hardcore screamo où l’influence Touché Amoré se fait vraiment sentir. Il est rapide, énergique et très efficace ! Quant à Amélie, c’est peut -être le morceau le plus abouti, grâce à ses mélodies très subtiles associées à une fureur très fragile. Le chant clair est très joli et au final on se laisse vraiment happer par ce titre.

 

Côté production, le son est bien arrangé et équilibré même si, à mon goût, l’ensemble manque tout de même d’un peu de puissance pour vraiment basculer vers un côté encore plus viscéral et mettre une véritable petite claque.

PLUIE CESSERA est donc un groupe à suivre avec beaucoup d’attention, et avec ce premier EP il révèle une vraie personnalité. Il sera très intéressant de voir son évolution.

J. NeWSovski

 

 

https://pluiecessera.bandcamp.com/album/weve-been-alone

https://www.facebook.com/pluiecessera



lundi 15 septembre 2025

COLD STRESS – Realistic

 


COLD STRESS – Realistic

Dispear Records

 

En direct d’Hossegor, paradis des vagues, du soleil et des plages de sable fin, COLD STRESS débarque avec un premier album, seulement un an et demi après son premier EP. Douze titres de punk-hardcore expédiés en 23 minutes, du classique, mais tellement efficace.

Et H.F.C. démarre très vite avec une base rythmique très relevée, gros chant, et un son de guitare très lourd. La ligne de conduite est punkrock avec une influence hardcore sur le chant. Self Control est, pour moi, le morceau le plus plaisant, avec 2 min 49, il est long et se révèle assez original en proposant un riff intéressant à la guitare. On ressent de la fureur sur l’énergique Time To Change tandis que l’instrumental Entorse vient apporter un interlude bienvenu. Certains morceaux défilent très vite (No Hands, Too Late) tandis que le groupe expérimente sur Free, avec un chant clair, des mélodies lourdes et un gros travail sur l’atmosphère un peu oppressante. Les lignes mélodiques comme sur Thanx ou Satisfaction, très captivantes et immersives amènent un plus et apportent une véritable identité à Cold Stress réussissant à le démarquer des groupes de pur hardcore.

Globalement, sur l’ensemble Realistic se révèle assez sombre, à l’image de sa pochette, dessinée par Thomas, le chanteur, le côté métal revenant souvent sur certains riffs. Enregistré à Bordeaux par Tom Kaduk le son est bon et bien équilibré.

 

Très bonne sortie du label DISPEAR qui fait de plus en plus parler de lui avec des productions variées mais hyper qualitatives. Realistic de Cold Stress est une petite bombe de punk-hardcore qui donne vraiment envie d’aller découvrir le phénomène sur scène.

 

J. NeWSovski

 

https://coldstress.bandcamp.com/album/realistic

https://www.facebook.com/profile.php?id=61558709083039

https://www.instagram.com/coldstress/?hl=en

 


lundi 25 août 2025

MINUS HERO – Ruyi [EP]

 


MINUS HERO – Ruyi [EP]

Shield Recordings / Flamingo records / White Russian Records / Dinomite records

 

Petite découverte issue d’une promenade sur Bandcamp, le site et les diables d’algorithmes, arrivent parfois à proposer des petites pépites comme ce groupe Italien, MINUS HERO, basé sur Rome mais dont un membre habite maintenant sur Amsterdam. Le groupe s’est formé en 2019 et Ruyi est leur 4ème EP, il fait référence à un restaurant Romain dans lequel le quatuor a passé pas mal de temps.

 

Here démarre fort avec un son très 90’s rappelant Dinosaur Jr ou Husker Dü. Beaucoup de belles mélodies que les Italiens prennent du temps à développer avec des textes sur le thème de la sérénité, le fait de se retrouver seul. Deaf prend le relais, aborde le thème d’être insatisfait alors que l’on a tout ce dont on a besoin, la voix me rappelle un peu les Suisses de Hathors. Dumb poursuit dans le même registre s’appuyant sur un mur de guitares très aériennes, dans l’esprit rock-shoegaze avec comme thème le fait que ruminer le passé n’est qu’une perte de temps.. Enfin Burrito termine ce trop court EP (14 min) de façon un peu plus pop, c’est bien écrit une nouvelle fois.

 

Un disque vite englouti mais qui permet de découvrir un groupe étonnant. Les quatre morceaux sont vraiment prenants, avec le petit reproche de, peut-être, être un peu trop uniformes mais c’est vraiment une belle découverte ! A suivre de près donc !

