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vendredi 29 août 2025

TENNGER – S/T

 


TENNGER – S/T

autoproduction


Il y a des disques qui ne se donnent pas tout de suite. Mais qui finissent par nous habiter au fil des écoutes. La dernière production du trio TENNGER appartient à cette catégorie. Sorti en autoproduction en toute discrétion au printemps, le EP 5 titres proposé par les Toulousains est l'éloge de la lenteur et de la délicatesse. Pour sa deuxième livraison (un premier EP avait déjà vu le jour en 2022), le combo de Toulouse navigue aux confins du slowcore et du post-rock atmosphérique. On pense notamment à des groupes aussi cultes que SLINT ou DUSTER à l'écoute de ces 5 compositions sobres mais inspirées. Dès les premières mesures du morceau d’ouverture "
Aside", on comprend que l'expérience sera presque méditative. La délicate introduction de trois minutes laisse place au chant murmuré (comme dans DUSTER) et à une rythmique chirurgicale. La tension monte crescendo, la guitare se fait plus incisive et la batterie plus explosive. Le deuxième morceau prend un peu le contrepied du titre introductif. Plus noisy, frontal et puissant, "Duel" est un excellent titre de rock instrumental (le chant y est quasiment absent). La voix toute en retenue d'Alec se fait plus présente sur le mélodique "Street Staff", titre qui s'inscrit dans une veine plus slowcore. "Pouring Tree" montre le versant plus indie-rock de TENNGER. Le titre charme par sa ligne de basse accrocheuse et son final plus bruitiste. Le chant y est plus affirmé, moins chuchoté. Une coloration musicale qui rappelle certains titres mid-tempo de LYSISTRATA. Le EP éponyme des Toulousains se conclut avec le poignant "Alone". Dans un format assez ramassé (5 minutes), cette dernière pépite post-rock nous rappelle vraiment le meilleur de SLINT.


En creusant plus profondément encore leur sillon lent et abrasif, TENNGER affine son langage. On croise les doigts pour que le trio toulousain s’installe dans le paysage du slowcore hexagonal et retienne un plus l'attention qu'il mérite. 

Mr Caribou

 

Titre préféré :                    Aside

 

https://tenngerband.bandcamp.com/album/tennger

https://www.facebook.com/tenggerband



dimanche 17 août 2025

MARTY WENT BACK – Genials

 


MARTY WENT BACK – Genials

Slow Death / Outatime Records / Crapoulet Records / Rockerill Records

 

Voici le second album de Marty Went Back, en fait il s’agit du premier depuis que le groupe s’est reconfiguré en trio. Fans de Retour Vers Le Futur, les Toulousains font un gros clin d’œil dans leur nom mais on se souvient aussi de leur premier EP totalement dirigé dans ce sens. La nouvelle pochette est encore plus jolie et trop bien faîte, chaque perso a son instrument en tant que bâtonnet. Un très beau travail signé Romain Perrin.

Et dès l’ouverture, Welcome rappelle le bon vieux punkrock mélodique comme le jouait Cooper par exemple, avec beaucoup de mélodies, un chant plaisant (qui rappelle sur ce morceau Dani Llamas de G.A.S. Drummers) et une belle basse. C’est catchy à souhait avec des textes sympas (Sports), le chant est bon, et les touches de clavier ou les petits solos de guitares sur Joe’s Stories font aussi rapidement penser à Weezer.

Puis arrive Wire et quand il s’agit de ralentir, de se poser et appuyer sur la touche mélancolique les toulousains sont très forts. Et MWB remet ça dès la suivante avec Slowday, un mid-tempo qui offre une excellente montée en puissance sur son refrain digne de Samiam ni plus ni moins. Cela vient aussi de la voix car l’effet se répète sur Styling Gel, très intéressant sur son refrain et sa fin débridée un peu moins, hélas, sur le reste. Mais j’adore Bad Luck, un morceau parfait de powerpop qui maîtrise totalement tous les codes. Le chant est suffisamment hargneux, les passages calmes sont parfaits. Un très bon morceau !

Genials de Marty Went Back est un disque frais, qui sent le soleil. Le timing est parfait pour en faire un disque marquant de cet été.

 

 

J. NeWSovski

 

 

https://martywentback.bandcamp.com/

https://www.facebook.com/martywentback/



mercredi 20 mars 2024

PRINCESS THAILAND – Golden Frames

 


PRINCESS THAILAND – Golden Frames

À Tant Rêver du Roi

Sorti en fin d’année dernière, à l’heure des traditionnels bilans, le troisième album de PRINCESS THAILAND était passé en dehors de nos radars. Or, il aurait été regrettable de ne pas prêter une oreille attentive à  Golden Frames , tant ce dernier album des Toulousains regorge de pépites. PRINCESS THAILAND s’inscrit dans une veine noise-rock tout en élargissant son spectre musical à des sonorités post-punk, indie-rock, voire new-wave.

