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dimanche 23 novembre 2025

Interview - SPLIT


 Avec Violence Breeds Violence, SPLIT s’immisce dans le paysage hardcore français en fracturant la porte d’entrée grâce à un son et une approche très brutale. Le groupe Rouennais mené par Marvin Borges Soares (ex- Structures) répond à nos questions aux côtés de son bassiste, Lucas.

 

SPLIT est un nouveau groupe qui émerge sur la scène hardcore avec un univers très sombre et engagé. Pouvez-vous vous présenter (membres, parcours, formation du groupe) et nous expliquer ce qui vous a poussé à créer SPLIT ?

Marvin : Nous sommes 5 dans le groupe : Lucas à la basse, Jeremy à la batterie, Romain et Raphaël tous deux guitaristes et moi au chant. J’ai créé le groupe en avril ou mai 2024 puis on a enregistré l’album dans la foulée, les titres étaient pour la plupart prêts, je les ai écrits dans les 6-8 mois précédent le studio sur garage band que j’apprenais à utiliser (je suis toujours mauvais d’ailleurs). Ce qui m’a poussé à créer le groupe c’est tout d’abord l’envie de m’émanciper et l’urgence de faire quelque chose en accord avec moi-même et le monde qui nous entoure, ça me tenait réellement à cœur, l’envie d’y mettre tout ce que j’avais en moi à ce moment-là et surtout un engagement, pas juste faire de la musique pour faire de la musique, ça ne m’intéresse plus, je n’y vois plus aucun intérêt aujourd'hui.  

Lucas : Quand Marvin m'a fait écouter ses démos, je bossais dans un studio d'enregistrement (One Two Pass It à Bagnolet). Je lui ai directement proposé mes services pour l'aider à enregistrer et produire cet album. Par la suite, il m'a rapidement proposé de prendre la basse dans le groupe, étant donné que je connaissais les morceaux par cœur ! Dès les premières répétitions, on a tissé une relation assez fusionnelle avec Jeremy, notre batteur. On a un peu tâtonné pour trouver les guitaristes, mais à présent Romain et Raph, qui ont rejoint le groupe en Juin dernier sont vraiment au top, on est très heureux de ce line-up. 

 

Violence Breeds Violence s’annonce comme un manifeste sonore sombre et brut. Quelles sont les influences qui l’ont façonné ? Y a-t-il des œuvres, des artistes ou des événements qui ont particulièrement inspiré les thèmes abordés (violences sociales, dépression, addiction) ?

Marvin : Oui, c’est un album sombre et brut d’autant plus qu’il a été fait dans l’urgence et sans concessions, j’y ai mis tout ce que j’avais en moi à ce moment-là, sans revenir dessus pendant des plombes. D’un point de vue purement musical, Le New York Hardcore m’a pas mal inspiré, car je suis allé à New York entre les prises de l’album, tout comme les groupes que j’écoutais à l'époque et que j’écoute toujours aujourd'hui (Gulch, Scalp, Total Abuse, Nails, Extortion, Cell Rot, Regional Justice Center, Sex prisoner, World Peace, Xiao, Hoax) pas mal de powerviolence, de crust, du Punk Hardcore au sens large jusqu’au sludge comme Thou, Primitive Man, le dernier Uniform, parfois de l’indus avec Godflesh en passant par des groupes plus noise comme Ken Mode ou Couch Slut. Le Punk Hardcore était pour moi la meilleure manière de retranscrire ce que je ressentais car c’est avant tout une musique d’urgence, de combats, de rage et contestataire. 

Il n’y a pas forcément d’œuvres qui m’ont inspiré car mon inspiration est venue tout simplement du vécu, des phénomènes sociétaux, des répercussions de la politique et du climat global sur ma santé mentale, de l’anxiété, d’états dépressifs, d’injustices, d’addictions, d’une profonde rage qui ne demandait qu’à être extériorisée, tout ça dicté par la seule envie de faire quelque chose qui avait enfin du sens pour moi, ce que je n’avais jamais réellement fait avant. 

