jeudi 29 octobre 2026
Numéro 25
jeudi 16 juillet 2026
THE PLAYMATICS – This party sucks
THE PLAYMATICS – This party sucks
Dispear Records / Hell Vice i Vicious / Massprod / Abracadaboum
/ Kick Your Asso / Wrecking Crew / High And Denim
En 2024, les
Rennais de The Playmatics avaient marqué les esprits avec Dive-In,
leur premier album. Un mélange de pop-punk énergique et de chant féminin
mélodique, pour un résultat fun, ensoleillé, et surtout : l’une des plus belles
surprises de l’année. Depuis, le groupe a écumé les routes, accumulé
l’expérience, et mûri l’envie de se réinventer. Ce deuxième opus en est la
preuve, avec son lot de petits et grands ajustements.
D’emblée, The Tale of a Loser donne le la : tempo effréné, mélodies soignées, riffs
percutants et un refrain impeccablement construit. L’ajout du clavier, confié à
Baptiste, apporte une couleur sonore inédite et pertinente — une
alternative judicieuse à l’hypothèse d’une seconde guitare, initialement
envisagée pour épaissir le son. Road
Trip poursuit dans cette veine,
avec une rythmique punk-rock endiablée et une basse, signée Thomas,
d’une agilité remarquable.
Invisible Lines
s’inscrit dans la tradition du genre, porté par des chœurs façon Bad Religion. Equal Rights,
plus mélodique, évoque les vieux Seven Hate (The Weaning Day ou
Homegrown), avec des lignes vocales étirées qui rappellent aussi,
sans surprise, les Thugs. Seb 7Hate, fan assumé du groupe rennais,
appréciera.
On connaissait déjà Handle the truth, le morceau
avec Sabrina de Maria Tarey, je trouve qu’il est vraiment
excellent, j’adore la combinaison des voix entre la puissance et la rage d’un
côté et la douceur mélodieuse d’autre part. Hyper efficace. Mais le groupe n’en
délaisse pas moins son goût prononcé pour les mélodies et à ce jeu on peut
noter By My Side, d’une fraîcheur désarmante.
Same Old sort des sentiers
battus : plus lent, plus lourd, ce titre exige plusieurs écoutes pour révéler
son potentiel addictif. Son pont, où batterie et clavier prennent les
commandes, est un moment fort. Et que dire du refrain, porté par le chant
envoûtant de Lisa ? Une jolie trouvaille tout simplement !
Awkward Situation permet de
découvrir Thomas au chant, Lisa assurant
les chœurs. Leurs
voix s’entrelacent à la perfection. Autre pépite : With a Taser, rapide et ciselé, où la
basse déchaîne et le clavier ajoute une touche mélodique bienvenue.
Côté
nouveautés, Au Large marque le premier titre en français du groupe. À
l’heure où j’écris ces lignes, il ne m’a pas encore convaincu. Non par principe, je suis loin d’être allergique au français, mais parce que le morceau
manque, à mon sens, de fluidité et de caractère. À réécouter, donc.
On conclura par l’excellent son signé Dimitri Dupire,
enregistré au studio DB. Il s’était déjà chargé du premier opus et on
connait son travail avec The Ascending et Clavicule notamment. La
pochette est aussi une belle réussite avec un collage efficace et un code
couleur marqué et marquant.
Ce
deuxième album se distingue du premier grâce à l’arrivée du clavier, qui
enrichit la palette sonore du groupe. Les compositions explorent de nouvelles
directions, et le pari est réussi. Sans hésiter, voici un album des plus marquants depuis ce début d'année !
J. NeWSovski
samedi 21 mars 2026
Playlist du printemps
Voici déjà le printemps et, il allait de soit qu'une petite playlist très punkrock accompagne le soleil et l'éclosion des fleurs.
Onze groupes, onze gros morceaux. Des featurings, des inédits, du français mais pas que...
