vendredi 31 juillet 2026

BAYLINE – State of despair [EP]

 


BAYLINE – State of despair [EP]

White Russian Records

Bayline est un groupe hollandais qui s’est formé récemment (2022), il a déjà sorti un album en 2023 (I choose love) et vient de sortir son nouvel EP 4 titres, State of Despair, chez le mythique label batave : White Russian Records. La formation s’est stabilisée avec l’arrivée de son nouveau batteur (le 3ème quand même !).

Cet EP fonctionne sous forme de concept en explorant de façon chronologique la lente descente d’une relation qui s’effondre, depuis la prise de conscience de l’incompatibilité jusqu’à la panique étouffante de se retrouver prisonnier d’une vie qui ne nous correspond plus.

Tout commence avec Wither (se faner en français) qui se révèle être un morceau d’Emo – Post-hardcore avec un chant qui alterne le saturé et le clair. Il me rappelle un peu, toutes proportions gardées, la vague de groupes comme Boysetsfire ou Grade. Il évoque la lente disparition de l'espoir, à mesure que la réalité de la situation s'impose.

Vient ensuite Comfort’s a coffin qui évoque lui la peur de quitter ce qui nous est familier. C’est un morceau rapide et très efficace, tellement que je l’ai placé il y a quelques semaines sur la playlist estivale du fanzine.

Sinking in slowmotion en remet une couche dans le style émo-hardcore. Le rythme est encore très véloce avec de bons riffs de guitares, à la fois joueurs puis lourds. Il aborde le moment où l'on comprend qu'il faut abandonner le navire pour survivre.

State Of Despair est le morceau phare de l’EP, le dernier à avoir été dévoilé. Il démarre fort, avec un chant mélo sur les refrains et fini en véritable défouloir. Il retranscrit les conséquences physiques des crises d'angoisse ainsi que le courage nécessaire qu'il faut pour choisir une nouvelle direction.

Je noterai aussi les superbes artworks qui ont accompagné les sorties des trois premiers morceaux puis l’EP. Un très beau travail du studio Daggers Design.

 

Rappelant avec nostalgie la vague émo-hardcore de la fin des années 90, Bayline nous offre un petit EP marquant, efficace et original sur son sujet.

J. NeWSovski

 

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dimanche 26 juillet 2026

ATS 1994 - Infernus Manet [EP]

 


ATS 1994- Infernus Manet [EP]
Autoproduction

ATS 1994, ce nom mystérieux cache un nouveau groupe venu de Tarnos et Bayonne. On y retrouve Julien (ex-The Drugsters, The Enterprise, Missile) à la batterie, le quatuor a déjà marqué les esprits avec un premier EP 8 titres sorti en décembre 2025. Leur nouvelle production, Infernus Manet, en reprend l’esprit tout en y injectant une touche punk anglais des plus rafraîchissantes. Auto-proclamé Glam Rock/Punk, le groupe surprend dès les premières notes par une guitare au caractère bien trempé.

Infernus Manet, qui ouvre ce 4 titres, explose avec une énergie brute, rappelant MSS FRNCE par son groove, mais avec un chant en anglais à la voix chaude et expressive. Le morceau, nerveux à souhait, séduit par des mélodies accrocheuses et une guitare qui ose : entre riffs percutants et mini-solos, elle apporte une touche atypique et rafraîchissante.

Brain Dead confirme cette influence punk anglais : le débit vocal saccadé et le riff du refrain évoquent Les Clash, tandis que la structure rappelle les Buzzcocks. Mais c’est la réverbération et les sonorités planantes du clavier qui transforment ce titre en un morceau unique, entre punk rock et rock psychédélique.

Meatball joue la carte de la lenteur trompeuse : après une intro douce, le riff accrocheur explose et emmène le morceau vers un power-pop énergique. Les chœurs, bien placés, renforcent ce côté mélodique et entraînant.

 

Le dernier morceau, Hybrid moments, est une reprise des Misfits. Assez fidèle à l’originale c’est amusant car ce groupe est pas mal repris ces derniers temps (Black Mantra notamment sur son dernier EP). Preuve que ce groupe est intemporel et continue d’inspirer les nouvelles générations.

 

ATS 1994 est une pépite à suivre de près. Au-delà d’un punk rock classique, le groupe apporte une originalité rare : des mélodies travaillées, une guitare inspirée, et une énergie contagieuse. À mettre sur vos radars sans hésiter !

J. NeWSovski

 

 

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mardi 21 juillet 2026

ASTROMILK – Nobody Knows How Sad It Is To Be The Sun [EP]

 


ASTROMILK – Nobody Knows How Sad It Is To Be The Sun [EP]

 Autoproduction


Découverte réjouissante au détour des recommandations de Bandcamp : ASTROMILK, trio toulousain mené par Steve Ziane (ex-Lindbergh, Subcity Stories). Né en 2011 comme un projet solo, le groupe s’est progressivement étoffé avec Stéphan à la basse et Florent à la batterie. Après un premier album, Bad Songs For Sad People (2013), voici Nobody Knows…, leur premier EP… 13 ans plus tard.

