dimanche 31 juillet 2022

RISE AGAINST – Nowhere Generation II

 


RISE AGAINST – Nowhere Generation II

 

Visiblement Rise Against est inspiré ces derniers temps puisque suite à l’album Nowhere Generation sorti il y a juste quelques mois vient s’inscrire un EP de 5 titres. Ceci dit les morceaux ont été enregistrés en même temps, cet EP est donc dans la parfaite continuité de Nowhere Generation, je m’interroge juste sur l’intérêt de l’objet si ce n’est purement commercial, à moins de servir de support à leur nouvelle tournée ?

Toujours est-il que les 5 morceaux sont très bons mais sans surprises.

 

The Answer est un titre très efficace, dans la tradition du groupe, beaucoup de chœurs, la voix de Mcllrath est bien mise en avant par le très bon mixage de Jason Livermore.

Last Man Standing est aussi un très bon morceau, plus lent et plus mélodique. Tube en puissance avec This Time is personnal, dans la veine de The Answer avec ce mélange punkrock et grosses mélodies. Rien que ces trois morceaux placés sur l’album l’auraient rendu encore meilleur.

Pain Mgmt et Holding Patterns sont un peu en dessous mais cet Ep reste tout de même très bon.

 Pour conclure je vais comparer Rise Against à une bonne vieille Leffe. Ados, on la trouvait la meilleure des bières. Le temps a passé et son goût est resté le même, toujours la même recette, on a découvert d’autres choses mais on prend quand même du plaisir à y revenir de temps en temps.

J. NeWSovski


vendredi 29 juillet 2022

Les Rêveries coupent le son (III)

 


Pour cette troisième édition des Rêveries Coupent Le Son je vous propose de découvrir 5 polars sortis cette année pour vous occuper durant le mois d’Août. Ils appartiennent pour nombre d’entre eux à des séries qu’il est intéressant cependant d’avoir lues avant.

 


Dans les brumes des Capelans - Olivier Norek

Olivier Norek est mon auteur français de polars préféré, j’ai adoré sa série sur le commissaire Coste (Code 93 ; Territoires ; Surtensions) dont Dans la brume des Capelans est le dernier tome en date mais peut se lire finalement indépendamment.

On retrouve donc son personnage principal, six ans après, bien amoché par les événements relatés dans Surtensions. Il est sur St Pierre, près de terre Neuve au Canada, en tant qu’agent de protection des témoins. Sa mission protéger une jeune fille poursuivit par un serial killer auquel elle a réussi à échapper.

Ce lieu peu connu est dépaysant et le roman incite à le découvrir. Les personnages sont parfaitement travaillés mais les ficelles de l’intrigue parfois un peu grosses. Même si Olivier Norek nous a habitué à une intensité plus grande il n’en demeure pas moins un très bon polar.

Je conseillerais tout de même de commencer la série dans l’ordre et de lire Surface ainsi que Entre deux mondes.

 


Labyrinthes - Franck Thilliez

J’aime beaucoup Thilliez pour sa série sur Hennebelle et Sharko qui mêle un côté scientifique à des enquêtes souvent complexes. Labyrinthes est le troisième et dernier volet de la série Caleb Traskman (le manuscrit inachevé ; il était deux fois), il nécessite une lecture des deux premiers tomes et aborde une nouvelle fois le thème de la mémoire. Cette œuvre se révèle une nouvelle fois bardée de petits indices et de codes et il est impressionnant de suivre l’ensemble de l’histoire sur les 3 tomes.

J’ai préféré Il était deux fois, trouvant Labyrinthes souvent « facile » dans les directions qu’il prenait.


L’affaire Alaska Sanders - Joël Dicker

Véritable suite à l’affaire Harry Québert, même si l’on peut s’accorder à dire que le Livre des Baltimore s’intègre aussi dans cette série. J’ai retrouvé avec bonheur le personnage de Marcus Goldman qui se lance dans une enquête sur le meurtre d’une jeune fille nommée Alaska Sanders 11 ans après les faits suite à une instruction bâclée entreprise par son ami Perry Gahalowood. 

