jeudi 21 mars 2019

LANE - A Shiny Day




LANE - A Shiny Day
Nineteen Something
8 sur 10

Fort du succès de leur excellent EP "Teaching Not To Pray" sorti l'été dernier, les Angevins de LANE (Love and Noise Experiment) enchainent avec la sortie de leur premier album "A Shiny Day". Pour rappel, LANE est une sorte de "super groupe" à la sauce angevine. Il est composé notamment d'anciens membres des THUGS et de DARIA.


Rien de révolutionnaire à l'écoute des 10 titres d'A Shiny Day mais le punk-rock mélodique de LANE est toujours aussi efficace et bien balancé. Le plaisir que semble prendre le quintet sur cette production est évident et largement communicatif pour l'auditeur. D'emblée, le ton est donné avec le très court et tonique "Stand". La voix claire d'Eric Sourice, davantage mise en avant dans ce nouveau projet, est reconnaissable entre mille. Les trois guitares apportent une puissance de feu au groupe. Mais la mélodie reste au cœur de la musique des Angevins grâce aux refrains scandés ("A Dead Man Soul", "Clouds Are Nothing") ou à des riffs de guitare bien inspirés et entêtants ("A Free Man"). Sur le titre éponyme "A Shiny Day", le groupe sort du cadre couplet / refrain et se permet un long pont instrumental plutôt intéressant. Le point d'orgue de cet album est sans conteste l'enchainement entre le single "Winnipeg" et le très pop "Dirty Liar". "Down the River", titre le plus long, conclut l'album dans une structure crescendo qui fera sans doute un malheur pour les fins de set noise des Angevins. Ces derniers écument d'ailleurs les routes hexagonales à l'heure actuelle.


Seul bémol à ce très bon album de LANE : ne pas retrouver des morceaux du niveau de "Goal Line" et "Teaching Not To Pray", deux titres phares figurant sur leur EP.



Mr Caribou



Morceau préféré :                                    Winnipeg


https://www.facebook.com/loveandnoiseexperiment/
https://oppositeprod.bandcamp.com/album/a-shiny-day
https://nineteensomething.fr/2016/03/17/l-a-n-e/





mercredi 20 mars 2019

Clip - The Interrupters

The Interrupters ont sorti un petit album bien sympa l'année dernière, voici la vidéo de Gave You Everything

mardi 19 mars 2019

dimanche 17 mars 2019

ADRENALIZED – Operation Exodus




ADRENALIZED – Operation Exodus
La Agonia de vivir / Effervescence records
7.5/10

Adrenalized est un groupe qui commence à s’imposer dans le circuit punkrock mélodique notamment en raison de leurs deux derniers albums très réussis : tales from the last generation et Docet Umbra. Les groupes espagnols étant assez rares dans ce style c’est en plus un réel plaisir de les entendre.


Ce nouvel album de 12 titres est dans la parfaite continuité de ce que le groupe a pu produire auparavant à savoir un punkrock très rapide et énergique. On ressent les influences Epitaph et Fat Wreck des années 90, communes à beaucoup de groupes, mais Adrenalized apporte aussi une petite touche métal notamment dans la guitare (Revenge) qui a son charme. La rythmique est super efficace et, force est de constater que le batteur est une vraie machine avec un jeu rapide et technique (The mask). J’aime aussi quand le groupe pose davantage les choses comme sur Engravings in stone un morceau plus lent sur sa première partie, plus intense et vraiment intéressant sur le refrain avec toujours cet accent métal sur les riffs de guitare.

Alors certes le groupe n’est pas un modèle d’originalité mais ce qu’ils font ils le font bien et avec talent. Je conseille aussi de jeter un œil aux paroles, disponibles sur leur bandcamp, elles touchent la politique et la société avec des thèmes intéressants.


Le nouvel album des basques espagnols (St Sebastien) se veut dans la continuité des précédents et permet d’asseoir la réputation d’un groupe émergent de la scène punkrock mélodique européenne. A découvrir pour ceux qui aiment le style et seraient passés à côté.


J. NeWSovski


Morceau préféré :                                    Engravings In Stone







vendredi 15 mars 2019

Clip - STINKY

Stinky toujours au top avec la vidéo de Mountain Peak, mon titre préféré de leur deuxième album.





mercredi 13 mars 2019

TRUCKKS – autophage (EP)




TRUCKKS – autophage (EP)
Grabuge Records
5/5

Voici la première sortie du label Grabuge records, un label monté par les gars de Lysistrata. Le jeune trio avait déjà impressionné son monde entre un EP et un album ébouriffants, les voilà maintenant avec une structure dont le but est de mettre en avant d’autres jeunes groupes qu’ils croisent sur la route.


Et le premier à être mis en avant est tRuckks, un groupe de Vesoul qu’il sera difficile de caler dans des cases. Théo, de Lysistrata, me disait que ce groupe leur avait mis une claque sur scène et, pour être honnête, Lystrata m’avait fait le même effet, alors autant dire que ça risque de faire des étincelles dans mes enceintes.


TRuckks dégage une puissance phénoménale, ça c’est la première chose, cela vient en partie de cette basse qui cartonne de la rythmique puissante et du chant sec comme un coup de trique. Chaine est hargneux et les phrases claquent dans les oreilles : « ma vie est une machine destinée à servir, ma vie est une machine, une petite pièce de l’usine... ». Ce chant est d’une puissance impressionnante et c’est clair que si le groupe garde la même énergie sur scène il doit être juste monstrueux. Franck, qui commence plus doucement monte en puissance et dégage un maximum d’énergie, les textes sont aussi bien mis en avant et on se laisse prendre dedans comme dans une histoire. Quelle folie dans ce chant !


Au passage il faut noter que le son est superbement fait, bravo au Black Box Studio. Avec Truckks j’ai l’impression d’entendre un mélange d’Unsane, de groupes noise avec une base punk derrière.


Matraque la mort est dans la même veine que les précédents, un déchaînement de puissance, le chant en français passe vraiment bien dessus car à la lourdeur de la musique on peut se raccrocher aux textes, c’est le cas d’autophage aussi, ce dernier laissant entrevoir, sur toute sa deuxième partie, un côté post-noise machin chose intéressant. D’ailleurs la clôture de l’album avec meurtre laisse aussi apercevoir un côté planant sur le début du morceau avant de lâcher la bête une dernière fois. C’est cette variation de calme et de fureur qui est bon, cette puissance contrôlée puis relâchée qui donne son charme au groupe.



Autophage est donc un EP qui dégage une énergie peu commune, j’adore cette puissance brute à peine contenue. TRuckks doit être juste monstrueux sur scène et cet EP de 6 titres, auxquels se rajoutent deux petits interludes, est juste une belle claque. Je vous en conseille vivement l’écoute, et même plus. Moi j’y retourne !


J. NeWSovski