THE DRUGSTERS
– S/t
Dispear
Records / L’Ouïe pleure
Bam Bam Bam,
The Drugsters viennent du Sud-Ouest, de Bayonne, Euskadi baby ! Et
ce groupe cartonne comme jamais ! Il amène avec lui un vent frais issu de
la fin des années 80 et qui sent bon le début des 90’s. En regardant d’un peu
plus près à travers le livret de la cassette, Dispear oblige, on
retrouve Thomas d’Unlogistic au chant et à la guitare ainsi qu’un ancien
The Cabrones mais surtout Claudy Bastard FM : Milooz.
Et ça, ça parlera aux plus vieux lecteurs des Rêveries toujours dans l’ivresse
de la salle enfumée du Blues bar. Suite à l’enregistrement Seb de Seven
Hate, légende parmi les légendes, a rejoint le groupe à la batterie ainsi
que Francis (Rodeo Idiot Engine) à la guitare.
L’album s’ouvre
sur un punkrock direct avec des morceaux comme
Chemical Ride qui
me rappelle au bon souvenir du premier album des Burning Heads. Ainsi
que Boomers With Attitude qui démarre
avec un petit extrait de l’Arme Fatale avant que le refrain abrasif nous
entraîne tous avec son « we are the boomers ». J’adore le chant
éraillé de Thomas, juste ce qu’il faut.
Not Today sonne comme les Descendents, c’en est même troublant,
le son, le ton éraillé, l’énergie… Un chouette morceau ! Not Punk Enough est efficace, un peu plus
en retrait vu les autres chansons. John Connor
débute la face B avec un sample de… Terminator 2. Un vrai film de boomer pour
sûr ! L’alternance entre les chants des deux Thomas est
intéressante et le morceau amène une vraie intensité pertinente. Le morceau qui
ressort du lot est No Control,
le refrain est bien senti et le groupe y développe de belles mélodies. Tout se
termine avec Stadium Rock, taillé pour la scène, il va faire
chanter le public même si je trouve qu’il aurait mérité un tempo plus rapide
pour distiller un peu plus d’énergie.
L’enregistrement
respire l’authenticité, certes il n’aura pas le prix du meilleur son 2026 mais
c’est aussi ce qui fait son charme et rappelle justement la fin des années 80,
et toute une floppée de groupes, The Descendents en premier !
The
Drugsters est une belle surprise et ce mini-album (9 titres, 21 minutes) s’annonce
comme la bande-son idéale de ce printemps. On va vite les découvrir sur scène
et ça s’annonce de très belle manière !
J. NeWSovski



