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samedi 17 janvier 2026

WAKE THE DEAD – The Great Disappointment

 


WAKE THE DEAD – The Great Disappointment

Useless Pride Records


Après l’excellent Still Burning en 2020, huit titres percutants et un line-up renouvelé (batteur et chanteur), Wake The Dead confirmait déjà sa capacité à rebondir et se réinventer ce qui n’est pas simple surtout quand on parle de la signature vocale. Mais en 2023-2024, nouveau rebondissement : Vincent cède le micro à Aleksandra. Contre-pied parfait puisqu’elle insuffle un nouveau vent de fraîcheur au groupe.

La belle introduction de The Great… plante le décor avant que Break Up ne lance l’album sur des rails hardcore, énergiques et sans concession, rappelant l’efficacité d’un Comeback Kid. Les Marseillais assument pleinement leur héritage, leur filiation, mais Aleksandra, par sa présence vocale, évoque aussi, évidemment, Walls Of Jericho ou les premiers Stinky. Les riffs, tranchants comme des lames, ne laissent aucun répit.

 

Plus modern hardcore sur son traitement, with no regrets enchaîne de belle manière avec un refrain bien senti. J’aime la façon dont est construit l’album avec des touches punk disséminées par ci par là, notamment sur Cowspiracy et son titre sans équivoque, qui fait référence au documentaire de Kip Andersen et Keegan Kuhn, réédité en 2015 sur Netflix et produite par Léonardo DiCaprio. Wake The Dead est porteur de messages tous axés vers la planète, c’est le thème global de l’album, en approchant la pollution, l’élevage intensif et son impact environnemental…

Pour moi le titre majeur est Marseille City, plus qu’un titre, plus qu’un hymne ce morceau est monstrueux ! Avec son entrée en matière digne de Madball et son refrain obsédant, ce titre est l’un des meilleurs que j’ai pu écouter dans le style depuis un paquet d’années. Your Last Stand, enfonce le clou dans le même registre avec des chœurs puissants et une énergie folle.

Tide Of Decay se veut plus posé, plus lourd et définitivement plus métal, montrant que Wake The Dead navigue entre les styles avec facilité. Ce que l’on ressent aussi sur Moving Forward et The Blue Grow : hardcore voire post-hardcore. Le groupe met de côté son mode « rentre-dedans » pour développer davantage des mélodies étirées.

Mais le bulldozer revient en force avec le surpuissant You & Me aux riffs entêtants qui mixe une nouvelle fois hardcore et métal. Puis sur Binary Anthem bien plus punk sur la forme. Projection dans l’avenir sur le titre 2050 offre une plongée sombre dans un futur incertain, porté par un riff grave et un rythme implacable. L’album se clôt sur …Disappointment, post-hardcore assumé, qui boucle parfaitement avec l’ouverture.

Produit par Flo Salfati (Landmvrks), The Great Disappointment bénéficie d’un son puissant et équilibré. L’artwork, bien que reflétant une réalité environnementale glaçante, est visuellement saisissant.

 

Malgré un nouveau changement au chant, Wake The Dead signe un album monstrueux, engagé et musicalement abouti. Entre riffs accrocheurs, chant percutant et thèmes urgents, c’est sans hésiter l’un des meilleurs opus de 2025.

J. NeWSovski

 

https://wakethedeadhardcore.bandcamp.com/album/the-great-disappointment

https://www.facebook.com/wakethedead13



lundi 21 décembre 2020

MANU ARMATA – Invictus

 


MANU ARMATA – Invictus

Useless Pride Records

 

« Manu Armata est un groupe impactant. » Cela fait quelques semaines que j’essaie de caler cette expression empruntée à un confrère québécois et il est clair que Manu Armata s’y prête parfaitement.

On pourrait croire à l’évocation de son patronyme que le groupe vient de France mais il s’agit d’un groupe de Harlingen au nord des Pays Bas. De même l’origine du nom de l’album emprunté à un poème de William Ernest Henley aurait pu laisser imaginer davantage de douceur mais il en est tout autre chose.