 

Vous avez travaillé avec des personnes comme Marc Lebreuilly (Unschooling) pour l’enregistrement, et des réalisateurs comme Basile Marion et Rémy Barbe pour les clips. Comment ces collaborations ont-elles influencé le rendu final de l’album ?

Marvin : Pour nous il était important de s’entourer de personnes issues du même univers, avec les mêmes convictions, comme s’ils étaient l’extension du groupe. J’ai toujours accordé une grande importance à chaque support, art, qui permet de rendre hommage à la musique et la sublimer d’une quelconque manière, il aurait été impossible qu’un clip ou une collaboration artistique ne se fasse sans cet état d’esprit. Nous avons fait les bons choix et avons travaillé avec des personnes talentueuses et formidables et continuerons à suivre cette ligne directrice. 

 

Les paroles de l’album abordent des sujets forts : violences policières, précarité, addiction. Pourquoi avoir choisi de traiter ces thèmes ?

Marvin : Comme je l’ai dit précédemment, pour moi il était vital et urgent d’aborder ces thèmes, nous vivons dans un monde violent où l'art est souvent trop lisse, ou du moins ce que certaines personnes décident de mettre en avant dans les médias ou sur les radios. Il n’a jamais été question avec SPLIT de faire de la musique juste pour faire de la musique et il n’en sera jamais question. Nous avons une forte conviction de traiter de sujets qui nous tiennent à cœur et nous continuerons à le faire. 

Lucas : Le thème de la violence est intéressant parce qu'on est dans un moment où beaucoup de violences nous sont opposées : violence d'état, violences policières, violence sociale (précarité), crimes de guerre, l'actualité est chaque jour plus violente j'ai l'impression. Aborder ces thèmes et jouer une musique violente est donc pour nous une manière de tester et de canaliser une certaine violence qu'on a tous intériorisée au fur et à mesure que ces attaques des pouvoirs ont pris de l'ampleur. On est au moment parfait pour jouer cette musique et la vivre pleinement.

 




Comment percevez-vous la place de SPLIT dans la scène hardcore française actuelle ? Quels sont les groupes avec lesquels vous partagez des affinités ? 

Marvin : SPLIT est un groupe récent, il est difficile quand vous êtes le petit nouveau de la classe de se faire une place, là c’est pareil. On n’a fait peu de concerts pour le moment et avons hâte de rencontrer des gens sur la route. On ne cherche pas forcément à faire partie d’une scène même si on trouve ça essentiel car nous ne trainons tout simplement pas qu'avec des gens qui font du hardcore, quand nous partageons la scène avec d’autres groupes on créé des liens, on s’entraide, c’est pour moi le plus important et ce qui caractérise aussi "une scène" tout comme on l’a fait avec Insurgent pour parler Hardcore, ca viendra avec d’autres et pas forcément qu’avec des groupes Normands, du nord de la France ou de Paris. On se sent aussi proche de la scène "rock" : We Hate You Please Die, Servo, School, Rendez-Vous, You Said Strange, Hoorsees ou des Bryan’s Magic Tears que des groupes qui font partie du même univers musical que nous. En France depuis quelques temps il y a de plus en plus de groupes qui font du hardcore ou des musiques "extrêmes" surtout à Paris ou des groupes comme Sorcerer, Headbussa, Cavalerie ou Calcine, s’exportent plutôt pas mal sur la scène hardcore européenne. Moi je suis née à Amiens et réside à Rouen donc je peux te parler plus facilement de L’idylle, Pilori, Benef ou de Detresse qui sont tous des groupes que j’apprécie et supporte. 

