mercredi 18 mai 2016
Clip - X-TV
ça faisait un petit moment que je n'avais pas eu de nouvelles d'X-TV. Et voici qu'arrive I skate Alone un joli clip réalisé par David Basso. Superbe !
dimanche 15 mai 2016
TRAAMS - Modern dancing
TRAAMS
- Modern dancing
Fat
Cat Records
8/10
Il y a quelques mois sortait le deuxième
album du trio anglais TRAAMS, Modern dancing, un groupe dont
le mélange post punk et garage noisy ne laisse pas insensible. Il aurait été en
effet dommage de passer à côté de cette débauche d'énergie, les Anglais ont le
chic pour doper leurs mélodies pop à base de distorsions de guitare, de lignes
de basse saturée et de batterie frénétique. Avec toujours ce chant mal assuré,
souvent criard, rappelant parfois, dans un registre différent, celui d'Alec Ounsworth, le chanteur de CLAP YOUR HANDS SAY YEAH.
Les
premiers titres s'enchainent vite, menés tambour battant. "Sister" et "Succulent Thunder" sont de vraies petites bombes. Mais TRAAMS n'est pas qu'un groupe de rock récitant la leçon, il sait
également ralentir le tempo et fourmillent de bonnes idées. Le morceau "Modern dancing" repose par exemple
sur une basse un peu dub alors que le groupe s'essaie aussi à la ballade
touchante sur "Car songs"". Avant de repartir tête baissée sur "Gimme Gimme Gimme Gimme (Love)" ou "Two sides".
Sans réinventer la poudre, les énervés TRAAMS nous livre au final
un album qui sonne comme un parfait exutoire, développant dans leur noisy rock,
un sens de la mélodie d'une facilité déconcertante.
Morceau préféré : Succulent Thunder
Une
chronique de Mr Caribou
mercredi 11 mai 2016
Interview - Mars Red Sky
C'est avec beaucoup de motivation et plaisir que Mr Caribou et moi-même avons rencontré le trio bordelais lors de son passage au Chabada d'Angers le 31 mars dernier. Ce fut pour nous l'occasion de découvrir un groupe simple, accessible, drôle, peu avare en blagues et en second degré (la première réponse suffira à vous convaincre) que la retranscription permet parfois de mal appréhender.
Voici, ici, l'occasion d'en apprendre plus sur le groupe stoner psyché qui a le vent en poupe.
![]() |
| Matgaz, Julien et Jimmy (de gauche à droite) |
Comment
ressentez-vous cet engouement actuel autour du groupe ? (chronique dans
les inrocks, couverture de Noise…)
samedi 7 mai 2016
Clip - HAPPENING
Petit clip vite fait avec les Happening qui avaient fait forte impression l'an passé. Le titre est Like A Noise issu du dernier album In the middle of the seas.
vendredi 6 mai 2016
MONT-DORÉ – Fractures
MONT-DORé – Fractures
Black Basset Records
8.5/10
Durant les deux minutes de l’introduction,
Before We Go,
qui ouvre le nouvel album de Mont-Doré on comprend que cet album sera
spécial.
Don’t
wasting your devotion libère rapidement la bête avec une énergie
brute entraînée par une batterie hors norme. Le chant volontairement mis de côté
avec un son loin d’être propre qui laisserait presque imaginer que sa prise a
été faîte à quelques mètres du micro. J’imagine d’ailleurs bien le chanteur s’égosiller
à côté du micro sur scène porté par la ferveur. Ce son spécial sur la voix et
sa mise en retrait me gêne un peu sur les premiers morceaux, l’effet disparait
par la suite.
Le quintet bruxellois exprime
parfaitement l’ambiguïté entre fureur, rage et mélancolie. L’ensemble est
souvent intense et possédé produisant une grande débauche d’énergie tout en
basculant dans la mélodie (Show me where it
hurts). Les titres sont longs et souvent composés comme des
histoires évoluant tout le long ce qui impose de rentrer dedans, de se pencher
aussi sur les lyrics à défaut de parfois être perdu et avoir du mal à
comprendre la structure. Of Course You
Are par exemple est un titre à tiroir qui sur 4 minutes 30 parcourt
l’équivalent de 2 ou 3 chansons plus classiques. L’ambiance est lourde et pas
toujours facile d’accès mais laisse présager un passage au live des plus
intéressant.
Fractures est donc un album torturé, possédé qui ravira les fans de
screamo intelligent. Pour le profane, passé la barrière du mur du son, de la
voix en retrait, cet album se révèle plein de bonnes surprises.
Morceau préféré : Of Course You Are
LES SECONDS COUTEAUX – Laissez-moi (ep)
LES
SECONDS COUTEAUX – Laissez-moi (ep)
Autoprod
Pas de remarque particulière sur le
nom du groupe qui évoque une certaine modestie de la part du trio Perpignanais,
mais fait partie de ces noms qui me font bien rire au même titre que les
rasoirs électriques.
Les seconds couteaux jouent un punkrock rapide qui m’évoque un
mélange entre les Sheriff et les Vulgaires Machins. Ça joue certes parfois vite (fier
de n’avoir rien fait) mais ça peut être très pop et plus lent
comme sur Laissez-moi
ou Miss Lane,
autre titre powerpop efficace qui est celui qui fonctionne le mieux à mon goût.
Sur ces 5 titres les Seconds Couteaux peinent à vraiment m’emballer, on
sent que le groupe prend plaisir à jouer et que c’est un bon défouloir mais
après sur le fond le chant pèche un peu (Le dernier combat), le tout manque d’énergie
et les textes restent trop légers à mon goût pour que j’y accroche
pleinement.
L’ensemble reste une démo donc on peut aussi lui pardonner le son pas vraiment top.
L’ensemble reste une démo donc on peut aussi lui pardonner le son pas vraiment top.
mercredi 4 mai 2016
PARQUET COURTS - Human performance
PARQUET COURTS - Human
performance
Rough Trade
8/10
Les années 90, apogée du rock
indépendant, semblent revenir à la mode avec des groupes comme DEERHUNTER ou d'autres artistes
chroniqués récemment sur ce blog comme COURTNEY
BARNETT ou DIIV. Autre représentant pressé (déjà le 4ème album en autant
d'années d'existence), le combo new-yorkais PARQUET COURTS qui nous
livre sa dernière production avec "Human Performance".
Venu du garage et du punk rock, PARQUET COURTS faisait jusque là office d'outsider, de seconds couteaux.
Mais leur musique lofi foutraque biberonnée au son du VELVET UNDERGROUND, TELEVISION ou PAVEMENT s'étoffe sur cet album mieux produit. Comme ses majestueux
ainés de PAVEMENT, PARQUET COURTS enchaine les tubes bancals portés par le chant nonchalant,
approximatif et charmant d'Andrew Savages. Les Américains connus pour
leur rapidité d'exécution pour composer complexifient quelque peu leur musique
en intégrant par exemple un orgue ou en marquant une rupture comme sur "Dust", le morceau d'ouverture au
final expérimental. Les titres suivent le plus souvent un format court, soit
plus académique et pop ("Human
Performance), soit rageur ("Two Dead
Cops", un clin d'œil au New York City Cops des Strokes ?).
PARQUET COURTS signe son album le plus abouti, en
faisant évoluer par petites touches son rock déglingué, lui ouvrant peut-être
un peu plus la route du succès.
Morceau préféré : Human Performance
Une
chronique de Mr Caribou
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