jeudi 30 avril 2026

MARIA TAREY / TØCARD! – Street Punx Faster [Split]

 


MARIA TAREY / TØCARD! – Street Punx Faster [Split]

Dispear Records / Face To Face Records / Kick Your Asso

Quelle idée sympa de proposer ce split entre deux groupes qui ont le vent en poupe en ce moment, à savoir Maria Tarey de Vannes et TØcard de Rennes. Pour l’occasion, le graphiste s’est bien amusé avec une pochette hommage à l’excellent Street Fighter 2 avec de jolies typos.

 

Je décide de commencer le split par la face vannetaise et donc les cinq premiers titres sont pour Maria Tarey qui dévore le temps à grand coups de riffs acérés. Cushing And Driving amène un punk hardcore rapide rappelant Only Crime avec des chœurs à la Rancid. Pas de temps à perdre avec Miso Tarey aussi speed qu’expéditif (54 sec) et Play With Genetics (53sec) le titre le plus efficace des Vannetais.

Memento Mori dégage aussi une grosse énergie et possède la particularité d’être chanté en italien. Tragic Ballroom synthétise un peu l’ensemble avec une grosse débauche d’énergie tout en posant quelques mélodies et en proposant des riffs agressifs, avec le recul je pense aussi à cet excellent groupe qu’était Fast Times, peut-être une référence pour Sabrina, car leur chanteuse était tout aussi énergique !

C’est sur une citation de Jean-Pierre Bacri que TØCARD! enchaîne avec Reality Sucks, très très rapide, normal c’est du fast-punk avec des influences hardcore old school.  Un bon défouloir vite enchaîné avec Punk Rock Saved My Life, qui est forcément un hommage aux groupes qui ont inspiré les Rennais, le chant me rappelle Roger Miret et Agnostic Front. Barking Dog est dans la continuité tandis que Taking Back The Power s’appuie encore sur un chant old school original et très frais. Dying Zombie voit le featuring de Théo de Gummo et Goodbye Horses qui apporte une belle diversité sur le chant, un morceau bien mené par une basse détonante tandis que DRI Brigade est lui chanté en duo avec Doug de Sordid Ship, aussi présent dans Cuir et Coupe Gorge vient poser son chant en français avec un texte amusant. Un morceau rapide avec un refrain sympa. Les 11 morceaux passent très vite, 18 minutes pour être précis mais évidemment on le remet en boucle. Pour ce qui est du vainqueur de la partie, je vous laisse juge même si j’ai une petite préférence pour la furie vannetaise !

 

Un split très fun qui montre que la scène punk-hardcore bretonne est active et talentueuse. De bons morceaux et un bel objet.

J. NeWSovski

 

 

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samedi 25 avril 2026

LEFT BANK! / HEADS UP – split [EP]

 


LEFT BANK! / HEADS UP – split [EP]

Dispear Records

Quand deux groupes aussi complémentaires que Left Bank! et Heads Up décident de s’unir pour un split, le résultat ne peut qu’être explosif. Séparés par seulement 56 km (Nantes-Les Herbiers), ils partagent le même amour du punkrock mélodique. Dispear Records a eu la bonne idée de leur offrir un écrin à la hauteur de leur collaboration, avec une édition vinyle soignée. Il faut saluer le travail des graphistes qui ont travaillé aussi en collaboration sur ce très bel artwork : Julien Stylobic Lassalle et Kitch Kat.

Left Bank! ouvre le bal avec quatre titres qui ne laissent aucun répit. Dès Clouds, le ton est donné : un mur de guitares saturées, une rythmique implacable et une basse très intéressante. Hog, reprise de leurs camarades d’Heads Up est une belle surprise et se veut fidèle à l’originale, une chanson présente sur leur premier album (Let Things Happen – 2019). No Shallow et We’re Here enchaînent avec des mélodies qui restent en tête dans la grande tradition Fat Wreck Chords, Lagwagon en tête. Une prestation maîtrisée, avec une production impeccable.

Heads Up prend le relais sans temps mort. Right To Freedom impose dès les premières notes une rythmique chaloupée qui pourrait faire penser aux Satanic Surfers. A leur tour ils reprennent un morceau de leurs potes et ils ont choisi Fear, issu de Message in the Bottle (2024). Arrangé à leur sauce le morceau évolue dans une version ska-reggae très fun et solaire. You’re Not Alone appuie un peu plus sur le côté reggae, rappelant les albums récents de Mad Caddies. Le split se clôt avec The End Is Near, un retour au punk-rock pur et dur, qui rappelle que cette nouvelle génération a encore beaucoup à offrir.

