vendredi 31 août 2018

MXPX – S/t



MXPX – S/t
7.5/10

MxPx c’est pour moi l’un des premiers groupes que j’ai choppé grâce à Napster qui venait juste de se lancer. Chanson après chanson avec un modem 56K et une connexion sur Liberty Surf. Ça parlera peut-être à certains... Toujours est-il qu’en tant que provincial, trouver en 1995 un album du groupe de Bremerton était mission impossible à part sur le net.

Et Mxpx c’était bon, rapide avec une batterie énergique, des titres accrocheurs et de super mélodies. Du Green Day en plus speed et moins grand public.

Et maintenant 20 ans après le groupe est toujours actif et je dois avouer que cet album éponyme fait bien le boulot dans le style caractéristique du groupe. Punkrock mélodique à l’ancienne avec des chansons énergiques qui me rappellent Pennywise (the way we do, disasters) et des chansons plus lentes et plus axées sur les mélodies à la manière de Green Day (Moments like this ou Let’s ride)

J’ai appris il y a quelques années que le groupe était dans la mouvance Christian Rock, du rock chrétien en français, je n’ai pas porté plus d’attention que ça aux textes et rien ne m’a choqué non plus.

Je n’attendais pas grand-chose de cet album surtout dans cette mouvance actuelle avec tous ces come-backs de groupes des 90’s et je dois avouer que le groupe est fidèle à lui-même et sans être un grand album Mxpx est sympa à écouter. Je lui préfère bien évidemment les vieux Slowly Going the way of the buffaloes ; Life in general ou the ever passing moment plus chargés en tubes ou morceaux accrocheurs.

J. NeWSovski

Morceau préféré :                                   Friday Tonight







mardi 28 août 2018

ASTPAI – True Capacity




ASTPAI – True Capacity
Jump Start Records / Shield Recordings
8.5/10

Je crois qu’il s’agit du premier groupe autrichien que je chronique et peut-être aussi tout simplement le seul que je connaisse. Toujours est-il que je me suis fait un peu berner par la pochette qui me laissait plus entrevoir un album de rock alternatif classique qu’un groupe de punkrock adepte de mélodies à la Flatliners.

Effectivement Astpai aime les mélodies, les jouer, les faire durer d’ailleurs dès le titre d’ouverture, Rotten Bait, on perçoit le caractère du groupe. Le morceau est long, rythmé et j’apprécie cette voix éraillée qui apporte du caractère au groupe. Lottery me fait justement penser au dernier album des Flatliners avec un rythme assez lent mais qui met en avant de belles mélodies notamment sur le refrain, ce qui est aussi le cas sur Falling Trees. Le troisième morceau est celui que je préfère, il sonne certes plus pop que le reste de l’album mais j’aime les montés avant les refrains et clairement il accroche bien.
Le groupe sait aussi lâcher les chiens avec un rock bien crade, grunge sur la forme avec le titre True Capacity qui donne son nom à l’album et il me rappelle au passage leurs voisions helvètes de Hathors.
Après certains titres me touchent moins, c’est le cas de Saving Up, trop gentil à mon goût ou No Hero qui laissait entrevoir de belles choses mais ne parvient finalement pas vraiment à décoller.

Au final True Capacity est une belle surprise qui donne envie de se plonger dans la discographie du groupe déjà forte de six albums depuis 2005. Un groupe à découvrir donc pour tout fan des Flatliners , notamment leur dernier album.

J. NeWSovski

Morceau préféré :                                   Best Years





lundi 27 août 2018

Jeu de l'été - Résultats



Plusieurs personnes ont trouvé les bonnes réponses. Après un petit tirage au sort sans huissier de justice il s'agit de 

Clip - CAPITAL YOUTH

Voici Holiday In the Sun par Capital Youth dont le premier EP avait été super apprécié ici.


Festival - les Lunatiques

Le 22 septembre aura lieu près de Rennes (espace Le Goffic à Pacé) le festival Les Lunatiques qui réunit nos amis de Mars Red Sky mais aussi The Dali Thundering Concept, Eryn Non Dae, Ayahuasca, Mantra, Man'n Sin, Lord Shades, Buy Jupiter
.







dimanche 26 août 2018

tournée - Supermunk

Supermunk, dont le premier album a été élu album de l'année en 2016 (ici), vient de sortir un nouvel EP intitulé Stuck in the darkness. 

Pour l'occasion ils se font une petite tournée.


