THE
FLICKER – Darker
Twenty
Something
Les angevins
connaissent bien The Flicker,
surtout son chanteur, Casbah, figure incontournable du microcosme rock
local. On le connaît bien à travers ses précédents groupes : Casbah
Club ou The Last Band In Town. Mais The Flicker c’est avant tout un groupe de vieux briscards
qui transpire le rock et qui est là par passion et pour prendre du plaisir sur
scène.
Ce nouvel
album, leur deuxième après Your Last Day On Earth (2020), est une
nouvelle fois enregistré par Camille Belin qui venait juste de finir la
production de Big Big Smile de Fragile. Je dois avouer que
le son est vraiment puissant et donne beaucoup de relief à la musique du
groupe. Côté esthétique de l’objet, je suis moins emballé par l’artwork,
simple, direct mais manquant d’originalité surtout comparé au précédent.
Dès
l’ouverture avec Left In The Afternoon,
on perçoit un punk-rock à l’ancienne, et c’est ce qui est particulièrement
plaisant. En y regardant de plus près ce n’est pas étonnant car ce titre est, à
l’origine, issu du répertoire du Casbah Club, joué sur scène mais jamais
enregistré. J’apprécie la façon de chanter de Casbah, pas très courante
à l’heure actuelle et c’est intéressant d’amener autant de variations. On
citera forcément des références telles que The Clash ou certains groupes
anglais comme les Buzzcocks pour le côté mélodique très présent. Et,
parmi les titres marquants, j’aime beaucoup The
Silo, rapide, efficace et sans
fioritures, le riff de guitare sur les couplets est bien incisif et le refrain
est fédérateur. C’est même, pour moi, le meilleur morceau de l’ensemble du
répertoire du groupe. Le côté mélodique transparait à travers des titres comme Big Bad World ou le tube No Sorry No Sorrow au refrain digne des
Thugs. Une influence que l’on peut retrouver sur un morceau comme So Pure, rapide et efficace qui n’est pas
sans rappeler aussi Bad Religion. Last
Day On earth vient faire un clin d’œil au premier opus qui portait
déjà ce nom. On appréciera les chœurs faits par Camille Belin, et c’est
classe que le chanteur de Daria ait prêté sa voix.
Le groupe offre
avec Darker une version plus
sombre de sa musique, le tempo est plus lent, l’ambiance plus inquiétante. Ce
morceau se démarque mais amène une touche d’originalité et une cassure
bienvenue dans l’album.
La reprise
de Good Night Dresden, chantée
en français, est un hommage audacieux à Extraballe, l’un des grands
oubliés du rock hexagonal. C’est une première pour The Flicker et c’est intéressant
notamment pour clôturer cet album.
Darker, deuxième album de The Flicker, est
un bel album de rock au sens large avec une ossature punk. Très intéressant à
écouter il permet de faire une liaison avec le style du début des années 90 et un
son actuel. A découvrir aussi sur scène où le groupe prend une dimension encore
plus grande.
J. NeWSovski

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