mercredi 4 décembre 2013

Guerilla Poubelle – Amor Fati


Guerilla Poubelle – Amor Fati
Guerilla Asso
9.5/10
Je suis heureux de la sortie de ce nouvel album de Guerilla Poubelle, j’avais peur que Maladroit ne prenne trop  de temps et de place. Ce dernier doit être un bon défouloir dans un registre plus léger, très punk mélo et qui d’ailleurs, fait partie de ce qui se fait de mieux à l’heure actuelle. Mais c’est justement parce que c’est un défouloir et que ces dernières années il a pris une autre dimension en multipliant les productions, parce qu’aussi on sent une grande complicité entre ses membres que ça m’emmenait à penser que Maladroit risquait fort de devenir plus qu’un side project au point de mettre un peu de coté Guerilla Poubelle.
Le retour de Guerilla, qui au passage fête ses dix ans, c’est un retour vers des textes bien foutus, engagés et un punkrock plus rude, plus brut et d’une efficacité incontestable.
Ce qu’il y a de bien c’est qu’on retrouve ses repères avec Guerilla : les ohohoh derrières, des morceaux un peu plus lents, un style d’écriture reconnaissable. On est en territoire connu (les rats quittent le navire ; martin luther (burger) king…).
Les très bons morceaux se succèdent et Amor Fati au fur et à mesure des écoutes se révèle être un excellent album. J’apprécie particulièrement Seuls au pluriel et sa phrase d’intro balancée avec véhémence « le disquaire de mon enfance est devenu un shop de hipster », la rythmique permet de mettre en avant le texte et le phrasé si caractéristique de Till, c’est d’ailleurs dans ce style de morceau mid tempo que le groupe excelle je trouve.
J’ai du m’y reprendre à plusieurs fois sur le retour à la terre, que j’avais pris pour un morceau de Justin(e), au niveau des textes c’est assez surprenant et musicalement aussi d’ailleurs, un très bon morceau. 
On retrouve deux titres présents sur le EP C’est pas comme si c’était la fin du monde, Karl Marx et l’histoire est toujours aussi efficace et je reste toujours sur ma faim avec Novembre mais bon ça on en avait déjà parlé.
Pire Père est morceau sur une base rythmique un peu spéciale qui me gonfle sur l’intro  mais que je trouve très plaisant sur son refrain avec cette guitare qui vient endurcir le tout et, après plusieurs écoutes, finalement je le trouve bien ce morceau… J’accroche bien moins sur Présent Composé, titre à base reggae, qui révèle un texte intéressant mais les riffs c’est pas mon truc…J’ai l’impression d’être revenu 15 ans en arrière à l’époque où tout le monde venait poser du reggae sur son album

Prévert, Kosma, Paris clôt l’album et là c’est bon on rhabille les marmots, on peut partir, la grosse claque est prise… Une chanson comme rarement on peut en entendre dans ce style, c’est fort, très fort, c’est beau très beau. Je me rappelle Till me citer Miossec comme featuring incongru dans A-t-il Bon Goût et honnêtement ce titre pourrait être de lui. J’adore. On prend vraiment la dimension de composition de Till et la progression du groupe depuis le premier album. Cette chanson est magnifique.

Un grand album de Guerilla Poubelle qu’il faudra certainement écouter maintes fois avant de l’apprécier justement. Mais définitivement le patron du punkrock français tient la forme et son évolution ne laisse envisager que du plaisir.

Mon titre préféré: Prévert, Kosma, Paris

3 commentaires:

  1. Petite précision, le texte de Prévert, Kosma, Paris, est de Fikce, batteur de Justin(e).

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  2. Super bon album, j'adore!

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