L’ouverture de l’EP rappelle la vague émo de la fin des années 90, évoquant même Sense Field. Mélodique, presque pop, Throwing Cases pose une ambiance envoûtante. The Entertainer ajoute une touche Blonde Redhead, notamment grâce à une section rythmique où la basse domine. La voix douce de Steve contraste avec l’énergie croissante du morceau, créant un équilibre captivant.

Richard Gere’s Complex se distingue par son introduction soignée et ses mélodies percutantes, rappelant les Canadiens d’All Systems Go. Une power-pop musclée, riche en accroches, qui ne renierait pas Baby Chaos. Et si les références fusent pour décrire ASTROMILK, c’est parce que leur musique, inspirante, mérite qu’on s’y attarde.

Le titre éponyme (Nobody Knows), lui, évoque Favez, avec un chant posé et une douceur enveloppante.

À noter : un projet 100 % DIY, de l’enregistrement (au studio Nuance Records) à la pochette, signée par Steve lui-même.

 

Astromilk fait donc partie de ces belles découvertes avec un EP brillant emplein de belles mélodies. Un trio qu’il faudra suivre avec la plus grande attention !

 

J. NeWSovski

 

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jeudi 16 juillet 2026

THE PLAYMATICS – This party sucks

 


THE PLAYMATICS – This party sucks

Dispear Records / Hell Vice i Vicious / Massprod / Abracadaboum / Kick Your Asso / Wrecking Crew / High And Denim

 

En 2024, les Rennais de The Playmatics avaient marqué les esprits avec Dive-In, leur premier album. Un mélange de pop-punk énergique et de chant féminin mélodique, pour un résultat fun, ensoleillé, et surtout : l’une des plus belles surprises de l’année. Depuis, le groupe a écumé les routes, accumulé l’expérience, et mûri l’envie de se réinventer. Ce deuxième opus en est la preuve, avec son lot de petits et grands ajustements.

D’emblée, The Tale of a Loser donne le la : tempo effréné, mélodies soignées, riffs percutants et un refrain impeccablement construit. L’ajout du clavier, confié à Baptiste, apporte une couleur sonore inédite et pertinente — une alternative judicieuse à l’hypothèse d’une seconde guitare, initialement envisagée pour épaissir le son. Road Trip poursuit dans cette veine, avec une rythmique punk-rock endiablée et une basse, signée Thomas, d’une agilité remarquable.

Invisible Lines s’inscrit dans la tradition du genre, porté par des chœurs façon Bad Religion. Equal Rights, plus mélodique, évoque les vieux Seven Hate (The Weaning Day ou Homegrown), avec des lignes vocales étirées qui rappellent aussi, sans surprise, les Thugs. Seb 7Hate, fan assumé du groupe rennais, appréciera.

On connaissait déjà Handle the truth, le morceau avec Sabrina de Maria Tarey, je trouve qu’il est vraiment excellent, j’adore la combinaison des voix entre la puissance et la rage d’un côté et la douceur mélodieuse d’autre part. Hyper efficace. Mais le groupe n’en délaisse pas moins son goût prononcé pour les mélodies et à ce jeu on peut noter By My Side, d’une fraîcheur désarmante.

Same Old sort des sentiers battus : plus lent, plus lourd, ce titre exige plusieurs écoutes pour révéler son potentiel addictif. Son pont, où batterie et clavier prennent les commandes, est un moment fort. Et que dire du refrain, porté par le chant envoûtant de Lisa ? Une jolie trouvaille tout simplement !

Awkward Situation permet de découvrir Thomas au chant, Lisa assurant les chœurs. Leurs voix s’entrelacent à la perfection. Autre pépite : With a Taser, rapide et ciselé, où la basse déchaîne et le clavier ajoute une touche mélodique bienvenue.

Côté nouveautés, Au Large marque le premier titre en français du groupe. À l’heure où j’écris ces lignes, il ne m’a pas encore convaincu. Non par principe, je suis loin d’être allergique au français, mais parce que le morceau manque, à mon sens, de fluidité et de caractère. À réécouter, donc.

 

On conclura par l’excellent son signé Dimitri Dupire, enregistré au studio DB. Il s’était déjà chargé du premier opus et on connait son travail avec The Ascending et Clavicule notamment. La pochette est aussi une belle réussite avec un collage efficace et un code couleur marqué et marquant.

 

Ce deuxième album se distingue du premier grâce à l’arrivée du clavier, qui enrichit la palette sonore du groupe. Les compositions explorent de nouvelles directions, et le pari est réussi. Sans hésiter, voici un album des plus marquants depuis ce début d'année !