 

Un split réjouissant qui met en lumière deux groupes prometteurs de la scène punk rock mélodique française. Left Bank!, avec leur énergie pure et directe, nous offre un condensé de punk rock efficace et sans concession. De leur côté, les Vendéens de Heads Up surprennent par leur éclectisme, naviguant avec brio entre punk rock énergique et reggae. Deux approches complémentaires, pour un résultat accrocheur !

J. NeWSovski

 

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mardi 21 avril 2026

NIGHTWATCHERS – Qu’importe la mort [EP]

 


NIGHTWATCHERS – Qu’importe la mort [EP]

Stonehenge Records

Nightwatchers de Toulouse est un groupe de punkrock aussi intéressant que rare. Leur musique, teintée d’un militantisme sans concession, en fait une formation consciente et réfléchie. Ce nouvel EP de quatre titres, Qu’importe la mort, est un manifeste contre les guerres et les tyrans, un brûlot contre une époque où les égos s’affrontent au nom d’une cupidité décomplexée. Si le message peut sembler prêcher des convertis, le public du groupe partage déjà très certainement ses convictions, il reste essentiel que des voix comme celle des toulousains continuent de s’élever, plutôt que de laisser le silence s’installer.

Côté musical, l’EP marie punk rock et post-punk avec une efficacité redoutable. Atomisés, le premier morceau, pose une ambiance envoûtante, prenant son temps pour installer une tension sourde. On y perçoit des influences de Not Scientists, avec une construction habile, même si la voix, parfois noyée dans le mix, gagnerait à être davantage mise en avant. La Loi du marché explose ensuite avec une énergie qui rappelle Youth Avoiders ou Patient Zéro : un titre percutant, porté par un refrain mélodique et des chœurs entraînants. Avec Dommages collatéraux, le groupe enfonce le clou, maintenant un rythme soutenu et une structure similaire, mais sans jamais tomber dans la redite. Enfin, Malemort surprend par son introduction en demi-teinte, où les riffs s’égrènent avant que le morceau ne s’emballe, révélant de belles parties mélodiques.

 

En quatre titres, NIGHTWATCHERS signe un EP court mais percutant, qui donne envie de les retrouver sur scène. Leur musique, à la fois engagée et accessible, mérite d’être découverte — d’autant que l’EP est disponible gratuitement sur leur Bandcamp et permet de découvrir pleinement les paroles si importantes.

 

J. NeWSovski

  

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jeudi 16 avril 2026

THE FLICKER – Darker

 


THE FLICKER – Darker

Twenty Something

 

Les angevins connaissent bien The Flicker, surtout son chanteur, Casbah, figure incontournable du microcosme rock local. On le connaît bien à travers ses précédents groupes : Casbah Club ou The Last Band In Town. Mais The Flicker c’est avant tout un groupe de vieux briscards qui transpire le rock et qui est là par passion et pour prendre du plaisir sur scène.

 

Ce nouvel album, leur deuxième après Your Last Day On Earth (2020), est une nouvelle fois enregistré par Camille Belin qui venait juste de finir la production de Big Big Smile de Fragile. Je dois avouer que le son est vraiment puissant et donne beaucoup de relief à la musique du groupe. Côté esthétique de l’objet, je suis moins emballé par l’artwork, simple, direct mais manquant d’originalité surtout comparé au précédent.

Dès l’ouverture avec Left In The Afternoon, on perçoit un punk-rock à l’ancienne, et c’est ce qui est particulièrement plaisant. En y regardant de plus près ce n’est pas étonnant car ce titre est, à l’origine, issu du répertoire du Casbah Club, joué sur scène mais jamais enregistré. J’apprécie la façon de chanter de Casbah, pas très courante à l’heure actuelle et c’est intéressant d’amener autant de variations. On citera forcément des références telles que The Clash ou certains groupes anglais comme les Buzzcocks pour le côté mélodique très présent. Et, parmi les titres marquants, j’aime beaucoup The Silo, rapide, efficace et sans fioritures, le riff de guitare sur les couplets est bien incisif et le refrain est fédérateur. C’est même, pour moi, le meilleur morceau de l’ensemble du répertoire du groupe. Le côté mélodique transparait à travers des titres comme Big Bad World ou le tube No Sorry No Sorrow au refrain digne des Thugs. Une influence que l’on peut retrouver sur un morceau comme So Pure, rapide et efficace qui n’est pas sans rappeler aussi Bad Religion. Last Day On earth vient faire un clin d’œil au premier opus qui portait déjà ce nom. On appréciera les chœurs faits par Camille Belin, et c’est classe que le chanteur de Daria ait prêté sa voix.

Le groupe offre avec Darker une version plus sombre de sa musique, le tempo est plus lent, l’ambiance plus inquiétante. Ce morceau se démarque mais amène une touche d’originalité et une cassure bienvenue dans l’album.

