samedi 5 septembre 2026

Vidéo - MUSCU

MUSCU s'est reformé il y a peu et part sur la route pour quelques dates. Pour l'occasion voici la vidéo d ela live session de Desperate Fire.





jeudi 3 septembre 2026

Zalem – Ananta

 


Zalem – Ananta

Autoproduction

Le dernier album de Zalem est sorti en mars 2026. Pour mémoire leur dernier disque Stigma est sorti en 2011. Le groupe était en sommeil après un changement de line-up et une longue pause. Aujourd’hui, il revient avec un nouvel album (5 titres, 73 minutes) : Ananta.

Zalem n’a pas perdu son sens de la musique bien au contraire, inutile de comparer l’ancien line-up et l’actuel car une pointe de nouveauté est arrivée dans les compositions de leur dernier effort discographique.

Ananta a été enregistré au studios Tostaky sur Angers et mixé par Nicolas Houssin dans son home studio de St Georges sur Loire. Le travail de production est énorme, écoutez au casque et vous comprendrez ce que je veux dire.

Icarus ouvre le disque et je vous conseille de visionner le clip tourné à Ecouflant. Le chant est une nouveauté chez Zalem, et il apporte une fraîcheur dans les nouvelles compos.

Crossroads arrive en deuxième sur l’album et j’ai vraiment aimé ce qui m’est arrivé dans les oreilles, un son massif avec des montées de guitares bien planantes qui vous fera voyager, j’en suis sûr. On sent bien les influences d’Isis, avec une maîtrise des instruments, les guitares qui répondent au clavier et le duo basse-batterie s’accorde à merveille.

Imaginez-vous, en vélo avec un casque sur la tête et un autre sur les oreilles en campagne, loin du tumulte de la ville et traverser les chemins à l’écoute du morceau.

The Maze m’a un peu surpris, dans le bon sens bien sûr, je n’ai pas l’habitude d’entendre « Nietzsche » mais je pense que l’utilisation de sa voix pour le morceau le plus, disons sombre de l’EP à l’écoute, me concernant, est une bonne trouvaille. Ce n’est peut-être pas un hasard, je m’interroge juste sur ce qui est dit par le monsieur cité ci-dessus. Pourtant The Maze m’a pris aux tripes, son côté sombre ne m’a pas empêché de l’apprécier. Je m’y retrouve juste un peu moins en rapport avec le reste du disque.

Néanmoins, Zalem est de retour et c’est bien là le principal.

Si vous aimez Isis, Explosion in The Sky ou que vous vouez un culte à la Lune, bon elle est facile à placer celle-là, je pense que Ananta, le dernier Ep de Zalem, est fait pour vous.

 

Fred lpmr

 

 

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samedi 29 août 2026

JB HANAK - Bâtards


 

JB HANAK - Bâtards

Le Mot et le reste

Ma rencontre avec l’univers de JB Hanak a été un électrochoc. Sales Chiens, son premier roman, m’avait littéralement scotché : un récit brut, sans concession, qui m’a immédiatement accroché. C’est wFenec et Guillaume Circus qui m’ont fait découvrir cet auteur, et je ne les en remercierai jamais assez. Hanak y dépeignait avec justesse les coulisses, parfois chaotiques, de la tournée de dDamage en France et en Italie, un voyage jalonné de péripéties aussi drôles qu’absurdes. Son style direct, sans fioritures, m’a tout de suite séduit. 

Avec Bâtards, JB Hanak nous embarque cette fois au Japon, toujours aux côtés de dDamage, mais pour une aventure aux saveurs et aux tournures bien différentes. Accompagné d’artistes locaux, le duo électro y explore les coutumes nippones, la répression impitoyable envers les drogues, et multiplie les rencontres aussi improbables que mémorables. Les concerts s’enchaînent, les embrouilles aussi, et on ne s’en plaindra pas. Ourko, ce chien virtuel aussi énigmatique que symbolique, revient hanter les pages du livre. Il incarne tout à la fois la colère, la douleur, la maladie… et bien plus encore. 