Clip - The Breeders

Voici Nervous Mary des Breeders extrait de All Nerve

samedi 25 août 2018

CONSUMED – A decade of no (EP)




CONSUMED – A decade of no (EP)
Umlaut Records
4/5

A nouveau un retour et celui-ci fera plaisir à un petit comité amateur de ce fantastique groupe de Nottingham qu’est Consumed.

Le groupe a connu son petit moment de gloire à la fin des années 90 en signant sur Fat Wreck Chords lorsque la vague punkrock était à son sommet.
J’ai toujours aimé ce groupe qui dégage une belle énergie, qui est super pêchu avec un son particulier fait de guitares aux sonorités métal, un peu à la Strung Out, et un super chanteur qui me rappelle Diesel Boy dont j’aimerais bien aussi un retour.

Ce 6 titres reprend les affaires exactement là où le groupe les avait laissées. Du punkrock mélodique dynamique façon Fat Wreck de la grande époque qui enchaîne les très bons titres comme une mitraillette, ça commence par le tube Wake Up Warning, le très bon What would Cliff Burton Do ? et ses riffs façon Metallica de la vieille époque. Et lorsque le groupe ralentit un peu c’est pour proposer un morceau superbe plein de bons riffs de guitare (Obscene like Beverly Dean).

Les anglais de Consumed n’ont rien perdu de leur style particulier et cet EP qui marque leur retour 15 ans après est un excellent moment de punkrock mélodique qui ravira tous les nostalgiques des années 90.
J. NeWSovski




vendredi 24 août 2018

Clip - STONED JESUS

On les avait croisé en première partie de Mars Red Sky il y a deux ans, voici Stoned Jesus avec Thessalia

jeudi 23 août 2018

mercredi 22 août 2018

LOVE COMPUTER – Nublar (EP)




LOVE COMPUTER – Nublar (EP)
Autoproduction
3/5

Voici le nouveau projet de Jimmy (Jetsex, Crossing The Rubicon, Maladroit…) et Alexandru, ex-chanteur de Crossing The Rubicon. Un trio chant – basse – batterie qui sent fort le rock’n’roll et le garage. La voix d’Alexandru me manquait depuis son départ de CTR, les deux albums auxquels il a participé sont pour moi juste excellents. Sa voix est toujours aussi accrocheuse et hargneuse et derrière ça envoie sévère, suffisamment tout du moins pour qu’on puisse adhérer car le fait de ne pas avoir de guitare est assez rare dans le milieu et déstabilisant quelque part, on se souvient de Belly Button mais dans un registre plus garage je ne trouve pas vraiment d’équivalent.

La formation a pour elle l’originalité, la fibre rock’n’roll et des gars qui connaissent bien le métier. Les titres sont bons, Nublar groove et en même temps envoie un gros son. Sur la durée de cet EP (4 titres et une reprise des Beastie Boys, I Want some, très bien interprétée au passage) je peux dire que Love Computer parvient à me convaincre mais je dois avouer aussi qu’une petite guitare ou tout du moins un autre instrument apporterait un plus non négligeable pour éviter une sorte de répétition qui se fait sentir sur la fin.

En attendant Love Computer est un groupe atypique qui mérite votre attention.

J. NeWSovski



mardi 21 août 2018

Jeu de l'été



Attention dernière semaine pour participer au grand jeu de l'été. On clôture dimanche soir.

Et le grand gagnant sera annoncé lundi prochain après tirage au sort s'il y a besoin.

Voici les petits liens pour participer :

Clip - I Against I

Je viens de chopper cette petite info sur Dying Scene et je dois avouer que ça me fait super plaisir d'apprendre la re-formation d'I Against I, groupe hollandais qui avait notamment sorti un très bon album, I'm a fucked up dancer..., sur Epitaph en 99.

Un album doit sortir le 5 octobre sur White Russian Records

dimanche 19 août 2018

LANE - Teaching Not To pray (EP)




