mercredi 15 août 2018

THE GET UP KIDS – Kicker




THE GET UP KIDS – Kicker
Polyvinyl
3.5/5

Tout n’est définitivement qu’une histoire de vagues dans notre océan musical.
Et voici l’histoire d’une grosse vague apparue à la fin des années 90, appelée émo, qui m’a fait chavirer, qui semble revenir à l’approche de cette fin de nouvelle décennie. The Get Up Kids, un des fers de lance, est donc de retour avec ce court EP intitulé Kicker.

Seulement 4 titres mais qui rappellent la discographie du groupe. Maybe sonne pop comme les derniers albums (pas les meilleurs hélas) avec des mélodies faciles et accrocheuses. Le son est volontairement cheap, il a été produit par Scott Litt qui a produit REM ou Nirvana. J’aime beaucoup I’m sorry et son refrain qui est vraiment très bon, c’est un titre qui reste en tête. My Own Reflection est plus aérien et difficile d’accès mais au fur et à mesure des écoutes c’est un morceau que j’apprécie de plus en plus.

Sans être exceptionnel cet EP signe un nouveau retour du groupe, cette fois réussi. Il est donc évident que l’album qui va suivre sera très attendu, cette mise en bouche nous laisse en tout cas entrevoir des choses intéressantes.

J. NeWSovski





mardi 14 août 2018

dimanche 12 août 2018

T SHIRT - Aggravator 2




T SHIRT - Aggravator 2
Influenza Records / SK Records
8 sur 10

Ne pas se fier aux premières notes d'Aggravator 2. Nous ne sommes pas en 1995 et T-SHIRT, son géniteur, n'est pas un groupe de Portland ou d'une autre ville de la côte ouest U.S. Mais force est de constater que les Lyonnais de T-SHIRT ont le chic pour nous replonger à merveille dans l'indie rock US légèrement grungy des années 90. Avec la même fraîcheur et "cool attitude" que les illustres prédécesseurs comme SUPERCHUNK ou SEBADOH, influences notoires sur le premier album des Français. Et ce sont même les oubliés VERUCA SALT qui refont surface sur le premier titre "Dates and numbers" : même timbre de voix pour Léa la guitariste-chanteuse et même art du refrain imparable et fédérateur. Les autres morceaux chantés par Léa comme "Hellsender", "Eyetooth" ou "Ride" sont également excellents. L'alternance de titres chantés par Léa et Luc, l'autre guitariste, est un atout et permet de varier quelque peu les ambiances. Le versant masculin est en tout cas tout aussi intéressant et le tonique "Ride" en atteste. "Sloane", toujours avec Luc au chant, présente la particularité de durer plus de 3 min 30. 

T-SHIRT va le plus souvent à l'essentiel et réussit à construire des morceaux efficaces et bien fichus en moins de 2 min 30. Les quatre Lyonnais savent aussi ralentir le tempo comme le morceau un poil slacker "Metal". Sur l'inspiré "Triton" les voix féminines et masculines s'entremêlent parfaitement. T-SHIRT dispose d'un pouvoir mélodique indéniable. Sur le pêchu et punk "Heaven in vain", Luc montre une autre facette de son chant, plus puissant et assuré.

Conclu par le délicat "Murkier", le court album de T-SHIRT est un disque idéal pour l'été, aux influences indie rock US évidentes. Le challenge du groupe sera peut-être de s'en affranchir à l'avenir pour trouver son identité propre. En attendant, l'enthousiasme de T-SHIRT est très communicatif. 

Mr Caribou

Morceau préféré :                                   Hyper






jeudi 9 août 2018

Clip - You Me At Six

You Me At Six sort un nouvel album le 5 octobre prochain sobrement intitulé VI. Voici le clip de 3AM

mardi 7 août 2018

TRAVERSE – S/t



TRAVERSE – S/t
Autoproduction
9/10

Encore un groupe qui a pas mal fait parler de lui depuis la sortie de son premier EP Winter song from summer bruises il y a deux ans, d’une part parce que cet EP était super bon mais aussi parce que le groupe aligne les concerts depuis et assure à max sur scène.

Le groupe emmené par Priscillien (Sheldon Cooper’spot, Mon Autre Groupe, The Helltons…) a su parfaire sa base punkrock pour y ajouter une dose d’indie-rock, tendance en ce moment mais ici, parfaitement maîtrisée.

Ainsi par cet album je les rapproche de deux groupes, les Quitters, dont je suis un grand fan et surtout Heavy Heart, la référence actuelle en France, avec lesquels ils partagent cette facilité à composer des belles mélodies (Meridians) tout en diffusant une énergie positive.


Difficile de trouver à redire de ces 11 titres, on connaissait déjà Firestarter par son clip et c’est clairement un des meilleurs morceaux de l’album tout comme Asymptotes qui lui succède. Il dégage une énergie et une maîtrise des riffs accrocheurs à la Wank For Peace tout en étant plus punkrock et plus mélo. Un grand morceau qui va faire son effet en concert.
Les Parisiens savent ralentir, apporter de la douceur (Future Ghost) et lorsque le groupe se décide à chanter en français, sur La forme d’une ville, ça passe aussi à merveille. Chaque titre possède sa propre personnalité et c’est cette variété qui fait qu’à aucun moment on ne se lasse de cet album.


Alors avec ce premier album Traverse fait presque un sans-faute, que ce soit au niveau de l’artwork très réussi mais aussi dans l’accroche musicale. On tient là un super groupe.

J. NeWSovski

Morceau préféré :                                   Asymptotes