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jeudi 16 juillet 2026

THE PLAYMATICS – This party sucks

 


THE PLAYMATICS – This party sucks

Dispear Records / Hell Vice i Vicious / Massprod / Abracadaboum / Kick Your Asso / Wrecking Crew / High And Denim

 

En 2024, les Rennais de The Playmatics avaient marqué les esprits avec Dive-In, leur premier album. Un mélange de pop-punk énergique et de chant féminin mélodique, pour un résultat fun, ensoleillé, et surtout : l’une des plus belles surprises de l’année. Depuis, le groupe a écumé les routes, accumulé l’expérience, et mûri l’envie de se réinventer. Ce deuxième opus en est la preuve, avec son lot de petits et grands ajustements.

D’emblée, The Tale of a Loser donne le la : tempo effréné, mélodies soignées, riffs percutants et un refrain impeccablement construit. L’ajout du clavier, confié à Baptiste, apporte une couleur sonore inédite et pertinente — une alternative judicieuse à l’hypothèse d’une seconde guitare, initialement envisagée pour épaissir le son. Road Trip poursuit dans cette veine, avec une rythmique punk-rock endiablée et une basse, signée Thomas, d’une agilité remarquable.

Invisible Lines s’inscrit dans la tradition du genre, porté par des chœurs façon Bad Religion. Equal Rights, plus mélodique, évoque les vieux Seven Hate (The Weaning Day ou Homegrown), avec des lignes vocales étirées qui rappellent aussi, sans surprise, les Thugs. Seb 7Hate, fan assumé du groupe rennais, appréciera.

On connaissait déjà Handle the truth, le morceau avec Sabrina de Maria Tarey, je trouve qu’il est vraiment excellent, j’adore la combinaison des voix entre la puissance et la rage d’un côté et la douceur mélodieuse d’autre part. Hyper efficace. Mais le groupe n’en délaisse pas moins son goût prononcé pour les mélodies et à ce jeu on peut noter By My Side, d’une fraîcheur désarmante.

Same Old sort des sentiers battus : plus lent, plus lourd, ce titre exige plusieurs écoutes pour révéler son potentiel addictif. Son pont, où batterie et clavier prennent les commandes, est un moment fort. Et que dire du refrain, porté par le chant envoûtant de Lisa ? Une jolie trouvaille tout simplement !

Awkward Situation permet de découvrir Thomas au chant, Lisa assurant les chœurs. Leurs voix s’entrelacent à la perfection. Autre pépite : With a Taser, rapide et ciselé, où la basse déchaîne et le clavier ajoute une touche mélodique bienvenue.

Côté nouveautés, Au Large marque le premier titre en français du groupe. À l’heure où j’écris ces lignes, il ne m’a pas encore convaincu. Non par principe, je suis loin d’être allergique au français, mais parce que le morceau manque, à mon sens, de fluidité et de caractère. À réécouter, donc.

 

On conclura par l’excellent son signé Dimitri Dupire, enregistré au studio DB. Il s’était déjà chargé du premier opus et on connait son travail avec The Ascending et Clavicule notamment. La pochette est aussi une belle réussite avec un collage efficace et un code couleur marqué et marquant.

 

Ce deuxième album se distingue du premier grâce à l’arrivée du clavier, qui enrichit la palette sonore du groupe. Les compositions explorent de nouvelles directions, et le pari est réussi. Sans hésiter, voici un album des plus marquants depuis ce début d'année !

J. NeWSovski

 

 

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lundi 12 juin 2017

THE DECLINE ! – Heroes on empty streets



THE DECLINE ! – Heroes on empty streets
Guerilla Asso / Kicking Records / Abracadaboum / Rural Muzik / Zone Onze
9/10

The Decline est devenu un groupe incontournable sur la scène française de par la qualité de ses compos mais aussi par son style qui se glisse dans une petite niche où peu de groupes évoluent en France.

Heroes on empty streets est le troisième album du groupe après un premier et génial Broken Hymns for beaten hearts en 2011 et 12A Calvary Road qui comportait de très beaux titres mais souffrait de quelques défauts majeurs.

The Decline ! est donc de retour et le premier titre Along The red Brick walls rappelle comme il est bon d’entendre les Rennais, la voix éraillée de Kévin, les guitares accrocheuses et la rythmique tout en retenue.

J’entends parler ici et là de musique celtique pour définir le groupe, je trouve ça surprenant car les Rennais se cantonnent à une structure classique, toutefois on ne peut lui cacher des atomes crochus avec les Dropick Murphys, le même registre vestimentaire (polos Fred Perry, casquettes…) mais aussi le même goût pour des chansons fédératrices (we love ours cars) qui se reprennent poing levé avec les chœurs derrière.  The Decline ! ressemble davantage à de la musique de pub embrumé d’Ecosse ou des quartiers ouvriers de Liverpool qu’à du punk aux influences Irlandaises.

J’aime dans ce groupe cette qualité à écrire des chansons percutantes qui restent ancrées, Heroes on empty streets en est gavé de Outsiders, à faithless gospels ou la magique Someday Somehow. Ce dernier titre aurait très bien pu se placer sur un futur album du Slim Wild Boar dans lequel évolue Kévin avec son compère Forsaken Shadow, une magnifique balade envoûtante comme on en entend peu, tout du moins dans ce registre.

House of Mirrors est aussi un superbe titre, immersif et aux sonorités bien plus larges que les autres morceaux. Faithless Gospels est aussi une superbe chanson qui représente l’identité singulière du groupe.

Il est à noter que le son est bien meilleur que sur le précédent opus, ici la voix est bien mieux mise en valeur et les guitares sont présentes. Je ne pourrai reprocher à Heroes on Empty Streets que l’accent perfectible notamment sur certains passages (we love ours scars ou heroes on empty streets) qui peut se montrer gênant mais peut être aussi pour les tournées à l’étranger.  

Mais force est de constater que The Decline ! vient de sortir un bien bel album, plein de compositions fortes, de titres majeurs qui raviront les fans autant dans leur salon que dans les salles qui risquent rapidement d’être surchauffées.  

J. NeWSovski

Morceau préféré :                         Someday Somehow