vendredi 9 janvier 2026

STADE – Musiques de stade

 


STADE – Musiques de stade

Upton Park

 

Il est facile de sortir des jeux de mots sur le nom de ce groupe et on peut aussi rêver d’un plateau avec une affiche qui les associerait à Equipe de Foot et pourquoi pas aussi Sports et Karaba FC ?

Mais STADE c’est un trio des Côtes d’Armor qui comme le disait Miossec ressemble à « un arrière droit assez brutal, évoluant en D3, qui sent la bière et l’animal, les tacles et la mauvaise foi ». C’était juste pour filer ma comparaison sportive et la lier à la Bretagne car STADE joue un rock-garage-indie légèrement teinté de post-punk. Les gars ont joué au préalable dans des groupes comme Skopitone Sisko ou The Craftmen Club et l’ensemble est plutôt enjoué comme sur le dynamique Petit Pont, sorte de Strokes à la rythmique accélérée voire très entraînant comme sur Nu Song qui ouvre en grande pompe ce premier album. J’aime beaucoup Mercurochrome instrumental extrêmement bien écrit, subtil mélange entre Vantre et Totorro. Le trio s’aventure sur des riffs dansants avec Keep It Burning et sa guitare virevoltante puis sur Paimpol très indie pop avec une basse prédominante. Cat’s tongue relance la dynamique avec un son plus gras et puis Physique-Chimie permet de redescendre tout doucement sur des notes post-rock quelque peu atmosphérique, un morceau très intéressant qui est subtilement et intelligemment enchainé avec 176 BPM, qui allie l’énergie du groupe avec son côté fun.

Je suis un peu sur la réserve quant à l’utilisation des filtres sur le chant sur Human Robot, derrière ça tourne à la perfection mais ce chant façon Daft Punk me perturbe tout de même. Il m’est aussi difficile d’écouter le morceau Raymond Gommenec’h en entier, un morceau instrumental sur lequel est posé la voix de feu Thierry Gilardi qui commente la final de la coupe du monde 2006 entre la France et l’Italie. Ce match reste en mémoire comme le traumatisme d’une deuxième étoile perdue bêtement, pourtant ce rock atmosphérique est vraiment bien construit et immersif. Autre petit point négatif : la pochette. Justin(e) nous avait fait l’équipe de foot sur Treillières Über Alles, ça aurait été dommage de reprendre le concept (surtout pour un trio) mais là, même si je comprends le concept, je ne trouve pas l’objet particulièrement joli.

 

Derrière un artwork de petite division se cache un groupe talentueux qui à travers ces dix titres montrent beaucoup de créativité dans leur garage-noise-indé qui se révèle tout à tour énergique, immersif et dansant. Un premier album totalement réussi pour un groupe qui vise la coupe d'Europe.

 

J. NeWSovski

 

https://uptonpark.bandcamp.com/album/musiques-de-stade

https://www.facebook.com/stadestadestade

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