L’écriture de JB Hanak est une nouvelle fois rythmée, incisive et pleine d’humour. Il parvient à restituer avec un réalisme saisissant l’énergie électrique des concerts, tout en gardant cette touche punk qui le caractérise. 

Mais Bâtards va bien au-delà du simple récit de tournée. JB Hanak y explore la relation complexe et profonde entre les deux frères de dDamage, ce lien indéfectible qui les unit malgré tout. Certains passages, d’une intensité forte, sont de véritables coups de poing dans l’estomac. Le roman rend un hommage poignant à Fred, son frère disparu, et c’est là, aussi, que réside sa force. On ressent l’émotion, la tendresse et la mélancolie qui traversent ce récit. 


Un roman très fort, totalement punk dans son récit qui se lit comme on écoute un disque : à fond, en profitant de chaque instant. Un grand moment de lecture que je conseille vivement à tous, surtout si la lecture de Sales Chiens vous a marqué.


J. NeWSovski



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mardi 25 août 2026

DÉÉFAIT – S/t [EP]

 


DÉÉFAIT – S/t [EP]

 Ici d’Ailleurs

Comme le dit le vieil adage, il n'est jamais trop tard. Sorti il y a déjà plusieurs mois, le premier EP du combo parisien DEEFAIT était mystérieusement passé sous nos radars. Et, à l'écoute des six titres qui le composent, il aurait été franchement dommage de passer à côté tant le cocktail concocté par les jeunes Parisiens impressionne. Faisant la part belle à l'improvisation et aux formats longs, DEEFAIT mêle avec un talent évident noise-rock, krautrock et envolées psychédéliques. Le quintet refuse le surplace : chaque morceau bifurque là où on ne l'attend pas, porté par un break bien senti, une montée de tension ou une boucle entêtante qui finit par vous happer.

On entre immédiatement dans le vif du sujet avec « We Love Each Other So Much That We Won't Belong To Any Species Anymore ». La voix surgit d'emblée, bientôt rejointe par des guitares dissonantes qui s'appuient sur une rythmique implacable. L'ambiance évoque d'abord IT IT ANITA ou CLINIC, avant une accalmie qui rappelle le chant d'Amedeo Pace et la période la plus noisy de BLONDE REDHEAD. Puis le morceau reprend de plus belle pour s'achever sur les hurlements haut perchés de Ric Lara, le chanteur mexicain du quintet. Changement d'atmosphère avec l'introduction planante de « Molokh ∞ » : une basse aguicheuse, une délicate boucle de guitare acoustique et une voix quasi chamanique sont un véritable appel à la transe. Au fil de ses huit minutes, le morceau se tend inexorablement. La voix se fait toujours plus inquiétante, tandis que les nappes de synthé et les guitares fusionnent jusqu'à former un mur du son qui renvoie aux plus belles heures de SWANS. DEEFAIT poursuit ses expérimentations sur « BONDBONDBOND ». D'une ambiance tribale à une ritournelle répétitive, le titre se transforme progressivement en une puissante déflagration post-rock. Retour au calme sur les premières notes de « Comatose Big Sun ». D'abord enfumé et hypnotique, le morceau s'électrifie peu à peu avant de s'éteindre dans un final qui semble presque improvisé. Une étrangeté supplémentaire à mettre à l'actif du groupe. La voix incantatoire et le vacarme bruitiste avancent main dans la main sur « Al' Ether ». Au milieu de ce chaos, on croit distinguer un chant en français (après l'anglais et l'espagnol). Une nouvelle surprise qui évoque cette fois l'univers de OISEAUX-TEMPÊTE. Enfin, « Wow! Ferreri Cooked For Us », le morceau le plus court du disque et probable hommage à La Grande Bouffe de Marco Ferreri, s'avère tout aussi déjanté que le reste de l'EP. Les distorsions de guitares et le chant plus agressif font mouche. Avant une ultime note plus apaisée et le retour de la voix haut perchée de Ric Lara.