Joël Dicker reprend les mêmes ficelles que pour l’affaire HQ mais ça marche.

Ceux qui ont apprécié le roman culte de l’auteur suisse ne pourront qu’apprécier aussi celui-ci. Je regrette juste le rôle inintéressant et accessoire d’Harry.


Je suis l’abysse - Donato Carrisi

J’aime beaucoup cet auteur italien auteur du célèbre Chuchoteur.

Son nouveau roman met en scène L’Homme qui nettoie, un tueur ambigu, la petite fille à la mèche violette, la chasseuse de mouches et Micky, seul personnage dont on connaît le nom. Ces personnages riches vont s’entrecroiser, se chercher, se fuir…

Une belle intrigue, une ambiance sombre et intense pour un roman percutant.



Le mur des silences de Arnaldur Indridason

Je ne rate jamais un roman d’Indridason, j’aime ses descriptions de l’Islande que ce soit à travers ses paysages, ses mœurs ou sa culture. Sa série (terminée désormais) de l’inspecteur Erlendur Sveinson était vraiment de qualité. Cette nouvelle série sur le personnage de Konrad était moins emballante sur ses trois premiers tomes mais je trouve qu’avec Le mur des silences on renoue avec l’efficacité de l’auteur islandais souvent comparé à Simenon.

Belle histoire sur les violences familiales, bien entendu construite en cold case.

 


mardi 26 juillet 2022

NASTY S and The GHOST CHASERS – En attendant le dernier soupir de ma génération

 


NASTY S and The GHOST CHASERS – En attendant le dernier soupir de ma génération

Twenty Something

 

Je me dois de commencer cette chronique par la présentation de Nasty S, un personnage emblématique de la scène que vous avez forcément croisé, écouté ou lu dans ces deux dernières décennies, je vais d’abord citer les groupes dans lesquels on le retrouve : Second Rate, Hellbats, Teenage Renegade, The Black Zombie Procession, The Last Brigade, Demon Vendetta, Prison Life, Simon Chainsaw, Permanent Rust… Vous avez aussi peut-être lu Hey You, la biographie des Burning Heads, et bien c’est lui, le livre Enjoy the violence sur les origines de la scène trash metal en France, c’est lui aussi et Explosion Textiles, encore lui ! Il écrit aussi des articles dans New Noise, Rise Tatoo et participe à d’innombrables fanzines… Ça y’est vous situez le personnage ?

 

Pour ce nouvel album, qui coïncide avec sa quarantième année, il a décidé de rendre hommage aux groupes qui l’ont accompagné dans ses années collège et lycée et qu’il apprécie toujours avec autant de ferveur.

Pour faire les choses bien il a accompagné le disque d’un livret de 44 pages pour expliquer sa démarche et le choix des chansons.

 

On retrouve du Gun Club, les Hard-Ons, Supersuckers, Lemonheads, Dag Nasty, Pegboy, Jawbreaker, Morissey, Joy Division, Therapy? Ou bien des groupes plus intimistes comme Dramarama, Samhain, House Of love.

 

Au-delà des reprises, Samy ne chantant pas, j’ai bien aimé le fait qu’il invite différents chanteurs et chanteuses (notamment Sonny Vincent, Forest Pooky, Francis de Nothing More, Simon Chainsaw ou encore FRA), un peu à l’image de l’album des reprises des Burning Heads.

 

Parmi les morceaux que j’ai beaucoup aimé, je citerai la version surfisée de Transmission de Joy Division, nausea de Therapy? avec son compère Sylvain Bombled (Second Rate) au chant. Le chant de Wattie (Dead End), qui est assez rare en featuring, sur les Hard-Ons passe à merveille, et j’ai bien aimé aussi celui d’Annita « Babyface » sur Hang Around qu’on entend que trop peu depuis quelques années.

 

Un album de reprises qui permet de (re)découvrir de très bons morceaux et d’apprécier le travail de Nasty Samy. Il est varié et riche. Parfait pour cet été !

