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lundi 5 octobre 2026

MARVIN HEEMEYER – A new low

 


MARVIN HEEMEYER – A new low

Deviance Rds/ Crapoulet Rds / Maloka / Shlag Rds / BlackOut Prod

Voici le premier album du groupe Nancéen Marvin Heemeyer. Formé en 2019 et déjà auteur d’une démo 4 titres remarquée en 2024 et 2 Eps au préalable. Je vous conseille la lecture de la chronique de cette dernière pour connaître l’origine du nom du groupe. Pour cet album, Marvin Heemeyer a posé ses instruments au studio L’Autre Oreille, avec Fabien Pilard et Julien Rosenberger aux manettes. Le mixage, lui, a été confié à Will Killingsworth (Dead Air Studio), une collaboration qui porte ses fruits car le son est impeccable.

L’album s’ouvre sur une longue introduction qui fait monter la tension, comme une mise en bouche parfaite. Puis, c’est l’explosion : Old Stuff déferle avec un punk hardcore au chant crié, rythmé par des modulations percutantes. Enchaîne You’re so right qui dégage aussi beaucoup d’énergie. Le groupe affiche clairement sa ligne de conduite avec un message clair dans le livret : Fuck Racism, fuck sexism, fuck homophobia and fuck any other form of discrimination.

Et quand il s’agit d’aborder des sujets graves, Marvin Heemeyer ne recule pas. Betharram en est l’exemple parfait, avec un texte puissant : « Homophobic bigots, so afraid of faggots, follow what I say and never what I’ve done, dumb… ». J’adore particulièrement la première partie de ce morceau, où l’échange guitare/basse est d’une efficacité redoutable.

 

Plus tard, Stone vient ensuite calmer le jeu avec une rythmique plus lente, mais surtout plus lourde, avant que le déluge ne reprenne de plus belle (Stand Still, Gross). Le groupe sait aussi nous embarquer avec des rythmiques prenantes et dansantes (No One), tout en rappelant, sur d’autres titres (Banged Up, Layers), leur attachement au hardcore, dans la veine de groupes comme Bunkum ou Go It Alone.

Clairement, les morceaux et le groupe vont être particulièrement intéressants à voir sur scène car c’est là que ce style, qui est emplein d’énergie et de rage, prend toute sa dimension. À suivre de près, donc, pour ne pas rater leurs prochaines dates de tournée !

 

J. NeWSovski

 

Lien Bandcamp

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mardi 8 octobre 2024

MARVIN HEEMEYER - démo

 


MARVIN HEEMEYER - démo

Autoproduction


Mais qui est Marvin Heemeyer ? Selon wikipedia, c’est un américain, soudeur de profession, qui à la suite d’un conflit avec ses voisins et les autorités locales s’est suicidé après avoir détruit sa ville avec un bulldozer. On trouve des goodies autour de ce brave monsieur surnommé Killdozer. Aujourd’hui un groupe de Nancy reprend son nom et se définit comme désabusé par le cynisme de ses congénères, à l’image du porteur de leur patronyme.

Ce quatre titres est une démo, ce qui explique le son vraiment pas top, mais c’est surtout le moyen de faire découvrir Marvin Heemeyer qui démarre fort avec Killdozer un peu à la façon Wank For Peace ou les premiers Stinky. Le chant est puissant et crié, la rythmique se veut saccadée. Lame est aussi un beau déluge d’énergie tout en proposant davantage d’intensité. Dumb as fuck accélère encore se révélant très punk sur la forme. Pour finir Missing Parts ralentit un peu et balance de la puissance et des breaks à la Throwdown.

8 minutes, la messe est dite.

 

Marvin Heemeyer propose une belle énergie sur ces quatre titres et maîtrise bien son style, un hardcore punk explosif avec des bons passages, même si l’ensemble manque un peu d’originalité. Il pâti d’un son vraiment médiocre souvent caractéristique des démos mais laisse entrevoir un potentiel intéressant.

 

J. NeWSovski

 

 

https://marvinheemeyer.bandcamp.com/album/demo-2024

https://www.facebook.com/marvinheemeyerband



vendredi 5 novembre 2021

TARDIS – Never grow up

 


TARDIS – Never grow up

Autoproduit / La face cachée (pour l’édition vinyle)

 

Le tardis est cette machine utilisée par le docteur Who dans la série préférée de mon fils, pour voyager à travers le temps et l’espace. Mais Tardis est aussi le nom donné à l’autre groupe de Ben, aussi chanteur et guitariste de Sliver. Un hommage à la série mais aussi,  et c’est d’autant plus flagrant dans ce nouvel album, au voyage dans le temps et la nostalgie. Ce Never Grow Up, deuxième album, arrive quatre années après le superbe Machines are talking behind your back.

 

Tout commence par 1986 [atomic Kids] un titre assez remuant sur les enfants de la génération Tchernobyl, bien rythmé il est entraînant et les chœurs de Julie se posent à merveille dessus. Une bonne entrée en matière, très rock 90’s. Plus léger, No Alibi enchaîne avec du ukulélé, un instrument qu’on retrouve aussi sur At The Arcade. Ce dernier amène son souffle de nostalgie associé à une mélancolie qui suit, tel un fil rouge, l’album. Petite fin en son 8 bits pour rendre hommage aux arcades, dont je suis un grand fan !