 

Après ce premier ALBUM, quels sont les projets à venir pour SPLIT ? J’ai vu que vous jouiez bientôt avec Coilguns et MSS FRNCE …

Marvin: Un deuxième disque, le plus de concerts possible, des collaborations, des rencontres, d’autres thèmes importants pour nous à aborder. Oui nous allons partager la scène avec quelques groupes cet automne et avons hate de partager ces moments avec eux et les rencontrer. 

 

Si vous deviez résumer Violence Breeds Violence en une phrase à destination de vos auditeurs et de nos lecteurs, quel serait-il ?

Marvin : Violence Breeds Violence est un album violent, crade, sombre, brut et engagé, qui aborde des thèmes qui peuvent parler à chacun de nous. 

Lucas : Y’a plein de disto dedans... 

 

Un mot sur la pochette de l’album et son symbolisme ? 

Marvin : un geste simple du quotidien qui peut être selon le contexte et les protagonistes d’une violence inouïe.

Lucas : Oui, ces vieilles mains blanches et ridées là.

 




Interview réalisée en septembre 2025             Photos : Remy Barbe

 

J. NeWSovski

https://split-hc.bandcamp.com/album/violence-breeds-violence

https://www.facebook.com/profile.php?id=61566070858055

 

mardi 11 novembre 2025

SPLIT – Violence Breeds Violence

 


SPLIT – Violence Breeds Violence

Incisive Records / Dispear Records

 

Mené par Marvin, ex-membre de Structures, SPLIT est un nouveau groupe rouennais qui frappe fort dès son premier album. En sept titres et seulement 18 minutes, le quintet impose un son aussi dense que difficilement classable, mélangeant punk, New York hardcore, crust et riffs trash avec une urgence qui ne laisse personne indifférent. Ici, la basse domine, lourde et oppressante, tandis que les guitares et la batterie tissent un climat où la tension est permanente.

Dès Cowards après une lente montée en tension, on sent beaucoup de puissance puis un déferlement de sons. Et c’est en lisant son interview dans Mowno que je découvre ce qui anime Marvin sur ce morceau et qui explique la violence exprimée. Dès lors, on perçoit un autre angle de vue que ce soit sur Cowards et même tout l’album complet.  Une colère qui ne se contente pas d’être exprimée : elle est structurée, réfléchie, et traverse tout l’album. Good Cop, avec sa rythmique plus rapide, s’attaque directement aux violences policières, tandis que For Fucks Sake joue des changements de tempos pour désorienter et captiver.

SPLIT excelle dans l’art du contraste. World Sucks décharge toute son énergie en 24 secondes, comme un coup de poing, avant que Something Of My Own ne revienne à une lourdeur plus mélodique, mais tout aussi écrasante. Stained Soul, avec sa rythmique mécanique et son refrain fédérateur, est sans doute le morceau le plus accrocheur de l’album – un hymne sombre qui reste en tête bien après l’écoute. Enfin, I Feel Nothing More clôt l’album en douceur trompeuse : les guitares mélodieuses laissent place à un chant hurlé qui emporte tout dans un final aussi intense que désespéré.


Pas si simple d’accès, Violence Breeds Violence est un album qui se refuse à la facilité. Entre dissonances assumées et rythmiques lourdes, SPLIT ne cherche pas à séduire, mais plutôt à régler ses comptes et ce, de manière bruyante. Fortement conseillé donc !

 

J. NeWSovski

https://split-hc.bandcamp.com/album/violence-breeds-violence

https://www.facebook.com/profile.php?id=61566070858055

 

mardi 14 octobre 2025

Festival Rise and Fall


 Le festival Rise & Fall est de retour cette année en version fracassante avec des affiches démentes. Comme quoi dans les Deux-Sèvres...