La reprise de Good Night Dresden, chantée en français, est un hommage audacieux à Extraballe, l’un des grands oubliés du rock hexagonal. C’est une première pour The Flicker et c’est intéressant notamment pour clôturer cet album.

Darker, deuxième album de The Flicker, est un bel album de rock au sens large avec une ossature punk. Très intéressant à écouter il permet de faire une liaison avec le style du début des années 90 et un son actuel. A découvrir aussi sur scène où le groupe prend une dimension encore plus grande.

 

J. NeWSovski

 

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samedi 11 avril 2026

KANØN – S/t [EP]

  



KANØN – S/t [EP]

Autoproduction

KANØN, est un projet né il y a 1 an ½ dans lequel on retrouve Ben (ex-We Want Sound ; et son projet solo Ben Leno), Louis de Orchids ainsi que Manon et Louise du groupe Deuxième Etage. Le groupe est installé entre Poitiers et Parthenay.

In My Veins, le morceau d’ouverture, possède des faux airs de Dead End, il démarre fort avant d’offrir la surprise d’une guitare acoustique qui vient adoucir l’ensemble et lui confère une originalité immédiate. Je trouve d’ailleurs super intéressant ce morceau de pop-punk très solaire, bien porté par la voix de Ben dont le grain ajoute une touche de caractère. Green Jacket, quant à lui, m’évoque un peu FAVEZ par certains aspects, j’aime beaucoup le côté mid-tempo, riche en émotions et bien appuyé par des chœurs qui montent haut. Cats, s’installe avec une belle intro soignée avant de basculer vers de la power-pop très plaisante servie par des chœurs féminins accrocheurs et un chant qui oscille entre mélodieux et rugueux. Trick or treat peine, par contre, à me convaincre. Chanté par les filles, le morceau possède un côté Panic Monster avec la guitare acoustique mais l’accent accroche l’oreille, c’est fun mais sans plus.

 

Au final, KANØN signe un premier EP prometteur, alliant mélodies bien senties et une touche punk-rock qui flirte avec la power-pop. La construction est solide, la voix accrocheuse, et l’ensemble donne envie d’en savoir plus. À suivre de près.


J. NeWSovski


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lundi 6 avril 2026

ECHO SAYS ECHO – Aithaleia

 


ECHO SAYS ECHO – Aithaleia

Voice Of The Unheard

 

Pour commencer à parler de cet album, je me dois de parler du superbe artwork réalisé par Ariane Patenaude. Sorte de sablier, de mondes inversés avec des fractales numériques par-dessus. Au-delà de la beauté, il est intrigant et annonce l’immersion sonore qui suit. L’album en vinyle, s’offre sur un superbe splatter du plus bel effet. Certainement l’un des plus beaux objets entrecroisés depuis quelques années.

Echo Says Echo est un groupe de Paris qui joue du post-rock instrumental. Il y a beaucoup de sorties actuellement dans ce style ou beaucoup qui s’en approchent en proposant du shoegaze ambiant mais j’avais envie de parler de cet album précisément car il sort véritablement du lot.

Aithaleia est un mot qui évoque les cendres et le feu, c’est aussi le nom donné à l’île d’Elbe dans l’Antiquité et sa terre volcanique. Cet album s’écoute comme un voyage, six titres qui forment une seule et unique œuvre immersive à souhait.

Dès l’ouverture avec Noisy Cave, on sent de l’énergie, maîtrisée, calculée, façon Explosions In The Sky mais qui joue avec les contrastes pour offrir différents temps sur le même morceau. Les touches électroniques sont légères et apportent une ambiance intéressante. The Landing offre un autre visage, marqué sur des ruptures et une batterie dominante. La tension est grandissante et la puissance se libère. Volta Celeste est le morceau qui m’accroche le plus, le riff de guitare est obsédant sur la première partie et l’ambiance puissante et rapide est totalement captivante. En live ce morceau doit être super fort et intense. HHID alterne les ambiances durant ses sept minutes joue avec les contrastes, les temporalités, et une tension latente, puis Stuck In Eternity amène sa poésie. Le morceau était déjà sorti avant l’album complet et se visionne aussi en clip rappelant la pochette du dernier Tardis mais plus directement Interstellar. Le parallèle entre le film et la musique d’Echo Says Echo est d’ailleurs intéressant.

Le voyage sonore se termine avec le long et magnifique Dissensus sur lequel on retrouve ce climat enivrant. Les touches électroniques et synthétiques sont à nouveau présentes pour amener une touche originale.

 

Aithaleia est donc un très bel album, envoûtant et immersif. Il se révèle très riche et ne cesse de distiller ses charmes écoute après écoute. Hâte de découvrir sa transposition sur scène.