 

Les trois premiers titres forment un bloc assez homogène, une trilogie assez « rentre-dedans » et intense. « Blinded Fool » séduit d’emblée par sa puissance. Les guitares bruitistes et la batterie inventive font mouche. Dans ce grabuge, la voix percutante, un poil monocorde mais jamais agressive d’Aniela Bastide constitue le contrepoids parfait. Une voix féminine qui interpelle à l’envi son auditoire sur ce 1er titre « Are you listening ? ». La guitare stridente de « Ghost Car » forme la base du morceau, une sorte de gimmick entêtant qui appuiera sur pause le temps d’un pont 100% voix/basse/batterie.

L’introduction de « Control », portée par un synthé froid, laissait entrevoir une accalmie. C’était sans compter sur le refrain noisy terriblement efficace. Après cette entière en matière nerveuse, le 4ème titre « Hidden Places » marque une rupture. Si l’intensité est toujours bien présente, le morceau se fait moins frontal et bruyant. La rythmique plus dansante et l’intrusion d’une boucle électronique constituent une bizarrerie du plus bel effet. Plus post-punk, « Machina » voit les claviers et les guitares s’entremêler avec réussite. « The Night’s Magician » est d’abord marqué par une entame plus épurée et le chant susurré d’Aniela. Un relatif apaisement vite bousculé par un refrain plus bruitiste ou un étrange bourdonnement. Sur « Basement », PRINCESS THAILAND montre un éventail musical encore plus large en convoquant avec talent une rythmique métronomique, une guitare un peu criarde, un chant nonchalant, un piano classique et des plages de synthé. Après l’enragé et noise « The Dispute », « Endgame » se fait plus dansant avec des sonorités plus post-punk/new-wave. « Imperator » clôture l’album de façon magistrale. Très dark et expérimental, il fait la part belle aux larsens et au chant en français d’Aniela, pour la première fois sur cet album. Cet ultime titre se termine dans un déluge sonore explosif. Le genre de final que l’on aimerait découvrir en live, d’autant que la réputation scénique du quintet de Toulouse n’est plus à faire.

 

Avec « Golden Frames », PRINCESS THAILAND élève encore un peu plus son niveau de jeu et délivre un album de noise-rock/post-punk exigeant et nerveux.

 

Mr Caribou

 

Titre préféré :                    Basement

 

https://princessthailand.bandcamp.com/album/golden-frames

https://www.facebook.com/princessthailandmusic/

https://www.instagram.com/princess_thailand/



vendredi 1 juillet 2022

BEN & FIST – Rien n’est grave

 


BEN & FIST – Rien n’est grave

Dispear Records

Après l’avoir laissé reposer des semaines sur un disque dur bien trop plein, j’ai décidé de m’attaquer à l’écoute attentive de ce troisième album de Ben & Fist.

Au pire on se sera bien marré, le précédent, date déjà de 2017 et avec un tel titre on pouvait craindre le côté éphémère du groupe mais c’est avec un grand plaisir de voir que le trio est finalement toujours actif.

Et dès les premières écoutes il y a un autre groupe vers lequel je les rapproche très rapidement c’est d’Intenable, et ça me saute aux yeux bien plus qu'avant, que ce soit dans l’écriture (A) ou dans les morceaux plus rapides comme Ensemble ou jamais, un titre d’ailleurs très vif et rythmé avec des chœurs très propres. Pleurire est un joli titre pour une chanson, ce morceau se veut dans la veine Guerilla Poubelle. Un peu plus loin il faut noter aussi le featuring d’Aurélien d’Enloc sur Du sens pour exister. Ben & Fist a de l’énergie et il a surtout bien progressé depuis ses toutes premières productions. Alors certes ses morceaux se rapprochent d'autres groupes, nuisant fortement à son originalité mais diable ! c'est quand-même super bien fait ! Et il devient difficile désormais pour un groupe punkrock chantant en français de s'éloigner des références du style.

Pas né pour briller est un morceau qui me parle dans ses textes, que je situerai, cette fois-ci, dans le registre de Charly Fiasco. Quelques morceaux m’accrochent moins par la suite comme La Paz ou Ouais de Rien mais les Toulousains reprennent de la superbe avec Livia, morceau bonus qui est un petit bijou d’écriture avec un texte poignant.