En seulement six morceaux, DEEFAIT réussit un premier coup d'éclat impressionnant avec notre noise-rock / krautrock explosif. Rares sont les premiers disques à afficher une personnalité aussi affirmée. Dans une époque où beaucoup cherchent le morceau qui retiendra l'attention en quelques secondes, DEEFAIT prend le chemin inverse. Celui de la lente contamination. Une musique qui ne cherche jamais à séduire, mais qui finit par s'installer durablement. Un véritable coup de cœur, qui donne furieusement envie de découvrir le premier album annoncé pour la rentrée de septembre.

 

Titre préféré :         Molokh ∞

Mr Caribou

 

 

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jeudi 20 août 2026

PUSSY MIEL – Bee Raged [EP]

 


PUSSY MIEL – Bee Raged [EP]

A tant Rêver du Roi / Dispear Records

 

Quatuor d’Hossegor et de Capbreton, 100% féminin, Pussy Miel incarne une scène féminine en pleine ébullition. Tout comme la scènes basquo-landaise, dont elle est originaire, qui est sacrément en forme en ce moment avec des formations comme The Drugsters, Kuma No Motor, ATS 1994… Et des lieux incontournables comme le Black Flag, Le Circus ou encore le Magneto.

Pussy Miel tire son nom du film Les 4 saisons d’Espigoule et joue son thème de l’abeille à fond, car passé son nom, il se décline sur la jolie pochette puis ensuite sur le nom de l’EP, tout aussi ironique : Bee Raged.

Le groupe de Landaises bouscule les codes. Définitivement punk, leur musique apporte aussi des boucles stoner et vient conjuguer le côté brut du grunge. Un beau mélange sur un Ep qui se veut détonnant.

 

Lack Of understanding avec ses sonorités stoner et son chant à plusieurs voix me fait penser aux Sahara Hotnights. Tandis que Wasted est un morceau punk à grosses guitares aux faux airs de Madam, ce côté punk devient ensuite un peu plus garage sur Don’t Change Me, un titre aux sonorités définitivement pop.

Le dernier morceau, délivré, est chanté en français. Le chant passe bien, un peu posé à la Pogo Car Crash Control, qui a dû être, de toute évidence, une influence sur ce morceau. Don’t know, qui ouvre l’EP, se veut quant à lui bien plus lourd sur son introduction avec des guitares bien abrasives. Le contraste avec le chant très mélodique est intéressant. Puis le morceau part dans une longue dérive un peu psyché pour finir à près de 5 minutes 30. Culotté pour une entrée en matière !

 

Bee Rage, première production du groupe Pussy Miel est une belle cuvée, pleine de surprise et de caractère. Ne cherchant pas à singer tel ou tel groupe, le quatuor s’affirme avec des titres personnels et efficaces. Personnellement j’ai été séduit par leur audace.
Une belle découverte qu’il me tarde de découvrir sur scène.

J. NeWSovski

 

 

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samedi 15 août 2026

BLUE GRIZZLY – S/t

 


BLUE GRIZZLY – S/t

Autoproduction

 

Voici un groupe qui assume pleinement son identité. Entre miel sonore et douceur mélodique, Blue Grizzly propose un rock gourmand, aussi savoureux qu’inattendu. Le trio rennais signe ici son deuxième album, après Makesong (2024) et l’EP Malone (2023).

Avec des sonorités résolument grunges, les Rennais prouvent qu’ils sont de vieux briscards du genre. Never Thought You Would envoie une bouffée d’air seattlien, tout en évoquant aussi les Suisses d’Hathors. Ce morceau d’ouverture, percutant, donne le ton, même s’il peut sembler trompeur : Blue Grizzly excelle surtout dans des mélodies power pop (Spell and Write, Tug, Conquistador), qu’ils distillent avec brio tout au long des 14 titres.