 

J. NeWSovski


 

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jeudi 2 avril 2026

TANT QUE C’EST ENCORE POSSIBLE : OLIVIER DE DRAGO

 


TANT QUE C’EST ENCORE POSSIBLE : OLIVIER DE DRAGO

Entretiens avec Sam Guillerand

Chaque Jour Est un Dimanche

 

La collection Les Derniers Des Mohicans revient sur les figures marquantes de la scène musicale française dite underground. Voici le troisième tome consacré à Olivier Drago et intitulé « Tant que c’est encore possible ».

Le tome précédent consacré à Franck Frejnik, pilier du fanzinat et de la presse musicale, s’est révélé d’une richesse d’informations incroyable. L’entretien révélait une personne discrète mais profondément engagée. J’ai adoré la quantité d’anecdotes et de situations décrites. Déjà fan du personnage, cet ouvrage n’a fait que confirmer l’impression ressentie à travers tous ses travaux.

 

Je me suis donc jeté sur ce nouveau tome dédié au fondateur et rédacteur en chef d’une revue qui a évolué sous plusieurs noms tout en gardant le même ADN : New Noise.

L’entretien revient sur le parcours d’Olivier : son enfance à Limoges, sa découverte de la musique, les premiers concerts. Son projet d’étude qui devient le site No Brain No Headache et qui sera le détonateur vers son passage à la presse écrite. On y découvre ses premiers pas dans le magazine VELVET, vous savez ce mag très joli avec un dvd empli de live et de clip. Je ne sais pas si ma mémoire me joue des tours mais il me semble même qu’au troisième ou quatrième Fury Fest, au Mans, une scène portait le nom du magazine. Ce n’est, d’ailleurs, pas abordé dans le livre. Le magazine connaît quelques déboires aussi il s’échappe et monte Versus avec une ligne éditoriale assez proche qui se transforme quelques années plus tard en Noise et puis un peu plus tard en New Noise.

Cet entretien permet de découvrir l’envers du décor. Loin de l’image romantique d’un open-space animé, Olivier Drago révèle une réalité plus solitaire : certains rédacteurs n’ont jamais été rencontrés, les échanges se font très souvent à distance.

La référence R.A.G.E., magazine pionnier, revient très régulièrement et montre qu’il reste une référence et une influence importante.

L’entretien aborde l’épineux sujet des difficultés de New Noise qui ont démarré en 2022 et qui ont mis à mal sa publication. C’est à nouveau le cas cette année. La discussion tient à trouver les raisons des baisses de vente, je suis surpris qu’à aucun moment le sujet du prix du magazine ne soit approché, pourtant crucial, car d’un point de vue lecteur j’ai vu une sacrée différence entre le prix d’un numéro en 2015 (6.90€) et un actuel (12.90€). Bien entendu elle se justifie par une hausse des coûts d’impression mais l’achat d’un New Noise n’est plus à la portée de tout le monde.

La deuxième partie du livre est une discussion complète entre Sam Guillerand et Olivier Drago sur un sujet qui les oppose. Olivier étant toujours avide de nouveautés ce qui n’est pas le cas de Sam. Je résume un peu mais l’idée se situe par-là. Cette partie qui m’a fait penser à l’excellent zine HuGui(Gui) les Bons Tuyaux, mais, hélas, je n’ai pas vraiment apprécié. Le côté name-dropping et la volonté oppressante de vouloir convaincre est pesante à lire. Et puis il y a un réel décalage de temps d’expression entre les deux protagonistes qui s’est révélé gênant pour moi. J’ai par contre apprécié la richesse des propos souvent pertinents. Mais peu importe ce n’est que mon humble avis.

 

Tant que c’est encore possible est bien plus qu’un entretien : c’est une plongée dans les coulisses de la presse musicale, un témoignage sur les défis et les difficultés de l’indépendance. Que vous soyez lecteur de New Noise, passionné de fanzines ou simplement curieux des aventures éditoriales, ce livre vous parlera. À lire, donc, tant que c’est encore possible !

J. NeWSovski

dimanche 29 mars 2026

.CHIRE – Notre Dame Des Tentes [EP]

 


.CHIRE – Notre Dame Des Tentes [EP]

Autoproduction

 

Montréal ne cesse de confirmer son rôle de place forte du rock canadien. Après Vulgaires Machins, Population II, Nobro ou Lost Love, voici .CHIRE et son punk « gériatrique » – un terme qui, rassurez-vous, ne reflète en rien l’énergie de ce quintet. Leur EP Notre Dame Des Tentes est une claque aussi bien musicale que sociale, où la rage et l’engagement se marient à des riffs tranchants et des voix éraillées. Bon, en voyant les photos des gars, je me rends compte qu’on a à peu près le même âge. Je vais donc considérer Les Rêveries comme un fanzine gériatrique aussi !