 

J. NeWSovski

 

https://nineteensomething.bandcamp.com/album/waiting-for-the-last-gasp-of-my-generation

http://www.likesunday.com/site/




mercredi 13 juillet 2022

TALK SHOW HOST / CLUTTERED – Enemy Us

 


TALK SHOW HOST / CLUTTERED – Enemy Us

Voici un petit split original entre les amis québécois de Talk Show Host (de Toronto) et leurs compatriotes Cluttered (de Ottawa et Halifax)

Il s’agit d’un split hommage aux californiens de ENEMY YOU. Un groupe sous-estimé et méconnu qui a énormément influencé les canadiens. On retrouve d’ailleurs maintenant ses membres dans Western Addiction, Dead To Me et Nothington.

 

Ce split est composé de 4 titres et construit ainsi :

2 titres (72 hours et Where No One Knows My Name) sont joués par Talk Show Host avec la chanteuse de Cluttered puis Something New et Adios To You par Cluttered avec Chris le chanteur de Talk Show Host.

Cette alternance de groupes et de chanteurs m’a un peu perdu mais j’ai trouvé que la voix de la chanteuse de Cluttered, Matty, s’accorde bien avec Talk Show Host, ça rend l’ensemble très mélodique et pop. J’aime beaucoup No One Knows, très mélodique aussi, mais avec des riffs très accrocheurs. Et puis Adios est un très bon morceau, la voix de Chris et l’énergie distribuée rappellent MxPx.

 

Un split qui s’adresse en premier aux fans d’Enemy Us, qui donne bien entendu envie d’aller découvrir les versions originales, de les comparer.

L’occasion aussi pour moi de découvrir Cluttered et de garder un œil attentif sur ce groupe.

 

J. NeWSovski

 

https://welovetalkshowhost.bandcamp.com/album/enemy-us

https://cluttered.bandcamp.com/


jeudi 7 juillet 2022

TOUT ÇA POUR 30 ANS DE THERAPY ?




TOUT ÇA POUR 30 ANS DE THERAPY ?  de Simon Young

Therapy ? la biographie autorisée.

Kicking Records

 

Je trouve ça très intéressant ces biographies qui sortent depuis quelques années : NoFX, Bad Religion, les Thugs, Burning Heads… on y découvre plein d’anecdotes croustillantes, de lumière sur certains moments abstraits de la vie des groupes, l’occasion de retrouver par là-même une partie de notre jeunesse.

 

Aujourd’hui j’ai envie de parler de celle de Therapy ?, groupe phare des années 90, souvent dans l’ombre des mastodontes de l’époque mais pourtant un groupe qui mérite le respect, de par sa longévité et son implication. Pour tout dire, avant la parution de ce livre, je le pensais en pause depuis une dizaine d’années

 

Le livre est bien structuré avec chaque chapitre qui correspond à une année du groupe (donc 30 au total !), au milieu on retrouve des photos en couleur pour illustrer. Ce livre représente plus de 70 heures d’interviews entre Simon Young, journaliste à Kerrang et les membres actuels du groupe à savoir Andy Cairns, Michael McKeegan ainsi que Neil Cooper.

Que l’on aime ou que l’on soit indifférent à Therapy ? on peut appréhender ce livre de deux façons : de la vision d’un fan du groupe qui va trouver chaque info croustillante ou celle d’un fan de musique qui va apprécier d’avoir accès aux backstages de la scène.

 

Tout part de la création du groupe en Irlande du Nord, des premiers morceaux, premiers concerts. J’ai aimé découvrir ces groupes qui ont influencé les Irlandais et j’ai été surpris d’y retrouver Husker . En réécoutant les albums, ce qui est implicite, je me suis rendu compte de la richesse dans la mixité des styles que le groupe peut explorer allant du punkrock à la noise en passant par un côté très métal et des délires sonores bien barrés.