Côté douceur, Abuela et Kragle livrent une dose de tendresse sans renoncer à leur ancrage années 90. Let Him Down, simple et efficace, rappelle même les Breeders. L’inclusion d’un morceau instrumental comme Pikiwiki, nerveux et revigorant, est une excellente idée pour dynamiser l’écoute. Le groupe revient ensuite à un grunge plus lourd avec Found The Law That I Wanted, marqué par un riff puissant et des sonorités noise sur le refrain, puis America, au chant filtré, l’un des titres les plus percutants de l’album.

Sonorités rock tendance grunge, les Rennais sont des vieux briscards qui maîtrisent parfaitement leur style. Never Thought You Would sent fort l’odeur de Seattle mais me fait aussi penser aux Suisses d’Hathors. Un morceau rentre-dedans pour débuter mais qui peut paraître tout de même un peu trompeur car Blue Grizzly se révèle être très fort sur les mélodies powerpop (Spell and Write ; Tug ; conquistador) au point d’en distiller tout au long des 14 morceaux.

Malgré de bonnes idées, quelques fragilités subsistent, notamment au niveau du chant : les aigus manquent parfois de stabilité (Tug, Vince and Marco), et les harmonies (Picture in My Mind) pourraient gagner en précision. Pourtant, ces morceaux séduisent par leurs mélodies envoûtantes et des arrangements bien pensés, comme la basse, qui mériterait d’être davantage mise en valeur.
Autre regret : un mixage un peu étouffé sur les voix, dommage pour un album aussi riche. J’ignore si l’enregistrement a été réalisé en autonomie par le groupe, mais cela pourrait expliquer ce manque de clarté.

Derrière le personnage de l’ours se cache un trio passionné, qui puise son inspiration dans les sonorités des années 90 et les mélodies accrocheuses. Et le pari est réussi : on se laisse rapidement emporter par leur univers.


 

J. NeWSovski

 

 

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lundi 10 août 2026

CRIMES ET CAMIONS – La vague [EP]

 



CRIMES ET CAMIONS – La vague [EP]

Dispear Records

Nouveau venu sur la scène punk, Crimes et Camions n’est pourtant pas composé d’inconnus : on y retrouve Fabien, figure du projet, ancien membre de Face Up To It, groupe bordelais de punk hardcore qui a marqué les années 2000.

L’EP s’ouvre avec La vague, titre éponyme qui donne le ton : une charge frontale contre la montée du RN. Derrière son nom décalé, le groupe affiche un engagement sans détour, avec des textes percutants en français. In the Navy, en anglais, propose une approche plus basique et linéaire, sur laquelle j’ai eu du mal à accrocher. Mais l’énergie revient vite avec Trop facile, intense et brut, suivi de Plus Rien N’A De Sens, un morceau résolument punk, aussi bien dans sa forme que dans son fond social.

Troisième guerre confirme cette dynamique : direct et sans fioritures. Le son clair et rythmé de Crimes et Camions rappelle par moments Youth Avoiders, avec une vitalité qui fait mouche. L’EP se clôt sur Media de Merda, chanté en espagnol, et toujours aussi incisif.

Bref, un jeune groupe à suivre de près, qui s’inscrit dans la lignée d’un punk rock engagé, à l’image des Toulousains de Nightwatchers. À découvrir sans hésiter !

 

J. NeWSovski

 

 

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mercredi 5 août 2026

BALEK PANIC – Zoo City

 


BALEK PANIC – Zoo City

Autoproduction

Déjà auteurs de deux EPs les quatre lascars de BALEK PANIC viennent tout juste de sortir leur premier album, Zoo City, en autoproduction. Les 14 morceaux ont été enregistrés et mixés par Joshua Hudes au studio Résonnance 93, avec un super son. L’artwork, dessiné se veut dans le style du précédent. Un joli dessin signé Benjo San qui illustre bien le titre de cet album : Zoo City.

Let’s party démarre fort en utilisant les codes du punk mélodique, avec un petit riff de guitare qui rappelle Millencolin. Zoo City, quant à lui, évoque Learn To Fly des Foo Fighters.

