jeudi 10 septembre 2026

LAC~ - III

 


LAC~ - III

Autoproduction

 

Derrière le nom de LAC~ se cache Sylvain, ex-Cassius Belli et ex-bassiste des Turbo Panda, ce groupe manceau qui a marqué les esprits avec des EPs remarqués et des concerts électrisants, joués au cœur du public. En décembre 2025, le groupe tirait sa révérence, laissant Sylvain relancer son projet solo, mis en pause pendant six ans.

Avec III, il revient à l’essentiel : composer avec un minimum de matériel, retrouver la simplicité et le plaisir des débuts : quand il grattait sa guitare branchée sur un ampli dans un garage. C’est d’ailleurs là, avec un équipement minimaliste, qu’il a enregistré cet album. Au fil du projet, son complice Arnaud (batteur des Turbo Panda) l’a rejoint pour l’épauler.

Ce qui frappe dès les premières notes, c’est la voix de Sylvain, douce et mélodieuse, teintée d’un bel accent qui lui donne encore plus de charme. Le morceau d’ouverture, The Hobo, avec son passage saturé, presque tourmenté, est réellement captivant. Il me rappelle un peu ce que faisait J. Robbins avec Burning AirlinesThelma est tout aussi intéressant surtout avec les chœurs derrière à la Pixies. Un sample du film Thelma et Louise vient agrémenter la chanson avec notamment la phrase When a woman’s crying like that, she isn’t having any fun”, que Sylvain voulait mettre et qui résonne encore plus dans notre période actuelle.

Tom Wealers est une belle balade, douce et poétique, avec une fin qui rappelle Daria. Mais c’est Labyrinth qui m’a vraiment scotché. Ce titre me rappelle les vieux morceaux de Monster Munsch ou Higgins, avec un équilibre parfait entre le chant aérien de Sandra et les passages plus intenses de Sylvain, portés par la guitare et la ligne de basse.
White Office, rapide et efficace, le chant est sympa quand il monte. Je me disais que c'est peut-être, par contre ce qui me manque un peu : un chant un peu plus gueulé par moments quand les morceaux s'accélèrent et se déchaînent.

Lullaby m’évoque Hey Hey My My, une pop indie bien ficelée, avec un refrain entêtant. Sunday Morning m’a moins convaincu avec ses sons synthétiques en introduction, mais c’est la montée en puissance qui m’a séduit. Ce morceau psyché mériterait presque de s’étirer encore davantage.

Et puis, en final, il y a Broken Nails, 6 minutes de pur bonheur : un refrain ultra-accrocheur, entre défouloir à la batterie et chant haut perché. Un vrai régal.

 

Avec III, Sylvain s’éloigne de ses groupes précédents mais c’est ce qui est intéressant. A l’instar de musiciens comme Quentin Sauvé, Sylvain, LAC désormais, vient de sortir un magnifique projet de pop indé douce et enivrante.

 

J. NeWSovski

 

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