samedi 18 mai 2013

Mobütu – Axl Rose is Dead




Mobütu – Axl Rose is Dead

Autoprod
8.5/10
On ne va rien cacher, Mobütu fait partie du cercle d’amis des Rêveries, et ça, ça rend d’autant plus difficile la tâche de chroniquer cet EP. Toujours est-il qu’il serait dommage de ne pas le chroniquer tant le groupe vendéen (Fontenay le Comte dirty south) y fait la démonstration de son talent. 


Drôle de pochette qui colle à un titre un peu surprenant car il ne faut se le cacher les influences Motörhead sont très présentes, on les retrouve en clin d’œil avec le tréma mais c’est surtout en faisant tourner la galette dans la platine que l’on ressent l’influence du trio britannique. Musicalement c’est du gros heavy rock bien burné (désolé j’aime bien ce mot en ce moment) qui me rappelle aussi Nashville Pussy et Airbourne. Go go go hail rock’n’roll, (déjà présent sur la compile des Rêveries de 2012) démarre ce petit 6 titres sur les chapeaux de roue, la ligne de guitare est entrainante et c’est clair que ce titre est percutant. Going To Hell Fest révèle un texte un peu provoc, un peu drôle et une bonne façon de se faire griller par Ben Barbaud mais peu importe, d'ailleurs mon avis sur ce fest est le même que Mobütu. Let Them Die est aussi un bon titre dommage que l’accent du chanteur Maturin soit encore phase de rodage ce qui casse pas mal l’effet sur le refrain, d'ailleurs à ce propos je connais quelqu'un sur la côte vendéenne qui tient une petite échoppe et qui serait prêt à parfaire ce petit accent (Hachdé si tu es à l'écoute...)... Reign Of Pigs fait le boulot avec encore une fois de très bons trucs à la gratte par contre je suis nettement moins fan d’Outlaw rockers que je trouve poussif.


6 titres c’est relativement court mais il y a de très bons plans, du coup j’espère qu’un album sur une belle galette bien noire verra un jour le jour. Le groupe tourne régulièrement et suffisamment pour que vous puissiez les chopper dans le grand Ouest. Sur scène ça balance alors n’hésitez-pas.

jeudi 9 mai 2013

Billy The Kill – an open book with spelling mistakes






Billy The Kill – an open book with spelling mistakes
Samlltones rds – Kicking Rds
9/10
Un livre ouvert avec des fautes d’orthographe voilà la traduction de ce 3ème et nouvel album de Billy The Kill.
Joy, Sex and War, son second album, sorti en 2009, avait été une surprise majeure pour moi à l’époque et je crois me rappeler avoir écrit que si j’avais su jouer de la guitare et chanter j’aurais aimé en être l’auteur. D’ailleurs encore 4 ans après je prends toujours autant de plaisir à l’écouter.

Il y a un parallèle à faire immédiatement entre ces deux derniers opus et il se situe au niveau de la pochette, peut être est-ce fait exprès peut être pas mais Billy se situe à peu près au même emplacement, une guitare à la main, mais les cheveux ont raccourcis, le t-shirt a laissé place à une chemise, les goodies de geeks ont disparus et les pieds se sont chaussés. En quelque sorte on se laisse à penser que Billy a grandi, a mûri, s’est posé.

L'album commence avec The world is yours, un morceau tout simplement magnifique avec une fin un peu surprenante qui m'a dérouté sur les premières écoutes mais, qui,  au final, est parfaitement adaptée. Somewhere in my mind met encore en avant le talent de composition de Billy, non seulement il sait écrire de superbes mélodies mais ses textes sont touchants, dommage d'ailleurs qu'ils ne soient pas, encore une fois, écrits dans le livret. Mon coup de cœur du moment est I can write some songs avec ce petit passage délicat pour placer « with my rock’n’roll band » qui fragilise un peu le titre et le rend d'autant plus beau. The hardest is a better way to begin est aussi un magnifique titre d’indie rock de tradition midwest américain, le chant n’est peut être pas assez mis en avant mais la qualité mélodique est  toujours aussi flagrante.

La grande différence avec Joy sex and war vient du fait que les morceaux sont, dans l’ensemble, plus accompagnés, par une batterie et une basse qui sont, au passage, jouées par Billy. Ca  rend l'album plus hétérogène et surtout plus rythmé.

Belle reprise des Thugs, en français s’il vous plait. « les lendemains qui chantent » est un texte très fort extrait de Nineteen Something que bizarrement je découvre, non pas que je ne connaisse pas les thugs mais pas cet album en tout cas. J'ai du m'arrêter à IABF je crois.
Seconde reprise avec un titre de Ronnie James Dio, Holy diver dont je ne suis pas fan (du titre original) mais dont la réinterprétation de Billy est très intéressante même si ce titre ne me touche pas vraiment. Self Destruction Ambition est un titre énergique et rythmé qui aurait pu apparaître sur son autre projet Billy Gas Station et peut paraître ici surprenant.