On sent bien les références punkrock des années 90 notamment dans les structures de refrains accrocheurs, l’utilisation des chœurs et les mélodies accrocheuses et, si l’on joue le jeu du Name Dropping, on peut citer de nombreuses références dont Bracket (My Monster) voire même la vitesse des Satanic Surfers et la façon de placer le refrain sur Human Plastic Waste. On retrouve le côté fun et déconne des Uncommonmenfrommars sur Me and my electric Bike, parfait pour accompagner l’été, le morceau est accompagné par une trompette, qui amène une touche festive et originale. On retrouve d’ailleurs cette dernière sur 49.3 cm of love avant que le morceau parte en punk mélodique parfaitement maîtrisé.

Vous l’aurez compris, le groupe ne révolutionne pas le genre mais sa musique est rafraîchissante, énergique et techniquement maîtrisée. Pour rappel c’est un premier album et je suis enchanté de voir des groupes comme Heads Up, Your Favorite New Tape ou Left Bank jouer du punkrock mélodique comme on en faisait dans les années 90 en pleine hype du style. Mon coup de cœur de l’album se porte sur le morceau Screwed, qui est rapide et propose une belle intensité mais Broken Paths n’est pas très loin en proposant une belle personnalité avec un chant posé différemment et des passages mid-tempo très intéressants. Peut-être une piste pour les prochaines compositions ?

 

Balek Panic est un jeune groupe prometteur et ce premier album offre de belles promesses. Entre références nostalgiques et touches personnelles, cet album est une belle surprise et ce groupe mérite qu’on le suive avec attention.

 

 

J. NeWSovski

 

 

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vendredi 31 juillet 2026

BAYLINE – State of despair [EP]

 


BAYLINE – State of despair [EP]

White Russian Records

Bayline est un groupe hollandais qui s’est formé récemment (2022), il a déjà sorti un album en 2023 (I choose love) et vient de sortir son nouvel EP 4 titres, State of Despair, chez le mythique label batave : White Russian Records. La formation s’est stabilisée avec l’arrivée de son nouveau batteur (le 3ème quand même !).

Cet EP fonctionne sous forme de concept en explorant de façon chronologique la lente descente d’une relation qui s’effondre, depuis la prise de conscience de l’incompatibilité jusqu’à la panique étouffante de se retrouver prisonnier d’une vie qui ne nous correspond plus.

Tout commence avec Wither (se faner en français) qui se révèle être un morceau d’Emo – Post-hardcore avec un chant qui alterne le saturé et le clair. Il me rappelle un peu, toutes proportions gardées, la vague de groupes comme Boysetsfire ou Grade. Il évoque la lente disparition de l'espoir, à mesure que la réalité de la situation s'impose.

Vient ensuite Comfort’s a coffin qui évoque lui la peur de quitter ce qui nous est familier. C’est un morceau rapide et très efficace, tellement que je l’ai placé il y a quelques semaines sur la playlist estivale du fanzine.

Sinking in slowmotion en remet une couche dans le style émo-hardcore. Le rythme est encore très véloce avec de bons riffs de guitares, à la fois joueurs puis lourds. Il aborde le moment où l'on comprend qu'il faut abandonner le navire pour survivre.

State Of Despair est le morceau phare de l’EP, le dernier à avoir été dévoilé. Il démarre fort, avec un chant mélo sur les refrains et fini en véritable défouloir. Il retranscrit les conséquences physiques des crises d'angoisse ainsi que le courage nécessaire qu'il faut pour choisir une nouvelle direction.

Je noterai aussi les superbes artworks qui ont accompagné les sorties des trois premiers morceaux puis l’EP. Un très beau travail du studio Daggers Design.

 

Rappelant avec nostalgie la vague émo-hardcore de la fin des années 90, Bayline nous offre un petit EP marquant, efficace et original sur son sujet.