LANE - Teaching Not To pray (EP)
Nineteen Something
4,5 sur 5

La rumeur circulait depuis quelque temps, et pas uniquement dans la cité angevine, leur ville de toujours et place forte du rock hexagonal : des THUGS remettraient le couvert ? Mieux qu'une rumeur, un EP a vu le jour avant l'été sous le patronyme de LANE (Love And Noise Experiment). Un nouveau projet qui réunit la fine fleur du rock angevin : Eric et Pierre-Yves Sourice des THUGS donc, Etienne et Camille Belin de DARIA et Félix Sourice, le petit jeune de la bande. Et force est de constater que ce comeback fait plaisir à attendre tant les quatre titres sont excellents. Les influences des deux groupes précités s'entrechoquent à merveille. Bien évidemment, la voix d'Eric rappelle le meilleur des THUGS. LANE, c'est le mariage parfait entre électricité et mélodie, entre noise et pop. Bien soutenu par un mur de guitares (pas moins de trois), "Goal Line" fonctionne à merveille avec son refrain pop entêtant. La batterie sans fioritures est au diapason comme sur le plus punk "Black moon", simple et efficace. "Dice", tonique, rugueux, direct et mélodique, est également un morceau de haut vol. Le EP de 12 minutes se termine en beauté par le titre éponyme "Teaching not to pray", très THUGS il faut bien le dire avec sa courte intro délicate avant que la rythmique métronomique et la voix d'Eric ne se mettent en place.

Ce "super groupe" réunissant des DARIA et THUGS démarre donc sur les chapeaux de roue. On attend la suite avec impatience (un format plus long peut-être), en espérant que ce nouveau projet alléchant ne va pas s'arrêter en si bon chemin.



Mr Caribou


mercredi 15 août 2018

THE GET UP KIDS – Kicker




THE GET UP KIDS – Kicker
Polyvinyl
3.5/5

Tout n’est définitivement qu’une histoire de vagues dans notre océan musical.
Et voici l’histoire d’une grosse vague apparue à la fin des années 90, appelée émo, qui m’a fait chavirer, qui semble revenir à l’approche de cette fin de nouvelle décennie. The Get Up Kids, un des fers de lance, est donc de retour avec ce court EP intitulé Kicker.
Seulement 4 titres mais qui rappellent la discographie du groupe. Maybe sonne pop comme les derniers albums (pas les meilleurs hélas) avec des mélodies faciles et accrocheuses. Le son est volontairement cheap, il a été produit par Scott Litt qui a produit REM ou Nirvana. J’aime beaucoup I’m sorry et son refrain qui est vraiment très bon, c’est un titre qui reste en tête. My Own Reflection est plus aérien et difficile d’accès mais au fur et à mesure des écoutes c’est un morceau que j’apprécie de plus en plus.
Sans être exceptionnel cet EP signe un nouveau retour du groupe, cette fois réussi. Il est donc évident que l’album qui va suivre sera très attendu, cette mise en bouche nous laisse en tout cas entrevoir des choses intéressantes.

J. NeWSovski





mardi 14 août 2018

dimanche 12 août 2018

T SHIRT - Aggravator 2




T SHIRT - Aggravator 2
Influenza Records / SK Records
8 sur 10

Ne pas se fier aux premières notes d'Aggravator 2. Nous ne sommes pas en 1995 et T-SHIRT, son géniteur, n'est pas un groupe de Portland ou d'une autre ville de la côte ouest U.S. Mais force est de constater que les Lyonnais de T-SHIRT ont le chic pour nous replonger à merveille dans l'indie rock US légèrement grungy des années 90. Avec la même fraîcheur et "cool attitude" que les illustres prédécesseurs comme SUPERCHUNK ou SEBADOH, influences notoires sur le premier album des Français. Et ce sont même les oubliés VERUCA SALT qui refont surface sur le premier titre "Dates and numbers" : même timbre de voix pour Léa la guitariste-chanteuse et même art du refrain imparable et fédérateur. Les autres morceaux chantés par Léa comme "Hellsender", "Eyetooth" ou "Ride" sont également excellents. L'alternance de titres chantés par Léa et Luc, l'autre guitariste, est un atout et permet de varier quelque peu les ambiances. Le versant masculin est en tout cas tout aussi intéressant et le tonique "Ride" en atteste. "Sloane", toujours avec Luc au chant, présente la particularité de durer plus de 3 min 30. 

T-SHIRT va le plus souvent à l'essentiel et réussit à construire des morceaux efficaces et bien fichus en moins de 2 min 30. Les quatre Lyonnais savent aussi ralentir le tempo comme le morceau un poil slacker "Metal". Sur l'inspiré "Triton" les voix féminines et masculines s'entremêlent parfaitement. T-SHIRT dispose d'un pouvoir mélodique indéniable. Sur le pêchu et punk "Heaven in vain", Luc montre une autre facette de son chant, plus puissant et assuré.

Conclu par le délicat "Murkier", le court album de T-SHIRT est un disque idéal pour l'été, aux influences indie rock US évidentes. Le challenge du groupe sera peut-être de s'en affranchir à l'avenir pour trouver son identité propre. En attendant, l'enthousiasme de T-SHIRT est très communicatif. 