Et au fil des pages on croise des groupes aussi divers que Hole, Kurt Cobain, Faith No More, Ozzy Osbourne, King’s X, Cop Shoot Cop, Lars Ulrich et Metallica, Clutch… les afters dans les bars avec Henry Rollins et Page Hamilton (Helmet).

Il y a l’explosion avec l’album Troublegum vendu à plus d’un million d’exemplaires, les soucis de labels, le départ de Fyfe Ewing, membre fondateur, le passage à quatre membres, les décès autour du groupe, la dépression d’Andy Cairns… C’est hyper riche d’informations.

 

J’ai apprécié que le groupe parle en profondeur de chaque album, les origines de chaque chanson à quoi ils voulaient qu’elles ressemblent ou se rapprochent, les textes, les références. C’est une vision que peu de groupes donnent finalement.

 

Je dois avouer que par moi-même je ne me serais pas attaqué à cette biographie mais je me suis laissé happé par l’histoire de Therapy ?, cela m’a permis de me (re)plonger dans sa discographie et d’appréhender de façon totalement différente chaque album, j’ai redécouvert le groupe et suis sorti de l’enfermement de Troublegum pour voir ce qu’il avait à offrir d’autre, et je dois avouer que ce groupe est à (re)découvrir !

 

J. NeWSovski



https://www.kickingrecords.com/c/Label/THERAPY/THERAPY-Tout-ca-pour-30-ans-de-Therapy-p321.html



dimanche 3 juillet 2022

Clip - Between Bodies

Le retour de Between Bodies se fera en septembre prochain, pour patienter voici Stronger Than Me

vendredi 1 juillet 2022

BEN & FIST – Rien n’est grave

 


BEN & FIST – Rien n’est grave

Dispear Records

Après l’avoir laissé reposer des semaines sur un disque dur bien trop plein, j’ai décidé de m’attaquer à l’écoute attentive de ce troisième album de Ben & Fist.

Au pire on se sera bien marré, le précédent, date déjà de 2017 et avec un tel titre on pouvait craindre le côté éphémère du groupe mais c’est avec un grand plaisir de voir que le trio est finalement toujours actif.

Et dès les premières écoutes il y a un autre groupe vers lequel je les rapproche très rapidement c’est d’Intenable, et ça me saute aux yeux bien plus qu'avant, que ce soit dans l’écriture (A) ou dans les morceaux plus rapides comme Ensemble ou jamais, un titre d’ailleurs très vif et rythmé avec des chœurs très propres. Pleurire est un joli titre pour une chanson, ce morceau se veut dans la veine Guerilla Poubelle. Un peu plus loin il faut noter aussi le featuring d’Aurélien d’Enloc sur Du sens pour exister. Ben & Fist a de l’énergie et il a surtout bien progressé depuis ses toutes premières productions. Alors certes ses morceaux se rapprochent d'autres groupes, nuisant fortement à son originalité mais diable ! c'est quand-même super bien fait ! Et il devient difficile désormais pour un groupe punkrock chantant en français de s'éloigner des références du style.

Pas né pour briller est un morceau qui me parle dans ses textes, que je situerai, cette fois-ci, dans le registre de Charly Fiasco. Quelques morceaux m’accrochent moins par la suite comme La Paz ou Ouais de Rien mais les Toulousains reprennent de la superbe avec Livia, morceau bonus qui est un petit bijou d’écriture avec un texte poignant.

 

Enregistré une nouvelle fois par Fab au Chipolata Framboise et masterisé au Warmaudio par Alex Borel le son est vraiment très bon et je ne peux qu’apprécier le travail de Fab qui, lui aussi, a énormément progressé depuis ses premières réalisations.

 

Un groupe qui album après album continue de me surprendre. Il est certes difficile de ne pas le rapprocher d’autres pointures françaises (Intenable, Charly Fiasco, GxP…) mais force est de reconnaître que désormais Ben & Fist a bien grandi et joue désormais dans la grande cour.

 

J. NeWSovski

 

 

https://www.facebook.com/Ben.et.fist

https://ben-et-fist.bandcamp.com/album/rien-nest-grave-2