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mardi 21 juillet 2026

ASTROMILK – Nobody Knows How Sad It Is To Be The Sun [EP]

 


ASTROMILK – Nobody Knows How Sad It Is To Be The Sun [EP]

 Autoproduction


Découverte réjouissante au détour des recommandations de Bandcamp : ASTROMILK, trio toulousain mené par Steve Ziane (ex-Lindbergh, Subcity Stories). Né en 2011 comme un projet solo, le groupe s’est progressivement étoffé avec Stéphan à la basse et Florent à la batterie. Après un premier album, Bad Songs For Sad People (2013), voici Nobody Knows…, leur premier EP… 13 ans plus tard.

L’ouverture de l’EP rappelle la vague émo de la fin des années 90, évoquant même Sense Field. Mélodique, presque pop, Throwing Cases pose une ambiance envoûtante. The Entertainer ajoute une touche Blonde Redhead, notamment grâce à une section rythmique où la basse domine. La voix douce de Steve contraste avec l’énergie croissante du morceau, créant un équilibre captivant.

Richard Gere’s Complex se distingue par son introduction soignée et ses mélodies percutantes, rappelant les Canadiens d’All Systems Go. Une power-pop musclée, riche en accroches, qui ne renierait pas Baby Chaos. Et si les références fusent pour décrire ASTROMILK, c’est parce que leur musique, inspirante, mérite qu’on s’y attarde.

Le titre éponyme (Nobody Knows), lui, évoque Favez, avec un chant posé et une douceur enveloppante.

À noter : un projet 100 % DIY, de l’enregistrement (au studio Nuance Records) à la pochette, signée par Steve lui-même.

 

Astromilk fait donc partie de ces belles découvertes avec un EP brillant emplein de belles mélodies. Un trio qu’il faudra suivre avec la plus grande attention !

 

J. NeWSovski

 

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mercredi 18 juin 2014

Lindbergh - s/t


Lindbergh - s/t
Not A Pub Records
8/10
des cendres de Subcity Stories, Lindbergh a, dans un premier temps, sorti un EP sous le nom de Gordini avant de prendre le nom de l'aviateur qui fut le premier à rejoindre New York et Paris. Un patronyme idéal pour un groupe qui explore un indie rock tendance émo  un peu à la manière de certaines formations de Jade Tree ou Dischord.

9 titres composent l'album pour un total de  38 minutes. Et très rapidement Lindbergh nous emmène dans son univers mélodique riche qui permet de voir que ses membres sont aguerris, en effet le trio Toulousain est pour le moins technique avec notamment une batterie très rigoureuse. La voix est très typée, assez claire (rappelant Sensefield) et elle devient très intéressante lorsqu'elle s'énerve. Sur la durée je trouve cependant que le chant manque de diversité et le phrasé devient répétitif (the atom boy's diary), heureusement la structure de certains morceaux fait que cette redondance ne devient pas trop pénalisante (5 12 32). C'est intéressant aussi de voir le groupe partir dans des explorations sonores comme sur la fin de Comorian sky, qui laisse entrevoir le même genre de performance en plus grande durée sur leurs concerts. J'adore la "complexité" de certains morceaux comme winters of gold qui démontrent pleinement l'envie de se faire plaisir, de trouver la bonne mélodie, la bonne montée. Le passage d'un sentiment à un autre.


La pochette est épurée, simple mais efficace laissant plusieurs interprétations à l'iconographie. Le son est vraiment très bon d'autant plus qu'il est enregistré par Steve, le chanteur et guitariste qui a vraiment fait un bon boulot.

Lindebergh sort donc un très bon premier album plein de promesses dans un registre pas facile d'accès qui mérite d'être écouté un bon nombre de fois pour être apprécié et maîtrisé, si toutefois on le peut, pleinement. Je pense que l'expérience live et son déluge sonore doit vraiment valoir le déplacement.

Mon titre préféré: Comorian Sky