jeudi 23 juin 2016

SLIVER – No Idols / No icons



SLIVER – No Idols / No icons
8.5/10

Sliver existe depuis 1999 et regroupe des mecs venant de France, Belgique et du Luxembourg, soit une jolie publicité pour une Europe unie. Je les découvre aujourd’hui seulement avec No Idols / No Icons qui est pourtant leur troisième album et qui s’insère dans une discographie riche d’un grand nombre d’EPs.
En fouillant un peu je me rends compte que le groupe a aussi pas mal tourné et notamment à l’étranger. Au final je suis complètement passé à côté et ça me gêne un peu.

Dans un premier temps j’aime bien leur artwork qui me rappelle directement le Vitalogy de Pearl Jam, un excellent album qui aura bercé toutes mes années lycée, mélangé à du Banksy, dont j’apprécie particulièrement les œuvres et la démarche.

Musicalement Sliver est une sacrée surprise car le groupe mélange pas mal de références, certains citent Refused mais le premier groupe qui m’est venu en tête est Sna-Fu, grand désordre orchestre, pour le fourre-tout musical qu’il représente. Sand Storms par le son de guitare me rappelle les parisiens ainsi que par ses fulgurances, cependant le chant est très différent de ce qu’on peut entendre habituellement dans le cercle punkrock. A la toute première écoute, au-delà de la surprise, j’ai même eu du mal avec car il est… chanté. Au sens où il est varié et loin d’être linéaire. Avec les écoutes je le trouve même vraiment très bon notamment sur ses variations.
Un clavier vient aider le groupe en posant une atmosphère sur certains morceaux et j’aime aussi quand le groupe s’apaise proposant un tempo plus lent, plus posé, plus enclin à l’émotion comme sur Here Be Dragons long morceau prenant façon post-hardcore ou sur The anti-preneur manifesto. Pas avare en débauche d’énergie on ressent des influences hardcore voire emo à la Poison The Well sur des morceaux comme Discussing Capitalism with santa claus.

Sliver est un groupe engagé que ce soit dans ses textes mais aussi dans sa démarche et se place comme un groupe artistique au sens large autant inspiré par des écrits, des écrivains, des paroliers ou du street art. Sa devise « to resist is to to create / to create is to resist » appuie d’ailleurs ses influences.

No Idols / No Icons est un album surprenant riche de multiples influences, aussi explosif qu’il peut être posé. Il se lit aussi bien qu’il s’écoute. Difficile à classer, Sliver est un groupe qui détonne dans notre scène punkrock est c’est un sacré point positif. Et le tout sans code barre ni logo Sacem. Classe !



Morceau préféré :           sand storms

https://www.facebook.com/resistcreate/


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