Pour les infos c'est ici  : Facebook 


Petite sélection de quelques dates à ne surtout pas rater pour tout lecteur des Rêveries :


Jeudi 6 novembre, 19h00 au CAMJI de Niort

HEADCHARGER / HOWARD / KAEDERIC

Un peu de stoner, de métal et de heavy rock. Parfait pour débuter le festival



Dimanche 9 novembre, 18h au CAMJI de Niort

TOTORRO / LA JUNGLE

Le meilleur groupe de math-rock instrumental français est de retour avec un nouvel album, accompagné par l'un des duos les plus impressionnants sur scène




Lundi 10 novembre, 20h à DIFF'ART à Parthenay

KRAV BOCA / POESIE ZERO / SCHLAASSS / KING KONG MEUF


Soirée punk complètement déjantée, ceux qui n'auraient jamais vécu l'expérience Krav Boca vont prendre une belle claque !


Mercredi 12 novembre, 19h au CAMJI de Niort

COILGUNS / MSS FRNCE / SPLIT

Ma soirée préférée, programmation parfaite, Coilguns, c'est le meilleur album sorti l'an dernier, Mss Frnce c'est un groupe de scène incroyable et Split vient de sortir un EP totalement monstrueux.




Vendredi 14 novembre, 20h30 à la salle EMERAUDE de Bressuire

BASIC PARTNER / MANSION’S CELLAR / LUMBER YARD


Pour Basic Partner, belle révélation de cette année, le reste ce sera de la découverte !


Samedi 15 novembre, 20h30 à la salle EMERAUDE de Bressuire

BROKEN BOMBS / MOOSHINE STALKERS / BART & THE BRATS

Ça fait longtemps que je n'ai pas vu ce bon vieux Bart en concert, du bon vieux garage à fond !




Jeudi 20 novembre, 19h au CAMJI de Niort

BLACK BOMB A / SPLEEN / ARTERY

Un peu de métal, un peu de hardcore histoire de finir le festival tranquillement au calme





dimanche 22 juin 2025

Playlist Estivale

 








Plus d'infos sur les groupes :

jeudi 28 novembre 2024

QUICKSAND - HOT WATER MUSIC [split]

 


QUICKSAND & HOT WATER MUSIC  [split]

Equal Vision

 

Excellente surprise de voir Quicksand et Hot Water Music partager une tournée commune, par contre très déçu de voir que la tournée évite, une nouvelle fois, la France se concentrant quasi essentiellement sur l’Allemagne. On devra se consoler avec la sortie d’un split quatre titres entre les deux groupes qui, sur le papier fait l’effet d’une bombe. Il me rappelle d’ailleurs celui entre Hot Water music et Alkaline Trio sorti en 2002 sur Jade Tree, vraiment excellent.


Tout commence par Hot Water Music qui reprend Quicksand et le morceau Fazer, emblématique du cultissime album SLIP. Très sympa d’entendre Chuck Ragan poser sa grosse voix dessus, ça marche parfaitement. Leur deuxième titre (undertow) est un inédit issu de l’enregistrement de Vows, plus soft, mélodique mais globalement plutôt bien fait.


Quicksand commence par reprendre les floridiens avec Free Radio Gainesville, cette reprise est magistrale car le morceau est aussi au départ excellent, mais la voix de Walter Schreifels donne une dimension différente et la basse ressort parfaitement. Il est intéressant de se rappeler que c’est Walter qui a produit l’album No Division dans lequel se trouve ce titre. Il faisait d’ailleurs quelques chœurs dessus. En plus, d’un point de vue personnel, No Division est depuis toujours mon album de cœur concernant HWM, le premier que j'ai vraiment écouté en boucle pendant des années. SUpercollider est le deuxième titre des New Yorkais et c’est surtout la première chanson depuis l’album Distant Populations sorti il y a maintenant trois ans.

J. NeWSovski

 

https://equalvision.bandcamp.com/album/split



lundi 11 décembre 2023

INTENABLE / MUDIE – split [EP]

 


INTENABLE / MUDIE – split [EP]

Disque Ardent

 

Intenable est de retour avec un split en compagnie de Mudie. Ce dernier est le projet de Hugo Mudie des Sainte Catherines. Et c’est d’ailleurs aussi lui qui a fait la pochette (dont je ne suis pas fan…) et le split sort sur Disque Ardent label de Kévin Intenable.