Cela fait quelques temps que je ne m’étais pas plongé dans un album de hardcore aussi efficace et direct, dès le premier morceau Remain Radical il me rappelle la clique New Yorkaise Sick Of It All en tête. Grosse débauche d’énergie et le chant se rapproche assez de celui de Lou Koller, sur ce titre en tout cas.

Nothing is given voit l’arriver de renforts au micro et des membres du groupe punkrock Drunktank pour un morceau forcément plus mélodique mais intéressant qui rappellera Ignite sur son refrain. Comme un certain nombre de groupe hardcore, le groupe ne renie pas ses origines métal, et à travers le jeu de guitare (l’intro de Havoc & Distress ; Rise & Fall) n’hésite pas à mélanger les styles.

Autre featuring avec le bassiste de No Turning Back qui vient prêter sa voix sur une nouvelle version du titre From The Heart, autre morceau à être retouché après No Victory pour des versions 2020 plus propres et efficaces.

 

Redoutablement efficace, Manu Armata rappellera évidemment beaucoup de groupes de Sick Of It All à Terror en passant par Alea Jacta Est et, à l’instar de ces groupes, il dégage la même énergie et la même sensation de puissance. Gros défouloir, Invictus est vivement recommandé aux fans du style.

J. NeWSovski

 

Morceau préféré :                                    Remain Radical

 

https://manuarmata.bandcamp.com/album/invictus

https://www.facebook.com/manuarmata/

https://upmerch.store/manuarmata/



dimanche 25 mai 2014

Alea Jacta Est - Vae Victis


Alea Jacta Est - Vae Victis
Useless pride
9/10
Voici donc le deuxième album des Toulousains qui fait suite à Gloria Victis sorti en 2010. Alea Jacta Est est sans nul doute le meilleur groupe de hardcore en France. Le plus puissant aussi. Continuant dans son registre guerrier l'album s'ouvre avec un extrait du cultissime Gladiator, au passage à noter aussi les samples de Rocky, Expendables et même plus original avec les Inconnus sur le dernier titre No Pain No Gain.

Le premier titre, From Silence I Rise part très fort et n'a rien a envier des pointures comme Hatebreed ou Terror. J'adore la petite présentation à laquelle on avait déjà eu droit dans le passé "Alea Jacta Est 2014" façon Body Count sur chacun de leurs opus, les passages Aouh Aouh en chœurs sont aussi excellents, originaux et fédérateurs ; le chant dans sa globalité a encore progressé, appliquant davantage de modulations et en étant bien aidé par des chœurs puissants. Ce morceau est juste parfait. Et si je devais compiler mes morceaux de HxC préférés il en ferait certainement partie. L'album, comme on pouvait s'y attendre, fait aussi la part belle aux moshs parts (2 words 1 finger ou Hostility). Rythmiquement c'est très fort et l'on se rend compte qu'entre tous les concerts, les tournées à l'étranger, le groupe a progressé et acquis une sérieuse expérience. Les morceaux se suivent, sans jamais atteindre le niveau du premier je trouve, mais se révèlent tout de même d'excellente facture.
A noter que Vae Victis sort comme son prédécesseur sur Useless Pride, le label du guitariste. La pochette sans être un canon de beauté est bien foutue et dans le thème. Avec moins de 29 minutes au total, on pourra dire que c'est court mais je trouve que c'est une durée bien dosée car rapide mais efficace, et un morceau de plus aurait peut être lassé.

Attendu depuis longtemps, Vae Victis confirme la toute puissance des Toulousains et j'oserai ajouter que le groupe n 'a strictement rien à envier aux grosses pointures américaines. C'est un excellent album qui se trouve autant efficace sur sa chaîne que sur scène.


Mon titre préféré: From Silence I Rise



Vincent dans A t'il Bon Goût : Vincent a t'il bon gout ?