J. NeWSovski

 

 

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samedi 11 juillet 2026

RUBBER LEGS – S/t

 


RUBBER LEGS – S/t

Adrenalin fix music / Omnivox Records / Banana Juice Records / Stryckhnine Recordz

 

Nouveau venu sur la scène tourangelle, RUBBER LEGS est le fruit de la collaboration entre Fra (RAVI, Burning Heads, The Eternal Youth, Creep AC, The Repeaters) et sa compagne Wareen (Brancal, German Cow). Un duo qui, dès les premières notes, bouscule les codes et les époques.

Le défi ? Les classer. Entre garage lo-fi, mélodies envoûtantes et harmonies vocales soignées, leur son semble tout droit sorti des années 60. The machine is racing out of control ouvre le bal avec un clavier intéressant, il sera aussi pertinent de voir sur scène comment cela peut être rendu. Wareen, passant avec aisance de l’anglais au français, y pose une voix à la fois douce et percutante.

L’album regorge de pépites : Hot Road qui m’a particulièrement marqué — brut, sincère, et d’une fraîcheur désarmante. Sea Sex and Fuzz, quant à lui, révèle toute la complicité du duo, leurs voix s’entrelacent à la perfection. Don’t go with him est une reprise planante et légèrement soul des Ar-Kaics, ou encore I Dig You, autre reprise du mythique Boss Hog de John Spencer.

Impossible de ne pas mentionner The Party, déjà révélé en avant-première et présent sur la playlist du fanzine. Ce titre dansant, presque hypnotique, incarne à lui seul l’esprit de Rubber Legs : un mélange d’urgence et de nonchalance, une invitation à bouger.

L’album défile avec une énergie contagieuse. Slip On A Banana Peel évoque par moments Clinic Rodeo, tandis que Shing A Ling Time s’impose avec son refrain irrésistible.

Côté visuel, la pochette mérite le détour : un collage original et marqué, signé Wareen. Rappelons que cette dernière, graphiste de métier, a déjà marqué les esprits avec ses créations, comme celle de Is This Glen pour Seven Hate.

 

Un disque atypique, résolument ancré dans l’esprit garage des sixties, à la fois dansant et décontracté. Un joli coup d’essai pour ce duo prometteur.

 

J. NeWSovski

 

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mardi 7 juillet 2026

BLACK MANTRA – Slow Motion Apocalypse [EP]

 


BLACK MANTRA – Slow Motion Apocalypse [EP]

Bastardz / Dispear Records

Formé en 2017 avec des membres issus de la scène bressuiraise (Penalty, For The Real, Bunkum…) et nantaise (Circles), Black Mantra confirme EP après EP sa singularité. Entre hardcore et punk, le groupe s’impose par un style atypique et des prestations live solides.

Inherent Violence ouvre l’EP avec un mélange savoureux de hardcore et de punk, où la voix de Gus, toujours plus aboutie, apporte énergie et mélodie. Avec MAD, le groupe surprend encore : le morceau se scinde en deux parties, dont une incursion reggae qui évoque directement les Bad Brains, voire même les Burning Heads.

Et dans le registre des morceaux fun, impossible de passer à côté de Holding On. Preuve s’il en est du côté atypique du groupe : quel autre collectif oserait glisser un tel titre dans un EP hardcore ? Groovy à souhait, avec des chœurs féminins envoûtants et une touche pop maîtrisée à la perfection. On pense même à Infectious Grooves ! Don’t Try, lui, revient aux fondamentaux du groupe, avec un punk hardcore toujours aussi libre, généreux en groove et en mélodies.

Le groupe offre aussi deux reprises dans cet EP. Gratitude des Beastie Boys est réinventée en version reggae, dopée par des riffs de guitare puissants au refrain. Quant à Skulls (Misfits), elle reste fidèle à l’originale, mais gagne en efficacité grâce à un son massif et à la voix envoûtante de Gus.

Original, l’objet sort aussi en cassette LEGO à monter soi-même (version limitée) et propose deux artworks différents suivant la version CD (chez Bästardz) et la version cassette (Dispear). Pour finir Slow Motion Apocalypse a été enregistré au Nomad Audio pour les parties instrumentales et au New Record Studio pour les voix.

 

Avec Slow Motion Apocalypse, Black Mantra signe son EP le plus abouti à ce jour. Riche, énergique et surtout d’une variété rare, cet opus mérite amplement de propulser le groupe sous les projecteurs.Si vous ne connaissez pas, il est temps de vous jeter dessus !

J. NeWSovski

 

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vendredi 3 juillet 2026

3615 FRANCIS - Professional Entertainers [EP]

 


3615 FRANCIS - Professional Entertainers [EP]

Autoproduction

L’année dernière je découvrais 3615 Francis, un groupe au nom totalement incongru qui renvoyait directement aux années 90. Le voilà de retour, 7 mois plus tard, pour un deuxième EP. Les Niçois jouent du punkrock mais sans se soucier des étiquettes.