Il m’aura quand même fallu plusieurs écoutes pour apprécier véritablement cet album et je le trouve finalement moins facile d’accès que son prédécesseur. Je ne dis pas moins bon car il y a une profusion de très bons titres mais plusieurs écoutes sont nécessaires pour l'apprécier pleinement. Je trouve par contre le son sur la voix pas toujours parfait, sur certains morceaux c’est un peu dommage.


Billy The Kill a toujours un sacré talent de compositeur et sa voix, même si elle est assez classique, est vraiment touchante de sincérité et s'accorde à merveille avec sa musique. Un livre ouvert donc sur un jeune musicien bourré de talents mais avec finalement peu de fautes...

3 titres à retenir : I can write some songs ; the world is yours ; somewhere in my mind


jeudi 2 mai 2013

Kévin de The Decline ! et Slim Wild Boar A t'il bon goût ?



NDLR : Pour ce nouvel épisode d'A-t'il Bon Goût ? j'ai choisi de demander au Forsaken Shadow de nous présenter son compère Kévin chanteur du groupe qui monte qui monte : The Decline ! mais aussi chanteur et guitariste du projet folk/punk/country : Slim Wild Boar & the Forsaken Shadow.

Je vais être franc : j'ai accepté de faire cette intro parce-que le mec des Rêveries est plus grand que moi !

Présenter Kevin, un ami avec qui j'ai partagé autant d'aventures, c'est pas facile ! De la fraude dans le métro moscovite devant la police (avec un visa expiré tant qu'à faire) aux pérégrinations nocturnes dans Bucarest... Et si je commençais par le commencement ? (ouais, fastoche la formule !)
The Decline ! n'est encore qu'une chanson de NOFX, et le plus long voyage que j'ai dû faire pour un concert, c'est un aller-retour Rennes-Guingamp !
Un dimanche de soleil radieux, on est quand même mieux enfermés à l'intérieur à se prendre la tête sur le fonctionnement de ce 4 pistes !
L'étui guitare en guise de grosse caisse, et un trousseau de clé pour le contre-temps, on enregistre une reprise de Johnny Cash (au ukulele !) et un traditionnel irlandais.
Deux mois plus tard, le Slim Wild Boar & his Forsaken Shadow faisaient leur premier concert, sonorisé par leur idole locale Orville Brody, sur du matos volé (bon ok, le matos c'est du mytho, c'est pour la légende). L'histoire aurait pu s'arrêter là, j'étais déjà content !
5 ans maintenant, et pourvu que ça dure ! Mon tavernier dit souvent « à un moment donné on va arrêter de se dire merci ! », alors un dernier quand même avant la prochaine route : merci !




Over The Top / Tantrum




Over The Top / Tantrum
Smalltones records
8/10
Pour tout trentenaire qui se respecte (un tant soit peu), Over The Top rappelle l’âge d’or de Sylvester  Stallone et son film de père routier au grand cœur qui aura remis au goût du jour le bras de fer dans les cours de lycées. Tantrum  rappelle lui ce groupe mythique de Montpellier qui balançait une noise burnée façon Unsane et ses concerts enflammés dans des salles minuscules. 

Mais en fait dans les années 2000 Over The Top est un groupe de La Rochelle. Pas n’importe quel groupe en fait puisqu’il est composé de membres de la fine fleur de la scène indé locale à savoir Down To Earth, qu’on se passera de présenter (3 ou 4 apparitions sur les compiles des Rêveries), Mind The Gap, chroniqué aussi dans le zine, un poil plus mélodique que le groupe précédent et Mel Team Plugs, les punkrockers qui n’ont jamais réussi à être plus connus que ça alors que leurs concerts sont excellents tout comme les productions qu’ils ont pu sortir, bref les mystères de la notoriété…
Over The Top a déjà sorti un EP 5 titres en 2011, honnêtement je ne l’ai pas écouté et je découvre le groupe à travers les 3 titres présents sur ce split. Les morceaux sont longs et plaisants emmenés par un gros son mélangeant du Flying Donuts et du Loisir.  On retrouve aussi cette facilité à créer des mélodies que peut avoir Dead Pop Club, c’est résolument rock’n’roll avec cette pointe de power pop indé agréable. Difficile de rapprocher le side-project des groupes dont il est issu, son identité lui est propre et j’ai vraiment hâte d’entendre le groupe sur plus de titres et avec un son un poil meilleur.

Tantrum est, quant à lui, un groupe Hollandais qui a été mixé par Rene van der Zee le chanteur et guitariste de Cooper. Gros rock façon grunge des années 90, ça joue bien et c’est plaisant sans non plus me faire rouler par terre mais ce que j’aime bien c’est leur façon de remettre au goût du jour un style qui a quelque peu disparu.

C’est donc un split agréable avec une mention spéciale à Over The Top que je découvre ici et qui place 3 titres vraiment très bons.