 

Tout commence avec Clemi2000, une chanson sur Clément, ancien bassiste du groupe, décédé cet été, qui avait joué aussi avec Kévin dans Nina’school. Les deux compères se connaissaient depuis des années, c’est un donc un morceau aux textes très personnels sur leur relation. Et avant de l’écouter je repense à Mer Morte, un morceau lourd où Kévin écrivait déjà sur sa mère décédée. Clemi2000 est un morceau plus punkrock que ce dernier, un morceau typique d’Intenable qui lui aurait certainement plu, le texte est touchant mais troublant et met en avant cette incompréhension qui semblait les lier, pleine de paradoxes. Et à travers Saint Amour, Kevin change d’angle de vue pour aborder le décès. Une chanson au texte émouvant et triste. Il fallait ça pour lui.

 

Mudie c’est l’invité du split, je ne pensais que Kévin et Intenable auraient partagé ces deux précédents morceaux, peut-être est-ce le moyen de les rendre moins solennels. Mudie joue un punkrock avec un fort accent québecois et c’est plaisant à écouter, le premier morceau Merci Jésus a été composé avec Fred Jacques il y a plus de 10 ans pour son groupe précédent Miracles. Topps Detox est plus lent, un petit slow rock à l’ancienne avec des textes amusants.

 

J. NeWSovski

 

 https://www.facebook.com/mudiemudiemudie?locale=fr_FR

https://intenable.bandcamp.com/album/split-intenable-mudie

https://disqueardent33.bandcamp.com/



mercredi 13 juillet 2022

TALK SHOW HOST / CLUTTERED – Enemy Us

 


TALK SHOW HOST / CLUTTERED – Enemy Us

Voici un petit split original entre les amis québécois de Talk Show Host (de Toronto) et leurs compatriotes Cluttered (de Ottawa et Halifax)

Il s’agit d’un split hommage aux californiens de ENEMY YOU. Un groupe sous-estimé et méconnu qui a énormément influencé les canadiens. On retrouve d’ailleurs maintenant ses membres dans Western Addiction, Dead To Me et Nothington.

 

Ce split est composé de 4 titres et construit ainsi :

2 titres (72 hours et Where No One Knows My Name) sont joués par Talk Show Host avec la chanteuse de Cluttered puis Something New et Adios To You par Cluttered avec Chris le chanteur de Talk Show Host.

Cette alternance de groupes et de chanteurs m’a un peu perdu mais j’ai trouvé que la voix de la chanteuse de Cluttered, Matty, s’accorde bien avec Talk Show Host, ça rend l’ensemble très mélodique et pop. J’aime beaucoup No One Knows, très mélodique aussi, mais avec des riffs très accrocheurs. Et puis Adios est un très bon morceau, la voix de Chris et l’énergie distribuée rappellent MxPx.

 

Un split qui s’adresse en premier aux fans d’Enemy Us, qui donne bien entendu envie d’aller découvrir les versions originales, de les comparer.

L’occasion aussi pour moi de découvrir Cluttered et de garder un œil attentif sur ce groupe.

 

J. NeWSovski

 

https://welovetalkshowhost.bandcamp.com/album/enemy-us

https://cluttered.bandcamp.com/


lundi 14 juin 2021

NOT ON TOUR/KIDS INSANE - SPLIT 7″

 


NOT ON TOUR/KIDS INSANE - SPLIT 7″

 TAKLITIM HOLIM

 

7’39 ce n’est pas le temps qu’il m’a suffi pour rédiger cette chronique mais bien la durée de ce split qui associe KIDS INSANE et NOT ON TOUR. Ces 2 groupes punks de la scène israélienne ont mutualisé leurs forces pour nous sortir un split décapant. Le format est plutôt sympa d’ailleurs.

