mardi 25 septembre 2012

Hathors - s/t




Hathors - s/t
Headstrong Records
8.5/10
Hathors tire son nom d’une déesse égyptienne qui incarne l’amour, la paix, la beauté, la danse, l’art et la … mort. Choix intéressant pour ce trio helvète qui sur ces douze titres surprend pas mal mes oreilles. Il ne s’agit pas là d’un groupe punkrock mais d’un puissant groupe maîtrisant le rock’n’roll fougueux, le stoner et des choses qui me rappellent aussi le grunge façon 90’s.
Le premier titre « holly shit » met les choses au clair très rapidement, du pur rock’n’roll façon Motörhead très nerveux et lourd avec une belle voix bien éraillée. Pour un premier titre l’entrée en matière est vraiment puissante et promet de belles choses. Le deuxième morceau est surprenant et révèle très rapidement de très grosses influences Queens Of The Stone Age, c’est même un peu trop marqué pour qu’on l’apprécie à sa juste valeur. « Keeping Secrets », le troisième morceau se veut être plutôt rock mélodique assez classique mais efficace. Les choses deviennent terriblement intéressantes par la suite sur « Hula Rock » à la montée prenante en milieu de morceau. On le découvrira par la suite mais le passage de la voix du mode clair au mode éraillé est tout simplement excellent. La démonstration se poursuit sur la ballade « because it hurts » jolie et addictive dont le refrain reste ancré dans la tête, ici le chant rappelle Kurt Cobain avec une fragilité émouvante. Le morceau est simple mais on n’en demande pas plus : lorsque les bons ingrédients sont là la mayonnaise prend. « Delusion » reprend les principes des morceaux précédents avec un début de morceau un peu chiant, je dois l’avouer, mais une montée excellente qui, une nouvelle fois, prend toute sa valeur grâce au chant. Attention je ne dis pas que le reste est en dessous, rythmiquement c’est bon, la guitare ne joue pas dans le farfelu et c’est efficace à souhait, la production est aussi très bonne et très propre. J’aime les morceaux un peu plus nerveux « walking on a thin line », « sega boy » qui prouvent que le groupe a plusieurs cordes à son arc avec un potentiel très fort pour les ballades ou les mid-tempo mais aussi qu’il sait de quoi il parle quand il s’agit d’envoyer le paté.
C’est une belle découverte que ce groupe suisse, un pays qui, en l’espace de quelques années, aura réussi à me prouver qu’il existe en sein de nombreux groupes de qualité. Hathors signe ici un très bon premier album plein de promesses, il faudra les suivre avec attention.



3 titres à retenir : Because it hurts; holy shit; delusion
  

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