 

J. NeWSovski

 

https://minushero.bandcamp.com/album/ruyi

https://linktr.ee/minushero

https://www.facebook.com/minusheroband/

 

 

mardi 5 août 2025

DARKO – Canvas [EP]

 


DARKO – Canvas [EP]

Lockjaw Records

Pour ceux qui ne connaissent pas Darko, il s’agit d’un groupe anglais, de Guildford, qui s’est formé en 2010 et qui se démarque par un son mélangeant skate punk et riffs métal. Je les ai découverts grâce à leur album Bonsaï Mammoth, en 2017. Depuis le groupe a débuté un projet de trilogie d’EPs dont Canvas est le dernier volume.

C’est après une longue introduction (Grey Havens) très immersive façon rock progressif que les Anglais démarrent leur nouvel EP, un morceau lent et apaisant. Mais Dared to Dream est là pour nous rappeler à quel point le groupe sait jouer vite, apportant à sa vitesse des touches techniques qui sortent de l’ordinaire à l’image de Propagandhi. Le chant de Tom West est toujours aussi agréable, même s’il montre parfois certaines limites, il en fait une belle démonstration sur Goodbye Bastard, un titre une nouvelle fois, très efficace. Canvas amène des sonorités différentes et inattendues avec des cassures de rythmes incessantes et des riffs de guitares vraiment très techniques, limite Math-rock, par ce biais-là je pense à Strung OutOverride se révèle plus « classique » dans sa composition alors que Hectic est LE défouloir de l’EP : mélange de hardcore puissant, de riffs métal (voire même néo-métal) et de chant hurlé façon death.

 

Un EP surprenant de la part de Darko qui montre que le groupe a beaucoup de ressources et est capable de partir dans toutes les directions tout en étant pertinent dans tous les registres qu’il explore.

 

J. NeWSovski

 

https://darko.bandcamp.com/album/canvas

https://www.facebook.com/Darkoband/



mercredi 4 juin 2025

TIEBREAK – Hardcourt [EP]

 


TIEBREAK – Hardcourt [EP]

À tant Rêver Du Roi

 

C’est près d’Angoulême qu’est né Tiebreak, groupe passionné de tennis emmené par Richard Juge, qui fait le chant, la guitare et la basse tandis que Matgaz s’est chargé de la batterie en studio. Pour le live Richard s’est entouré d’autres musiciens dont notamment Manu et Romain de W!ZARD. Le groupe alterne entre indie rock, noise voire post-rock.

 

Trop court pour être un album (17 min), un peu long pour être un EP, Hardcourt est un format hybride qui se révèle plutôt intéressant. Tiebreak entame avec panache son match avec The Court à la guitare abrasive et aux faux airs de Sparta. Matchpoint enchaîne et alterne passages mélodiques et sonorités noises. La puissance de TieBreak s’exprime parfaitement dans RAM avec une énergie communicative et son gimmick à la guitare vraiment irrésistible. Richard amène de la lourdeur avec Pigs, très noise qui me fait un penser, sur son intro, à Unsane.

 

Enregistré à La Nef et mixé par Oli Simpson, Hardcourt bénéficie d'une production très propre.

 

TIEBREAK signe donc un premier opus très intéressant qui se révèle assez facile d’accès tout en gardant un côté indie underground plaisant. Affaire à suivre !

 

 

J. NeWSovski

 

https://www.facebook.com/tiebreaktheband/

https://tiebreakband.bandcamp.com/album/hardcourt

 



lundi 26 mai 2025

LOGGERHEADS – Enjoy [EP]

 


LOGGERHEADS – Enjoy [EP]

Autoproduction

 

Loggerheads (« en opposition » ou  « têtus » en français) est un groupe de Rodez dans l’Aveyron dont on avait déjà entendu parler au moment de son split avec Enloc mais qui a aussi à son actif un album et deux autres EPs. Cela fait une dizaine d’années qu’il tourne et vous l’avez peut-être déjà croisé en première partie de groupes comme Uncommonmenfrommars, Heavy Heart, Dirty Fonzy ou No Guts No Glory.

 

Dès les premières notes de Here We Are, on est happé par une urgence communicative, morceau est rythmé et les riffs sont tranchants. As Long enfonce le clou avec des paroles qui résonnent comme un manifeste : "as long as it is possible, we will continue to shout loud". Il sonne un peu à la Dirty Fonzy avec des passages bien bondissants. How Can We Get There? aborde des thématiques plus sombres, questionnant notre rapport à l'environnement et à la société de consommation, le tout avec une basse qui mène bien la danse. Mais c'est avec Youthfulness que le groupe nous offre un clin d'œil plein d'autodérision, évoquant leurs débuts et cette envie irrépressible de monter sur scène, encore et toujours. Enjoy pose le dernier clou avec un punkrock rapide et toujours aussi frais.