 

Tout d’abord, KIDS INSANE avec ses 2 albums et ses 3 EP sont des habitués du format expéditif des morceaux assez courts en mêlant à leur punk une pointe de hardcore. Sur ce split, ils démarrent très fort avec un « Four Heart » où ils crachent toute l’énergie qui est la leur. Un petit faible pour le morceau « X Ray Vison » qui est bien équilibré et change avec un tempo plus ralenti.

 

NOT ON TOUR fait partie de ces groupes que l’on se remémore toujours notamment avec sa frontwoman Sima, et oui dans ce milieu les filles au chant ce n’est pas récurent. Sans se focaliser sur cette singularité, le groupe avec son punk rock mélodique et énergique, nous accroche toujours autant avec ses morceaux. NOT ON TOUR nous pose sur ce split tout ce qu’il sait faire, sans surprise mais c’est toujours aussi efficace avec les morceaux « Desparation Street » et « What Futur ». Le « Gmsn » reste mon titre préféré de ce split. Comme quoi pas besoin de se compliquer le travail pour faire un bon morceau. On prend les initiales des prénoms des membres du groupe pour le titre, on chante leurs prénoms pour les paroles du morceau et ça donne une pépite avec une mélodie simple et efficace. C’est ça aussi la bonne musique.

 

Ce split, sans être l’EP de l’année, ce split nous offre une bonne récréation et est très agréable à l’écoute. KIDS INSANE et NOT ON TOUR ont concrétisé ce split avec un Live Facebook en forme de battle session disponible ici.

 

  Herr Krombacher



https://notontour.bandcamp.com/

mercredi 31 mars 2021

GULCH / SUNAMI - Split 7 EP

 


GULCH / SUNAMI - Split 7 EP

Triple-B Records

 

L'année dernière, le premier EP du groupe punk/hardcore/thrash SUNAMI n'était pas passé en dehors de nos radars. En quatre titres rageurs bourrés de riffs bien sentis, le groupe californien nous avait convaincus. Plus métallique, GULCH avait de son côté sorti un album tout aussi furieux : "Impenetrable Cerebral Fortress". Les deux groupes, qui viennent de San José et partagent des membres communs, ont décidé de remettre le couvert en partageant l'affiche sur un nouvel EP. 

La parité est parfaitement respectée sur ce projet, chaque combo balançant deux titres chacun. SUNAMI s'y colle en premier et force est de constater que la rage est toujours au rendez-vous. Le gros son, les changements de rythmes, la batterie martiale et les hurlements du leader sont toujours aussi efficaces sur "Step Up" et "Die Slow". Un véritable teaser avant la sortie prochaine du premier album. 


Plus heavy, GULCH déploie également une énergie folle. La palette vocale d'Elliot Morrow y est plus large : des cris stridents au chant plus guttural proche du death. "Bolt Swalower" est un titre complexe constitué de nombreux breaks, de subites accélérations mais qui se termine étonnamment dans la douceur avec une guitare délicate et mélodique. Le dernier morceau "Accelerator" porte parfaitement son nom. Plus basique et sauvage, il renoue avec l'énergie punk de ce split.

 

Tête de gondole d'une scène hardcore californienne en plein renouveau, SUNAMI et GULCH ont eu raison d'unir leurs forces tant cet EP est un véritable défouloir. 

Mr Caribou

 

Titre préféré :                                GULCH – BOLT SWALLOWER

https://bbbrecords.bandcamp.com/album/split-7



mardi 23 mars 2021

HANS GRUBER AND THE DIE HARDS / SGT. SCAG (EP)

 


HANS GRUBER AND THE DIE HARDS / SGT. SCAG (EP)

 

Il y a quelques années j’étais tombé sous le charme d’Hans Gruber, il faut dire que le nom du groupe ne peut être qu’attractif pour tout cinéphile de pop culture, et puis la débauche d’énergie libérée par le groupe m’a vraiment impressionné.