Petit clin d'œil aussi à l'artwork de cet album mythique des Burning Heads sorti il y a tout juste... 30 ans.
samedi 10 mai 2025
Live Report - Poulettes Party 2
Venant
d’Angers il faut faire un effort pour venir jusqu’à Cholet. Je ne dis pas que bouger
dans les Mauges ne fait pas envie mais il faut une belle affiche pour donner envie
de s’y déplacer. Ma dernière fois c’était Swirls, Mad Foxes et Birds
In Row. Et ce samedi 4 mai c’est The
Playmatics, Maria Tarey et Wake
The Dead
qui se partagent la scène, avec tous comme point commun d’avoir une chanteuse.
Et ça c’est rare et original.
L’asso qui
organise c’est Hell’A Woman Crew,
une filiale sud-Nantaise de Poulettes l’Assaut de Tours dont le but n’est pas que de
se faire plaisir (et donner du plaisir) à programmer des groupes mais c’est
aussi de venir en aide à des nanas en leur fournissant du nécessaire d’hygiène.
L’asso collecte donc des dons en concert mais aussi sur d’autres temps pour les
redistribuer. Belle éthique. Rock’n’roll solidaire.
Tout
commence avec les Rennais de The Playmatics. J’avais hâte de les retrouver sur
scène après leur premier album totalement addictif. Punkrock frais et léger
avec de grosses mélodies pop super accrocheuses. Sur scène le côté punk-bubblegum
hérité de groupe comme Teen Idols se fait encore plus sentir. La voix de
Lisa est accrocheuse à souhait et Thomas se démène comme un fou à la basse. Le
groupe distribue les morceaux comme des friandises (16 au total dont les 12 de
l’album) reprenant leurs titres phares : Where
the sun sets, wasted
youth, go girl !. Une belle énergie et
surtout une joie communicative.
Maria Tarey enchaîne et c’est la découverte pour moi
car je dois avouer que je n’ai écouté leur EP que quelques jours avant.
L’énergie est encore plus folle avec une débauche totale. Sabrina se pète la
voix sur des morceaux comme Dick
Pic, J’irai vomir chez vous ou play with
genetics. Du punk/hardcore
voire même crust très efficace. La belle connivence entre les musiciens fait
plaisir à voir.
Wake The Dead enchaîne. Je suis les Marseillais depuis un paquet d’années maintenant
mais je n’ai jamais eu l’occasion de voir le groupe sur scène encore moins
depuis qu’Aleksandra est au chant. Tout de suite on sent un groupe carré et
tellement puissant. Aleksandra se chauffe dès l’entame (You & me) en descendant devant la
scène parmi un public bien trop rare pendant que les gars derrière sont rodés
et balancent des riffs acérés. On a le droit à With
No Regrets sorti cet été et une série de morceaux tous plus
puissants les uns que les autres (All my
flames, moving forward…).
Belle impression aussi sur un morceau plus lent et aérien aux reflets post
hardcore (Your last stand, il
me semble). Un très gros show, puissant à souhait.
Le
déplacement se justifiait pleinement et c’est vraiment dommage que le public
n’ait pas répondu (assez) présent pour l’évènement. Le trois groupes ont offert
des shows mémorables, l’ambiance était excellente, l’asso vertueuse et les
bières irréprochables… que demander de plus ?
mercredi 1 janvier 2025
!! LE BILAN 2024 !!
ALBUMS FRANÇAIS
20- ACID GRAS – La
revanche du cd1
19- PENICHE – Triplé
18- IMMATURES – Demain tout ira bien
17- OÖHNA CALL - Bauerngarten
16- MIKE NOEGRAF – Polarities
15- HEADS UP – The
way of the cure
14- BROKKEN ROSES – Cock Robin
13- FOU DE JOIE – Bright
Smile
12- WATERTANK – Liminal Status
11- JOHNNY MAFIA – 2024
: année du dragon
jeudi 12 décembre 2024
Interview - The PLAYMATICS

Clairement
Dive In, sorti cet été, est l’un de mes albums préférés de cette année. Inspiré
par la scène des années 90 le quatuor Rennais est un des groupes à découvrir absolument. L'occasion nous est donnée d'en savoir plus sur le groupe avec cette courte interview.