J. NeWSovski

 

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dimanche 26 juillet 2026

ATS 1994 - Infernus Manet [EP]

 


ATS 1994- Infernus Manet [EP]
Autoproduction

ATS 1994, ce nom mystérieux cache un nouveau groupe venu de Tarnos et Bayonne. On y retrouve Julien (ex-The Drugsters, The Enterprise, Missile) à la batterie, le quatuor a déjà marqué les esprits avec un premier EP 8 titres sorti en décembre 2025. Leur nouvelle production, Infernus Manet, en reprend l’esprit tout en y injectant une touche punk anglais des plus rafraîchissantes. Auto-proclamé Glam Rock/Punk, le groupe surprend dès les premières notes par une guitare au caractère bien trempé.

Infernus Manet, qui ouvre ce 4 titres, explose avec une énergie brute, rappelant MSS FRNCE par son groove, mais avec un chant en anglais à la voix chaude et expressive. Le morceau, nerveux à souhait, séduit par des mélodies accrocheuses et une guitare qui ose : entre riffs percutants et mini-solos, elle apporte une touche atypique et rafraîchissante.

Brain Dead confirme cette influence punk anglais : le débit vocal saccadé et le riff du refrain évoquent Les Clash, tandis que la structure rappelle les Buzzcocks. Mais c’est la réverbération et les sonorités planantes du clavier qui transforment ce titre en un morceau unique, entre punk rock et rock psychédélique.

Meatball joue la carte de la lenteur trompeuse : après une intro douce, le riff accrocheur explose et emmène le morceau vers un power-pop énergique. Les chœurs, bien placés, renforcent ce côté mélodique et entraînant.

 

Le dernier morceau, Hybrid moments, est une reprise des Misfits. Assez fidèle à l’originale c’est amusant car ce groupe est pas mal repris ces derniers temps (Black Mantra notamment sur son dernier EP). Preuve que ce groupe est intemporel et continue d’inspirer les nouvelles générations.

 

ATS 1994 est une pépite à suivre de près. Au-delà d’un punk rock classique, le groupe apporte une originalité rare : des mélodies travaillées, une guitare inspirée, et une énergie contagieuse. À mettre sur vos radars sans hésiter !

J. NeWSovski

 

 

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mardi 21 juillet 2026

ASTROMILK – Nobody Knows How Sad It Is To Be The Sun [EP]

 


ASTROMILK – Nobody Knows How Sad It Is To Be The Sun [EP]

 Autoproduction


Découverte réjouissante au détour des recommandations de Bandcamp : ASTROMILK, trio toulousain mené par Steve Ziane (ex-Lindbergh, Subcity Stories). Né en 2011 comme un projet solo, le groupe s’est progressivement étoffé avec Stéphan à la basse et Florent à la batterie. Après un premier album, Bad Songs For Sad People (2013), voici Nobody Knows…, leur premier EP… 13 ans plus tard.

L’ouverture de l’EP rappelle la vague émo de la fin des années 90, évoquant même Sense Field. Mélodique, presque pop, Throwing Cases pose une ambiance envoûtante. The Entertainer ajoute une touche Blonde Redhead, notamment grâce à une section rythmique où la basse domine. La voix douce de Steve contraste avec l’énergie croissante du morceau, créant un équilibre captivant.

Richard Gere’s Complex se distingue par son introduction soignée et ses mélodies percutantes, rappelant les Canadiens d’All Systems Go. Une power-pop musclée, riche en accroches, qui ne renierait pas Baby Chaos. Et si les références fusent pour décrire ASTROMILK, c’est parce que leur musique, inspirante, mérite qu’on s’y attarde.

Le titre éponyme (Nobody Knows), lui, évoque Favez, avec un chant posé et une douceur enveloppante.

À noter : un projet 100 % DIY, de l’enregistrement (au studio Nuance Records) à la pochette, signée par Steve lui-même.

 

Astromilk fait donc partie de ces belles découvertes avec un EP brillant emplein de belles mélodies. Un trio qu’il faudra suivre avec la plus grande attention !

