lundi 4 avril 2011

Rival Schools -pedals


 
Rival Schools -pedals
8/10
Années 2000, une vague de groupes se met à jouer un punkrock très mélodique avec beaucoup d'émotions dans la musique, le chant et les textes. De très bons groupes et albums sont sortis : the Get Up Kids, Jimmy Eat World, Dashboard Confessional... Rival Schools était l'un d'entre eux en ayant sorti leur premier et unique album « United By Fate » reprenant ainsi le nom d'un jeu vidéo. Même formule que les groupes précédents mais un caractère plus indé et moins larmoyant. Le passé des membres du groupe y étant peut être pour quelque chose sachant qu'ils étaient auparavant dans Quicksand, Gorilla Biscuits, Youth Of Today et autres CIV. Après une tentative avortée d'un second album en 2003 le groupe a splitté. Alors que les Get Up Kids tentent de faire un retour j'étais à mille lieues de penser que Rival Schools allait faire de même et pourtant entre diverses participations exceptionnelles à quelques festivals (tout comme les Rage, Refused ou Hot Water Music...) Pedals, titre de ce second album, arrive quand même. J'avais un peu peur que le groupe se ramasse sur cet album de reformation comme tant d'autres ont pu le faire avant mais non on est pile poil dans la lignée d'United by fate, le combo reprend les choses là où elles les avaient laissées 10 ans auparavant, sans fioritures sans excès, sans ajouts excessifs. Rivals Schools enchaîne les très bons morceaux « Wring it out », « 69 guns » ou « A parts by B actors » doux et beau en point d'orgue de l'album. Je passe rapidement sur « choose your own adventure » trop popeux et dont les riffs ne m'accrochent pas vraiment. Force est de constater que le groupe de Walter Schreifels n'a rien perdu de sa superbe et même si au final il se retrouve moins prenant et percutant que le précédent il se révèle un très bon album.

jeudi 24 mars 2011

Rise Against - endgame



Rise Against - endgame
4.5/10
A son apogée avec Revolutions per minute sorti en 2003 sur Fat Wreck, Rise Against est rentré dans le rang depuis et n'a jamais vraiment confirmé son statut de groupe sur lequel il faut compter. Endgame n'est pas en soit un mauvais album, il est juste banal et limite décevant lorsque l'on a pu goûter au potentiel du groupe. Tout partait pourtant bien avec Archtitects et help is on the way, incisifs et inspirés. La voix de Tim McIlrath est toujours aussi plaisante et la façon de placer son chant aussi intéressante mais les compos derrière ne suivent plus vraiment, trop mélos make it stop par exemple et ses chœurs affreux. Quelques morceaux tentent de sortir du lot mais il ne faut pas se le cacher on est loin d'atteindre la qualité de titres comme Broken English, Like the Angel ou Give It All. Rise Against n'échappe pas hélas à une destinée de groupes trop souvent rencontrée ces derniers temps (Antiflag, Against Me!...) en quittant l'indé pour les majors certains en plus de leur crédibilité perdent aussi leur inspiration. Dommage.

