mardi 11 avril 2017

DANKO JONES – Wild Cat



DANKO JONES – Wild Cat
AFM Records / Bad Taste Records
8/10

Déjà le 9ème album pour le trio Canadien qui porte le nom de son leader. A chaque album c’est un peu la surprise de savoir s’il sera bon ou l’inverse comme ça a pu arriver.
Mais Danko Jones est un vrai cuisinier qui connaît la recette pour plaire à son public, un rock nerveux et terriblement groovy (My little RnR) avec un chant taquin qui fait office de cerise sur le gâteau. Les titres sont directs, offensifs, bien tenus par une super guitare. Danko fait le show et place des textes sur son registre préféré : les filles. Ce qui donne du Succes in Bed, She Likes It, Revolution (but then we make love), on l’aime bien quand il entre sur ce terrain tout comme il sait aussi se montrer plus sensible et, quelque part, empreint de romantisme comme sur You Are my woman ou Diamond Lady.
L’album part parfois dans toutes les directions que ce soit dans le punkrock énergique avec Diamond Lady, dans un style très rythmé au chant délirant sur Let’s start dancing ou dans un rock’n’roll 70’s comme sur Wild Cat.
On ne va pas cacher le fait que cet album est très accessible et conçu pour accrocher un maximum, ce qui sera sans nul doute d’une efficacité redoutable sur scène. Danko Jones, au-delà d’être un excellent chanteur et un guitariste hors pair est aussi un showman au charisme impressionnant et cet album aux riffs tranchants mais éculés respire déjà la scène. Il n’y a rien de novateur juste une maîtrise de son style. Certes ça semble facile sur certains titres, voire du gros rock en roue libre, mais c’est tout de même un sacré plaisir que de l’écouter et se laisser avoir.
J. NeWSovski
Titre préféré :                     I Gotta rock


lundi 10 avril 2017

dimanche 9 avril 2017

MON AUTRE GROUPE – Omega (EP)



MON AUTRE GROUPE – Omega (EP)
Guerilla Asso / Don’t trust the hype
4/5

Moins de six mois séparent Oméga de Décadence, le précédent EP. Autant dire que Mon Autre groupe a fait vite mais de toute façon Mon Autre Groupe va vite, très vite au point que les 9 titres sont enquillés en moins de 6 minutes. Cette donnée suffit à tuer immédiatement le suspens.
Les parisiens sont de retour aux sources avec un punk très rapide sur lequel Fanny crache ses textes avec véhémence et hargne. On pourrait aussi parler de hardcore ou de crust (l’Eglise) ; même si les titres sont expéditifs il n’empêche qu’ils ne sont pas moins intéressants. On admira l’énorme débauche d’énergie sur Le Cœur ou le cafard, puis l’intro samplée de Les Dents qui amène originalité et une touche de répit dans ce monde de brutes. Mention spéciale à Le Cerveau qui clôture de belle manière.

La version vinyle est dispo en flexi souple rouge carré, un support fragile qui s’use vite et qui, à force d’écoutes, devrait s’éteindre de lui-même. Un format utilisé jadis comme un promotionnel dans les magazines. C’est original et s’accorde du coup avec la pochette…
En tout cas le concept est intéressant avec les jolies illustrations de Hyde Omega qui a bossé le projet avec les textes de Fanny. La musique ne venant qu’en dernier dans le projet.


J. NeWSovski





samedi 8 avril 2017

vendredi 7 avril 2017

POLAIR – Injustice / disasters



POLAIR – Injustice / disasters
Opposite Prod
8/10

L’album est sorti il y a quelques mois mais il est toujours intéressant d’en parler tant il est riche musicalement. Difficile déjà dans un premier temps de classer le groupe Orléanais. Plutôt hardcore comme sur les premiers morceaux, plus punk comme sur la seconde partie de l’album ? Bref complexe.

En effet entre Sara Jihad Paul hargneux et habité ou White song percutant au chant rugueux qui rappelle jusqu’à Alea Jacta Est de par sa rythmique mais aussi le chant au phrasé très rythmé. Born Dead navigue dans les mêmes eaux tout en explorant des sonorités inédites.
With Perseverance et The Assessment rappellent quelque part Nine Eleven pour l’alliage de la puissance et des mélodies.

Mais Polair n’est pas un groupe qui se cherche, plutôt un groupe tiraillé qui sait fusionner ses influences. Et à l’écoute des 8 titres on voit qu’il n’est pas juste là pour la figuration.

Au passage je trouve que la pochette est superbe, peut-être je pourrai lui reprocher seulement le manque de lisibilité du nom du groupe.

J. NeWSovski
Titre préféré :                     White song




jeudi 6 avril 2017

Clip - The Menzingers

Mon titre préféré, After the party, issu du dernier album de The Menzingers est en ligne.

mercredi 5 avril 2017

MEAT WAVE - The Incessant



MEAT WAVE - The Incessant
Big scary records
8,5 sur 10

MEAT WAVE est un trio émanant de la scène punk rock de Chicago qui signe un 3ème album remarqué en ce début d'année. 35 minutes d'excellente musique noise et punk, avec le zeste nécessaire de mélodie pour mieux faire passer les déflagrations sonores des Américains.
Produit par le cultissime Steve Albini (on retrouve parfois le son tranchant de Shellac, "Glass Teeth" en est la parfaite l'illustration), l'album commence par trois perles, menées pied au plancher. 2 minutes chrono sur chaque morceau vite exécuté et terriblement efficace ("To be swayed", "Run you out" notamment). L'urgence et l'esprit punk ne sont pas galvaudés tant le leader Chris Sutter semble jouer sa vie sur chaque morceau (les hurlements de "Bad Man"). Les Américains savent aussi prendre leur temps et étirer leurs morceaux à partir d'un riff répétitif ("Leopard print jet ski") ou d'une basse tendue et d'une batterie martiale (toujours "Bad man"). L'intro mélodique de "No light" constitue une respiration avant que le morceau, plus progressif, monte en volume sonore. Avec "At the lake" et "Mask", MEAT WAVE retrouve l'intensité, la fougue et l'immédiateté. Ces deux petites décharges électriques dépassent à peine la minute. Avant de terminer cette excellente troisième production avec un très noisy "Killing the incessant", le trio s'essaie avec brio au morceau calme et introspectif :  "birdland" est une réussite qui montre toute l'étendue du talent des Américains.
The Incessant est un excellent album de punk mélodique, subtil, authentique et bien ficelé, preuve que le genre est encore bien vivace. 

Une chronique de Mr Caribou

Morceau préféré :                         "bad man"

Si vous aimez : Drive Like Jehu, Fugazi, Hot Snakes