 

Enregistré une nouvelle fois par Fab au Chipolata Framboise et masterisé au Warmaudio par Alex Borel le son est vraiment très bon et je ne peux qu’apprécier le travail de Fab qui, lui aussi, a énormément progressé depuis ses premières réalisations.

 

Un groupe qui album après album continue de me surprendre. Il est certes difficile de ne pas le rapprocher d’autres pointures françaises (Intenable, Charly Fiasco, GxP…) mais force est de reconnaître que désormais Ben & Fist a bien grandi et joue désormais dans la grande cour.

 

J. NeWSovski

 

 

https://www.facebook.com/Ben.et.fist

https://ben-et-fist.bandcamp.com/album/rien-nest-grave-2



jeudi 10 mars 2022

FENRIS FUZZ – Freaky stories of daily life

 


FENRIS FUZZ – Freaky stories of daily life

Eternalis Records

 

Tout commence par une nouvelle sortie sur Eternalis Records, label de Toulouse monté par Quentin de Fire At Will, qui a vu défiler de nombreuses et belles productions dans les années 2000 (Fire At Will, Bunkum, Stubborn, Revive, FTX, Backsight) avant de faire une pause puis produire plus récemment des albums de grande qualité (Drawbacks, Young Harts, Wake The Dead).

Ensuite on met l’album en écoute et là c’est une très belle surprise que celle d’entendre un groupe qui fait preuve d’une grande créativité et qui a su mélanger différentes influences pour rendre un ensemble hyper cohérent.

Car Fenriz Fuzz c’est du hardcore qui démarre de façon assez lourde (You Pathetic) avant de placer un chant qui me rappelle rapidement celui d’Ale de Raised Fist. Il y a de la puissance mais étrangement il y a aussi le côté fuzz qui apporte une atmosphère assez unique. J’aime bien classer les groupes ne serait-ce que pour ranger mes albums par catégorie et j’avoue que là, je suis dans la confusion.

Ainsi Freak Me Out s’impose comme un titre post-hardcore qui arrive à poser une ambiance calme et aérienne que le chant arrive à emballer de belles manières avec une rythmique très saccadée. Le troisième titre (Time is distance) commence en mode stoner avant de se faire rattraper par une énergie noise puis par un passage mélodique très intéressant. Leave It Now est encore un morceau très riche où son post-hardcore se transforme en hardcore rythmé et énergique. La recette est un peu la même sur Bitter Man avec un chant plus clair et mélodique, bien épaulé par des super riffs à la guitare.

 

Le son est plutôt bien fait même j’aurais peut-être appuyé encore davantage le chant devant mais j’aime beaucoup le rendu dégagé. Belle pochette aussi, comme quoi une belle photo est souvent très efficace.

 

Fenris Fuzz est donc une belle découverte dans un style assez particulier et original, mélange de post-hardcore, de chant hardcore, de boucles stoner et de guitares fuzz. L’ensemble est une vraie réussite.

 

 

J. NeWSovski

 

 

https://fenrisfuzz.bandcamp.com/releases

https://www.facebook.com/fenrisfuzzband/



lundi 6 décembre 2021

NIGHTWATCHERS – Common Crusades

 


NIGHTWATCHERS – Common Crusades

Season Of Mist

 

Je me rappelle il y a quelques années un concert à Angers où The Nightwatchers était accompagné de The Attendants, Intenable et Nine Eleven, j’avais été impressionné par le groupe toulousain, sa présence sur scène mais aussi son discours entre chaque morceau.

D’ailleurs si l’on doit définir rapidement The Nightwatchers je dirais que c’est un groupe de punkrock engagé, très engagé même, que ce soit sur le fond social ou politique. Ici dans Common Crusades le thème est la colonisation et notamment les exactions de l’Etat Français en Indochine, Algérie et au Cameroun.

Musicalement je trouve que le groupe a bien évolué depuis ses débuts en 2016 posant parfois son punkrock effréné pour des saveurs plus post-punk /new-wave façon Not Scientists, ce qui marche d’ailleurs à merveille comme sur 1905 & the muslim exception et son refrain incendiaire ou Dismissed, davantage mid-tempo. J’adore aussi les mélodies sur The White Fathers et notamment le chant qui, en montant, montre des fragilités intéressantes. Développer des mélodies le groupe sait parfaitement le faire et A Not-so-secular state culturalism en est un parfait exemple. Pour rassurer la frange punkrock, les morceaux envoient quand même de l’énergie avec une rythmique ultra dynamique façon garage sur bon nombre de morceaux que ce soit G.Kepel President Whisperer ou No matter who Osei Kofi Tutu is.