Dans Professional Entertainers le groupe peut aussi bien s’appuyer sur ses racines Bad Religion comme sur le rapide et mélodique War, ou bien s’aventurer dans le ska/reggae/morceau fun comme pouvait le faire Less Than Jake et consorts. Sur Song for you, on sent le soleil et pleinement la fin des années 90, l’époque où chaque groupe sortait son morceau tranquille (Undeclinable Ambuscade, Burning Heads, Goldfinger, NoFX, Uncommonmenfrommars…), la trompette est convoquée, le xylophone aussi et ça marche parfaitement. Fright Night démarre sur une basse groovy et des textes rigolos, puis il part vers un punkrock qui me fait penser aux Chasing Paperboys. War est donc d’inspiration Bad Religion sur ses lignes mélodiques mais surtout sur le positionnement des chœurs, ça en fait un morceau terriblement efficace. J’aime bien aussi The end of the race, plus long mais rapide et accrocheur.  Fuckin Sad termine l’EP en moins de 15 secondes et aurait donc eu parfaitement sa place sur la magnifique compile Fat Wreck : short music for short people.

 

Un deuxième EP dans la continuité du précédent à savoir un punkrock difficilement classable avec une grosse marge de fun et de bonne humeur. Le groupe ne se met pas de barrières et ça se sent.

J. NeWSovski

 

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lundi 29 juin 2026

FUUDGE - Les Horribles

 


FUUDGE - Les Horribles 

Folivora Records

Il y a tout juste trois ans, nous faisions connaissance avec les fous furieux de FUUDGE, combo québécois mené par l'excellent David Bujold. Véritable homme à tout faire de la bande, Bujold, toujours bien accompagné dans ce projet, a décidé de remettre le couvert en 2026 avec « Les Horribles ».

Pas sûr que cette nouvelle production des Montréalais leur apporte un semblant de notoriété sur le Vieux Continent, mais force est de constater que la machine FUUDGE tourne toujours à plein régime. Les Québécois continuent en effet de creuser le sillon d'un rock épais et abrasif, quelque part entre grunge déglingué, stoner, indie rock et punk sous tension.

« Les Horribles » constitue en quelque sorte le petit frère de « ...qu'un cauchemar devienne si vrai ». Mais l'immobilisme n'est pas la marque de fabrique de FUUDGE, qui intègre par petites touches des sonorités acoustiques ou plus groovy à son rock lourd. Et toujours dans la langue de Céline Dion. Avec, le plus souvent, un sens de l'humour particulièrement aiguisé.

Le ton est donné avec le puissant « J'va bientôt t'abandonner ». Le quatuor balance des riffs énormes et une rythmique pachydermique. Le chant de David Bujold a toujours le chic pour osciller entre douceur et braillements. Le mimétisme avec Ty Segall est d'ailleurs impressionnant sur l'introduction de « L'Abomination », avec son même jeu de guitare acoustique et son chant haut perché. Mais très vite, le morceau redevient du FUUDGE pur jus. Jalonné de breaks, porté par un chant planant, il se pare même d'une coloration psychédélique bienvenue. Le mélange d'acoustique et d'électricité fait également mouche sur « La Honte », l'occasion pour Bujold de s'époumoner avec conviction. Plus saccadé, « Le Mentor » constitue une belle bizarrerie, à la fois pop et expérimentale. L'énergie punk est de retour sur « Le Cortège », mais les énumérations en mode spoken word de Bujold laissent rapidement place à une rupture particulièrement barrée. Plus classique, « J’vois noir dans l’clair » renoue avec le rock bien heavy des Québecois. Super efficace. FUUDGE enchaine ensuite avec une pépite stoner du plus bel effet : « Pas fier » comme les 4 larrons de FUUDGE. « Je sais pas c’que j’fais icitte », titre le plus long de l’album, impressionne par sa lourdeur et son agressivité. Les nombreux changements de rythmes et la versalité du chant finissent par nous emporter. Les Montréalais reviennent ensuite à quelque chose de plus direct avec la bombe punk « V'là les horribles ». Un morceau énergique qui tranche avec la balade psychédélique au titre énigmatique « Les Ciels oranges ». Enfin, l'émouvant « Ma joie m'étrangle » conclut l'album avec un savant mélange d'indie rock et d'ambiances grungy.

Avec « Les Horribles », FUUDGE livre sans doute son disque le plus abouti : un album compact, puissant et furieusement vivant, qui confirme tout le savoir-faire des Québécois lorsqu'il s'agit de transformer le bruit en véritable terrain de jeu. Et l'on ne désespère toujours pas de voir un jour cette déferlante sonore traverser l'Atlantique pour venir secouer les salles françaises.