Dive
in est votre premier album, vous venez de Rennes, pouvez-vous m’en dire plus sur le groupe et ce que vous
faisiez avant ?
Nous venons
de Rennes et ses environs proches et nous avons tous joués dans diverses
formations locales (By All Means, Higgins, Halfcab,
Navir, Chère Catastrophe, Radiolution,
Marty Mad Fly , Faith Off). The
Playmatics, c’est : Fred
(Batterie), Lisa (Chant), Sébastien (Guitare) et Thomas (Basse).
The Playmatics s’est formé sur les cendres de Navir, un trio
post punk/noise dans lequel Thomas
et Fred officiaient déjà aux
postes de bassiste et batteur. Navir ayant perdu son guitariste,
nous avons fait appel à Sébastien pour tenir la guitare dans notre nouveau
projet. La formule musicale et le postulat de départ était radicalement
différente et clairement établie dès le départ : nous voulions jouer une musique
facile d’accès, aux chansons courtes et aux mélodies accrocheuses. Tout un
programme J
Pour cela le
chant devait être la pièce centrale du projet et nous avons eu la chance de
rencontrer Lisa, qui sortait
d’un projet punk hardcore (Marty Mad Fly) et cherchait, comme nous,
à adoucir le ton.
La ligne
directrice étant partagée et acceptée de tous, nous avons pu composer
rapidement et Dive In s’est mis en place en à peine 1 an.
D’où
vient le nom du groupe et que signifie-t-il ?
The Playmatics d’un vieux
flipper qui traine dans l’atelier de Fred où nous l’on répète. C’est une marque
espagnole aujourd’hui disparue. Rien à voir avec les Plasmatics ;)
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| Photo DR |
Votre musique balance entre punkrock, pop-punk et le garage. D’où viennent vos influences ?
Les styles
que tu cites traversent les époques tout comme nos influences. Nous pourrions
donc citer pour les plus anciennes, les Ramones ou les Descendents,
mais aussi Social Distortion, Bad Religion,
Murder City Devils, NRA,
Weezer. Et plus actuels, des groupes que l’on adore comme Youth
Avoiders, Rotten Minds, Radioactivity,
The Marked Men…
Où
êtes-vous allés l’enregistrer et avec qui ?
Nous avons
été très sélectifs pour le son de ce premier album et l’option retenue, La Double Boîte Studio (44) de Dimitri Dupire
a été un excellent choix. Dimitri partage avec nous l’amour du
son des années 90 et nos goûts musicaux sont les mêmes. À notre demande il a
capté nos 12 morceaux en live et s’est chargé du mix et du mastering. Le
feeling étant tellement bien passé dès nos premiers échanges que nous
souhaitions collaborer avec lui aussi bien comme ingé son que comme producteur.
Six
labels se partagent l’album, comment se répartissent les tâches ? Pourquoi
autant de labels d’ailleurs et comment c’est fait le contact ?
Comme la
composition est allée vite, nous avons rapidement rodé nos petites chansons en
live. Nous avons la chance à Rennes d’avoir un tissu associatif et une scène
musicale très active. Ces premières scènes nous ont permis de financer une
bonne partie de l’enregistrement du disque, c’est pourquoi nous avons pu
démarcher les labels et distros avec un album prêt à sortir. Sébastien et Thomas se sont chargés de démarcher énormément de
structures et nous avons la chance d’avoir suffisamment de réponses positives
pour sortir Dive In sur tous les supports imaginables (Vinyles, CD, K7 et
plateformes de streaming), ce qui n’était pas notre première intention :
nous visions avant tout une sortie vinyle. Nous sommes également fiers d’avoir
été épaulé par Wrecking Crew Records,
label canadien, qui distribue l’album au Québec. Dispear
Records a sorti l’album en K7
et HViV Records
s’est chargé de la sortie numérique du disque. À Rennes, nous avons été
soutenus par Mass Production et Yellow Pillow
qui ont participé à la sortie vinyles et CD. Enfin, diverses distros et
magasins nous ont pris quelques copies de l’album en France et en Angleterre.
Nous sommes extrêmement reconnaissant envers tous ces gens qui, chacun à leurs
niveaux, ont participé à la sortie de Dive In.
