STADE – Musiques
de stade
Upton
Park
Il est
facile de sortir des jeux de mots sur le nom de ce groupe et on peut aussi
rêver d’un plateau avec une affiche qui les associerait à Equipe de Foot
et pourquoi pas aussi Sports et Karaba FC ?
Mais STADE
c’est un trio des Côtes d’Armor qui comme le disait Miossec ressemble à « un
arrière droit assez brutal, évoluant en D3, qui sent la bière et l’animal, les
tacles et la mauvaise foi ». C’était juste pour filer ma comparaison
sportive et la lier à la Bretagne car STADE joue un rock-garage-indie légèrement
teinté de post-punk. Les gars ont joué au préalable dans des groupes comme Skopitone
Sisko ou The Craftmen Club et l’ensemble est plutôt enjoué comme sur
le dynamique Petit Pont, sorte
de Strokes à la rythmique accélérée voire très entraînant comme sur Nu Song qui ouvre en grande pompe ce
premier album. J’aime beaucoup Mercurochrome
instrumental extrêmement bien écrit, subtil mélange entre Vantre et Totorro.
Le trio s’aventure sur des riffs dansants avec Keep
It Burning et sa guitare virevoltante puis sur Paimpol très indie pop avec une basse
prédominante. Cat’s tongue relance la dynamique avec un son
plus gras et puis Physique-Chimie permet de redescendre tout
doucement sur des notes post-rock quelque peu atmosphérique, un morceau très
intéressant qui est subtilement et intelligemment enchainé avec 176 BPM,
qui allie l’énergie du groupe avec son côté fun.
Je suis un
peu sur la réserve quant à l’utilisation des filtres sur le chant sur Human Robot, derrière ça tourne à la
perfection mais ce chant façon Daft Punk me perturbe tout de même. Il m’est
aussi difficile d’écouter le morceau Raymond
Gommenec’h en entier, un morceau
instrumental sur lequel est posé la voix de feu Thierry Gilardi qui
commente la final de la coupe du monde 2006 entre la France et l’Italie. Ce
match reste en mémoire comme le traumatisme d’une deuxième étoile perdue
bêtement, pourtant ce rock atmosphérique est vraiment bien construit et
immersif. Autre petit point négatif : la pochette. Justin(e) nous
avait fait l’équipe de foot sur Treillières Über Alles, ça aurait
été dommage de reprendre le concept (surtout pour un trio) mais là, même si je
comprends le concept, je ne trouve pas l’objet particulièrement joli.
Derrière un artwork de petite division se cache un groupe talentueux qui à travers
ces dix titres montrent beaucoup de créativité dans leur garage-noise-indé qui
se révèle tout à tour énergique, immersif et dansant. Un premier album
totalement réussi pour un groupe qui vise la coupe d'Europe.
J. NeWSovski

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