 

Mr Caribou

 

Titre préféré : La Honte

 

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jeudi 25 juin 2026

Live Report - DISPEAR FEST

 


Cinq années d’existence avec une soixantaine de sorties… DISPEAR avait des choses à fêter durant ce weekend de mi-juin. La chose la plus compliquée a certainement été de sélectionner les groupes pour venir souffler les bougies.

Initialement prévu à Cap-Breton, le festival a dû revoir ses plans en raison de la fermeture (temporaire) du Circus, un lieu emblématique de la scène alternative et DIY locale. Il s’est donc déplacé à Bayonne, au Magneto. Une salle de taille modeste mais à l’architecture superbe, nichée dans les remparts historiques de la cité basque.

 

dimanche 21 juin 2026

Playlist de l'été




Il n'y a plus d'été diront certains, c'est vrai que l'on est dans notre deuxième canicule... Et ce n'est pas cette petite sélection de morceaux qui va faire descendre la température...

On continue les hommages avec cette pochette clin d'œil à And Out Come The Wolves de Rancid, elle même inspirée de celle de Minor Threat, mais ça vous le savez déjà car vous avez lu le dernier numéro !

Merci à Adam, mon fiston, pour avoir endossé le rôle de Tim Armstrong.

mercredi 17 juin 2026

SWIRLS – Surge

 


SWIRLS – Surge

Howlin Banana / A tant Rêver du roi

Cela fait maintenant presque 3 mois qu’est sorti Surge. Il tourne régulièrement à la maison et, à chaque écoute, je l’apprécie encore plus. J’étais déjà tombé sous le charme de son prédécesseur (Top of the line, 2024), découvert après les avoir vus en live, mais ce nouvel album met la barre encore un peu plus haut avec son garage rock qui a rappelle souvent les Strokes. Il y a un côté très frais chez le groupe nantais, composé d’ex Von Pariahs, une touche de spontanéité et une énergie positive communicative.

Et effectivement Swirls possède ce côté garage que l’on peut rapprocher de The Strokes avec fibre indie bien plus prononcée et une rythmique plus nerveuse. Dès Short Fuse on se laisse embarquer, une entrée en matière sobre avant que Leave it to me ne déboule avec ses faux airs de Parquet Courts et une débauche d’énergie grandissante. Plus posé, Currents s’appuie sur des riffs hypnotiques à l’opposé du dynamique A Car Or A Guitar ou de l’explosif Daytime Drinking très rythmés qui évoquent The Hives dans le côté garage débridé.

On connaissait Powerstation, choisi en amont pour annoncer la sortie de ce deuxième album. C’est un très bon morceau représentatif de l’identité du groupe, d’ailleurs le clip est fun. Neverland a lui aussi eu le droit à une mise en vidéo, un morceau sur le refus de grandir. J’aime aussi la capacité du groupe à varier les ambiances, alterner énergie, mélodies tout en y glissant un soupçon de pop comme sur Numb. Franchement c’est super bien foutu et à aucun moment on ne décroche !


Surge est un très solide deuxième album, surtout si peu de temps après le premier. Swirls est inspiré et maîtrise totalement son style pour notre plus grand plaisir !

J. NeWSovski

 

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vendredi 12 juin 2026

BANK MYNA – Live aux Beaux-Arts de Paris

 


BANK MYNA – Live aux Beaux-Arts de Paris

Medication Time / Stellar Frequencies

 

Vous savez à quel point j’apprécie Bank Myna, ce groupe parisien que je suis depuis des années, et que j’ai eu la chance de voir en concert avant d’avoir l’opportunité de les interviewer l’an dernier. En février 2026, ils ont eu l’excellente idée d’enregistrer et de filmer deux de leurs morceaux dans la chapelle des Petits-Augustins, un cadre aussi sublime qu’inattendu.

Les images qui en résultent sont à couper le souffle : le lieu, avec ses œuvres et son architecture, n’est pas un simple décor, mais bien un acteur de cette performance. Les deux titres choisis, No Ocean Of Thoughts et The Shadowed Body (tirés de leur dernier album, Emuria), y gagnent une dimension supplémentaire. On ne reviendra pas sur leur intensité ni leur puissance envoûtante — on en a déjà parlé à la sortie de l’album — mais en version live, dans ce cadre jadis sacré, leur intensité et leur beauté en sont décuplées.

Cette captation sort en édition limitée (40 vinyles et 30 CDs), avec une pochette à la hauteur de l’événement.

Seul bémol : la frustration de n’avoir que deux titres (17 minutes tout de même) sous la dent. Difficile de comprendre pourquoi un vrai set de 45 à 60 minutes n’a pas été envisagé, ne serait-ce qu’en filmant partiellement. Un mystère qui me laisse sur ma faim…

Si vous ne connaissez pas encore Bank Myna, plongez sans hésiter. Ce groupe est hors norme, et cette captation est une superbe œuvre visuelle et sonore.

