samedi 10 octobre 2026

MAUGES PIT FEST V - J2

 


Ma première venue au Mauges Pit Fest et pourtant c’est déjà la 5ème édition. A quelques kilomètres de Cholet, en plein centre de St Macaire en Mauges, le lieu est sympa avec beaucoup de places pour se garer et une surface étendue pour les à-côtés. Parce qu’une fois rentré, se dresse un petit village de stands, un espace restauration, beaucoup de tables pour se poser et un bar extérieur. Le lieu est bien organisé et c’est cool de pouvoir y flâner entre deux groupes. Parmi les stands on retrouve un peu de tout mais j’ai été ravi de retrouver celui des Poulettes L’assaut, excellent collectif, engagé et plein de belles valeurs. Belle découverte aussi avec les dessins de Régis Bezannier.

Parlons bière aussi car c’est primordial dans un fest. IPA de la brasserie de Noirmoutier N’O qui fait l’affaire, et pour la blonde, la locale La Rombière de Beaupreau.

Dans la salle, le son s’en sort plutôt bien pour une salle de sport et les lights étaient bien gérés.

 




Les groupes de la deuxième journée.

KOD ZERO avait la lourde tâche de démarrer la deuxième journée, mission d’autant plus ardue que le groupe remplaçait au pied levé Bunkum, plutôt attendu. Le groupe Nantais m’a surpris avec un mélange de métal et de chant rap original et intéressant. Le chant est en français avec un vrai positionnement rap et, derrière, ça balance fort. L’ensemble m’a rappelé quelques vieux morceaux de Mass Hysteria et No One Is Innocent. Une bonne entrée en matière.

 



ACID GRAS enchaîne et je ne vais pas cacher que c’est l’un des groupes que je voulais absolument voir. Beaucoup d’humour au programme et un décalage certain. Je ne suis pas sûr que tout le monde adhère au programme mais je trouve ça chouette que ce festival varie les styles et les ambiances, ça en laisse pour tout le monde. Musicalement, ça envoie du bon punk rapide et bien entraînant. Le groupe parisien fait la part belle à ses premiers albums (Cd1, la revanche du cd1), avec « la tête dans le pédiluve » ou Les Batards du Quatar tout en plaçant bien évidemment leur tube « ton chien est moche » mais il propose aussi de nouveaux morceaux qui devraient apparaître sur le nouvel album prévu pour début 2027, notamment « Zero Cardio ». Pour l’occasion le groupe a fait appel à Pedro en remplacement d’Eileen à la basse, qui vient d’accoucher il y a quelques semaines.





The Dead Bollox prend la suite. Le groupe Palois balance un punk-psychobilly très efficace. Le chanteur prend bien la scène et bouge beaucoup. La présence d’un contrebassiste, classique pour le style, mais toujours trop rare dans ce style de festival amène cette touche d’originalité vraiment intéressante. Un set composé de 11 titres qui aura bien chauffé le public.





La grosse claque de la soirée, pour moi, arrive avec Wake The Dead. Hardcore avec une belle touche punk qui rappelle évidemment un mix entre Comeback Kid et Walls Of Jericho. Le groupe démarre très fort avec You and Me, puissant et entraînant, l’énergie est bien présente et va perdurer jusqu’à la fin du set. Aleksandra balance ses petits pas de danse tandis qu’Yvan Tabasse sa basse, totalement imprégné dans le concert. J’adore le moment où il descend dans la fosse pit et qu’un circle pit se forme autour de lui. Un vrai moment de partage et de connexion. Les marseillais balancent aussi ce que je considère comme leur tube : Marseille City. La touche mélodique se perd un peu sur scène mais n’altère en rien son efficacité. 13 titres – 40 minutes, un défouloir pour le public. Mission réussie.

 




Les fans de métal se mettent en place pour les angevins d’Arcania qui assurent un set solide avec un trash metal efficace. Pas vraiment mon style mais je trouve le groupe pertinent dans ce qu’il propose et agréable à voir jouer. J’ai bien aimé le jeu du bassiste, Guillaume, qui est vraiment efficace. On a pu sentir les angevins heureux de ce moment.



 


Je découvre ensuite Bukowski sur scène. En toute honnêteté j’ai juste entendu quelques morceaux des Parisiens par le passé, mais j’avais été marqué par la mort de leur bassiste en 2021. L’info avait été beaucoup relayée et une épreuve pareille doit secouer un groupe. Toujours est-il que j’ai trouvé leur prestation intéressante à voir, notamment Clément à la guitare dont le jeu de scène est captivant. A la basse, Max, assure bien aussi. Très stylé, il donne le change et son intervention sur les féminicides a fait passer un message important, la façon de l’annoncer était pertinente. Pour le reste, le gros rock peine à me convaincre mais se laisse regarder.



 


REVNOIR est la tête d’affiche de cette seconde journée. Une découverte pour moi. Je n’avais pas entendu un morceau au préalable. Leur nom revient beaucoup ces derniers temps avec un passage remarqué sur la main stage du Hellfest et leur présence dans de nombreux festivals. Je découvre un groupe de metalcore moderne, éloigné des styles que j’aime et qui me sont familiers. Mais c’est intéressant de se confronter à d’autres genres. Le chant alterne le clair et le gueulé, trop calibré pour moi. J’ai trouvé que le groupe mettait un point d’honneur à soigner son esthétique que ce soit dans leur tenue ou bien sur leurs poses. Gros panel vocal pour Maxime au chant qui peut passer d’un chant gueulé à un quelque chose de très très mélodique. Pas ma tasse de thé mais ça valait le coup de regarder pour comprendre les tendances.





JOEL BATS termine, tard, mais le public est tout de même resté en nombre pour regarder les coreux de St Nazaire pour un set véloce et puissant. Ça aurait été intéressant de les voir juste avant Wake The Dead parce que les styles se rapprochent. Toujours est-il que le quatuor envoie ce qu’il sait faire de mieux. Julien, au chant bouge beaucoup et prend toute la scène et c’est plaisant à regarder !





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