Mr Caribou

Morceau préféré :                                   Hyper






jeudi 9 août 2018

Clip - You Me At Six

You Me At Six sort un nouvel album le 5 octobre prochain sobrement intitulé VI. Voici le clip de 3AM

mardi 7 août 2018

TRAVERSE – S/t



TRAVERSE – S/t
Autoproduction
9/10

Encore un groupe qui a pas mal fait parler de lui depuis la sortie de son premier EP Winter song from summer bruises il y a deux ans, d’une part parce que cet EP était super bon mais aussi parce que le groupe aligne les concerts depuis et assure à max sur scène.

Le groupe emmené par Priscillien (Sheldon Cooper’spot, Mon Autre Groupe, The Helltons…) a su parfaire sa base punkrock pour y ajouter une dose d’indie-rock, tendance en ce moment mais ici, parfaitement maîtrisée.

Ainsi par cet album je les rapproche de deux groupes, les Quitters, dont je suis un grand fan et surtout Heavy Heart, la référence actuelle en France, avec lesquels ils partagent cette facilité à composer des belles mélodies (Meridians) tout en diffusant une énergie positive.


Difficile de trouver à redire de ces 11 titres, on connaissait déjà Firestarter par son clip et c’est clairement un des meilleurs morceaux de l’album tout comme Asymptotes qui lui succède. Il dégage une énergie et une maîtrise des riffs accrocheurs à la Wank For Peace tout en étant plus punkrock et plus mélo. Un grand morceau qui va faire son effet en concert.
Les Parisiens savent ralentir, apporter de la douceur (Future Ghost) et lorsque le groupe se décide à chanter en français, sur La forme d’une ville, ça passe aussi à merveille. Chaque titre possède sa propre personnalité et c’est cette variété qui fait qu’à aucun moment on ne se lasse de cet album.


Alors avec ce premier album Traverse fait presque un sans-faute, que ce soit au niveau de l’artwork très réussi mais aussi dans l’accroche musicale. On tient là un super groupe.

J. NeWSovski

Morceau préféré :                                   Asymptotes








dimanche 5 août 2018

vendredi 3 août 2018

SE(p)T LIST(e)S - jeu de l'été 2/2



Deuxième et dernier épisode du grand jeu de l'été.  
Des setlists (7 pour le jeu de mot) issues de ma petite collection dont vous allez devoir retrouver les auteurs.


J'attends vos réponses par mail à lesreverieshxc@gmail.com




On fera le compte durant la dernière semaine d'Août et un lot sera offert au grand vainqueur.


Pour ceux qui n'ont pas participé à la première manche voici le lien :

Pour cette deuxième fournée je vous propose sept nouveaux groupes dont certains, grâce aux logos, sont faciles. Bon courage !!




(cliquez sur l'article pour voir les setlists)

jeudi 2 août 2018

SORDID SHIP – S/t




SORDID SHIP – S/t
Do Or Die Records / Primator Crew / Dirty Guys Rock / Bourre Pif Records / KLVR Records
7.5/10

Premier véritable album pour le groupe Lorientais après un dernier EP (Cocaïne Offshore) très remarqué lors de sa sortie il y a deux ans.

J’aime beaucoup ce groupe formé de membres de Radical Failure et Sparkrow. Il dégage une énergie et un esprit très old school.
Embarcadère, l’intro instrumentale sent le surfpunk à plein tubes et ne devrait pas déplaire aux fans des Bikini Men. Dans le même registre l’interlude passe comme une friandise.

Avec toujours ce son lo-fi et un esprit 80, les Lorientais surprennent avec un chant en français qui est la grande nouveauté de cet album. Ça sonne plutôt bien, ainsi, par les deux bouts, le premier morceau allie l’énergie du punk, le côté ensoleillé du surf et la rage du chant en français. Même si celui-ci reste en retrait au niveau du son et aurait mérité un meilleur traitement son efficacité n’est pas négligeable. Les textes font souvent référence à la mer, Bretagne oblige mais ça aurait été sympa de mieux les entendre.

Mention spéciale à changement de cap et ses 4 minutes, un morceau à tiroirs qui s’ouvre avec longue intro aérienne puis révèle un punkrock incisif et direct avant de se refermer sur une musique plus aérienne et psyché.

Sordid Ship surprend sur son premier album avec davantage de sonorités surf et surtout un chant en français. L’ensemble est plutôt bon et conserve l’énergie des premiers EPs. A découvrir.


J. NeWSovski

Morceau préféré :                                   Par les deux bouts