Mad Men In Boxes est un beau titre où les deux voix se complètent à merveille faisant preuve d’une belle douceur. La voix de Julie est bien plus présente sur ce deuxième album et c’est une bonne chose. On la retrouve d’ailleurs sur le morceau video Nasties, un titre calme où elle assure le chant lead à elle toute seule avec brio. J’aime aussi beaucoup isolation tank qui commence au piano de façon très posée avant de s’ouvrir au fur et à mesure.

10 frames per second amène cette diversité que j’aime bien dans Tardis, avec une rythmique bien plus rapide et des montés plaisantes. On retrouve encore davantage de détermination sur French Movies are cinematic guano qui, sous ses faux airs de Song 2 de Blur, distille une énergie communicative. Tardis termine en douceur avec New Gods new Stigmata qui s’évapore dans des sphères aériennes sur sa conclusion. Un très beau titre pour finir.

 

Ce deuxième album de Tardis appelle donc à la douceur et la mélancolie tout comme sur le précédent à l’énergie du rock des années 90 qui a bercé le groupe. Never Grow Up est un album varié qui mérite vraiment d’être découvert et écouté en boucle.

 

 

J. NeWSovski

 

https://tardis-band.bandcamp.com/

https://www.facebook.com/tardistheband/

 

 

dimanche 26 mars 2017

REVIENS - II



REVIENS  - II
7/10

Reviens est un trio nancéen qui joue un punkrock chanté en français un peu dans la veine, je trouve, de Charly Fiasco. La discographie du groupe est déjà chargée de deux EP et d’un premier album sorti il y a 6 ans. Deux des gars jouent aussi dans P.O. Box.

Même si l’originalité n’est pas de mise d’un point de vue musical il n’en demeure pas moins que l’écoute de ce deuxième album est agréable et elle prête surtout à l’écoute des textes qui sont bien écrits. La voix de Julien passe bien et amène un côté hargneux même si on la sent souvent poussée.

Certains morceaux accélèrent franchement le rythme (la foule), balance du solo guitare. J’aime bien aussi La Médiocrité, très chantant, Clope sur clope bien rythmé et aussi l’Enfer et la raison, plus posé. Des titres qui s’écoutent avec plaisir, les autres sont agréables aussi mais restent assez conventionnels et entendus.

Par contre je n’ai pas compris le but d’avoir placé stoner, un titre…de stoner plutôt bien fait d’ailleurs, prenant et maîtrisé mais nulle part ailleurs dans l’album on ne retrouve des bribes de ce style. Les gars doivent aimer et se sont fait un kif sur un morceau ? Mystère mais en tout ça vient ici comme un cheveu dans la soupe, en plein milieu de l’album.

Il y a désormais pléthore de groupes de punkrock qui chantent en français, beaucoup s’inspirent des mêmes références (Justin(e), Guerilla Poubelle, Charly Fiasco…) qu’il est difficile de venir égaler ou juste même chatouiller. Reviens n’est pas dénué de talent mais il lui manque encore un petit quelque chose d’originalité pour réellement se démarquer

Titre préféré :                     Uniforme

J. NeWSovski




lundi 20 février 2017

Clip - Tolstoi

Un petit clip sympa des Nancéens de Tolstoi. De la bonne bagarre de politiciens.


vendredi 15 mai 2015

ANATHEME - Fujon (ep)



ANATHEME - Fujon (ep)
7/ 10
Anathème n'en est pas à son premier essai. Créé en 2003, le groupe nancéen vient de sortir une 6ème production, un EP contenant 5 titres. Le quatuor délivre un post-rock de très bonne facture, genre musical ayant vu le jour au cours des années 90 avec les précurseurs SLINT, GODSPEED YOU BLACK EMPEROR ou encore MOGWAI. Sans révolutionner le genre, ANATHEME respecte les codes de ce courant musical instrumental fait de lentes et longues montées un peu planantes et d'explosions de guitares saturées. ANATHEME fait peut-être référence aux Ecossais MOGWAI sur le 3ème titre intitulé "Baisers de Glasgow" (titre le plus intéressant avec l'arrivée de chœurs masculins puis féminins à la moitié du morceau) mais c'est aux Texans EXPLOSIONS IN THE SKY que le son du combo de Nancy fait penser : même alternance de guitares cristallines et de déluges avec un son plus saturé. Le premier morceau introductif "Ruine", contemplatif et mélancolique, évoque quant à lui les japonais de MONO. La force du groupe est de mélanger les ambiances (le calme puis la tempête) sur un format relativement court pour ce style musical (les plus longs morceaux ne font que 6-7 minutes)

Au final, sans revisiter le genre, ANATHEME édite un EP efficace qui ravira les fans du genre qui prend souvent sa pleine mesure en concert.

Morceau préféré :  Baisers de Glasgow


Une chronique de Mr Caribou