dimanche 17 juin 2012

Joey Cape & Tony Sly – acoustic volume two



Joey Cape & Tony Sly – acoustic volume two
Fat Wreck
5.5/10
Belle pochette et beau montage photo pour ce deuxième volet du split acoustique entre deux pointures du punkrock mélodique des années 90. Le précédent Acoustic date déjà de 2004.
Joey Cape (Lagwagon, Bad Astronaut, Afterburner, Me First…) est très efficace dans ce registre, sa voix étant très écorchée voire tremblante par moments (« I must be hateful » ou « broken record »). L’émotion qu’il dégage est prenante.
Tony Sly passe moins bien à mon goût, les accompagnements étant moins sombres (le piano sur « soulmate » ou l’accordéon sur « chasing rainbows » tous deux de NUFAN). C’est parfois, osons le dire, chiant comme sur « under the garden » ou trop édulcoré « pre-medicated murder ».  Pas de titre avec les deux chanteurs ensemble, c’est dommage et je dirais même que ça manque, on a du coup un peu l’impression que chacun a enregistré ses titres dans son coin.
Au final c’est un disque certes chargé d’émotion et que tout fan de Lagwagon, No Use ou du premier volume aura à cœur d’écouter mais sur la longueur (12 titres – 36 minutes) il faut avouer qu’on finit par s’ennuyer. Et contrairement à ce que je pense régulièrement, un simple EP aurait été suffisant : sur vinyl, 3 titres et une face chacun… Enfin je dis ça, je dis rien…

Clip Archers and Arrows

Nouveau clip d'Archers and Arrows, le petit groupe Suisse qui monte qui monte....

Il s'agit de "It's so Cool, We Will Die All Together" premier titre de leur EP éponyme.




mercredi 13 juin 2012

Wattie (de Dead End) a-t'il bon goût ?


On n'entend peu parler de Dead End, les interviews sont assez rares (en dehors des Rêveries...) pourtant le groupe a, depuis 1998, sorti 4 superbes albums. Leur frontman et seul membre originel  Wattie est ce mois-ci l'invité de la rubrique "A-t'il bon goût ?", histoire d'en apprendre un peu plus sur le personnage. A noter au passage que l'alsacien a, en 2007, participé à 14 émissions de Tout le monde veut prendre sa place avec Nagui.




couleur de cheveux assortie aux lumières du plateau...


Ton album préféré ?
Sans nul doute que l’album qui m’a le plus marqué de bout en bout, c’est “Never Mind The Bollocks” de The Sex Pistols”. C’est le seul que je peux encore écouter aujourd’hui avec autant de plaisir.
Tout y est parfait : de la pochette minimaliste aux couleurs originales et au titre provocateur jusqu’aux chansons rock’n’roll jouées d’une nouvelle manière dite “punk” avec une voix reconnaissable entre toutes. On a beau dire que Malcolm Mc Laren était un manager calculateur, les chansons du groupe respirent l’insouciance, la spontanéité et l’énergie du rock’n’roll et ceci ne se “fabrique” pas, c’est totalement sincère.
C’est probablement l’album que je connais le mieux l’ayant écouté jusqu’à 3 fois par jour pendant près de 5 ans. Steve Jones, le guitariste (qui joue aussi les parties de basse sur l’album) est à l’origine du groupe, c’est lui le compositeur de génie. Un génie analphabète car il ne sait ni lire ni écrire, ce qui lui a valu quelques problèmes lors de signature de contrats d’ailleurs.