 

J. NeWSovski

 

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jeudi 16 juillet 2026

THE PLAYMATICS – This party sucks

 


THE PLAYMATICS – This party sucks

Dispear Records / Hell Vice i Vicious / Massprod / Abracadaboum / Kick Your Asso / Wrecking Crew / High And Denim

 

En 2024, les Rennais de The Playmatics avaient marqué les esprits avec Dive-In, leur premier album. Un mélange de pop-punk énergique et de chant féminin mélodique, pour un résultat fun, ensoleillé, et surtout : l’une des plus belles surprises de l’année. Depuis, le groupe a écumé les routes, accumulé l’expérience, et mûri l’envie de se réinventer. Ce deuxième opus en est la preuve, avec son lot de petits et grands ajustements.

D’emblée, The Tale of a Loser donne le la : tempo effréné, mélodies soignées, riffs percutants et un refrain impeccablement construit. L’ajout du clavier, confié à Baptiste, apporte une couleur sonore inédite et pertinente — une alternative judicieuse à l’hypothèse d’une seconde guitare, initialement envisagée pour épaissir le son. Road Trip poursuit dans cette veine, avec une rythmique punk-rock endiablée et une basse, signée Thomas, d’une agilité remarquable.

Invisible Lines s’inscrit dans la tradition du genre, porté par des chœurs façon Bad Religion. Equal Rights, plus mélodique, évoque les vieux Seven Hate (The Weaning Day ou Homegrown), avec des lignes vocales étirées qui rappellent aussi, sans surprise, les Thugs. Seb 7Hate, fan assumé du groupe rennais, appréciera.

On connaissait déjà Handle the truth, le morceau avec Sabrina de Maria Tarey, je trouve qu’il est vraiment excellent, j’adore la combinaison des voix entre la puissance et la rage d’un côté et la douceur mélodieuse d’autre part. Hyper efficace. Mais le groupe n’en délaisse pas moins son goût prononcé pour les mélodies et à ce jeu on peut noter By My Side, d’une fraîcheur désarmante.

Same Old sort des sentiers battus : plus lent, plus lourd, ce titre exige plusieurs écoutes pour révéler son potentiel addictif. Son pont, où batterie et clavier prennent les commandes, est un moment fort. Et que dire du refrain, porté par le chant envoûtant de Lisa ? Une jolie trouvaille tout simplement !

Awkward Situation permet de découvrir Thomas au chant, Lisa assurant les chœurs. Leurs voix s’entrelacent à la perfection. Autre pépite : With a Taser, rapide et ciselé, où la basse déchaîne et le clavier ajoute une touche mélodique bienvenue.

Côté nouveautés, Au Large marque le premier titre en français du groupe. À l’heure où j’écris ces lignes, il ne m’a pas encore convaincu. Non par principe, je suis loin d’être allergique au français, mais parce que le morceau manque, à mon sens, de fluidité et de caractère. À réécouter, donc.

 

On conclura par l’excellent son signé Dimitri Dupire, enregistré au studio DB. Il s’était déjà chargé du premier opus et on connait son travail avec The Ascending et Clavicule notamment. La pochette est aussi une belle réussite avec un collage efficace et un code couleur marqué et marquant.

 

Ce deuxième album se distingue du premier grâce à l’arrivée du clavier, qui enrichit la palette sonore du groupe. Les compositions explorent de nouvelles directions, et le pari est réussi. Sans hésiter, voici un album des plus marquants depuis ce début d'année !

J. NeWSovski

 

 

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samedi 11 juillet 2026

RUBBER LEGS – S/t

 


RUBBER LEGS – S/t

Adrenalin fix music / Omnivox Records / Banana Juice Records / Stryckhnine Recordz

 

Nouveau venu sur la scène tourangelle, RUBBER LEGS est le fruit de la collaboration entre Fra (RAVI, Burning Heads, The Eternal Youth, Creep AC, The Repeaters) et sa compagne Wareen (Brancal, German Cow). Un duo qui, dès les premières notes, bouscule les codes et les époques.

