VANTRE –
Clonocracy
Araki
Records / Cœur sur toi / Table Basse Records / Forbidden Place Records
VANTRE était l’ovni musical de l’année
2025. Difficile à classer : math-rock, post-rock ou indie-punk ? Peu importe
finalement, car Clonocracy est un album qui m’a beaucoup surpris
et marqué. Originaire du sud de Paris, ce trio s’est formé en 2020 sur une
formule audacieuse car il est composé de deux bassistes et d’un batteur. Pas de
chanteur, pas besoin. Dès lors, tous les morceaux sont instrumentaux. Le trio a
déjà sorti une série d’EPs (Treehopper) et voici donc son
premier opus.
L’album s’ouvre
avec l’époustouflant Stomak, à
la rythmique prenante et à l’énergie contagieuse. Un titre d’autant plus
savoureux que le jeu de mots avec le nom du groupe ne passe pas inaperçu. Clonocracy
s’inspire d’une dystopie futuriste : en 3701, face à l’épuisement des
ressources et à la stérilité croissante, de nouvelles croyances émergent,
prônant le clonage comme solution. Le morceau éponyme, véritable voyage sonore
de sept minutes, explore ces thèmes avec une densité proche du stoner-rock,
évoquant les paysages sonores de Dune ou l’univers de Mars Red
Sky. Menstruosterone prolonge
cette dynamique avec une approche très mélodique et captivante qui s’étale sur
la longueur.
Mais Vantre
en a encore dans le bide et part sur un rythme effréné, voire très punk, sur Conan The
Dog qui laisse tout de même
transparaître de belles mélodies sur ses refrains. Un peu plus loin Netavark et Plastic
Jizz dynamitent la fin de l’album
avec des rythmiques grooves très percutantes tandis que Metha, morceau expérimental, clôture en
douceur ce premier album.
Une
véritable claque que ce premier album. Inclassable mais immersif, Clonocracy
est un album à ne pas manquer qui se veut addictif et d’une grande originalité.
J. NeWSovski