Votre son est un peu à part actuellement,
est-ce facile pour vous de trouver des dates pour jouer ?
Si notre son
te parait « à part » c’est peut-être parce que nous appartenons à la
génération des 90’s et que nous jouons une musique qui nous animait il y a 20
ans ;)
Nous ne
cherchons pas coller à une étiquette sinon à un mot d’ordre, le fun ! On a
la chance de jouer souvent (une trentaine de concert en moins de 2 ans), c’est
à chaque date, l’occasion de faire de nouvelles rencontres et de lier de
nouveaux contacts. Nous rentrons tout juste de notre première mini tournée dans
le Sud-Ouest qui s’est achevée par un concert organisé par notre label Dispear
Records.
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| Photo DR |
Quels
retours avez-vous de l’album ?
Les retours
sont très bons et ça fait chaud au cœur ! Nous sommes toujours très émus à
la lecture des chroniques que nous pouvons lire comme celle publiée dans les Rêveries.
On sait combien l’offre est immense en termes de musique indé de nos jours et
savoir que la nôtre retient l’attention et qu’elle plait est une satisfaction à
laquelle on ne s’attendait pas en composant nos petites mélodies.
Quels
sont les projets à venir ?
Ce premier
disque et nos concerts nous encouragent plus que jamais à continuer de nous
amuser. On est en pleine composition, en préparation d’un second enregistrement
et pourquoi pas d’un split avec un autre groupe.
On a aussi
pas mal de dates de concerts à venir en 2025, notamment à Paris et à Tours.
Par J. Newsovski Novembre 2024
https://theplaymatics.bandcamp.com/album/dive-in
https://www.facebook.com/theplaymatics/
Photos issues de la page facebook du groupe
jeudi 5 septembre 2024
THE PLAYMATICS – Dive In
THE
PLAYMATICS – Dive In
Mass Prod
/ Dispear Records / Wrecking Crew Records / Hell Vice I Vicious / Yellow Pillow
/ Fetch Records
Voici la
belle surprise de cet été, elle vient de Rennes et s’appelle The Playmatics. Ici pas de punkrock débridé à la Clavicule ni de punk mélo à la Konbinis mais plutôt un punkrock très pop
qu’on appelle régulièrement BubbleRock. Le quatuor breton est mixte avec Lisa au chant accompagnée de Thomas, Seb et Fred, ils viennent de groupes comme Marty Mad Fly, Face Off, Chère Catastrophe, Navir et se sont formés en 2022.
Dive
In est donc leur
premier album et c’est un joli coup de maître. Dès les premières notes de Dig This, The Playmatics rappelle le début des années 90 et
les groupes pop-punk comme Groovie Ghoulies avec le timbre de voix des Dance Hall Crashers et le groove des Teen Idols qui
faisaient rayonner californie à travers les labels Lookout ou Honest Dons. Un véritable souffle de fraîcheur qui me fait le même effet que l’album
de Johnnie Carwash. D’ailleurs certains morceaux
possèdent le même ADN, je pense
notamment à des titres comme le rayonnant 23
Summer Hit ou l’énergique Sing
Out Loud.
Les Rennais
savent jouer vite (Nasty Nasty ; Wasted Youth)
montrant une influence garage intéressante. Par ailleurs j’apprécie beaucoup la
nonchalance d’Overflow qui
pourrait rappeler certains morceaux de The Decline ! avec une basse joueuse qui entraine
le morceau. On retrouve aussi cet esprit sur Go
Girl ! et sa touche folk punk. Where the sun sets s’affirme peut-être
comme le tube de l’album, très mélodique, un peu plus posé, ses riffs sont
imparables.
Le son est
plutôt bon même si je trouve la guitare trop en retrait sur certains passages.
Album
coup de cœur qui amène de la lumière avec un punkrock léger, frais et acidulé.
Les amateurs de Johnnie Carwash sauront apprécier !
J. NeWSovski
https://www.facebook.com/theplaymatics
https://theplaymatics.bandcamp.com/album/dive-in
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