L’EP démarre fort avec Révolution (y’en aura pas) punkrock très efficace avec une grosse voix façon Gruff Punk et un chant en français teinté du subtil accent québécois si reconnaissable. Ça joue fort et ça joue vite, un vrai défouloir, les chœurs fonctionnent à merveille et la section rythmique est vraiment sympa, j’aime beaucoup la basse. Enchaîne ensuite C’est le premier tour de roue le plus rough, avec le deuxième chanteur qui prend le lead. Sa voix est originale et, avec ce texte, ça passe crème ! Le texte aborde le sujet de l’écologie et comment enrailler le mouvement de surconsommation, c’est intéressant.

Il y a toujours un engagement dans les textes, c’est le cas aussi sur Brûle ! Coderre, Brûle !, un morceau que j’affectionne particulièrement. Il va vite, la voix éraille de FO dessus fonctionne à merveille et la guitare est joueuse et balance quelques riffs bien sentis. Un très très bon morceau.

Notre Dame Des Tentes, morceau éponyme, est une plongée dans le Montréal des laissés-pour-compte. Le texte, poignant, décrit un campement de fortune face à l’explosion des loyers – un thème universel, mais ancré dans le réel (-30°C l’hiver, ça ne pardonne pas). Musicalement, les riffs en cascade et les changements de tempo évoquent l’urgence, comme si Hot Water Music avait croisé la route des Vulgaires Machins. Un excellent morceau.

Fuck Gagner me fait vraiment penser à un morceau de Guerilla Poubelle, un brûlot punk rapide et direct. Un texte qui aborde, une nouvelle fois, un sujet sociétal.

 

Notre Dame Des Tentes est un EP sans concession, où le punk retrouve sa fonction première : dénoncer, rassembler, et surtout, faire bouger. .CHIRE prouve qu’on peut être « gériatrique » sans rien perdre de son mordant, et qu’à Montréal, la scène punk francophone a encore de beaux jours devant elle. À suivre de près, donc.

J. NeWSovski

 

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mercredi 25 mars 2026

WETWALLS – démo

 


WETWALLS – démo

Bus Stop Press

Marseille voit émerger WETWALLS, un collectif qui rassemble d’anciens membres de Wake The Dead, Water Mane, Joyblasters et Third Memory – des noms familiers pour les habitués des Rêveries. Cette démo, disponible en cassette, propose six titres (dont une intro et une outro) pour un voyage intense de 14 minutes.

C’est une démo, et le rendu sonore en porte les traces : un mixage un peu compressé, presque étouffé, qui ne rend pas encore justice à la musique du groupe. Mais derrière ces arrangements un peu bruts, l’énergie transparaît. Dès In Neutral, WETWALLS dévoile un post-hardcore viscéral et mélodique, où les chants se mêlent à des lignes musicales soigneusement ciselées, ça part en screamo.

Neon Sky confirme cette impression, avec une tension et une intensité palpable et des mélodies qui s’étirent. Split Soul, quant à lui, ouvre une brèche vers des horizons plus ambitieux : on devine un groupe capable de déployer des morceaux encore plus atmosphériques, tout en gardant cette énergie électrique qui les caractérise.

 

 

Une belle découverte, on attend la première sortie « officielle » avec impatience parce qu’on a affaire à un groupe talentueux !

J. NeWSovski

 

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samedi 21 mars 2026

Playlist du printemps

 Voici déjà le printemps et, il allait de soit qu'une petite playlist très punkrock accompagne le soleil et l'éclosion des fleurs.

Onze groupes, onze gros morceaux. Des featurings, des inédits, du français mais pas que...

Petit clin d'œil aussi à l'artwork de cet album mythique des Burning Heads sorti il y a tout juste... 30 ans.









mardi 17 mars 2026

THE DRUGSTERS – S/t

 


THE DRUGSTERS – S/t

Dispear Records / L’Ouïe pleure

Bam Bam Bam, The Drugsters viennent du Sud-Ouest, de Bayonne, Euskadi baby ! Et ce groupe cartonne comme jamais ! Il amène avec lui un vent frais issu de la fin des années 80 et qui sent bon le début des 90’s. En regardant d’un peu plus près à travers le livret de la cassette, Dispear oblige, on retrouve Thomas d’Unlogistic au chant et à la guitare ainsi qu’un ancien The Cabrones mais surtout Claudy Bastard FM : Milooz. Et ça, ça parlera aux plus vieux lecteurs des Rêveries toujours dans l’ivresse de la salle enfumée du Blues bar. Suite à l’enregistrement Seb de Seven Hate, légende parmi les légendes, a rejoint le groupe à la batterie ainsi que Francis (Rodeo Idiot Engine) à la guitare.