 

J. NeWSovski

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dimanche 7 juin 2026

THIRD EGO – More Ego

 




THIRD EGO – More Ego

Shield Recordings / Slow Death Records / White Russian Records / Serial Bowl Records /

 

Third Ego c’est la belle découverte de ces dernières années. Je ne sais plus d’où venait exactement l’info : peut-être d’un message de Tomoi des Burning Heads posé discrètement sur les réseaux ou bien directement des fournisseurs de tuyaux les plus affutés de France : Guillaume Circus et Gui de Champi. Third Ego n’est pas un groupe qui débarque de nulle part, à sa tête on retrouve Jean Morreau, ancien guitariste de NRA, celui que l’on appelait Orange à l’époque. À ses côtés on retrouve Rene, bassiste charismatique, autrefois dans Selfish. Brat Pack, Need, Human Alert sont les autres groupes dans lesquels les membres du quatuor ont usé quelques cordes, un beau petit CV en somme. More Ego est le deuxième album des Amstellodamois après un premier éponyme sorti en 2022 sur White Russian Records.

More Ego applique la même recette que son prédécesseur à commencer par cette magnifique pochette. J’aime beaucoup cette continuité visuelle qui me fait penser aux anciens artworks d’Hot Water Music, c’est joli, sobre, et forcément ça attire l’œil.

 

No Just A Memory débute l’album, on connaissait le morceau, déjà présent sur la playlist du zine au printemps en avant-première. Super efficace, il sonne bien et est accrocheur, clairement je pourrais dire que c’est le tube du groupe. Drained a des faux airs de NRA époque New Recovery, je trouve même que la voix de Jean rappelle parfois celle d’Aziz, la guitare se déchaîne et la ligne de basse est magique. 

Les pépites se succèdent, et loin d’étaler une vitesse trop rapide, le groupe pose des mid-tempo hyper intéressants comme le fabuleux Choking ou bien Fate, sombres et inquiétants ils amènent une gravité et une lourdeur intéressantes. Mais le groupe Hollandais sait aussi décharger une grosse dose d’énergie comme sur Colors et ressort aussi un côté Washington DC de l’album avec des titres qui font la part belle aux mélodies comme Unseen ou Lying all the time, pas forcément des mélodies léchées et faciles mais quelque chose de plus subtil avec un vrai son rock’n’roll. On saluera au passage le travail de l'incontournable Menno Bakker


More Ego n’est pas une surprise mais plutôt la confirmation d’un groupe talentueux formé de vieux briscards qui connaissent le punk rock. Sans se prendre la tête, le groupe aligne 12 titres (25 minutes) super plaisants, efficaces et accrocheurs. La très grande classe !

 

J. NeWSovski

 

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samedi 6 juin 2026

video - The TRADERS

 Hier, l'un de mes groupes préférés de la scène française vient de sortir un nouveau morceau : 

Facets, Facets.

Le morceau a été enregistré en février 2026 par Rémi Dutheil au studio La Cafetière.

La vidéo réalisée, elle, par Aurélien Mariat


On attend la suite avec impatience !


mardi 2 juin 2026

HOMEGROUND – Splendid

 


HOMEGROUND – Splendid

Krod Records

 

 Certaines villes, discrètes, abritent une culture musicale qui traverse les époques sans jamais s’essouffler. Des endroits difficiles à situer mais où la culture musicale se transmet de génération en génération, sans jamais vraiment s’éteindre. Nevers, est l’un de ces lieux. Et Homeground, est l’un de ces groupes qui portent aujourd’hui cette histoire. On retrouve toujours la ville de Nevers sur les tournées des groupes et c’est tout naturellement que le quintet a pu se nourrir avec tout ce qui passait avec une préférence pour le skate-punk des Satanic Surfers et autres Millencolin. Mais Homeground a pris le temps de digérer ses influences.

Après Believe in Forgets, un EP prometteur sorti en 2021, voici Splendid, leur premier album. Le quatuor a posé davantage les choses qu’auparavant, offrant un punk-rock qui tient davantage de la vague émo du début des années 2000 qu’à la vague Epitaph du milieu des 90’s. Et cela se ressent dès le morceau d’ouverture, Frozen Mind, Radieux et chantant qui gère parfaitement sa structure. Je pense à The Promise Ring sur des morceaux comme Changes, avec un attrait certain vers les mélodies longues et douces mais tout de même musclées par un mur de guitares. Vices complète cette série des morceaux bien construits et terriblement accrocheurs. The Raft se veut plus pop dans son approche mais explose littéralement sur le refrain porté pars des chœurs qui le rendent grandiose. Un morceau surprenant.

