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mercredi 26 septembre 2018

STEVE’N’SEAGULLS – Grainsville




STEVE’N’SEAGULLS – Grainsville
Spinefarm Records
7.5/10

Voici le retour des loustics de Steve’n’Seagulls, véritables bêtes de scène dont le maître mot est de faire des reprises de classiques métal et rock en version cajun et bluegrass. Les deux premiers albums étaient pleins de petites pépites comme Thunderstruck, The Trooper ou autre November Rain pour un ensemble fun et original.

Ce troisième album des Finlandais était donc attendu, j’espérais secrètement quelques reprises et puis, comme ils l’avaient annoncé lors de notre interview il y a quelques mois, j’avais aussi hâte d’écouter les compos originales du groupe.

Tout commence avec quelques classiques avec Are You Gonna Go My Way de Lenny Kravitz, assez énergique puis le Digging The Grave de Faith No More, un de mes morceaux préférés, ici dans une version un peu cubaine, peu convaincante et c’est aussi le cas de I’m Broken de Pantera qui ne m’accroche que très peu. Panama de Van Halen est festive, je ne connaissais pas l’originale mais cette version est sympa.

Je suis super heureux car les Seagulls reprennent enfin du Pearl Jam avec Herman au chant en plus, il avait sublimé November Rain et je m’attendais au même style d’interprétation. Ici sur cette chanson au texte grave le côté fun passe moins bien, il faut du coup s’extraire du texte et son histoire pour en profiter et la prendre comme une chanson à part entière et rythmiquement c’est intéressant. I was Made For Loving You en version lente est mélancolique et diffère énormément de celle de Kiss, Herman, toujours au chant, est encore une fois très bon. Quant à la reprise de Sabotage des Beastie Boys c’est rigolo à écouter mais pas sûr que je ne la zappe aux prochaines écoutes…
Et pour finir avec les reprises on goûte avec plaisir à Gimme All Your Lovin de ZZ TOP et le Voodoo Child de Jimmy Hendrix.

Mais au final la grande nouveauté de l’album intervient surtout avec les compos originales du groupe. Trois morceaux, le premier, Ghost Town, est un très beau titre qui me rappelle l’esprit western. Down The River est plutôt bon aussi tout comme Faster Than Light, ils mettent en avant la qualité de ces fantastiques musiciens.

Au final je retiendrai de Grainsville les premières compos du groupe qui sont de bons morceaux, les reprises d’Alive et Are You Gonna Go My Way mais aussi la non présence d’Antisocial de Trust que le groupe reprenait pourtant ces derniers temps avec Pukki au chant, dommage…  Et ce troisième opus, clairement en dessous des deux précédents reste cependant un bon album, amusant et dépaysant.

J. NeWSovski

Morceau préféré :                                   Alive







mercredi 29 novembre 2017

ANTI-FLAG – American Fall



ANTI-FLAG – American Fall
Spinefarm Records
5/10

L’époque est parfaite pour Anti-Flag, le gouvernement Trump doit être une source d’inspiration pour un groupe aussi politisé. A lui seul il devrait être le sujet d’une vingtaine de chansons.

Dans les textes il y a toujours de bons sujets et de belles punchlines on notera celles-ci :
you know a Mexican and she’s honest and diligent, you don’t see color but some people need discipline” ou « Just ‘cause you don’t know you’re racist, you don’t get a pass for your ignorance » sur Racists.

Et pourtant sur la forme Anti-Flag n’y est plus. La production est digne d’un album d’un groupe de pop et même les compos se sont lissées alors qu’on attendait un groupe en colère, remonté comme une horloge Suisse. Il y a maintenant un fossé entre le groupe sur scène, ce qu’il donne, ce qu’il dégage et ce qu’il sort sur album car il faut bien avouer qu’American Spring en 2015 dégageait déjà l’odeur d’un punk plus adapté à la radio qu’aux pubs enfumés.

Ainsi le groupe de Pittsburgh si vindicatif dans ses textes et sa musique il y a 20 ans mais aussi à l’époque Fat Wreck semble juste présent sur scène où ses concerts sont toujours aussi chauds et engagés. Sur disque c’est une autre histoire.

Liar et Racists sont les morceaux qui cachent la misère, le reste est plat, trop mélodique, surproduit. L’écoute de Trouble Follows Me suffit à s’en convaincre mais on frôle aussi la catastrophe avec Throw It Away et Casualty.
Pour l’anecdote on notera un retour au ska sur When the wall falls, un style qui semble revenir ces derniers temps et je ne serai pas surpris de revoir une petite vague déferler l’année prochaine.

Vous l’aurez compris je n’ai pas du tout aimé cet album et même si quelques titres ressortent du lot la déception vient surtout du fait que pour les avoir vus sur scène il y a six mois on pouvait s’attendre à un vrai brûlot.

Pour le coup je vais me repasser le dernier Rancid histoire de me réconcilier avec les anciennes gloires.

J. NeWSovski

Morceau préféré :                                    Liar



vendredi 10 juillet 2015

Anti-Flag - American Spring


Anti-Flag - American Spring
Spinefarm
6.5/10
Anti-Flag est un groupe qui suggère plein de sentiments. De la sympathie : le groupe est extrêmement généreux sur scène, leur engagement dans de multiples causes est aussi très louable. De la compassion aussi avec la mort de la sœur de Chris #2, le bassiste, assassinée il y a quelques années.
 Mais hélas j'ai toujours eu du mal à comprendre le fait qu'un groupe aussi engagé puisse se pourfendre en allant signer sur un major (RCA) et revenir queue basse chez Side One Dummy quatre plus tard pour finir par signer ce dernier opus chez Spine farm plus connu pour produire du gros groupe de métal (dragonforce,  Children of Bodom, Rammstein...) que du punk militant.

J'ai donc du mal à me positionner sur cet album car il y a de très bons titres comme Fable World qui ouvre American Spring ou Brandenburg Gate au son très Randy qui voit même apparaître Tim Armstrong en choriste de luxe ou encore Break Something, un morceau nerveux et très rythmé.

Au delà de tout ça il y a des morceaux plus que moyens avec en premier lieu Sky Is Falling, dont j'avais déjà parlé il y a quelques semaines qui est racoleur ou le très décevant Without End avec M.Tom Morello (RATM, Audioslave).

Oui il y a de bons morceaux et hélas il y a aussi une bonne brouette de déceptions et cet album ne peut d'ailleurs qu'être décevant quand on ose regarder en arrière ce que faisait le groupe au temps d'Underground Network ou The Terror State.


Morceau préféré :  Fable World