L’album s’ouvre sur un punkrock direct avec des morceaux comme Chemical Ride qui me rappelle au bon souvenir du premier album des Burning Heads. Ainsi que Boomers With Attitude qui démarre avec un petit extrait de l’Arme Fatale avant que le refrain abrasif nous entraîne tous avec son « we are the boomers ». J’adore le chant éraillé de Thomas, juste ce qu’il faut.

Not Today sonne comme les Descendents, c’en est même troublant, le son, le ton éraillé, l’énergie… Un chouette morceau ! Not Punk Enough est efficace, un peu plus en retrait vu les autres chansons. John Connor débute la face B avec un sample de… Terminator 2. Un vrai film de boomer pour sûr ! L’alternance entre les chants des deux Thomas est intéressante et le morceau amène une vraie intensité pertinente. Le morceau qui ressort du lot est No Control, le refrain est bien senti et le groupe y développe de belles mélodies. Tout se termine avec Stadium Rock, taillé pour la scène, il va faire chanter le public même si je trouve qu’il aurait mérité un tempo plus rapide pour distiller un peu plus d’énergie.

L’enregistrement respire l’authenticité, certes il n’aura pas le prix du meilleur son 2026 mais c’est aussi ce qui fait son charme et rappelle justement la fin des années 80, et toute une floppée de groupes, The Descendents en premier !

 

The Drugsters est une belle surprise et ce mini-album (9 titres, 21 minutes) s’annonce comme la bande-son idéale de ce printemps. On va vite les découvrir sur scène et ça s’annonce de très belle manière !

J. NeWSovski

 

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vendredi 13 mars 2026

FALLING WAVES – The stories we’ve been told [EP]

 


FALLING WAVES – The stories we’ve been told [EP]

Autoproduction

Sorti en fin d’année 2025, ce second EP de Falling Waves est passé sous les radars et il serait dommage de ne pas profiter ce petit bijou de 25 minutes pour 4 titres tant ce groupe de Saint Etienne regorge de qualités.

 

L’EP s’ouvre avec Brighton Blast, qui installe une atmosphère envoûtante, entre douceur ambiante et montée en puissance. La guitare, résolument années 90, apporte une intensité qui ne sacrifie jamais la mélodie. Circles enchaîne avec près de sept minutes d’indie rock hypnotique, où la tension monte crescendo. On y entend des échos de la scène emo, voire des accents de Baby Chaos, mais toujours avec une identité propre.

J’aime beaucoup John Murphy avec des extraits du film 28 jours plus tard de Danny Boyle dont le thème a été composé par John Murphy et des samples issus du discours de Greta Thunberg devant l’ONU qui servent de chant Derrière on est sur du post-rock hyper immersif et super bien réalisé. Le dernier morceau (CTRL DEL) est aussi une vraie pépite qui allie douceur et mélodies sur sa première partie avant de durcir le ton mais de garder son côté envoutant sur sa seconde moitié.

On notera aussi la très jolie pochette, sobre et énigmatique.

Falling Waves signe ici l’un des plus beaux EP de la fin d’année 2025, alliant qualité musicale, sincérité et une capacité rare à captiver l’auditeur.

 

J. NeWSovski

 

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lundi 9 mars 2026

LA DEBÂCLE – Manquer d’air [EP]

 


LA DEBÂCLE – Manquer d’air [EP]

Araki Records / Cœur Sur Toi / Kravache

 

Voici le premier EP de ce nouveau groupe Toulousain qui avait déjà préparé le terrain en sortant une démo en 2024. Cette fois-ci la production est plus soignée avec Julia Soula qui s’en est chargée.

Trois titres seulement mais de belles promesses avec une base de son très punkrock façon Charlie Fiasco, référence locale pas si anodine car la voix de Mathieu ressemble beaucoup à celle de Romain des Charlie.

L’EP s’ouvre sur La Tangente, un morceau qui pose immédiatement les bases : un punk-rock mélodique, des chœurs bien placés et une énergie bien présente. Mille Éclairs enchaîne avec intelligence, alternant entre passages punk-rock et mélodies post-hardcore, le tout servi par des textes en français bien sentis. Enfin, Manquer d’air clôt l’EP en appuyant davantage sur les contrastes. Le morceau démarre rapidement avant de se poser et développer des moments doux et aériens, puis une longue montée en puissance pour un final explosif.

Trois titres, c’est court, mais suffisant pour donner envie d’en entendre plus. La Débâcle vient de sortir ici, un premier EP qui servira de support idéal pour démarcher les salles et se faire une place sur scène. À suivre de près, donc.

