jeudi 17 juillet 2014

Interview : The Early Grave


Alors que leur premier album Be Here Before You Disappear vient tout juste de sortir Nicolas, le chanteur et guitariste du groupe a bien voulu répondre à quelques petites questions rapides.





Pourquoi avoir choisi ce nom de groupe ?

C'est un nom inspiré d'une chanson d'Hot Water Music (This Early Grave). Ca faisait un petit moment qu'on cherchait un nom qui nous plaise avec Seb, au tout début du groupe, en 2009. Je me rappelle parfaitement que celui là nous est venu dans les toilettes d'une aire d'autoroute au Luxembourg, en route pour un concert des Hellacopters !! On s'est dit que ça sonnait bien et qu'on y trouvait un sens facilement, donc on n'a pas cherché plus loin!

D’où venez-vous ?
On est tous originaires des Vosges, des alentours d'Epinal. On se connait depuis de nombreuses années maintenant. Seb et moi sommes frères, Dick est un pote d'enfance, on trainait dans le même quartier et j'ai rencontré Côme sur les bancs du Lycée.


Qui compose le groupe et qui fait quoi ?
Alors Seb et moi aux guitares/chants, Dick à la basse/chant et Côme à la batterie. Généralement c'est Seb qui compose le gros des morceaux. Il arrive en répète avec une idée déjà très précise de la manière dont doit sonner le morceau qu'il a imaginé. Dans un premier temps, on le joue tel qu'il l'a pensé. Puis au fur et à mesure, on peaufine, on modifie quelques parties si nécessaire. Comme je le disais plus haut, on se connait tous bien, et on a tous la même vision du groupe, les mêmes attentes et les mêmes envies. Donc le processus de composition fonctionne naturellement, simplement.

Jouiez-vous dans d’autres groupes auparavant ou jouez vous dans d’autres groupes en parallèle ?
Effectivement, on a tous joué dans d'autres groupes, parfois même ensemble! Par exemple, Seb était batteur de Joey Jeremiah et de This Ending Fate, groupe dans lequel je jouais de la guitare. Côme était batteur de Lolita Machine Gun dans lequel je chantais. Dick à toujours plusieurs groupes sur le feu dans lesquels il joue basse, guitare ou chant : I'm Afraid, Dead Shall Rise et un tout nouveau band de trash-punk : Illegal Corpse.


Comment s’est fait le contact avec Delete your favorite records, AMT, Blackout prod et José records qui sortent votre album ?
José records, c'est la structure qui soutient les activités de Flying Donuts. Ce sont des amis de longue date. Quand ils ont appris qu'on était en studio pour enregistrer cet album, Minmin nous a proposé de nous filer un coup de main. D'une manière générale, ils se sont toujours impliqué dans la sortie des disques de groupes locaux (I'm Afraid / Joey Jeremiah etc). Et c'est juste super classe d'avoir la tête de ce bon vieux José, avec sa mulette et sa 'stache au dos de ton disque haha!

BlackOut Prod vient d'être monté par Gui de Champi, technicien lumière de Flying Donuts et rédacteur de nombreux articles dans le W-Fenec. Il fait également les lights pour nous lorsque c'est possible. Il nous suit depuis le début et là encore, il s'est proposé pour nous aider à financer et à faire la promo du disque!

Pour Delete Your Favorite Records et AMT c'est un peu différent. On a rencontré Sid lors d'un concert organisé par Culture Punk à Lyon en 2012. On a pas mal discuté après le concert, on s'est revu aussi quelques fois à des concerts des Unco. Quand j'ai commencé à chercher des labels ou structures qui seraient partants pour nous aider, pas mal de gens m'ont conseillé de m'adresser à Sid et Chloé, ce que j'ai fait. Et on a donc décidé de bosser ensemble sur toute la partie promo du disque.

Sinon, on a rencontré Franz à un concert de Demon Vendetta. Il nous a dit qu'il aimait bien ce qu'il avait entendu, que je n'hésite pas à le brancher lorsqu'on chercherait des labels. Et voilà, il a financé une partie du pressage, et il s'occupe de la vente en ligne par l’intermédiaire de son site monstersvinyls.com


Le disque sort aussi en vinyle ?
Pour le moment ce n'est pas prévu. Nos deux précédentes prod sont sorties uniquement en vinyle, c'est assez important pour nous de pouvoir proposer ce format. Mais les choses, et surtout le manque de moyens ont fait que ce n'était pas possible dans l'immédiat. J'espère qu'on aura l'occasion de le presser en 12" un jour, qui sait!


Comment s’est fait le choix de la photo pour la couverture ? Vous avez l'air d'aimer beaucoup les photos (cf livret)
Toutes ces photos ont été prises par ma copine, Steph'. Elle aime bien les sujets usés par le temps, les lieux abandonnés etc. Et ça collait parfaitement avec le titre de l'album, le nom du groupe etc. C'est une imagerie assez sombre alors que la musique ne l'est pas du tout. Ca crée un décalage entre l'esthétique et le son, c'est un concept qu'on trouve plutôt cool. Quand tu regardes la pochette, tu ne sais pas réellement à quoi t'attendre.

Quels thèmes abordez vous dans vos textes ?
Les thèmes sont assez variés. Le fait de passer 8 heures par jour au boulot en vivant avec le sentiment que tu passes à côté de ce qui est vraiment important, les amis avec lesquels tu as grandi et que tu ne voit plus aussi souvent que tu l'aimerais, un peu tous ces sentiments qui nous traversent, qui nous foutent les boules ou on contraire nous aident à avancer. Nos textes ne sont jamais contestataires ou politiquement engagé, on laisse ça à d'autres qui le font bien mieux que nous!


Le choix de faire un album à titres est assez incongru, beaucoup font des Ep à 6 titres ou des albums à plus de 12 pourquoi ce choix ?
On a sorti un Ep 6 titres en 2010 et un split en 2012. La suite logique à tout ça était un vrai album, bénéficiant d'une bonne production. On ne voulait pas non plus mettre trop de titres, pour ne pas tourner en rond et risquer de lasser l'auditeur. Du coup, 9 titres, ça nous semblait bien. On a essayé de créer des morceaux assez différents les uns des autres pour ne pas avoir l'impression d'écouter la même chanson du début à la fin. En plus, on mets pas mal de temps à composer et à peaufiner les morceaux, donc on ne dispose pas d'un répertoire de morceau énorme. Certains titres comme "Something New" ou "Former Life" existent depuis pas mal de temps maintenant...

Be here before you disappear a été réalisé grâce un financement participatif je crois, pouvez vous m'en dire plus ?
Le financement participatif est le seul moyen qu'on ai trouvé pour boucler le budget pressage. On a mis toutes nos billes dans l'enregistrement, et même si 3 des 4 labels nous ont aidé à financer le pressage, ll nous manquait toujours un peu d'argent. Et ça a également fait office de pré-commandes. 



Avez vous un projet de tournée ?
On commence à booker les dates pour la rentrée. On est trois dans le groupe à avoir un voire plusieurs enfants, ce n'est pas toujours facile de combiner les emplois du temps de tout le monde! Elle est loin l'époque où on pouvait se permettre de partir tous les week-end! Malgré ça, on a tous l'envie de jouer et de défendre cet album au maximum, et taper plusieurs centaines de bornes pour une date ne nous fait pas peur! Donc on passera dans toutes les villes où on voudra bien de nous, même si ça nous prendra plus de temps que si on se posait dans un van pour deux semaines.

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