CIRCLES –
In defense of lost causes [EP]
Shield
recordings
Toujours
sous le charme de leur précédent album, Still, que je
considère comme l’un des tous meilleurs albums de 2024, c’est avec beaucoup
d’appétit que j’entame ce nouvel EP des Nantais, qui s’avère chaud, voire même
brûlant.
Et Frontline brouille les pistes avec sa
douce introduction au piano, mais non ce n’est qu’illusion ! Cette
nouvelle production ne sera pas calme, bien au contraire ! Car le morceau
part très rapidement sur une débauche d’énergie avec le chant déchaîné de Guillaume,
et la surprise vient de l’intervention de Kroquette (Neuf Volts,
Sorcellerie, Carmen Carbon) qui vient couper le rythme et
poser une belle mélodie sur le refrain. War
prend la suite et c’est un morceau très rapide avec un refrain bien sympa avec
les chœurs par-dessus, j’aime beaucoup sa deuxième partie très oldschool
dansant. Defend est encore
plus rapide et expéditif (41 sec), rythmique et sonorités atypiques, de la même
manière on y retrouve un featuring avec Beatrice Myself de Neuf
Volts. Revenge commence
avec le gallois Mick McCann au chant, du groupe An Slua,
dans un style très streetpunk / oï. Cage
est un morceau de hardcore plus moderne notamment sur son refrain mélodique
avec un excellent riff de guitare qui vient trancher le morceau. Très belle
conclusion avec Vampyres qui
fait preuve d’une grande intensité.
Avec un tel
titre, les Nantais ne se contentent pas que de balancer des morceaux accrocheurs :
le groupe porte des idées. CIRCLES est un groupe engagé avec des idées
qu’il défend. Ils abordent les thèmes de la résistance face à tous styles d’adversité,
le refus de la guerre et s’y opposer, évidemment le rejet du fascisme et l’engagement
à la lutte collective.
In
Defense Of Lost Causes est un petit bijou, je regrette juste sa brièveté (8 min).
Mais CIRCLES confirme ici qu’il est l’un des groupes les plus excitants de la
scène hardcore française de par la qualité de ses compositions mais aussi son engagement
et son originalité. J’ai hâte de le retrouver sur scène.
J. NeWSovski


