 

Les voici de retour en ce début 2021 avec un court split avec Sgt Scag. Ce petit split de 3 titres n’est pas ce que j’ai entendu de mieux cette année mais il m’amène à penser à un hypothétique retour du ska sur le devant de la scène. J’ai laissé sous silence les retours de Less Than Jake, Mad Caddies et autres Goldfinger avec des albums finalement assez plaisants mais il semble bien que la scène de la fin des années 90, tel le covid, voit débarquer une seconde vague.

 

Alors je ne suis pas amateur de ska, il y a des trucs que j’apprécie mais globalement la trompette au bout de quelques titres ça me casse un peu les oreilles… Ici ce que j’aime bien chez Hans Gruber c’est l’énergie dégagée une nouvelle fois, par exemple You’re being watched est très rapide et envoie plutôt pas mal, le chant y étant aussi pour beaucoup et du coup la trompette amplifie vraiment la sensation d’urgence lors des accélérations. J’aime bien aussi le côté un peu déjanté et imprévisible du groupe comme sur Medical Advice.

Sgt Scab, quant à eux ne livrent qu’un morceau, feignantise certainement ! dans un style plus classique à la Mad Caddies.

 

Pas un coup de cœur mais je tenais tout de même à parler de ce court split pour annoncer le retour du ska-punk sur le devant de la scène. On commence par une petite dose avant l'été…

 

J. NeWSovski

 

https://hansgruberandthediehards.bandcamp.com/album/sgt-scag-vs-hans-gruber-and-the-die-hards

http://www.hansgruberandthediehards.com/

https://www.facebook.com/HansGruberAndTheDieHards/



jeudi 17 septembre 2020

NoFX / FRANCK TURNER – West Coast vs Wessex


 


NoFX / FRANCK TURNER – West Coast vs Wessex

Fat Wreck Chords

 

Amis de longue date Fat Mike et Franck Turner avaient à cœur de partager une expérience ensemble. Ils ont choisi ce concept d’affiche de boxe pour confronter leurs styles bien différents puis de mettre deux morceaux en images et je dois avouer que le clip de Bob est juste génial.

Côté musical Franck Turner s’offre une magnifique reprise de Scavenger Type, la guitare, le piano et sa voix passent parfaitement sur ce titre mythique ; de la même manière Substitute, le titre le plus emblématique de Turner, est subtilement interprété par NoFX qui apporte sa touche caractéristique. Ce dernier met en avant le morceau Thatcher Fucked The Kids en version ska assez cool mais qui pourrait se fondre de façon impressionnante dans le registre des californiens. Mais définitivement je trouve que c’est Franck Turner qui sort la tête haute de ce split/duel avec notamment une superbe version de Bob, au passage le clip est juste énorme, avec sa touche perso il en a fait un superbe morceau de folk. Eat The Meek, qui a toujours été un titre à part et que j’apprécie aussi beaucoup, est très bien réarrangé et dans une formule différente il garde la même intensité. J’adore aussi Perfect Government, vous me direz qu’il est toujours plus simple de faire une bonne reprise d’un titre qui, au départ, est bon, le répertoire de NoFX en est chargé certes, mais je trouve que Turner a vraiment réussi à poser sa patte dessus et ainsi la démonstration la plus impressionnante est l’écart entre Falling in Love version originale (sur and thanks for all the shoes) et celle de l’Anglais. Une version sombre, lente à mi-chemin entre le Johnny Cash de fin de carrière et Nick Cave.

 

Ce fut un beau combat rondement mené par ces deux artistes avec des styles différents et des reprises vraiment intéressantes. Par là je repense aussi au split que NoFX avait sorti avec Rancid en 2002, certainement le meilleur en terme de reprises qu’il m’ait été donné d’écouter. 

Mais pour revenir à l’actualité et clore notre combat je dirais que Franck Turner gagne par KO dès la troisième reprise. Bravo aux champions !

 

J. NeWSovski

 

https://nofx.bandcamp.com/