mercredi 23 mars 2011

Maladroit – EP + Jerk Alert




Maladroit -EP
Maladroit – Jerk Alert
Guerilla Asso
8.5/10
Je présente rapidement Maladroit (après l'interview dans ce numéro et celle d'Olivier dans le précédent) parce que la particularité du groupe réside dans la composition de son line-up . Till de Guerilla Poubelle, Olivier de Dead Pop Club, Jimmy de Jetsex/ Crossing The Rubicon, et Fickse de Justin(e) ; tout ce joli monde fait un bien beau groupe sur le papier. En moins d'une année on aura eu le droit à un EP, un LP et une série de concerts.
Le premier EP éponyme composé de 3 titres fut une grande découverte et aussi une grande surprise avec Olivier et Till aux chants, Till en français et un peu anglais et Olivier en anglais...mais aussi un peu en français, comme quoi sa participation à un titre des Guerilla l'a encouragé à poursuivre. La complémentarité des deux chants est vraiment intéressante, celle rocailleuse de Till amène une dose d'agressivité et Olivier plus de mélodie, belle association de ce coté là. « Un concert à l'appart » est de ce point de vu un excellent titre mélangeant parfaitement les deux. « embarrasse moi » poursuit et derrière la rythmique envoie bien le boulard, « Non fiction » fini  le EP sur un titre anglais très deadpopclubien. Belle surprise pour ce premier EP.
Jerk Alert commence sur le même rythme que la précédente production avec l'excellent Burger OD, la voix de Till est parfaite sur les interventions, et le morceau est bien speed. Une très bonne mise en bouche. Rôle inversé sur le deuxième morceau Olivier apporte sa mélodie et son accent parfait sur un morceau Guerillesque. Par la suite Till chante un peu plus en anglais comme sur « morning glory... » par exemple, finalement je préfère son chant quand il est en français c'est tellement rare que je tiens à le signaler, il a tout simplement la voix parfaite pour du punkrock chanté français. Le groupe n'est jamais aussi fort que lorsque les deux chanteurs sont dans leur registre, il en est même irrésistible. On ressent clairement l'influence outre atlantique dans la musique d'une part mais aussi dans les textes légers sans prises de tête. Juste du plaisir et de la fraîcheur (she fucked me up, don't tell my girlfriend...,). Peut être que je me trompe mais on reconnaît plus l'univers d'Olivier notamment sur des titres comme « girls on film » ou « I hate your hello kitty underwear » entre geek on se comprend, Till doit garder sa rage pour les Guerilla. L'avant dernier titre « jeter la clef » vient remettre le rythme soutenu qui manquait un peu sur le milieu de l'album, bonne claque. Je tiens à souligner le rôle de Jimmy et Fickse plus qu'efficaces, la partie rythmique est vraiment énorme. Jerk Alert, est donc un bon album, le potentiel du groupe nous donne envie d'en écouter encore plus, donc vite un nouveau !! Et s'il vous plait soignez vos pochettes !!!

jeudi 3 mars 2011

The Rebel Assholes / Dumbell




The Rebel Assholes / Dumbell
Productions Impossible – No solution records
6.5/10
Split entre The Rebel Assholes, groupe de Montbéliard qui commence sérieusement à faire parler de lui (en bien naturellement) depuis l'an passé, et les allemands de Dumbell que je ne connaissais pas auparavant. Le split sort en vinyle et cd, sur galette noire je trouve les splits vraiment plus intéressants : une face chacun c'est clair et distinct, sur cd le support amène beaucoup de facilité mais perd ce charme. Les deux groupes se sont faits plaisir en rendant hommage chacun à un album culte : Rocket To Russia des Ramones pour les Doubistes et Andy Warhol du Velvet Underground par les allemands. Avec de telles références il va falloir que le contenu suive...
4 titres chacun et ça commence par les français qui continuent dans la lignée de leur premier album « click and say yeah ! » à savoir un bon punkrock mélodique, bien joué avec un très bon morceau « crossroads ». TRA avance petit à petit, marche après marche et c'est très prometteur pour la suite.
Dumbell, trio allemand donc, déboule dans la foulée avec un style bien plus bourrin un peu à la Zeke. Je ne suis pas super fan, je trouve ça un peu brouillon et je dois avouer que je ne suis pas contre certaines lignes mélodiques dans le punk, mais bon à défaut de me plaire je dois avouer que leur musique est bien faîte.
C'est donc un split intéressant qui je l'espère engendrera une série entre groupes français et allemands. Je pense qu'il doit y avoir un joli vivier de l'autre coté du Rhin. Et puis j'ai hâte de voir les prochaines pochettes !