lundi 11 juin 2012

The Hives – lex hives



The Hives – lex hives
Columbia
4/10
Les Hives est tout simplement l’un des groupes phares de la fin des années 90 avec des albums  comme Barely Legal ou l’excellent Veni Vidi Vicious. La grande époque Burning Heart qui voyait cohabiter la crème suédoise tous styles confondus de Millencolin à Raised Fist en passant par les Satanic Surfers et autres Refused. The Hives était donc l’un des groupes majeurs du label, avec un garage punk insouciant totalement addictif. Sur scène comme sur album le groupe a produit de la prestation de haut niveau. Puis, la signature sur une major, le tournant et la chute. J’ai l’impression d’en avoir parlé pour un tas de groupes (antiflag, against me, offspring…) mais peu de groupes peuvent passer de l’underground sur label indépendant à une major aux dents longues sans y laisser des plumes. Tyranosaurus Hives (sorti en 2004) n’est pas si mauvais mais sa diffusion nettement moins bonne, après tout ceci s’est fait avec la volonté du groupe d’être médiatisé. Passons The Black and White Album (2007) emmené avec un seul titre « Tik Tik Boom » diffusé à outrance.
Que reste t-il du groupe suédois en 2012 ? Pas grand-chose et peu d’espoir de mon coté. Celui qui s’attend au pire n’est jamais déçu, disait-on. Là je dois dire qu’hormis une intro intéressante (« come on ») on frôle l’ennui pendant 30 minutes. Peu de morceaux à sauver, peut être « my time is coming » ou « 1000 answers », ce dernier rappelant un peu les moins bons titres des meilleurs albums mais surtout pas le single « go right ahead » sans saveur. Même sur scène où le groupe est excellent je vois mal comment il vont défendre cet album…
The Hives est mort en 2004 en signant sur une major et son fantôme tente depuis de retrouver sa fraîcheur et son inspiration. Chose ardue.

lundi 4 juin 2012

Splint ! – The deadly Rhythm



Splint ! – The deadly Rhythm
Old School Records / Orchidscent Records
9/10
On admire la belle pochette du digipack avec un superbe dessin qui me fait penser au Cri de Munch. L’intérieur est très beau aussi et le livret, comme cela s’est fait avec quelques groupes de noise il y a une dizaine d’années : sur du calque. Perso j’adore. Et je dirais même plus que cela devrait donner une raison supplémentaire d’acquérir un album. Quand on voit le soin qu’un petit groupe arrive à mettre dans la réalisation de son digipack je dis bravo !
Musicalement, attention ça joue vite. A peine le cd installé, la gentille intro débutée que le temps de s’assoir dans le canapé pour ouvrir une petite pils et 4 morceaux se sont déjà écoulés… « Where should I start » donne le ton de l’album et balance sa rage en hardcore old school. C’est rapide et bon comme doit l’être du old school. Les dijonnais évoluent dans la veine Tromatized Youth ou Vitamin X et Gorilla Biscuits (pour sortir les grands noms !). Tous les titres envoient grave (« Live slow, die Old » « rad party ! »…). Par contre le premier souci c’est que les 10 titres (dont une intro et une outro surprenante en hip hop américain dijonnais.) passent en 17 minutes ! Après avec l’énergie qu’il y a dans ce groupe on n’a qu’une envie c’est de prolonger le plaisir sur scène. Et c’est là qu’arrive le deuxième gros souci : le groupe est désormais en stand Bye depuis que le guitariste est parti s’installer en Australie. On va donc faire tourner cette petite galette avec la touche replay enfoncée et se consoler en apprenant que le chanteur et le batteur jouent dans Never Again (chronique dans quelques jours). En tous cas une très bonne surprise !

mardi 29 mai 2012

Hot Water Music - exister



Hot Water Music - exister
Rise records
7/10
Retour d’un des groupes de punkrock / émo les plus marquants de la dernière décennie. Ce nouvel album, Exister, a été enregistré par Bill Stevenson au Blasting Room. Ce dernier à l’image de Ryan Greene dans les années 90 enregistre tout ce qui est estampillé punkrock actuellement. Exister est leur 8ème album et arrive 8 ans après le précédent et décevant The New What Next. Entre temps on a eu le droit à The Draft et le projet solo acoustique de Chuck Ragan, le chanteur, ce qui permet d’espérer un nouvel album plus en puissance.
« Main Line », le premier titre, envoie direct un punkrock efficace et musclé où la voix de Ragan fait des merveilles. Les titres suivants sont un peu en dessous, plus mous à l’image de « drown it » où certains passages sont efficaces mais l’ensemble trop lymphatique. Le syndrome A Flight And A Crash semble ressurgir, à savoir un bon premier titre et puis la suite en retrait, pas mauvais certes mais pas si excitant que ça. « Drag my body » en milieu d’album, certes en mid-tempo, impose une intensité marquante  tout comme le tout dernier morceau « paid in full » autre moment fort d’Exister. Ragan est décidemment un excellent chanteur tout comme Jason Black est un excellent bassiste et Hot Water Music est vraiment un sacré groupe surtout lorsqu’il sait devenir plus nerveux dans ses mélodies sans forcément accélérer sa rythmique à l’image d’un album comme No Division.
Exister se trouve dans la lignée de the New What Next, meilleur avec notamment 3 très bons morceaux mais il ne restera pas pour moi une de leurs pièces maîtresses.