 

Les cinq titres ont été enregistrés chez Flantier records à Ricaud par Etienne Soulier. Le son est correct mais sans plus, il manque d’un peu de tonus et de puissance je trouve.

 

Loggerheads est donc une découverte sympa avec un punkrock frais qui ne révolutionnera certes pas le style mais qui pose les choses proprement avec des mélodies accrocheuses.

 

J. NeWSovski

 

 

 

https://loggerheads.bandcamp.com/

http://www.loggerheads.fr/

https://www.facebook.com/profile.php?id=100048194231978#



jeudi 8 mai 2025

MSS FRNCE – VII [EP]


 MSS FRNCE – VII [EP]

Autoproduction

 

Voici typiquement le groupe qui me met une claque à chaque concert, il déborde d’énergie, de bonne humeur, d’ondes positives. De vrais concerts punk où tu t’attends à tout et où tout peut arriver. Pourtant, je dois avouer que sur album (ou en l'occurrence sur EP), je n’ai jamais trouvé le groupe excellent. Mais ça, c’était avant, car MSS FRNCE revient avec un septième EP plein de nouveautés.

  

Ce nouvel EP s’ouvre avec l’excellent De plein Fouet qui, sur une longue introduction, amène cette énergie propre au groupe. C’est d’ailleurs par ce même morceau que le groupe a débuté le concert à Angers, le jour même de la sortie de l'EP. Il est mélodique avant de partir en rupture quand Martin prend le micro pour hurler. Les paroles sont bien écrites (« On demande de choisir entre noir ou blanc mais notre combat est gris »). C’est aussi un morceau long qui dénote car les parisiens nous avaient habitués à des titres toujours très courts et expéditifs.

 

L’exercice d’écriture est intéressant sur Au Jour D’Aujourd’hui tandis que les mardis de la peur souffle un air de garage punk d’une efficacité redoutable avec un vrai esprit punk comme les coupures de son ou cette partie : « si j’veux, je ne chante pas la prochaine phrase ».

Le chant de Martin a évolué depuis les débuts du groupe avec davantage de parties chantées comme sur R FRNCE. La guitare d’Antoine, dont c’est le premier enregistrement avec le groupe, est incisive et très rapide avec un super son tandis que la basse de Jérôme ronronne à merveille notamment sur Fier de vous. Le rythme est effréné sur le Tube de l’été et il faut rendre hommage à Jérémie à la batterie qui s’avère être en concert le porte-parole du groupe.

Le son est top, parfaitement enregistré par Henri d’Armancourt à l’Echappée tandis que Simon, frère de Martin, s’est chargé de la pochette.

 

Clairement mon EP préféré de la part de MSS FRNCE, le groupe semble plus posé avec des chansons peut-être mieux construites et structurées.

 

J. NeWSovski

 

 

https://mssfrnce.bandcamp.com/album/vii

https://www.facebook.com/mssfrnce/


dimanche 4 mai 2025

CAROLINA REAPER – Nick Cage is a vampire [EP]

 


CAROLINA REAPER – Nick Cage is a vampire [EP]

Autoproduction

 

Que ça fait plaisir de découvrir Carolina Reaper. Sorti dans l’anonymat en décembre 2024, ce court EP numérique de trois titres est pourtant le rayon de soleil de ce début d’année. Pour présenter le groupe on va commencer par Olivier Portnoi qui tient la guitare et le chant, ici on le connait bien parce que le fanzine a grandi avec Dead Pop Club en fond sonore, ça tombe d’ailleurs très bien car Jérôme qui y jouait de la batterie se retrouve aussi dans Carolina. Les deux compères sont allés chercher Florian d’Hogwash à la guitare et Victor de M-Sixteen à la basse.

 

On connaît la passion d’Olivier pour le cinéma et ce premier EP de trois titres  y rend hommage, notamment à Nicolas Cage. Le son est impeccable et même très puissant. On pense à Dead Pop Club mais aussi à Verne sur Just Another Day et cela fait du bien d’entendre Olivier en dehors de Panic Club ou Maladroit. La batterie tabasse et les riffs sont mélodiques, bref un super morceau.

Le second titre est un hommage à Willrow Hood, personnage mythique de l’Empire contre-attaque, le son est lourd et dur façon Second Rate voire aussi Quicksand tandis que le groupe pousse encore plus son côté mélodique dans Lost in Cara’s room, qui laisse entrevoir de très belles choses.

 

Autant dire que la suite de ce trop court EP est attendu avec une impatience grandissante. Mais en attendant il ravira tous les fans nostalgiques de la génération Emo Glam Connection

 

 

J. NeWSovski

 

 

 

https://carolinareaper-band.bandcamp.com/album/nick-cage-is-a-vampire

https://www.facebook.com/profile.php?id=61566179350770