Belle pochette qui mêle une photo de la statue de l’archevêque Lavigerie et son discours à Alger en 1875.

Vraiment je trouve Common Crusades bien plus abouti que la paix ou le sable, le premier album, il est globalement plus varié avec un son meilleur et de beaux efforts dans la composition avec des mélodies vraiment belles et accrocheuses. J’ai vraiment hâte de les retrouver sur scène.

 

J. NeWSovski

 

https://nightwatcherspunk.bandcamp.com/album/common-crusades

https://nightwatcherspunk.tumblr.com/

https://fr-fr.facebook.com/nghtwtchrs/




jeudi 25 février 2021

KRAV BOCA – Barrikade

 


KRAV BOCA – Barrikade

Boca Records

 

Pochette oldschool en noir et blanc, ça sent presque le disque passé sous le manteau, gravé et photocopié comme on faisait il y 20 ans. L’intro rajoute de l’effet à cette sensation que je ressens, la pression monte, c’est sûr Krav Boca va exploser en hardcore 80, façon Youth Of Today… Surprise, Vertigo, derrière des samples envoie du hip-hop avec une belle basse incisive, ça chante vite et le chant en grec est plutôt agréable. Le rap, depuis la fin d’Assassin, c’est plus trop mon truc mais j’insiste, 2 minutes plus tard une guitare, une disto et une batterie commencent à me mettre l’eau à la bouche. Et sur Fumigène le mix prend vraiment forme, punkrock à fond les ballons et chant rappé en français, le mix est assez rare pourtant ça fonctionne à la perfection ! Même recette sur Brasero avec cette fois-ci une musique plus aérienne sur son début et qui s’enflamme comme un… brasero assez rapidement. C’est terriblement efficace. Sur Barrikade, Sara vient ajouter sa voix avec un chant en grec et, tout comme Sponty sur le premier morceau, il en ressort une ambiance Delinquent Habits plutôt intéressante, l’ambiance y est vraiment hip-hop et ce titre fait du bien.

Passé un petit interlude à l’ambiance orientale les choses reprennent avec Synora qui apporte une belle tension sur un riff entêtant. Je trouve un petit air d’Oneyed Jack sur Tercian et notamment sur ce refrain « des images dans ma tête tournant dans le carrousel » qui se rapproche du « des images dans ma tête comme des balles » du groupe de fusion parisien, il amène un esprit psychotique intéressant.

Joli clin d’œil à Assassin sur L’état AssassineKrav Boca reprend de nombreuses phrases en amenant une touche plus rock et en essayant de se coller davantage à l’actualité. C’est plutôt bien fait et ça permet de voir que depuis les années 90 peu de choses ont finalement évolué. Puis tout se termine avec On Va Venir Te Chercher, un titre lourd.

 

Je découvre donc Krav Boca à travers cet album et c’est une très bonne surprise comme j’aime en découvrir. Ce mélange punk-rap fonctionne très bien et l’ensemble se révèle très digeste. Les toulousains en sont à leur 5ème album et les curieux en tout genre doivent jeter une oreille attentive à ce groupe !

 

J. NeWSovski

 

Morceau préféré :                                    Fumigène

 

 https://kravboca.com/

https://kravboca.bandcamp.com/

https://www.facebook.com/kravboca/



dimanche 26 janvier 2020

Clip - SLIFT

Voici Hyperion par Slift, trio Toulousain, dont l'album sort sur Vicious Circle

vendredi 24 janvier 2020

BONELESS – Cris Intérieurs (EP)



BONELESS – Cris Intérieurs (EP)

J’aime voir qu’il y a en France un joli réservoir de groupes prometteurs, que le punkrock se transmet peu importe les modes musicales du moment. Quelle que soit la génération, des groupes tirent les autres vers le haut, en influencent beaucoup et ainsi des jeunes émergent. 
On parle depuis quelques années déjà du trio toulousain de Boneless suite à leur premier EP et leur premier album et les voici déjà de retour pour 5 nouveaux titres.


On ressent beaucoup d’influences françaises et américaines que le groupes assimile de mieux en mieux. Le chant en français fonctionne plutôt bien notamment sur le schéma, morceau d’ouverture. Boneless aime les mélodies et cela se ressent sur La fête est finie et de l’amour à l’échafaud, mais aime aussi travailler ses textes comme sur #revolution.