L’un des points forts du groupe est aussi la voix et le chant, à la fois douce et puissante, elle apporte une touche de quiétude, d’harmonie et de sérénité à l’ensemble. Un exemple avec That Track, aux riffs lourds que ce soit à la basse ou à la guitare. Plagiarism Love en semi-acoustique est intéressant, il me fait penser à l’album solo de Nikola Sarcevic, emplein de mélancolie.

Si j’ai bien compris Everyone Knows parle de Nevers, du format de la ville qui fait que tout le monde a quelqu’un en commun. C’est un peu le cas aussi à Angers et c’est ce qui fait le charme des « moyennes » villes de Province.

 

Splendid est un album plein de charme de la part d’un groupe discret. Ceux qui ont apprécié l’époque Jade Tree, Vagrant records des années 2000 ne pourront qu’apprécier la musique d’Homeground. C’est frais mais mélancolique avec des riffs suffisamment efficaces pour vous entraîner à chaque morceau.


J. NeWSovski

 

 

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jeudi 28 mai 2026

Fanzine - Les Rêveries numéro 24




Bonjour à tous !

Le 24ème numéro des Rêveries est là ! Disponible dès maintenant en version numérique, une édition papier légèrement allégée suivra mi-juin.

Au sommaire : les coups de cœur du début d’année avec CHIRE (Québec), RANDOM HEARTS, et les Marseillais de WAKE THE DEAD. On découvre aussi Falling Waves, Carnage Piknik et Kanon (maudit o barré !), sans oublier les incontournables Krav Boca et Circles. La scène angevine est à l’honneur avec Beastly et Gondhawa, et on donne la parole aux acteurs du milieu : la photographe Jessica Calvo, Yan du mythique Cafzic, et Peter Deimel du studio Black Box.

En bonus : une bio express de No Fun At All et un "Question d’Artwork" spécial Minor Threat.

Bonne lecture !




La version papier début juin, elle sera disponible sur Angers dans certains points stratégiques (Le Chabada, Exit Music, Joker's Pub...) ou sur simple demande. Par correspondance c'est possible en prenant en charge les frais de port (mondial relay c'est plus cool).


Bonne lecture !

samedi 23 mai 2026

THE FLATLINERS – Cold World

 


THE FLATLINERS – Cold World
Equal Vision Records

Avec Cold World, les Canadiens de The Flatliners signent leur 7ème album en 24 ans de carrière, et force est de constater qu’ils n’ont rien perdu de leur superbe. Après New Ruin (2022), un disque où le groupe explorait ses blessures et ses doutes avec sincérité, le quatuor de Richmond Hill dans l’Ontario revient avec un album à l’esprit bien plus serein, presque zen, face à l’ambiance actuelle. Pas de révolution ici, mais une confirmation : The Flatliners font ce qu’ils savent faire le mieux avec une maturité impressionnante.

L’album s’ouvre d’excellente manière avec Stolen Valour, un morceau qui pose le ton : des guitares massives, une rythmique implacable, et le chant rauque et unique de Chris Cresswell (aussi membre de Hot Water Music) qui scande « Together in disintegration we fall first ». Les chœurs fonctionnent à merveille et la batterie n’est pas en reste ! Sorti en single en février, Good, You? est un tube en puissance. La construction lente, presque hypnotique, explose en un refrain fédérateur, typique des Flatliners et qui fait le lien avec l’époque Inviting Light en 2017. Inner Peace (paix intérieure en français) est un titre ironique, tant l’énergie du morceau est explosive. J’aime le contraste entre le chant saccadé et les refrains mélodiques enrobés de chœurs entraînants.

 

Petites incartades plus pop avec And They’re Off à la rythmique plus posée et aux mélodies accrocheuses puis sur Whyte Light et enfin Into Annihilation, qui se révèle un très joli morceau, parfait sur son mid-tempo avec la rage subjacente dans la voix de Chris. Pulpit dénote un peu, notamment sur ses couplets avec les deux chants en superposition, le refrain est intéressant mais ce morceau peine à me convaincre. Puis caché dans la fin de l’album Burn se révèle être un très bon morceau, explosif avec une grande intensité, des riffs percutants et un refrain bien senti, bref tous les marqueurs des Flatliners, tous ceux qui me font aimer ce groupe.

 

Pas de révolution ni de grande surprise avec ce nouvel album, comme ça a pu être le cas par le passé avec Inviting Light. Cold World est un album solide avec quelques morceaux qui pourraient devenir des classiques du groupes et d’autres plus pop ou moins incisifs me font lui préférer son prédécesseur, New Ruin. Mais il demeure tout de très nettement au-dessus du lot, et rien que pour la voix et le chant de Chris Cresswell cet album est une très bonne nouvelle.