 

J. NeWSovski

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jeudi 5 mars 2026

DIRTY CLOUD – New Flesh

 


DIRTY CLOUD – New Flesh

Flippin’ Freaks Records

Décidément, la scène rock rouennaise regorge de groupes passionnants : MNNQNS, SERVO, YOU SAID STRANGE ou encore WE HATE YOU PLEASE DIE. Et la liste est loin d’être close. Elle s’allonge aujourd’hui avec une nouvelle pépite locale : DIRTY CLOUD. Repéré il y a trois ans par Raphaël Balzary, ex-frontman de WE HATE YOU PLEASE DIE, le trio revient avec « New Flesh », un premier album qui impressionne autant par sa fougue que par sa maturité. À peine majeurs, les trois énergumènes livrent une musique dense qui oscille entre urgence punk et échappées expérimentales. Leur style s’est largement affiné depuis leur premier coup d’essai (le EP « Straight-Jacket »).

L’étrangeté ouvre le bal avec “Soft Machine”. Deux minutes d’ambient et de bidouillages sonores, presque abstraites. Une introduction déroutante, parfaite rampe de lancement pour la bombe “Tiny Shoes Cause Blister”. Porté par une rythmique martiale, le morceau navigue entre punk, noise-rock et post-punk avant d’opérer, à mi-parcours, une bascule inattendue vers des textures plus shoegaze, presque atmosphériques.

Autre évidence, la palette vocale de Julien est incroyable. Puissante, modulable, capable de descentes abyssales comme de fulgurances stridentes. On pense aux regrettés tRuckks et au chant possédé de Leny, capable lui aussi d’embrasser des territoires proches du death-métal. DIRTY CLOUD flirte d’ailleurs avec ces extrêmes sur la fin de l’expéditif “Stimfapping” où le chant guttural surgit sans prévenir.

Limbic System” (1 minute 20 à peine), maintient la cadence et rappelle les débuts d’ICEAGE. La tension reste palpable sur « Straight Men » et ses guitares débraillées. Mais le trio ne se contente pas d’aligner les uppercuts. Il aime brouiller les pistes. Les cinq minutes de “Skin Crawling” en sont la preuve. La basse minimaliste et le spoken words inquiet de Julien subissent progressivement quelques dissonances. Puis la batterie et les guitares noisy font irruption. DIRTY CLOUD joue beaucoup sur le tempo, les changements de rythme sont légion jusqu’au final agressif.

Voix plus grave et ambiance plus post-punk sur les premières notes de “777555/Scum”. Un morceau au titre bien mystérieux qui prend ensuite des chemins plus punk et noise-rock (dans sa 2ème moitié). Plus posé et lancinant, « Travis the Chimp » est dominé par le chant habité et changeant de Julien. L’album touche déjà à sa fin avec l’étonnant « Garmonbozia ». Une simple guitare acoustique reprend en boucle quelques accords pour un final 100% instrumental. Le calme après la tempête.

Le premier album de DIRTY CLOUD est un disque tendu, incarné et parfois inconfortable. Avec « New Flesh », le groupe rouennais frappe un grand coup et affirme déjà une identité singulière. Et laisse présager un avenir prometteur.

 

Mr Caribou

 

Titre préféré : « Tiny Shoes Cause Blister »

 

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dimanche 1 mars 2026

YOUTH AVOIDERS – Defiance

 


YOUTH AVOIDERS – Defiance

Dispear Records / Destructure records

Huit ans séparent Défiance de Relentless, le second album des Parisiens. Une longue période durant laquelle le groupe a vécu beaucoup de hauts avec des concerts partout à travers le monde mais aussi des bas qui les ont obligés à changer de line-up et notamment se séparer de leur bassiste, suite à une agression sexuelle. Ce nouvel album est donc une surprise. Une excellente surprise même. Et dès les premières notes on reconnait les marqueurs du groupe avec un son caractéristique et un chant original.

Endless Fight démarre avec une énergie communicative, punkrock pleine balle, hardcore old school. Le groupe joue vite, à la manière des Nantais de Circles avec lesquels ils partagent de nombreux points communs.

Le tempo est frénétique sur Fed Up Of Their Lies qui montre que Youth Avoiders est toujours un groupe avec des paroles engagées. Les mélodies ne sont pas oubliées comme sur Solidarity with the oppressed ou Nowhere to go où la voix de Christopher se pousse dans ses retranchements. Les titres s’enchaînent, pas moins de 10 pour 20 minutes, la messe est vite dite, mais on notera quelques excellents brûlots comme Real Life Awaits Us ou Short Fuse. J’apprécie particulièrement la guitare de Christoph, d’une efficacité implacable sans distorsion et le jeu de batterie ultra efficace de Marlon.