mercredi 2 mars 2011

Mighty Worms Strikes – volume 4



Mighty Worms Strikes – volume 4
Mighty Worms
C'est toujours difficile de chroniquer une compilation, je m'y risque rarement, il est difficile de trouver la cohésion entre les groupes, le lien. Les compiles ont des buts différents mais au final elles se retrouvent toutes dans le fait de découvrir des groupes. Mighty Worms, l'asso de Besançon qui officie depuis... des lustres sort ici sa quatrième compilation sous format cd + vinyle. 6 groupes, 6 inédits et 6 reprises. Sur le format vinyle les inédits sont d'un coté et les reprises de l'autre, intelligent. Je connais déjà les 3 premiers groupes : Flying Donuts, fidèles à eux mêmes, Hellbats, toujours aussi bons et The Rebel Assholes que l'on commence à croiser un peu partout et ce n'est pas démérité, les 3 autres je ne connaissais pas Jack and The Bearded Fishermen, The Irradiates et Texas Tongols ou Mongols (le nom change sur les deux morceaux, après recherches c'est Texas Mongols ) qui officient dans des styles très précis (tout du moins les morceaux posés sur la galette) respectivement Stoner, Surf et Country. J'ai bien accroché sur les deux premiers des 3 efficaces et propres, le dernier un peu moins (le style peut être...). Tout le monde revient avec un deuxième titre qui est en fait une reprise d'un autre groupe de la compile, mention spéciale à cet exercice car les reprises sont vraiment excellentes, j'adore celle jouée par les Flying Donuts, une surf (sans chant) originale et bien mise à leur sauce, de leur coté leur binôme Irradiates reprend Daily Grind de façon plaisante. The Rebel Assholes s'en sortent aussi de belle façon avec un titre accrocheur tiré des Texas Mongols, ces derniers reprenant What The Hell que l'on pourrait au final, joué ainsi, confondre avec un titre des Mad Caddies !. Hellbats est plus puissant que jamais. En plus de cela comme à l'accoutumée on a le droit à une belle pochette. C'est donc une belle compile qui vaut plus qu'un simple petit coup d'oreille, mon coup de chapeau aux groupes et à Mighty Worms.

mardi 1 mars 2011

Nina'school – 13 comptines



Nina'school – 13 comptines
Guerilla Asso
7.5/10
La scène punkrock française a bien changé, il y a pas moins de quinze ans une très grande majorité des groupes chantait en anglais, aujourd'hui j'oserais dire que c'est l'inverse. Tout du moins une nouvelle génération a éclose emmenée par la locomotive qu'est Guerilla Poubelle. Cette génération a d'intéressant qu'elle a su digérer ses influences de la scène alternative/punk française et américaine et à ce titre Nina'school est un parfait exemple. Je prendrai comme exemple « 24 leurres » très NoFXien avec une belle rythmique, c'est d'ailleurs l'un des points forts du groupe, un bon batteur et c'est ce qui caractérise cette nouvelle vague de groupes : des batteries pas molles du genou. Autre exemple « flambeau DC » lui sonne comme un morceau des Justin(e), autre point commun aussi avec les Nantais : les textes. Ce derniers sont bien écrits, intéressants et font preuve de subtilité. Ce deuxième album des Bordelais est meilleur que le premier sorti il y a maintenant deux ans et demi, c'est une belle confirmation pour un groupe amené à jouer désormais dans le haut du tableau.

Pegazio / Subcity Stories - 3+3=8



Pegazio / Subcity Stories - 3+3=8
Kicking Records – Not A Pub
7/10
Kicking sort ce split entre deux groupes que je ne connais pas, Subcity Stories est un jeune groupe de Tarbes qui officie depuis 2007 et Pegazio est tout simplement les anciens de Headcases (de Poitiers je crois me rappeler). Tout commence avec quatre titres de Pegazio, plutôt pêchus me rappelant Queens Of The Stone Age ou bien un autre groupe croisé sur la première compile des Rêveries : Shaïn. Mélange de rock, de noise le tout à la sauce indé, le premier morceau « now let's raise the bottle » démarre parfaitement le split grâce à une section rythmique ronronnante, Mat Gaz à la Batterie et Yohan de microfilm à la Basse font des merveilles, le chant n'est pas en reste, c'est une voix et une façon de chanter originale rappelant quelques grands moments des années 90 (Scott Weiland par exemple), mention spéciale pour la jolie ballade « Wrecked House », belle tout simplement. Subcity Stories prend la suite avec quatre autres chansons (au passage : mais d'où vient le titre de ce split ?) et me rappelle très rapidement la vague émocore des années 2000, on peut même confondre le chant avec celui d'Elliott, lent, langoureux avec des montées en puissance et une poussée d'énergie. Il serait facile de de plagier la bio en citant Sunny Day Real Estate en référence mais c'est dans cet esprit là SDREA a inspiré énormément de groupe (Get Up Kids, Jimmy Eat World...) et pas mal aussi je pense Subcity Stories. Le premier morceau est pleinement dans ce style là et j'oserai au final un fin et subtil mélange entre Elliott pour ses phases posées et Elevate Newton Théory (At The Drive In dans une moindre mesure) pour les montées et la débauche d'énergie. La pochette est plutôt sympa en noir et blanc du plus bel effet avec une jolie police. Un split donc très sympa qui donne vraiment envie d'entendre ces deux groupes sur des formats un peu plus longs.