Le défi ? Les classer. Entre garage lo-fi, mélodies envoûtantes et harmonies vocales soignées, leur son semble tout droit sorti des années 60. The machine is racing out of control ouvre le bal avec un clavier intéressant, il sera aussi pertinent de voir sur scène comment cela peut être rendu. Wareen, passant avec aisance de l’anglais au français, y pose une voix à la fois douce et percutante.

L’album regorge de pépites : Hot Road qui m’a particulièrement marqué — brut, sincère, et d’une fraîcheur désarmante. Sea Sex and Fuzz, quant à lui, révèle toute la complicité du duo, leurs voix s’entrelacent à la perfection. Don’t go with him est une reprise planante et légèrement soul des Ar-Kaics, ou encore I Dig You, autre reprise du mythique Boss Hog de John Spencer.

Impossible de ne pas mentionner The Party, déjà révélé en avant-première et présent sur la playlist du fanzine. Ce titre dansant, presque hypnotique, incarne à lui seul l’esprit de Rubber Legs : un mélange d’urgence et de nonchalance, une invitation à bouger.

L’album défile avec une énergie contagieuse. Slip On A Banana Peel évoque par moments Clinic Rodeo, tandis que Shing A Ling Time s’impose avec son refrain irrésistible.

Côté visuel, la pochette mérite le détour : un collage original et marqué, signé Wareen. Rappelons que cette dernière, graphiste de métier, a déjà marqué les esprits avec ses créations, comme celle de Is This Glen pour Seven Hate.

 

Un disque atypique, résolument ancré dans l’esprit garage des sixties, à la fois dansant et décontracté. Un joli coup d’essai pour ce duo prometteur.

 

J. NeWSovski

 

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mardi 7 juillet 2026

BLACK MANTRA – Slow Motion Apocalypse [EP]

 


BLACK MANTRA – Slow Motion Apocalypse [EP]

Bastardz / Dispear Records

Formé en 2017 avec des membres issus de la scène bressuiraise (Penalty, For The Real, Bunkum…) et nantaise (Circles), Black Mantra confirme EP après EP sa singularité. Entre hardcore et punk, le groupe s’impose par un style atypique et des prestations live solides.

Inherent Violence ouvre l’EP avec un mélange savoureux de hardcore et de punk, où la voix de Gus, toujours plus aboutie, apporte énergie et mélodie. Avec MAD, le groupe surprend encore : le morceau se scinde en deux parties, dont une incursion reggae qui évoque directement les Bad Brains, voire même les Burning Heads.

Et dans le registre des morceaux fun, impossible de passer à côté de Holding On. Preuve s’il en est du côté atypique du groupe : quel autre collectif oserait glisser un tel titre dans un EP hardcore ? Groovy à souhait, avec des chœurs féminins envoûtants et une touche pop maîtrisée à la perfection. On pense même à Infectious Grooves ! Don’t Try, lui, revient aux fondamentaux du groupe, avec un punk hardcore toujours aussi libre, généreux en groove et en mélodies.

Le groupe offre aussi deux reprises dans cet EP. Gratitude des Beastie Boys est réinventée en version reggae, dopée par des riffs de guitare puissants au refrain. Quant à Skulls (Misfits), elle reste fidèle à l’originale, mais gagne en efficacité grâce à un son massif et à la voix envoûtante de Gus.

Original, l’objet sort aussi en cassette LEGO à monter soi-même (version limitée) et propose deux artworks différents suivant la version CD (chez Bästardz) et la version cassette (Dispear). Pour finir Slow Motion Apocalypse a été enregistré au Nomad Audio pour les parties instrumentales et au New Record Studio pour les voix.

 

Avec Slow Motion Apocalypse, Black Mantra signe son EP le plus abouti à ce jour. Riche, énergique et surtout d’une variété rare, cet opus mérite amplement de propulser le groupe sous les projecteurs.Si vous ne connaissez pas, il est temps de vous jeter dessus !

J. NeWSovski

 

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