 

L’enregistrement a été réalisé en deux temps entre Aout 2024 et Novembre 2025 signé Nicolas, qui assure aussi la basse, est d’une justesse remarquable. Quant à la pochette signée par Gaspard Le Quiniou d’Arrache-toi un Œil, elle est vraiment magnifique, c’est une des plus belles que j’ai pu voir ces derniers temps, bravo !

 

Defiance est l’un de ces albums incontournables de ce début d’année. Il marque le retour de Youth Avoiders et c’est une excellente nouvelle ! Il s’écoute en boucle et je ne peux que le conseiller vivement !

 

J. NeWSovski

 

 

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jeudi 26 février 2026

THE TACT – Fizzy Life

 


THE TACT – Fizzy Life

Tic & Tact Records


The Tact signe ici son deuxième EP, Fizzy Life, une bouffée d’air frais qui sent bon le printemps. Atypique à plus d’un titre : non seulement le duo se limite à une guitare et une batterie, mais il est aussi formé d’un père et de son fils. Originaires de Corbelin, un village niché au pied des Alpes, ils ont commencé leur aventure en 2022.

L’EP s’ouvre sur Don’t Care, un single déjà rodé depuis plusieurs mois. Un choix judicieux : ce morceau détonne, alliant une énergie rock’n’roll pure et un côté accrocheur qui en fait un tube en puissance. Proud Of Your Genes poursuit sur cette lancée puis Fizzy Life avec son riff de guitare percutant et un filtre vocal renforce l’aspect groovy. Le jeune chanteur avec son accent et son phrasé haché, laisse entrevoir une marge de progression. Une idée à creuser : pourquoi ne pas tenter quelques titres en français pour varier ?

Part Of The Game marque un virage mélodique, moins rock et plus aérien, avec une touche psychédélique qui surprend et séduit. Quant à At One, son tempo plus lent et ses sonorités indie-pop en font un morceau à part, presque contemplatif et rappelle l’influence The Strokes.

 

The Tact est un groupe solaire. Au-delà de leur formule atypique, père et fils livrent un rock’n’roll teinté de garage et d’indie-pop, frais et embarquant. Un EP à découvrir sans attendre – et à suivre de près !

J. NeWSovski

 

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dimanche 22 février 2026

RANDOM HEARTS – Love PTSD

 


RANDOM HEARTS – Love PTSD

MA Såret Rec, Araki Records, Asso MIGHTY WORM, Dingleberry Records, Affliction Records, Emergence Records.

 

Love PTSD de RANDOM HEARTS était l’une des sorties les plus attendues de mon agenda 2026. Les deux extraits dévoilés fin 2025, quelques mois avant la sortie officielle, avaient suffi à confirmer mon intuition : ce premier album promettait de tout renverser. Et le moins que l’on puisse dire, c’est qu’il tient ses promesses.

Formé en 2022 à Besançon, RANDOM HEARTS rassemble des têtes connues de la scène locale : Jean-Philippe (ex-Nothing To Prove) et Rémi (ex-Wendy’s Surrender), rejoints par Thomas et Hervé, tous deux issus de Jack And The Bearded Fishermen. Une alchimie qui se ressent dès les premières notes.

À l’écoute, l’influence de Jack ATBF est immédiate — et pour cause, la proximité entre les deux groupes est indéniable. Mais là où Jack ATBF mise sur une énergie brute et directe (comme en témoigne leur Naked sorti quelques mois plus tôt), RANDOM HEARTS creuse un sillon plus atmosphérique, plus mélancolique. Les guitares, à la fois massives et subtiles (Before We Met), laissent une large place aux mélodies, tandis que le chant, volontairement en retrait, sert avant tout la puissance collective. Un équilibre rare, qui rappelle par moments l’esprit de Watertank — notamment sur des titres comme Fences ou Slow Burn, où les atmosphères prennent le pas sur la frénésie.

L’album oscille entre deux âmes : d’un côté, la lourdeur post-hardcore d’un Recede Into Shadows, typique de la scène bisontine (lourd, puissant, mélodique) ; de l’autre, une mélancolie plus introspective, comme sur Past Tears, qui n’est pas sans évoquer Second Rate. Un mélange qui donne à Love PTSD une identité forte, entre rage et nostalgie.

Et puis, il y a ce parfum inégalable des années 90, celui d’un Quicksand en pleine possession de ses moyens, quand le post-hardcore flirtait aussi avec le punk et le grunge sans jamais s’y noyer.

RANDOM HEARTS signe ici un premier album solide, homogène, et surtout, profondément sincère. La claque de ce début d’année qu’il me tarde de découvrir sur scène !

J. NeWSovski

 

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