J. NeWSovski

 

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mardi 19 mai 2026

FLYING DONUTS REACTIVATED / DARIA - [split]

 


FLYING DONUTS REACTIVATED / DARIA 

This Machine Conjures Up The Old Days And Past Sounds

Dispear Records / Reactivated Records

Quelle sacrée surprise que ce retour des Flying Donuts ! Évoquée il y a quelques mois, la reformation s’est finalement concrétisée en une véritable résurrection. Le trio s’était séparé il y a 9 ans, la reformation, centrée autour de Jérémie Dalstein (guitare et chant), accueille deux nouveaux membres et fait aussi évoluer son nom avec l’ajout du Reactivated derrière. Mais l’ADN est toujours là et, pour marquer le coup, le groupe décide de sortir un petit split avec Daria, légende angevine et de s’organiser une double tournée : côte Ouest au printemps puis l’Est à l’automne.

 

Chaque groupe joue quatre morceaux. Les Flying Donuts Reactivated entament les hostilités avec Rain And Storms, morceau inédit enregistré en deux temps (2023 et 2026) dans le style caractéristique du groupe. Rythmiquement assez posé, une guitare lourde, et la voix de Jérémie si distinctive, mélodiquement c’est très bon. Même fonctionnement pour Trapped, ce nouveau morceau offre un chant plus haut tandis que derrière la guitare et la basse envoient des mélodies lourdes et grasses. My Target et Opposite Guys qui apparaissent sur Renewed Attack ont été placées pour fêter les 20 ans de l’album. On connaît bien évidemment par cœur ces deux titres et leur réécoute reste un pur plaisir.

Daria propose aussi 4 morceaux qui sont des inédits. Drawing In The Air et In Absentia proviennent des sessions d’enregistrement de The Impossible Colours. Matgaz était alors à la batterie et J. Robbins à la production. Le premier est calme mais d’une grande intensité tandis que le second joue davantage sur l’énergie et les mélodies. Deux très bons morceaux qui auraient mérités d’être présents sur l’album.

February, en version acoustique a été enregistré en 2017, c’est un hommage poignant à Iain Burgess, l’un des deux piliers du studio Black Box avec Peter Deimel. Décédé il y a 16 ans, il avait enregistré les deux premiers albums du groupe. Enfin, Waltz #1, est une chanson extraite de la compile allemande A Brief Smile, hommage à Elliott Smith.

Le split, disponible en cassette et en numérique, met en valeur l’artwork de Dan Kerozene, dont on reconnaît immédiatement la patte avec une brin de nostalgie.

J. NeWSovski

 

 

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vendredi 15 mai 2026

Le CHATEAU COSCO – Hortense [EP]

 


Le CHATEAU COSCO – Hortense [EP]

Calvaire Divin

Auteur il y a deux ans d’un premier EP « Sortilèges », le CHATEAU COSCO remet le couvert avec cinq titres intenses qui s’écoutent comme un bloc compact. Le trio montpelliérain affine encore un peu plus son noise-rock instrumental teinté de math-rock évoquant à la fois TOTORRO, PENICHE mais également les Belges de LA JUNGLE pour les rythmes technoïdes qui jalonnent cette nouvelle production.

Avec le CHATEAU COSCO, dont le patronyme évoque presque un titre perdu de Hayao Miyazaki, le ton est donné dès les premières secondes du pétaradant « H.E.E.T. ». Portée par une section rythmique hypnotique et répétitive, cette première salve multiplie les breaks et joue avec les nerfs. Le morceau mêle avec brio incursions math-rock et déflagrations sonores dignes des grandes heures du post-rock, comme une collision entre TOTORRO et EXPLOSIONS IN THE SKY. Plus groovy, « Sortilège IV » s’appuie sur un riff entêtant et convoque une transe quasi tribale, rappelant la furie répétitive de LA JUNGLE. Une musique physique, viscérale, qui donne autant envie de danser que de pogoter dans la fosse. « Azote Liquide » calme un peu le jeu dans avec une entame plus aérienne dominée par des parties de guitares planantes. Mais la tension est cependant palpable. La basse surgit, massive, bientôt épaulée par des guitares plus abrasives et une batterie au diapason pour un morceau débordant d’énergie et de fausses pistes. Avec « Arbok », le trio s’aventure sur un terrain encore plus expérimental et noisy. Sur plus de six minutes, Le CHATEAU COSCO étire sa matière sonore sans jamais perdre en intensité, prouvant sa capacité à construire des architectures complexes tout en conservant une approche ludique et instinctive. « Les Poules », titre le plus court de l’EP qui clôture l’album, impressionne par l’intensité de son jeu de batterie. Les guitares, d’abord cristallines, finissent par baisser la garde pour un final bruitiste aussi chaotique que jubilatoire.


Avec « Hortense », Le CHATEAU COSCO transforme l’essai du premier EP et impose sa signature. Son noise-rock 100% instrumental est une décharge d’énergie brute qui ne demande qu’à exploser sur scène.

 

Mr Caribou

 

Titre préféré : H.E.E.T