Mais c’est sur Cris intérieurs que je trouve que le groupe est le plus fort avec une belle maîtrise des chœurs sur le refrain, ça passe superbement, les mélodies durent et les presque quatre minutes se révèlent être un vrai bonheur. On en redemande des comme ça !


Petit à petit Boneless grandit et devient de plus en plus intéressant au fur et à mesure de ses productions. Affaire à suivre.

J. NeWSovski





vendredi 27 décembre 2019

CHARLY FIASCO – Rien (EP)




CHARLY FIASCO – Rien (EP)
Guerilla Asso

De façon surprenante c’est sur un EP que Charly Fiasco fait son retour, après leur superbe album Chroniques d’un temps détourné sorti il y a un peu plus de 3 ans.
Mais ces six titres nous raccrochent avec ce sympathique groupe toulousain qui maîtrise toujours aussi bien son punkrock.

Rien est un disque aux textes affutés et tellement dans l’air du temps, les paroles inspirent et rappellent leurs potes de Justine ou Guerilla Poubelle, aussi un titre comme Ambroise révèle le coté social du groupe avant que Rallumer l’incendie n’enflamme le tout par ces textes aiguisés et devienne une véritable bande son des manifs de fin d’année. Charly Fiasco est un groupe qui s’engage et qui a des choses à dire. Et j’aime bien la façon dont le groupe le fait avec de belles mélodies, un rythme assez posé qui met bien en avant les textes. A ce titre j’aime beaucoup Sang d’encre et son refrain : « Redessine le monde, on a jeté le brouillon / Au plus profond de la tombe, je taillerai les crayons ». Et les textes de Rallumer l’incendie auraient-ils été aussi pertinents si le rythme n’avait pas été aussi lent ?  De la même manière le côté anticapitaliste de En Rose est mis en avant par la musique et les chœurs.




Toujours vivant Charly Fiasco est encore plus pertinent bien remonté par le contexte social actuel dont il s’inspire. Un superbe EP.



J. NeWSovski






mercredi 5 juin 2019

FIRE AT WILL – Today is Mine (Réédition)




FIRE AT WILL – Today is Mine (Réédition)
Eternalis records

Il y a une quinzaine d’années, un souffle de hardcore est venu balayer la France, porté par de nombreux groupes venant de Marseille en passant par Toulouse, Nantes ou Rennes. Plusieurs mouvements mais l’envie commune de former une unité. De cet engouement de multiples groupes ont émergé, d’autres y ont trouvé leurs influences. Les concerts se sont aussi multipliés ainsi que les albums de qualité. Ainsi on a eu le droit à pléthore de bons groupes allant de Right For Life à Revive en passant par 8 Control, Fat Society, Actions Fall Short, Disturb, Doggystyle mais aussi de labels : Eternalis, Free Edge, Disagree Records


Et en cette belle année 2019, Eternalis fait son grand retour, et en feuilletant son catalogue on se rappelle, avec nostalgie, d’excellents moments : FTX, Baxter, Sling 69,  Get Lost, Stubborn, Primal Age
Pour fêter l’évènement, Eternalis ressort pour l’occasion le premier album de Fire At Will dont Quentin, qui tient le label, est aussi le chanteur. Cette nouvelle version en vinyle est remasterisée et la pochette a aussi été rafraîchie. En tant que fan de super-héros j’ai toujours beaucoup apprécié l’artwork de Today Is Mine et je dois avouer que cette version 2019 est vraiment superbe, les traits sont plus fins notamment sur le personnage, ce qui change son expression et le rend plus sympa.


Musicalement on ne refera pas une nouvelle chronique mais je tenais juste à dire que cet album a bien vieilli car entre Less Talk More Rock, très incisif que j’avais d’ailleurs placé à l’époque sur la 3ème compile du fanzine (Catch Me If You Can), qui fait directement référence à Propagandhi ou Crossed Words oldschool à la Gorilla Biscuits force est de constater que ce premier opus de Fire At Will est toujours efficace 12 plus tard. J’adore l’énergie dégagée notamment sur The Sound Of Your Silence. Et puis le groupe se démarquait aussi en proposant des morceaux de plus 5 minutes (Thick Models). A noter la présence de Well Done la reprise de 88 Fingers Louie, dont le groupe est super fan, présente sur le tribute au groupe.


Belle idée que de remasteriser ce premier album de Fire At Will surtout le presser en vinyle rouge, cette sortie coïncide aussi avec le retour d’Eternalis Records qui annonce de bonnes nouvelles pour la suite.



J. NeWSovski

https://lesreveriespunkrock.blogspot.com/2016/06/quentin-de-fire-at-will-til-bon-gout.html